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  • Israël soutient militairement la Turquie contre les Kurdes après avoir armé les Kurdes contre Bagdad...

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    Des agents de la firme Israel Aerospace Industries (IAI, travaillant pour la défense israélienne), chargés de mettre en oeuvre des drones (avions sans pilote), participent aux opérations militaires menées par la Turquie dans le nord de l'Irak, rapportent, jeudi 27 décembre, le Turkish Daily News et le quotidien israélien Haaretz.

     

    Depuis la mi-décembre, l'aviation turque a multiplié les raids contre les positions des combattants kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), tuant entre 150 et 175 d'entre eux, selon l'armée turque. En lutte contre l'autorité centrale d'Ankara depuis 1984, le PKK s'est retranché dans les montagnes du Nord irakien.

    La Turquie utilise, selon les quotidiens turc et israélien, des drones de type Heron Machatz-1, fabriqués par IAI. Ces appareils volent à très haute altitude, quelles que soient les conditions météo. Ils peuvent filmer des cibles, transmettre des informations, mais aussi transporter des charges explosives. L'état-major turc s'est félicité, mercredi, de ce que "les succès de ces opérations indiquent que les conditions saisonnières, la visibilité et la nature du terrain ne peuvent pas être un obstacle pour les forces armées turques".

    En mai 2005, IAI avait annoncé la signature d'un contrat de 190 millions de dollars avec la Turquie pour l'achat de drones Heron. Un retard de livraison, prévue en octobre 2007, expliquerait la présence de personnels israéliens comme "solution provisoire". IAI a accepté de louer des appareils, écrit Haaretz, mis en oeuvre par des professionnels israéliens, pendant un an et pour 10 millions de dollars.

    La Turquie, plus proche allié de l'Etat juif au sein du monde musulman, est un gros client d'Israël en matière d'armement. Jeudi, un officiel israélien cité par l'agence Associated Press a par ailleurs annoncé la livraison imminente à la Turquie de 10 drones. "La nouvelle de l'implication d'agents israéliens dans l'offensive contre les Kurdes, note cependant Haaretz, risque de ne pas être bien accueillie par le gouvernement de la région autonome du Kurdistan irakien..."

    Israël, en aidant son allié turc dans l'attaque d'un territoire contrôlé par un autre allié régional, se retrouve dans une position ambiguë: les dirigeants kurdes irakiens ont en effet bénéficié d'un soutien israélien, à plusieurs reprises, au cours de leur longue rébellion contre l'autorité de Bagdad. Depuis 2003, plusieurs médias ont fait état d'une coopération entre le gouvernement kurde irakien et l'armée israélienne, qui lui fournirait armes et entraînements.

    (LE MONDE -29.12.07)
  • Marseille: un chauffeur de bus poignardé par un Rom

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    Au dépôt d'Arenc

    Un chauffeur de bus poignardé dans les quartiers Nord de Marseille

    En signe de solidarité, les chauffeurs du dépôt d'Arenc (bus 25, 26, 28, 30, 31, 35, 36, 70, 72, 89, 96 et 97) ont cessé le travail hier jusqu'en fin de journée.

     

    En un éclair, la lame du canif est venue se planter sous l'aisselle du malheureux. Ployant sous la douleur, ce chauffeur de 34 ans s'est écroulé sur le plancher du bus. Il était 9h30, jeudi matin, lorsque l'auteur de cette sauvage agression et son comparse ont pris la fuite à toutes jambes, laissant les passagers du bus 97 terrorisés. Le véhicule de la RTM venait de marquer l'arrêt au terminus de l'hôpital Nord lorsque ces deux hommes sont montés à bord, refusant de payer leur titre de transport.

    Au chauffeur qui les rappelait à l'ordre, les fraudeurs ont répondu par des injures, des menaces… et soudain, ce coup de canif qui visait peut-être la victime au coeur. Mais celle-ci n'était pas au bout de son calvaire. Selon plusieurs témoignages recueillis par les policiers, le chauffeur aurait subi une deuxième agression. "Quelques minutes plus tard, juste avant l'arrivée de la police, une trentaine d'hommes d'origine roumaine se sont présentés au terminus, armés avec des barres de fer", indique un enquêteur. La victime, qui gisait encore à terre, aurait une nouvelle fois été frappée.

    Conduit aux urgences de Nord, l'agent de la RTM s'en tire avec deux points de suture. Et un énorme traumatisme. Grâce aux signalements donnés par des témoins, des suspects étaient rapidement repérés et interpellés dans le squat de Roumains du chemin du Vallon-des-Pins (l'ancienne ferme pédagogique du 15ème arrondissement). Présentés hier pour une confrontation, l'un d'eux a été formellement reconnu par la victime comme l'auteur des coups de barre de fer. L'agresseur présumé est un Roumain âgé de 30 ans. Il a été placé en garde à vue. Et pendant ce temps, des milliers de Marseillais ont fait de la marche à pied.

    Par Sophie Manelli ( smanelli@laprovence-presse.fr )    

           

  • Qui se souvient de Pascale Rolet?

