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05/03/2008

Coups sur la surveillante: 2 mois avec sursis!

L'agression avait eu lieu au début du mois de février, en cours, alors que l'assistante d'éducation, âgée de 25 ans, surveillait la classe en l'absence d'un professeur.

Accusé de lui avoir infligé des coups de poing, un élève de 16 ans du collège d'Asnières (Hauts-de-Seine) a été condamné mercredi par le tribunal pour enfants de Nanterre à deux mois de prison avec sursis.

Refusant que l'élève sorte de la classe, la jeune femme avait reçu plusieurs coups de poing au visage. Prenant sa défense, un autre élève avait été pris à partie par plusieurs de ses camarades.

Face au début de bagarre générale, un responsable de l'établissement avait requis l'intervention des forces de l'ordre, qui avaient interpellé l'élève de 16 ans.

L'élève de 3e, reconnu coupable, a également été condamné à des travaux d'intérêt général d'une durée de 70 heures, soit deux semaines.

Il devra les exécuter dans les six mois sous peine de voir son sursis levé.

La surveillante n'était pas présente à l'audience, qui s'est déroulée à huis clos, à l'exception de la famille et d'une éducatrice.

Selon son avocate, Me Anne Lefevre Van den Keckhove, le jeune garçon reconnaît les faits, mais il déclare que la surveillante l'a provoqué et lui a mis une gifle, élément réfuté par un témoin.

L'incident avait provoqué une vive émotion dans le collège André-Malraux, classé ZEP et Ambition Réussite, où les enseignants avaient immédiatement exercé leur droit de retrait.

Selon des enseignants, l'élève devait passer en conseil de discipline pour une autre affaire le jour des faits.

Le secrétaire général du syndicat Snes-FSU pour les Hauts-de-Seine, Laurent Desanti, voit dans cette affaire un «dysfonctionnement du système, car un certain nombre de signaux d'alerte n'avaient pas été entendus» concernant le jeune garçon.

Outre sa sanction judiciaire, l'élève risque de se voir exclu définitivement de son établissement.

Sans doute ne demande-t-il pas mieux!