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19/07/2008

BRUNO GOLLNISCH

Bruno Gollnisch candidat succession.jpg
Visiblement remis de ses graves problèmes de santé de l'an passé, Bruno Gollnisch, numéro 2 bis du Front National (il est avec Marine Le Pen, vice-président du parti), affiche désormais clairement sa volonté de succcéder à Jean-Marie Le Pen à la tête du FN.  « Je serai candidat au prochain congrès du FN, en 2010 », a-t-il en effet réaffirmé ce jeudi lors d'une conférence de presse à Lyon. Il se pose du même coup en candidat potentiel du FN aux prochaines présidentielles. Et en opposition toujours plus frontale à Marine Le Pen…

 

Estimant bénéficier d'une « certaine antériorité » d'engagement politique et d'une « stature internationale » par rapport à la fille du leader du FN, il explique : « Je crois être en mesure de rallier à ma personne des courants divers que le FN a intérêt à rassembler. Le FN après Jean-Marie Le Pen ne sera pas celui avec Jean-Marie Le Pen », a-t-il déclaré.

S'il accède à la présidence du parti, Gollnisch sera le probable candidat du Front National lors des élections présidentielles de 2012. « Je ne suis pas comme Sarko, je n'y pense pas tous les matins en me rasant », a-t-il ironisé, précisant ne pas vouloir être à tout prix le « khalife à la place du khalife ». D'ici là, la bataille entre les prétendants désireux de briguer le trône du FN s'annonce rude.

Pour préparer le terrain de sa campagne de "séduction" des militants vis à vis desquel il pense avoir l'avantage, Bruno Gollnisch publiera à la rentrée prochaine un texte de réflexion sur sa vision « de la droite nationale ».

Lors de sa conférence de presse ce jeudi, entre autres sujets, il est revenu à plusieurs reprises sur sa vision très critique de l'écologie politique. Avec quelques perles savamment posées sur le fil du rasoir, équilibrisme dont le député européen frontiste est friand. "Il est étonnant de voir comment ils (les "khmers verts", comme il les nomme) sont très attachés à défendre la diversité et la sauvegarde des espèce animales. Et comment, pour les humains, ils prônent le brassage et le multiculturalisme". Ou encore, toujours sur le même thème, "il n'est pas certain que le réchauffement climatique soit le fait de l'activité humaine et il n'est pas certain que ce réchauffement soit nocif".

Déjà député européen, il envisage également de mener à nouveau la liste FN pour les prochaines régionales. "C'est dans l'ordre des choses", explique-t-il. L'an dernier, ses problèmes de santé (un quadruple pontage coronarien) l'avaient obligé à renoncer aux élections municipales. Il n'était alors même plus sûr de repartir dans l'arène.

LibéLyon - Benoit Pavan (avec A.Gd.) - 17 juillet 2008