    C'était le 24 décembre 2002, dans une entrée d'immeuble de la rue de la parfumerie, à Asnières, dans les Hauts de Seine. Pascale Rolet, une infirmière âgée de 37 ans rentrait chez elle lorsqu'elle a été victime d'une agression atroce.

    L'homme qui allait la tuer s'appelait Samir Zaoui. il avait 39 ans, il était connu des services de police pour une multitude d'incendies de voitures, de dégradations, de traffics de drogue qui, depuis 1999, lui avaient values entre cinq et dix condamnations. Depuis l'année 2001, la police avait remarqué une accentuation de ses tendances criminelles.

    Cette année là, l'approche de la fête de Noël perturbe plus qu'à l'accoutumé le délinquant arabe. Il reçoit, déclarera-t-il plus tard, une "inspiration divine": cette fois-ci, contrairement à ceux qui, chaque année, brûlent des centaines de voitures à l'approche de Noël et du Nouvel an, lui va brûler une femme.

    Dans sa folie, Samir Zaoui reste méthodique. Son crime est prémédité. Quelques heures avant de passer à l'acte, il se rend dans une station service pour acheter de l'essence. Il ne choisi pas non plus au hasard l'entrée d'immeuble où il va se cacher. C'est celui où habite Marguerite, une femme d'une cinquantaine d'année qu'il avait aspergée d'essence et gravement brulée en avril 2001. On l'avait soupçonné d'être l'auteur de l'agression mais, faute preuve, on n'avait pas pu l'arrêter. En cette veille de Noël 2002, à midi, tapis dans l'ombre, il attend que passe la victime idéale.

    Il y a beaucoup de "hasards" qui s'accumulent dans la façon d'agir de Samir Zaoui. Un hasard qui tombe le jour d'une fête chrétienne et puis un autre hasard qui lui fait choisir d'agresser une Française...

    Lorsque Pascale s'engage dans le hall d'entrée, Zaoui se glisse derrière elle, l'asperge d'essence. Puis sort son briquet.

    L'infirmière est immédiatement transformée en boule de feu. Elle court dans le couloir en hurlant de douleur. Le vacarme alerte les gardiens de l'immeuble qui, totalement désemparés, jettent des seaux d'eau sur cette torche humaine d'où emergent des cris terrifiants. Lorsque les flammes s'éteignent, Pascale est si brûlée, si défigurée, que c'est à ses chaussures que les gardiens la reconnaissent...

    Après avoir été plongé dans un coma artificiel pour lui épargner une agonie de souffrance , Pascale Rolet est morte dans les jours qui ont suivis.

    Qui, aujourd'hui, se souvient de Pascale ? Pas grand monde. Sur Google.fr , le 21 décembre 2007, une recherche dans les pages francophones au sujet de "Pascale Rolet" recense 6 pages webs. Une recherche concernant "Sohane Benziane" - une jeune maghrébine qui a été brûlée vive dans un local à poubelle au cours d'une agression également atroce - en signale 4 250.

    A la mort de Sohane, un millier de personnes ont défilé pour elle dans les rues de Vitry sur Seine, où on a posé une plaque et renommé une esplanade à son nom. Pour honorer sa mémoire, En 2003, la "marche des femmes", qui a abouti à la création de l'organisation "ni putes, ni soumises" a pris Vitry sur Seine comme point de départ. On a aussi baptisé un centre d'animation après Sohane Benziane dans le quinzième arrondissement de Paris. Le procès de l'agresseur de Sohane Benziane a donné lieu à un immense tapage médiatique.

    Il est impossible de savoir si l'agresseur de Pascale a été jugé pour son crime. Il n'y a pas eu de marche pour elle, pas de tonitruante manifestation de sympathie. Française, tuée par un arabe, vraisemblablement de confession musulmane, à quelques heures de Noël, sa mort était trop embarrassante pour trop de monde. Elle était surtout trop comme la majorité d'entre nous et à cause de cela, elle a été exclue de notre mémoire collective. une recherche dans Google, simplement, en témoigne.

  • ADZ: les responsabilités de l'Etat français

    Entretien avec MICHEL GALY, chercheur, spécialiste de l'Afrique:

    Quelles leçons peut-on tirer de l'affaire de l'Arche de Zoé ?

    Michel Galy.
    Lors d'un forum organisé par Médecins du monde la semaine dernière, l'angoisse du milieu humanitaire d'être caricaturé par ce drame a été évoquée. Elle révèle l'existence de nombreuses pratiques qui placent l'action humanitaire dans une situation d'extraterritorialité.

    Souvent, les membres de ces associations ne connaissent pas bien l'Afrique. Ils devraient d'ailleurs mieux se documenter en amont pour faciliter leur adaptation sur place. Car il arrive que leur action soit parfois mal perçue par les associations locales.

    Pensez-vous qu'au-delà de la seule association, l'Etat français est lui aussi concerné ?

    C'est aussi le résultat des politiques interventionnistes soutenues par Bernard-Henri Lévy et le collectif Urgence Darfour et qui sont appliquées par Bernard Kouchner. Le ministre des Affaires étrangères et Rama Yade étaient au courant des activités de l'association dont le but fou, à l'origine, était de rapatrier 10 000 orphelins du Darfour vers l'Europe, dont 1 000 en France. Pourtant, l'opération a pu commencer à être réalisée. Heureusement, elle a pu être arrêtée.

