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  • LA REINE-MERE

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    On savait que l'élection de son fils ne lui avait rien enlevé de son naturel. "Dadou", Andrée Mallah Sarközy, a donné une interview à l'hebdomadaire Point de Vue dans laquelle elle évoque sans complexe la vie sentimentale de son président de fils. "Vous savez, à ce poste, il ne peut qu'avoir l'embarras du choix. Mais j'espère que personne ne se remariera ! J'en ai marre des mariées !", déclare-t-elle moins de deux mois après l'annonce du divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy.
     
    La mère du chef de l'Etat âgée de 80 ans revient aussi sur ses rapports avec l'ex-première dame de France et ses deux filles, Judith et Jeanne-Marie. "Elles sont distantes. Très froides, un peu comme leur maman. Moi j'avais de bons rapports avec Cécilia. Mais avec ses filles un peu moins", raconte-t-elle.
     
    Envers ses 3 fils, elle "avait 3 règles"
     
    Andrée Mallah Sarközy avait accompagné le président de la République lors de sa visite d'Etat en Chine, le mois dernier. "On s'est beaucoup amusé avec les filles du gouvernement avec lesquelles je suis assez copine. Rachida (Dati, la ministre de la Justice, ndlr), je ris beaucoup avec elle", confie-t-elle. Mais "il y en a une qui m'épate par son allure, c'est madame Lagarde (la ministre de l'Economie, Christine Lagarde)", dit-elle. "Elle est brillante !"
     
    Andrée Mallah dit n'avoir "jamais été sévère" avec ses trois fils. "Mais j'avais trois règles : qu'ils travaillent, ne me racontent pas de crack (sic) et fassent du sport", ajoute-t-elle.

    «Il ne raconte pas de salades» dit-elle de Nicolas. D’ailleurs de ces fils, c’est le président de la République qui lui ressemble le plus. «Nicolas est le plus proche de moi. Il a toujours été intéressé par la politique. A 14 ans il aimait parler avec mes amis médecins et avocats» se souvient Andrée Sarkozy qui salue le sens politique de son cadet. «Je le trouve très raisonnable dans ses décisions.» Et si le poids de la fonction élyséenne l’inquiète, le « principal c’est que Nicolas soit content» conclut-elle, mère avant tout.

    (Source LCI.fr)

  • Un journaliste censuré et mis en examen

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    Guillaume Dasquié
    Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a dénoncé vendredi la mise en examen du journaliste Guillaume Dasquié pour compromission du secret défense et "l'organisation d'une censure moderne qui se caractérise par la criminalisation de l'enquête journalistique".

    Guillaume Dasquié a été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi pour "compromission du secret de la défense", soupçonné d'avoir divulgué des éléments provenant de rapports de la DGSE relatifs au terrorisme dans un article du Monde du 17 avril 2007.

    Il a été interpellé mercredi 5 décembre 07 à son domicile parisien par six policiers de la DST qui ont effectué une perquisition.

    Le SNJ, premier syndicat de la profession, "refuse que les journalistes et les citoyens de notre pays soient les victimes de l'organisation d'une censure moderne qui se caractérise par la criminalisation de l'enquête journalistique afin de priver le public des informations qu'il est en droit de recevoir".

    La perquisition et la mise en examen "résument toute la question posée par la protection des sources (...). Il y aurait des révélations autorisées et d'autres pas", ajoute le SNJ.

    Le SNJ "apporte tout son soutien" à M. Dasquié et "rappelle que depuis avril 2005 où il a déposé un texte de proposition de projet de loi pour harmoniser le droit français avec la jurisprudence européenne, les différents gardes des Sceaux n'ont pas suivi, en dépit de toutes leurs promesses et de l'engagement écrit du candidat Sarközy".

  • LES RECORDS FRANCAIS SOUS SARKÖZY

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    Le déficit du commerce extérieur de la France s'est creusé en octobre, à 3,637 milliards d'euros – un record historique –, contre 3,215 milliards en septembre, ont indiqué les douanes vendredi 7 décembre. Sur les douze derniers mois, le déficit cumulé atteint 35,22 milliards d'euros. C'est également un record absolu dans l'histoire hexagonale.

     

    Selon l'économiste Marc Touati, le constat est sévère et pessimiste : "La dégradation du commerce extérieur français s'explique principalement par la perte de parts de marché des producteurs nationaux au profit des produits importés. Les importations ont ainsi encore augmenté de presque 500 millions d'euros, à 37,722 milliards [contre 37,226 milliards en septembre], encore un record absolu. A l'inverse, nos exportations ont quasiment stagné en octobre à 34,085 milliards [34,011 milliards en septembre], soutenues presque exclusivement par nos ventes d'Airbus. En outre, si les exportations à destination de la zone euro sont restées stables, celles à l'extérieur de l'Euroland commencent à refluer, subissant par là même les débuts de l'effet de l'euro fort, qui devrait donc encore s'intensifier dans les mois à venir."
     

