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10/09/2017

Marseille : au cœur des cités interdites

 

2h58

Tenus en coupe réglée par les petits caïds de la drogue, toujours plus violents, les quartiers nord de Marseille souffrent en silence. La paix sociale prime sur l’ordre public.

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En haut de la colline, on n’a guère le temps d’apprécier la vue sur la rade, pas si lointaine. Le “checkpoint”, à l’entrée de la cité de La Savine, dans les quartiers nord de Marseille, contrôle un par un les visiteurs “extérieurs” : livreurs, médecins, artisans… C’est un passage obligé. Le “douanier” du jour, un jeune homme, torse nu, vêtu uniquement d’un short et de claquettes de plage, est en train de siroter un soda à la paille, à l’ombre d’un parasol.

Un visage inconnu, dans une voiture immatriculée dans un autre département, et voilà qu’il saute de sa chaise en plastique et se met à courir derrière le véhicule. « Eh, eh, toi, là! Arrête-toi! » Dans le rétroviseur, il a déjà disparu. Deux cents mètres plus loin, la voiture est rattrapée par deux scooters… Puis bloquée devant une entrée d’immeuble. Impossible de continuer son chemin sans renverser un de ces vigiles du deal de shit.

« Oh, gros! Pourquoi tu t’es pas arrêté plus haut quand on te l’a demandé ? » Dans cet ensemble HLM plutôt propre, construit au début des années 1970 et récemment rénové, dans le XVe arrondissement, on est prié d’obtempérer. Le conducteur du scooter, un jeune Noir tout en muscles, vient de ranger son talkie-walkie à la ceinture de son bermuda. C’est muni de cet appareil qu’il communiquait avec le premier barrage. L’incident est quasi clos.

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16:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

la paix sociale prime sur l,ordre public , les Gvts successifs depuis bientôt 4 décennies ont laissé s,installer et ensuite pourrir une situation , de peur des émeutes , clientélisme , etc,
que les élus en place ne viennent pas nous gonfler le mou avec leurs plans pour la sécurité ,qui n,est d,ailleurs nulle part , vu que ce pays est devenu un véritable coupe-gorge .
salutations.

Écrit par : parvus | 10/09/2017

…et que fait Jupiter pendant ce temps là ? Ce qu'ils appellent "paix sociale" porte un autre nom : "lâcheté".
La place de notre armée est là, dans ces zones de non droit, et non en Afrique ! Il faut purger ces quartiers immeuble après immeuble, sans faiblesse !

Écrit par : dirk | 10/09/2017

Article très intéressant qui explique bien ce qu'est une zone de non droit. Et il en existe partout en France et pas seulement à Marseille!