  • Qu'on ne nous parle plus jamais du Darfour!

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    Les six membres français de L'Arche de Zoé, condamnés à huit ans de travaux forcés à N'Djamena pour "tentative d'enlèvement d'enfants", ont quitté le Tchad vendredi pour la France pour y purger leur peine.

    Les six Français ont été emmenés de la maison d'arrêt de N'Djamena, où ils étaient incarcérés, dans un fourgon cellulaire jusqu'à l'aéroport. Ils sont restés quelques instants dans le salon VIP, où les attendaient notamment huit agents de l'administration pénitentiaire française.

    Les détenus ont ensuite été conduits menottés jusqu'à l'avion, un Boeing de la compagnie Toumaï Air Tchad qui a décollé à destination de la base militaire de Villacoublay, près de Paris, vers 13H40 (12H40 GMT), a constaté un journaliste de l'AFP.

    Ce transfèrement est conforme aux dispositions de la convention judiciaire signée en 1976 entre la France et le Tchad.

    Son article 29 stipule que "si l'une ou l'autre partie contractante en fait la demande, tout ressortissant de l'un des deux Etats condamnés à une peine d'emprisonnement ou à une peine plus grave sera, sous réserve de son consentement, remis aux autorités de l'Etat dont il est ressortissant".

    Un représentant du Parquet général de N'Djamena, le directeur de l'administration pénitentiaire tchadienne, six gendarmes tchadiens, un avocat des parties civiles et un représentant des parents des familles des 103 enfants que l'association L'Arche de Zoé voulait emmener en France le 25 octobre depuis l'est du Tchad, étaient dans l'avion avec les condamnés, a constaté un journaliste de l'AFP. Deux médecins français sont également à bord.

    Les détenus ont annoncé jeudi avoir commencé grève de la faim et de la soif pour protester contre le verdict.

    Dans la matinée, le ministre tchadien de la Justice, Albert Pahimi Padacké, avait déclaré avoir donné l'accord du Tchad au transfèrement, levant le dernier obstacle au départ des six Français pour la France qui avait demandé leur rapatriement.

    "J'ai répondu favorablement à la demande de transfèrement de la France ce vendredi matin", a déclaré le ministre. "Plus rien ne s'oppose plus à leur départ", a-t-il ajouté.

    Une fois en France, les six membres de L'Arche de Zoé devront être présentés au procureur de leur lieu d'arrivée, puis au tribunal correctionnel qui décidera par quelle peine substituer les huit ans de travaux forcés, qui n'existent plus en droit français.

    Cela pourrait être huit ans d'emprisonnement, selon une source judiciaire française, mais cette substitution de peine devra recueillir l'aval du Tchad, a prévenu le ministre tchadien de la Justice.
    (Quelles peines de substitution pour les infirmières bulgares et le médecin toujours condamnés à mort  par la Libye?)

    Les six Français restent redevables des 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) de dommages et intérêts qu'ils ont été condamnés à payer, solidairement avec deux autres co-accusés tchadien et soudanais, aux parties civiles.

    Ils ont tous été condamnés mercredi soir à huit ans de prison assortis de travaux forcés par la Cour criminelle de N'Djamena pour "tentative d'enlèvement d'enfants".

    Une information judiciaire a par ailleurs été ouverte à Paris le 24 octobre pour "exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption", "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France"* et "escroquerie".

    "A priori, les faits pour lesquels six membres de L'Arche de Zoé ont été condamnés au Tchad ne recouvrent pas les actes visés par la procédure française", a indiqué à l'AFP une source judiciaire française.

    Ce retour en France, avant la fin de l'année, intervient à peine plus de deux mois après le début de l'affaire et correspond au scénario élaboré par Paris et N'Djamena, selon plusieurs sources proches du dossier.

    L'affaire avait suscité un temps de fortes tensions entre les deux capitales qui avaient ensuite baissé le ton pour trouver une issue rapide au dossier.
    * Il y a en France des associatifs  qui "aident au séjour irrégulier de mineurs étrangers"... Comment s'entend pour eux cette notion d'aide? Car ils ne semblent pas être inquiétés, mais plutôt "soutenus"...

  • PAUL CEZANNE (1839-1906)

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    Nature morte aux oignons

  • Violeurs "parisiens"...

    Ces dernières semaines, dans la capitale, de nombreuses jeunes femmes ont fait l’objet de viols ou de tentatives de viol de la part d’Africains. L’un d’eux est activement recherché et la police a diffusé son portrait-robot. L’autre, qui sévissait dans le XVIe arrondissement de Paris, a été interpellé mais aussitôt relâché et la procédure a été classée sans suite: le pervers est le fils de l’ambassadeur du Gabon et jouit donc de l’immunité diplomatique.

    Ni l’humaniste Kouchner ni les féministes Rama Yadé et Fadela Amara ni la ministre de la Justice Rachida Dati n’ont souhaité s’exprimer sur cette affaire.

     (Sources: NOVOPRESS et Rivarol -26.12.07)