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02/11/2017

Honteux : la justice ordonne la destruction de la croix de Ploërmel

Chard-Ploermel-600x513.jpg

 

Présent PloermelEn 2006, la mairie de Ploërmel avait érigé une statue de plus de sept mètres de haut représentant Jean-Paul II. Cette statue, de belle facture, était l’œuvre du sculpteur Zourab Tsereteli. Peu de temps après, le groupuscule maçonnique La Libre Pensée et deux (2 !) habitants de Ploërmel lançaient une procédure pour interdire la statue, au motif qu’elle heurterait leur liberté de conscience. En 2015, le tribunal administratif ordonnait la suppression du monument. Mais, coup de théâtre, la cour d’appel administrative de Nantes annulait la décision. Ploërmel pouvait garder son monument.

Portée devant le Conseil d’Etat, l’affaire vient de donner lieu, en dernier recours, à une décision mi-chèvre mi-chou. La statue elle-même n’est pas remise en cause, elle pourra rester. Mais la croix qui la surmonte doit être détruite, car la loi de 1905 interdit « d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou quelque emplacement public ». La commune est en outre condamnée à verser 1 000 euros à la Libre Pensée.

Mais la petite ville n’a pas dit son dernier mot. Le maire n’exclut pas de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme :

« La statue fait partie depuis douze ans du paysage de Ploërmel, ça ne dérange nullement les habitants. C’est au contraire un atout touristique indéniable pour la commune. »

La statue est un hommage non pas au chef de l’Eglise catholique, ajoute-t-il, mais à l’homme d’Etat qu’était Jean-Paul II. Quant à l’ancien maire, Paul Ancelin, qui est à l’origine de son érection, il explique qu’il voit en Jean-Paul II « le tombeur du communisme ».

Ce monument est une œuvre d’art

Il était difficile d’interdire la statue d’un ancien chef d’Etat, alors qu’on continue à en ériger occasionnellement, comme celle de Churchill sur les Champs-Elysées. Difficile aussi de contester un monument pour cause de non-communisme. Restait la référence à la croix, et à la loi de 1905.

Mais se pose alors une autre difficulté : les droits de l’artiste sur son œuvre.« Cet édifice est une œuvre d’art. Il faut l’autorisation de l’artiste pour la modifier », explique le maire. Zourab Tsereteli pourrait se retourner contre l’Etat français, la censure opérée à l’encontre de son œuvre étant illégale à ce titre.

Les habitants de Ploermel font bloc derrière leurs édiles. Ici, aux dernières élections municipales, la droite a obtenu 72 %.

Un mot aussi de l’ancien maire, Paul Ancelin, par qui le « scandale » est arrivé : âgé aujourd’hui de 88 ans, il avait servi en Algérie comme officier parachutiste et s’était engagé pour l’Algérie française, par solidarité avec les pieds noirs et les harkis. Il fut maire de Ploërmel de 1977 à 2008. Il avait conçu l’érection de cette statue comme la conclusion de tous ses engagements.

Ploërmel est situé non loin du camp de Coëtquidan. Peu après sa première élection, en 1977, Paul Ancelin avait tenu à rencontrer les élèves officiers de réserve. On n’imagine évidemment pas qu’un tel homme puisse être intimidé par deux (2) habitants, une improbable Libre Pensée (sic !), voire même le Conseil d’Etat !

Francis Bergeron

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 28 octobre 2017

 

21:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

Et vont-ils interdire les croissants dans les boulangeries?

Écrit par : abad | 02/11/2017

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Et les croix des pharmacies, les carrefours de 4 routes, sans parler des centaines de milliers de croix qui ornent nos églises (ou toutes celles que l'on peut voir un peu partout dans nos chemins à la campagne) et les tombes de nos cimetières... Sans oublier le symbole de la Croix rouge.

Écrit par : hibiscusez-moi | 03/11/2017

A la population de Ploermel et aux catholiques locaux d'exprimer leur opposition déterminée, physique si nécessaire, à cette décision des autorités maçonniques parisiennes (désignées "Conseil d'Etat) ! Quant aux deux habitants à l'origine de l'affaire, il faut leur pourrir la vie. Ils n'ont rien à faire dans une ville bretonne s'ils n'en respectent pas la culture et la spiritualité chrétienne.

Écrit par : dirk | 02/11/2017

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Cette oeuvre est la représentation d 'un personnage historique.
Il se trouve que ce dernier a été chef de la Chrétienté et qu 'en conséquence il est naturel que la croix, symbole de son Église , lui soit associée.
Il ne s'agit pas de la mise en place d 'un symbole religieux au sens de la loi de 1905, ce qui aurait été le cas si seule une croix avait été installée.
Mais il suffit de connaître les patronymes des membres du Conseil d'Etat pour comprendre.

Écrit par : anonyme | 03/11/2017

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Plus ça va plus on peut sentir leur haine du Christ. Leur âme est noire et ils le savent et leur porteur de lumière sent mauvais ;o)

Écrit par : téléphobe | 03/11/2017

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un certain nombre de Bretons votent à gauche depuis des décennies , bien qu,ils aient voté Macron à la dernière tournée , alors que deux individus se réclamant de la libre pensée veuille que la croix disparaisse du paysage rien d,étonnant , par contre si une mosquée avec minaret serait construit dans cette ville , ces deux collabos trouveraient cela normal au nom de la diversité , etc . .!!
salutations.

Écrit par : parvus | 03/11/2017

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