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08/04/2008

Sarközy et Morin démantèlent l'armée

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a confirmé mardi 6.000 suppressions de postes annuelles pendant six à sept ans dans les armées, en s'exprimant à huis clos devant quelque 600 officiers et civils de son ministère, a-t-on appris auprès de participants.

Ces suppressions de postes, civils et militaires, découlent de l'objectif du gouvernement de ne pas remplacer un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, a-t-il déclaré en substance lors d'une rencontre à l'Ecole militaire à Paris, selon ces sources.

De vives inquiétudes ont agité ces dernières semaines les rangs des armées et des services de la défense après une série de fuites sur des rapports envisageant la suppression d'une trentaine de garnisons et de plus d'une dizaine de régiments, celle de 35.000 emplois de soldats ou de 16.800 emplois civils.

Les effectifs de la Défense s'élèvent à quelque 426.000 militaires et civils. M. Morin a par ailleurs indiqué qu'il annoncerait en juin le nombre et la localisation précise des implantations, bases ou régiments qui seront supprimés ou restructurés.

Ces décisions, a-t-il souligné, dépendront des conclusions du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, dont la version définitive, arbitrée par le président de la République, est désormais attendue en juin.

Les suppressions d'unités, a précisé le ministre, ne seront pas mises en oeuvre avant l'été 2009 et seront accompagnées de diverses mesures sociales.

De la même manière, les externalisations de services (entretien, alimentation, immobilier...) n'interviendront pas avant la deuxième moitié de la prochaine Loi de programmation militaire 2009-2013.

M. Morin a également confirmé la création de quelque 90 «bases de défense». Employant 2.800 personnes en moyenne, elles réuniront les fonctions administratives et de soutien de plusieurs unités sur un rayon maximum d'une trentaine de kilomètres, a-t-il ajouté.

Interrogé par l'AFP, un officier supérieur a vu dans les propos du ministres «une vraie conviction qu'il faut changer les choses».

Relevant qu'il «y avait une véritable attente des personnels», un autre officier s'attendait toutefois à la «déception» de ses hommes, en l'absence d'annonces concrètes sur les restructurations.

Quant aux syndicats du personnel civil de la défenses, reçus à l'issue de cette première rencontre par le ministre, ils lui ont adressé un «avertissement solennel», dénonçant une «politique destructrice d'emplois».

«Vous vous préparez à laisser votre nom dans l'histoire comme celui qui aura démantelé le ministère de la Défense, sachez que nous n'entendons pas vous laisser faire sans réagir», ont-ils averti, selon le texte rendu public de leur déclaration.

La rencontre de l'Ecole militaire était la deuxième du genre, après une première début novembre où M. Morin avait pris cinq «engagements personnels»: maintien de l'effort budgétaire, rationalisation des implantations territoriales, préservation de l'automie de décision de la France, de sa capacité d'action et de ses forces opérationnelles.

(Le Parisien 8 avril 2008) 

05/03/2008

Pour quoi ce soldat français est-il mort? Pour rien...

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Armée française au Tchad

Le corps retrouvé au Soudan est bien celui du soldat français de l'Eurofor, la force européenne chargée de sécuriser l'est du Tchad et de la Centrafrique, porté disparu depuis lundi. La confirmation est venue mercredi soir des autorités soudanaises. C'est par leur biais, déjà, que la force européenne au Tchad avait été informée mercredi matin de la découverte du corps.

Le soldat a été tué lors d'un accrochage avec l'armée soudanaise, qui a fait également un blessé léger dans les rangs des militaires français. Le véhicule tout terrain à bord duquel ils patrouillaient pour une mission de reconnaissance avait pénétré par erreur au Darfour, déclenchant un échange de tirs. Selon le ministère soudanais des Affaires étrangères, "la jeep a été entièrement détruite, cinq ou six soldats blancs ont fui à pieds vers le Tchad et n'ont pas été poursuivis". 

2100 soldats français sur place
 
Une tentative de récupération du véhicule et du soldat porté disparu a ensuite été "confrontée à des tirs hostiles", contraignant les soldats à se replier, avait précisé l'
Eufor mardi. Le soldat appartenait aux "forces d'entrée en premier" sur le théâtre des opérations. L''état-major des armées à Paris a également indiqué, qu'un autre militaire français se trouvant dans le même véhicule avait été récupéré lors de cet incident. Le second soldat, légèrement blessé, a été évacué par hélicoptère vers l'hôpital de campagne de Birao, en République centrafricaine.
 
L'
Eufor Tchad-RCA est chargée de veiller à la sécurité d'une mission de  police de l'ONU ainsi que des centaines de milliers de réfugiés soudanais du  Darfour et de personnes déplacées dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique. Le déploiement de l'Eufor, qui comptera 3.700 soldats au total dont 2100  Français, et devait initialement démarrer fin 2007, a été retardé en raison de  l'offensive des rebelles tchadiens sur N'Djaména début février.

(LCI.fr - 5 mars 08)