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15/04/2008

C'est bon pour le N.O.M.!

Va-t-on vers une terrible famine internationale ? Depuis Washington où il présidait ce week-end pour la première fois l'assemblée semestrielle du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn a lancé une sévère mise en garde à la communauté internationale. Face aux « émeutes de la faim » qui ont eu lieu en Haïti et dans plusieurs pays d'Afrique pour protester contre la flambée des prix des denrées de base, le nouveau directeur général du FMI a prévenu : « Les prix de l'alimentation, s'ils continuent comme ils le font maintenant, les conséquences seront terribles. Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim, ce qui entraînera des cassures dans l'environnement économique.

Comme nous l'avons appris dans le passé, ce genre de situation se finit parfois en guerre. »

Estimant que cette crise alimentaire allait au-delà des strictes préoccupations humanitaires, l'ancien ministre de l'Economie de Lionel Jospin redoute qu'elle ne réduise à néant les progrès réalisés ces cinq à dix dernières années par les pays pauvres en matière de développement. En Haïti, le pays le plus pauvre du continent américain, le Premier ministre a été destitué samedi après plus d'une semaine d'émeutes provoquées par la flambée des prix de l'essence et des produits alimentaires. De son côté, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, demande avec vigueur de fournir immédiatement au moins 500 M$ dont a besoin le Programme alimentaire mondial pour faire face à la crise.

Après avoir revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2008, prédit une récession aux Etats-Unis et évoqué, au sujet de l'affaire dite des « subprimes », la pire tempête financière essuyée depuis la grande dépression des années trente en demandant aux banques internationales de faire la lumière sur leurs pertes potentielles dans les cent jours, Dominique Strauss-Kahn noircit sans doute le tableau à dessein. Histoire de faire revenir le FMI au premier rang sur la scène internationale. Mais aussi histoire d'accélérer la réforme de l'institution, largement aux mains des pays industrialisés, en donnant voix au chapitre aux pays pauvres...

(Le Parisien 15 avril 2008)

Nul doute que ces crises scandaleuses provoquées par les Financiers n'accélèrent la mise en place du Nouvel Ordre Mondial aux dépens des peuples les plus pauvres