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L’entrée aux Etats-Unis leur étant interdite, les migrants honduriens tentent de s’installer à Tijuana ou bien retournent chez eux.

Mexique : la caravane de migrants du Honduras s’est dispersée à la frontière

>International|Ph.L. avec AFP|03 décembre 2018, 8h09|3
Britany Alondra, une petite Hondurienne âgée de 7 ans, regarde en direction des Etats-Unis au travers d’une des clôtures érigées à la frontière à Tijuana, dans l’État mexicain de Basse Californie. 
 

 

Ils étaient partis à la mi-octobre de leur pays, le Honduras, dans l’espoir d’entrer aux Etats-Unis et d’y être admis comme réfugiés. Les quelque 6000 migrants qui ont traversé le Mexique ont atteint la ville frontière de Tijuana, où ils ont finalement commencé à se disperser.

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Pendant plus de deux semaines, ces familles honduriennes ont été hébergées dans un centre sportif par les autorités de Tijuana, dans un quartier excentré, à quelques mètres du mur frontalier.

Mais les fortes pluies et les basses températures qui ont frappé la ville cette semaine ont aggravé les infections respiratoires. Et les autorités ont dû transférer les migrants vers un nouvel abri, dans un centre de spectacles éloigné et à moitié couvert, traversé par des courants d’air glacials.

Quelque 2.000 migrants s’y trouvaient, selon Mario Osuna, chargé des Affaires sociales à la mairie de Tijuana. Mais environ 500 autres sont restés à proximité du premier camp, désormais fermé, et dorment à même la rue, de même source. Ils craignent que les autorités les privent de liberté dans le nouveau refuge ou les expulsent.

Plus de 2000 sont inscrits à un programme pour résider au Mexique

Quant aux 3.500 autres migrants, « nous ignorons où ils se trouvent, s’ils sont en train de rebrousser chemin ou s’ils cherchent de l’aide pour leur retour », déplore Mario Osuna. « Beaucoup ne sont pas venus à ce refuge. Ils ont préféré chercher leur chemin, à Tijuana, ou passer de l’autre côté (NDLR. aux Etats-Unis, grâce à des passeurs) », explique Darwin Martinez, un Hondurien de 28 ans réfugié dans le nouvel abri.

Fin novembre, les forces de l’ordre des Etats-Unis ont repoussé à coups de gaz lacrymogène les quelque 500 migrants qui tentaient de traverser le mur frontalier. Cet épisode a traumatisé de nombreux migrants, qui se sont résignés à retourner chez eux ou à s’installer au Mexique.

Quelque 2.250 d’entre eux se sont inscrits à un programme spécifique qui délivre des visas humanitaires pour résider au Mexique, ainsi que l’accès à la sécurité sociale et à des emplois légaux. L’examen d’un dossier peut cependant durer plusieurs semaines et jusqu’à présent, seule une poignée occupent un emploi, selon les chiffres officiels.

Par ailleurs, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), un organisme des Nations unies, est venue en aide jusqu’à présent à 453 migrants, dont des enfants, qui avaient fait part de leur intention de repartir vers leur pays d’origine. D’autres attendent leur tour.

Le Parisien

 

Commentaires

  • La preuve que, contrairement aux affirmations des mondialistes, il est très facile d'empêcher l'immigration illégale.

  • certains vont sûrement tenter de franchir la frontière individuellement , pour les autres qui vont vouloir rester sur place , la vie ne va pas être non plus facile que dans leur pays d,origine , le Mexique n,est la France généreuse surtout avec les lointains .
    salutations.

  • La fermeté de Trump est payante ! On aimerait avoir un président couillu comme lui sur le problème de l'immigration, mais on n'a droit qu'à une fiotte négrophile qui se prend pour Jupiter !

  • La preuve par l'expérience que Trump avait raison: il suffisait de construire un mur à la frontière pour empêcher toute immigration. Maintenant, que ces immigrés restent au Mexique ou non, c'est l'affaire de ce pays et, si certains y restent, alors très rapidement le Mexique se rendra compte qu'il ne peut plus les accueillir et interdira ces immigrations. Et cela finira par mettre un terme à cette mode qui consiste à s'installer chez les autres, sans leur autorisation et sans même leur en être reconnaissant ! Il serait temps que l'ONU s'en rende compte !

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