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05/04/2017

Marion: ses divergences internes avec Marine Le Pen

Par Emmanuel Galiero
Mis à jour le 04/04/2017 à 12h54 | Publié le 04/04/2017 à 11h42

VIDÉO - La députée du Vaucluse prône la suppression des régimes spéciaux de retraite, un point qui ne figure pas dans le programme du FN. «Elle n'est pas présidente du FN», rectifie sa tante.

Si Marion Maréchal-Le Pen a régulièrement affirmé son intention de soutenir Marine Le Pen dans la campagne présidentielle, ses dernières interventions laissent planer un doute sur le climat actuel entre les deux femmes. Lundi, la députée du Vaucluse a affirmé que le Front national souhaitait «évidemment remettre en cause les régimes spéciaux» de retraite, les jugeant «extrêmement chers» et non justifiés. Invitée à réagir sur ses propos, Marine Le Pen a corrigé le tir, dès mardi sur Sud Radio et Public Sénat, en estimant au contraire que ces régimes spéciaux se justifiaient «tout à fait». La présidente du Front national en a profité pour reconnaître «clairement des différences» avec certaines positions de sa nièce, comme sur l'IVG.

Mais, tout en en considérant que Marion Maréchal-Le Pen exprimait sa «conviction» et son «sentiment, refusant d'y voir un signe de discorde ou de «nuisance» entre elles, la candidate du FN a souhaité rappeler leur différence: «Elle n'est pas présidente du FN, donc elle se sent libre en réalité de porter ses idées à elle». «Moi je suis présidente du FN, a-t-elle ajouté, je porte donc les idées du FN, nous sommes dans une situation différente.» Concernant les régimes spéciaux, Marine Le Pen souhaite être «pragmatique» et les regarder «un par un, tranquillement, après l'élection». Elle estime, par exemple, que ceux des marins pêcheurs ou des militaires se «justifient totalement».

«Un peu raide»

Cette nouvelle fissure affichée entre les deux élues du FN révèle l'existence de deux courants existant au sein du parti. D'un côté, une ligne plus étatiste portée par Marine Le Pen et son vice-président Florian Philippot, de l'autre la ligne de Marion Maréchal-Le Pen, ancrée sur une approche plus libérale de la société. Mais l'émergence de ces divergences s'inscrivent dans le prolongement d'un entretien publié dans l'hebdomadaire Femme actuelle, le 27 mars. L'élue du Vaucluse avait moyennement apprécié certaines déclarations de sa tante la concernant, disant notamment qu'elle ne lui devait «rien», qu'elle n'avait pas «d'ascenseur» à renvoyer et que sa nièce était sans doute «un peu raide» sur certains sujets, comme d'autres jeunes de sa génération. Marine Le Pen avait aussi expliqué qu'elle n'envisageait pas de confier un ministère à sa nièce, ni à son compagnon Louis Aliot, compte tenu de la sensibilité actuelle de l'opinion face aux liens entre politique et sphère familiale.

La discrétion de Marion Maréchal-Le Pen dans la campagne est parfois interprétée comme une forme de lassitude. Lundi, sur le plateau du Talk Le Figaro, écartant tout problème entre la direction du parti et la jeune députée, Louis Aliot a affirmé que tout le monde était traité à la même enseigne et rassemblé derrière Marine Le Pen. La candidate a expliqué qu'elle ne souhaitait pas que ces divergences, exprimées au grand jour, parasitent sa campagne. «Je pense que Marion est tout-à-fait consciente que nous sommes dans une campagne présidentielle et que le temps de la campagne des législatives viendra», a-t-elle dit, comme si elle considérait que les débats internes n'étaient pas les bienvenus à ce moment du combat frontiste.

Le Figaro

00:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Il faut laisser ces divergences sur le côté. Nous sommes dans la dernière ligne droite et il ne faut pas se disperser, les médias n'attendent que cela. Marion elle-même se soumet à la discipline nécessaire pour la victoire. Marine doit rester maitresse de sa stratégie, même si elle est parfois discutable.
Les deux sont un peu "raides" et doivent faire un effort pour éviter ces échanges aigres doux en public. C'est la victoire de Marine qui compte avant tout, et il y a déjà assez d'attaques haineuses et perfides de la part du pouvoir et de ses médias, pour ne pas leur donner prise.

Écrit par : dirk | 05/04/2017

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Marion a tort de ne pas faire bloc avec Marine qui se bat courageusement dans un climat d'hostilité médiatique à 20 jours des élections.
Marine Le Pen tente de réveiller les Français et de sauver notre pays, sa civilisation face à l'invasion islamique - aux attentats, à la charia - que restera-t-il de la France contre le plan infernal que dénonce Viktor Orban?

Écrit par : Gaëlle Mann | 05/04/2017

que Marion a ses convictions en tant que personne et élue c,est logique , mais vu qu,elle est engagée dans le Parti , elle doit suivre la cheftaine et la discipline , sinon cela devient le foutoir.
salutations.

Écrit par : parvus | 05/04/2017

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