    S'agissant du déficit budgétaire de la France, il s'est creusé à 52,17 milliards d'euros au 31 octobre, contre 48,22 milliards d'euros à la même date en 2006, a annoncé vendredi le ministère du budget. Le gouvernement est néanmoins optimiste pour 2007...

    "Le solde général d'exécution devrait nettement s'améliorer d'ici à la fin de l'année, en lien notamment avec le recouvrement des impôts locaux qui permettra un retour proche de l'équilibre du compte d'avances aux collectivités territoriales, conformément aux prévisions présentées dans le cadre du projet de loi de finances rectificative pour 2007", indique le ministère.

    (Source Le MONDE 07.12.07)

     

     

  • Les "broyeurs spéciaux" du Dr Morin, avorteur espagnol

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    Bébé in utero de 33 semaines
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    Bébé in utero au 8ème mois de grossesse
    Dans les quatre cliniques du docteur Carlos Guillermo Morin, à Barcelone, des femmes pouvaient se faire avorter sans souci des délais. Si l'on en croit la presse espagnole – la juge saisie du dossier a décrété le secret de l'instruction –, des grossesses y ont été interrompues à tous les stades d'avancement, y compris jusqu'au huitième mois, lorsque le bébé est viable depuis plusieurs semaines.

     

    Ces établissements profitaient des particularités de la loi espagnole, qui date de 1985. L'IVG y est autorisée dans trois cas : viol, graves malformations fœtales ou danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la mère, certifié par un médecin. Dans les deux premiers cas, les IVG ne peuvent être pratiquées qu'avant un certain terme : douze semaines de grossesse pour le viol, vingt-deux semaines pour les malformations.

    En revanche, aucune limite n'est associée au troisième motif d'avortement. Or c'est sur lui que se fonde l'immense majorité des interruptions de grossesse en Espagne. Et c'est à lui que recourraient les équipes du docteur Morin.

    Les cliniques Ginemedex montaient des dossiers truqués pour que les interventions illégales n'attirent pas l'attention de l'administration. Les échographies étaient trafiquées pour que les fœtus y apparaissent plus petits qu'ils n'étaient, de fausses expertises psychologiques étaient glissées pour accréditer l'état mental des femmes.

    Les établissements avaient été équipés de broyeurs spéciaux, branchés sur les canalisations ordinaires, pour faire disparaître les corps les plus encombrants. Les praticiens n'auraient pas eu les qualifications requises pour exercer. Guillermo Morin aurait opéré sous de faux noms.

    La réputation des cliniques du docteur Morin avait dépassé les limites de la Catalogne. On y venait des autres provinces espagnoles mais aussi de toute l'Europe. Les deux tiers des étrangères qui viennent avorter en Catalogne sont françaises. Les dirigeants de ces établissements avaient constitué des réseaux de prospection de clientèle dans plusieurs pays.


    Deux médias avaient attiré l'attention sur le singulier docteur Morin. En 2004, le Sunday Telegraph britannique avait publié un reportage dénonçant les avortements illégaux pratiqués dans ses cliniques et le fait qu'elles drainaient une clientèle européenne. En septembre 2006, une télévision danoise avait diffusé le reportage d'une journaliste enceinte de vingt-six semaines qui, munie d'une caméra cachée, avait rencontré le docteur Morin, lequel avait accepté de l'avorter en falsifiant le rapport psychiatrique.

    A la suite de ces informations, les autorités sanitaires catalanes avaient diligenté une inspection qui ne s'était conclue que par une amende de 3 000 euros pour des irrégularités administratives. L'ordre des médecins de Barcelone n'avait rien trouvé de contraire à la déontologie. En janvier, une association catholique anti-avortement, e-Cristians, a porté plainte.

    Renseignée par une ex-employée, la police a arrêté le médecin, le 30 novembre, et l'a placé en détention provisoire, ainsi que sa femme et quatre collaborateurs. Des femmes ayant avorté en dépit d'une grossesse avancée ont été entendues. Le docteur Morin exerçait à Barcelone depuis plus de vingt ans. En 1989, alors qu'il pratiquait à Alicante, une première enquête pour avortements illégaux l'avait brièvement conduit en prison, mais le procès s'était soldé par un non-lieu.

    Il ne s'agit plus d'avortements à ce stade d'avancement de la grossesse, mais d'infanticides