L’avion présidentiel s’est posé vers 10H00 (02H00 GMT) sur l’aéroport de cette ancienne capitale impériale où le chef de l’Etat visitera le Mausolée de l’empereur Qin (vers 200 avant JC), célèbre pour son armée de terre cuite.
Nicolas Sarközy est accompagné de sept ministres et secrétaires d’Etat, ainsi que de son fils Pierre et de sa mère Andrée Mallah, pour cette visite destinée à renforcer les liens politiques et commerciaux avec le géant asiatique mais au cours de laquelle seront aussi abordées des questions internationales comme l’Iran.
«Le dossier capital pour la communauté internationale est celui de l’Iran. Pour la France, un Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable. Ce qui se passe est un facteur grave de déstabilisation. La France compte beaucoup sur l’engagement et la fermeté de la Chine» sur ce dossier, a-t-il déclaré à l’agence Chine Nouvelle avant son départ.
La crise en Birmanie fera également partie des discussions qu’aura Nicolas Sarkozy avec les dirigeants chinois.
Le président français ne passera que quelques heures à Xian. Il rejoindra ensuite Pékin où il dînera avec son homologue Hu Jintao avant de prononcer une allocution à la Chambre de commerce et d’industrie française en Chine.
La cérémonie officielle d’accueil, les entretiens politiques et les signatures de contrats auront lieu lundi.
Une quarantaine de chefs d’entreprises sont du voyage. Areva table notamment sur la vente de deux réacteurs de 3e génération EPR et EADS sur une commande d’Airbus.
Sur ce dossier, les discussions étaient particulièrement difficiles à Pékin, les deux parties n’arrivant pas à se mettre d’accord sur le nombre d’appareils, a-t-on indiqué de source industrielle.
L’environnement et les droits de l’Homme sont également au menu de cette visite, selon l’Elysée.
La secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme Rama Yade ne fait toutefois pas partie du voyage auquel participent la ministre de l’Economie Christine Lagarde, celui de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, la responsable de la Justice Rachida Dati ou encore l’ancien chef du gouvernement Jean-Pierre Raffarin.
«C’est le président qui se chargera de cette question», selon l’Elysée. Il «a l’habitude d’évoquer la question des droits de l’Homme où qu’il se trouve», a souligné son porte-parole David Martinon.