Écrit par : abad | 10/09/2017

11.09.2017 | 8:30 Chronique de Vanf,

Qui a pu envisager que Madagascar accueille des «réfugiés» ? Canular ou hypothèse, sa seule perspective a suscité un tollé d’indignation inquiète.
C’est quoi un réfugié ? «Un réfugié est une personne qui craint avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques» (article 1er A2 de la Convention de Genève du 28 juillet 1951). L’objet d’inquiétude dans cette allusion à la venue à Madagascar de réfugiés syriens tient à deux critères prévus par cette Convention de 1951 : la race et la religion.
Madagascar est une île d’archipels ethniques. Ces insulaires là, sans doute eux-mêmes venus d’ailleurs en des temps immémoriaux, n’accueillent pas volontiers d’autres populations allogènes. On peut s’indigner vertueusement de cette xénophobie. On peut crier politiquement correct au racisme. Mais, ce fait psychologique là est têtu.
Qui plus est, ces réfugiés là seraient majoritairement musulmans. L’opinion publique des démocraties européennes s’était elle-même émue du risque que représente cette «invasion» au sein de sociétés européennes, qui n’ont pas oublié leurs racines chrétiennes. Avec la montée de l’islamisme, borné et fanatique, l’islam n’a jamais eu aussi mauvaise presse que depuis les attentats du World Trade Center à New York, les exactions des Talibans en Afghanistan, l’éclosion de Boko Haram au Sahel, et les crimes de Daech depuis le Moyen-Orient.
Dessine-moi un réfugié syrien : une foule de femmes tout de noir vêtues, de la tête aux pieds, y compris le visage. S’agit-il de femmes maintenues en escalavage culturel ou de terroristes mâles déguisés ? Et, dans leur détresse, que pensent-ils du sort des «chrétiens d’Orient» que les régimes islamistes les plus extrémistes ont génocidés sur place, convertis de force ou chassés de toute la région ?
Le Gouvernement du Canada aurait réinstallé plus de 25000 réfugiés syriens entre le 4 novembre 2015 et le 29 février 2016. Et 40.081 réfugiés syriens seraient arrivés au Canada depuis le 4 novembre 2015. Pourtant, dès 2014, Amnesty International dénonçait «l’absence totale de promesses d’accueil émanant du Golfe : les liens linguistiques et religieux devraient placer les États du Golfe persique au premier rang des pays offrant l’asile aux réfugiés qui fuient la persécution et les crimes de guerre en Syrie».
Depuis le début de la guerre syrienne, en 2011, et contrairement au Liban, à la Jordanie et la Turquie, ni l’Arabie Saoudite, ni Bahreïn, ni le Qatar, ni les Émirats arabes unis, ni Oman, ni le Koweït n’ont accueilli de réfugié syrien. Madagascar n’est ni un pays arabe, ni un pays de religion musulmane : au nom de quoi devrions-nous en faire d’abord et davantage que des pays arabes coreligionnaires et frontaliers ?
Au Liban, pays de 5 millions d’habitants, une personne sur quatre serait réfugiée. Personne n’écoute donc un analyste comme Marc Lavergne (directeur de recherches au CNRS, groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient) : «le déplacement massif des populations syriennes peut également mettre en péril les États d’accueil».
Lors de la visite à Antananarivo, en janvier 2017, d’une Délégation du Haut Commissariat aux Réfugiés, avait été envisagée la tenue éventuelle à Madagascar d’une conférence des îles de l’océan Indien relative à la protection internationale des réfugiés (en octobre 2010, ni Madagascar, ni l’île Maurice, ni les Comores, n’avaient encore adhéré à la Convention). L’ancien Haut Commissaire pour les réfugiés, Ruud Lubers, avait raison de dire, dès 2001, qu’«aucun mur ne sera jamais assez élevé pour interdire l’accès aux personnes désespérées», mais aucune convention internationale ne peut obliger un pays à être généreux jusqu’au suicide.
L’ONU consacre une «Journée mondiale» aux réfugiés. En fin 2015, ils seraient 65 millions dans le monde. Il semble que ce soit un problème insoluble : le HCR lui-même admet que la Somalie est devenue terre d’asile des réfugiés qui fuient la guerre civile au Yémen, alors même que la population réfugiée somalienne est la troisième plus nombreuse dans le monde ; le Soudan accueille des réfugiés erythréens et sud-soudanais, alors que des réfugiés soudanais fuient au Tchad ou au Kénya ; au Kénya justement, le camp de Dadaab, plus grand complexe de camps de réfugiés dans le monde, comptait 350.000 habitants en 2016 et fonctionne depuis 25 ans : les Kényans ont décidé d’en finir parce que les réfugiés (à 80% Somaliens) leur sont devenus un «problème existentiel».
Comme pour le cas des réfugiés parqués par l’Australie sur l’île de Nauru, transformée en centre de détention offshore, on imagine aisément, la surpopulation, l’insalubrité, l’insécurité, le sentiment d’internement pour les réfugiés et d’invasion pour les nationaux, dans l’éternellement provisoire.

Par Nasolo-Valiavo Andriamihaja

Écrit par : tramoni | 11/09/2017

Tramoni : les pays que vous citez dans votre commentaire , qui n,accueillent pas des "frères" dans le malheur , ont une bonne raison , ils ne veulent pas de troubles chez eux , ils ont raison, ils savent parfaitement que nombre de pays Occidentaux à part leur éthique d,accueil , pratiquent le compassionnel pleurnichard , l,émotion des zozos charlie , etc . . etc . .!!et se chargent d,ouvrir leurs portes , portefeuilles , et pour certaines les cuisses. . .!!
salutations.

Écrit par : parvus | 11/09/2017

Merci à Tramoni pour cette excellente mise au point qui est en même temps une sévère leçon à tous les gouvernements européens!

Écrit par : abad | 12/09/2017

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