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18/11/2006

Où meurent les jardins

L'amour a peut-être des yeux où meurent les jardins

je me souviens

ces allées désertes

nous deux

qu'importe

mémoire

si la nuit soudain a ouvert le feu

seulement la nuit la plus noire

et l'heure du couvre-feu

 

Gaëlle Mann (L'été nu derrière les stores)

Marseille, la rue Marveyre

Au coin de la rue Marveyre

des putes sont oiseaux de mer

 

criardes et folles

des becs à dépecer l'enfer

elles viennent se poser

totémiques

aux angles mauves de la mer

 

d'une autre mode leur solitude

d'une autre coupe leur destin

aux grands soirs d'août

sur hauts socques de fonds marins

elles regardent passer les autres

 

elles qui sont plus autres encore

 

 

 Gaëlle Mann (L'été nu derrière les stores)