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Lettre du groupe Europe des Nations et des Libertés - par Nicolas BAY

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Merkel et Macron : trois petits tours et puis s’en vont

Mardi 13 novembre, la chancelière allemande était invitée à Strasbourg pour un « débat sur l’avenir de l’Europe », le douzième dans cette série lancée en janvier dernier au Parlement européen.

Après un énième revers électoral fin octobre, Angela Merkel a annoncé qu’elle ne briguerait pas un nouveau mandat à la tête de la CDU, parti qu’elle dirige depuis 18 longues années ; outre-Rhin, on est désormais convaincu qu’elle n’ira pas au bout de son mandat de chancelière.

Si Merkel se trouve aujourd’hui dans cette situation critique, c’est que les Allemands ne lui pardonnent pas d’avoir décidé unilatéralement d’ouvrir notre continent aux flux de migrants en 2015. Cette année-là, les seuls services allemands de l’immigration ont recensé 2 136 954 entrées, avec un solde migratoire s’élevant à 1 139 402 personnes.

Alors qu’à partir de 2015 la criminalité a littéralement explosé en Allemagne, on aurait pu s’attendre à un mea culpa de cette chancelière en fin de règne. Hélas, niant les évidences, elle a répété dans son discours le double mantra de la « tolérance » et de la « solidarité ».

Cinq jours plus tard, dimanche 18 novembre, c’est Macron qui s’en est allé à Berlin pour réaffirmer son soutien à Merkel et réclamer une accélération du fédéralisme européen.

Fragilisé en France par le mouvement des « gilets jaunes », ridiculisé à l’étranger par ses nombreuses frasques, Macron n’est pas plus crédible que Merkel. Mais donnons-lui raison tout de même sur un point : oui, « nous sommes à la croisée des chemins ». Soit nous poursuivons sur la voie du suicide européen, au nom d’une morale devenue folle, soit nous refondons l’Union européenne pour qu’elle corresponde enfin aux intérêts des peuples d’Europe.

 

 

Commentaires

  • attendre de la mère merkel , un quelconque mea culpa ; il ne faut pas s,illusionner , bien au contraire .
    salutations.

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