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intégration

  • Le Canada interroge Israël sur le problème de l'immigration

    Il est intéressant de réaliser que, dans le problème mondial de l’immigration, Israël est une référence, même si dans la presse locale israélienne on parle souvent des cas d’échec de cette politique d’intégration.

    « Comment avez-vous fait pour absorber et intégrer trois millions d’immigrants ces 60 dernières années ? » Voilà la question que des universitaires et des experts de l’immigration du Canada sont venus poser à Israël cette semaine. Confrontés à ce même problème, ils venaient apprendre d’Israël comment réussir l’intégration d’immigrants venant de diverses cultures.

    Une délégation du Projet Metropolis International (groupe de réflexion sur l’immigration initié par le gouvernement canadien, incluant des participants de 40 nations) est venue participer à un dialogue Canada-Israël sur les problèmes d’immigration, d’intégration et d’identité, les 27 et 28 mars au Centre Académique Ruppin.

    Le directeur exécutif du Projet Metropolis International , le Dr Howard Duncan, exprime son admiration : « L’intégration en Israël des nouveaux immigrants nous semble un modèle. Les responsables canadiens désirent connaître les méthodes d’intégration utilisées par Israël, même si nos deux pays sont très différents. Le Canada a un programme très élaboré de sélection basé sur les capacités des immigrants, alors qu’Israël semble n’avoir qu’un seul critère : « la Loi du retour » (Tout Juif a le droit parce qu’il est juif, de revenir sur la terre de ses ancêtres, et de devenir citoyen d’Israël) ».

    Duncan admire en particulier le défi posé par l’intégration du million de Juifs venant de l’ancienne U.R.S.S. dont certains avaient un niveau professionnel très élevé, mais aussi des quelques 100 000 immigrants d’Ethiopie. Pourtant, pour le directeur du Projet, « le nouveau défi que rencontre actuellement la plupart des nations confrontées à ce problème n’est pas : comment attirer de nouveaux immigrants mais comment leur permettre de rester dans le pays. Aujourd’hui il est fréquent que les gens changent plusieurs fois de pays dans leur vie. Il est fréquent également que les nouveaux immigrants retournent dans leur pays d’origine. Cette migration circulaire existe mondialement. Au Canada, comme en Israël, un grand nombre de citoyens quittent le pays, le nombre des nouveaux immigrants se réduisant par ailleurs. »

    Le Professeur Moshe Semyonov, du département de sociologie à l’université de Tel-Aviv et président du Comité Scientifique de l’Institut pour l’étude de l’immigration au Centre Académique de Ruppin, précise : « Malgré le grand nombre de citoyens quittant le pays, Israël continue à absorber de nouveaux immigrants. En pensant à tous ces immigrants venus de partout, reçus et installés en Israël, on peut parler d’une « belle histoire ». En une génération, ils se sont intégrés et font partie prenante de la société. Celle-ci est très concernée par l’absorption de ces nouveaux arrivants. Tout est mis en œuvre pour les accepter. »

    L’expérience canadienne peut-elle servir à Israël ? Duncan explique : « Au Canada, ces vingt dernières années, la venue de nouveaux immigrants très nombreux originaires du Pacifique et de l’Asie, a créé un niveau de diversité ethnique et culturelle extrême. Par exemple, dans la seule ville de Toronto, plus de 200 langues sont parlées ! »

    (Source : Jérusalem Post/ Un Echo d’Israël)

    On lit ce ces choses sur le Net, qui donnent à réfléchir...