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"De véritables armées"
Hugo Chavez le 11 janvier 2008Au lendemain de la libération de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, vendredi 11 janvier, le président vénézuélien Hugo Chavez, qui a joué un rôle important dans l'opération, a demandé aux pays d'Amérique latine et d'Europe ne plus considérer les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et l'Armée de libération nationale (ELN) comme des groupes terroristes mais comme de "véritables armées".
Selon M. Chavez, "il faut accorder une reconnaissance" aux guérillas, car "ce sont des forces insurgées qui ont un projet politique bolivarien qui ici est respecté". De ce fait, il a estimé qu'elles n'ont plus leur place sur la liste des organisations terroristes, qui "n'a qu'une raison d'être : la pression des Etats-Unis". Les FARC, considérées comme une organisation terroriste par Washington et Bruxelles depuis 2002, ont demandé à de nombreuses reprises à être retirées de cette liste, qui empêche notamment à quiconque de l'aider financièrement.La demande de M. Chavez, formulée lors d'un discours devant l'Assemblée nationale vénézuélienne, n'a pas encore provoqué de réactions en Europe et aux Etats-Unis. Le gouvernement colombien a en revanche jugé cette exigence "démesurée". "La qualification de terroriste d'une organisation n'est pas gratuite et découle de ses actes", a répondu le ministre de l'intérieur colombien, Carlos Holguin, rappelant que les FARC posent des bombes visant des civils désarmés et prennent des otages.
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Des criminels resteront enfermés après leur leur sortie de prison
Les députés ont approuvé la création de centres fermés destinés à certains criminels après leur sortie de prison.
L'Assemblée nationale a approuvé, dans la nuit de mercredi à jeudi, le projet de loi Dati créant des centres fermés dans lesquels des criminels dangereux pourront être enfermés pour une durée indéterminée à leur sortie de prison.
Les députés de la majorité ont adopté plusieurs amendements durcissant le projet de loi de la ministre de la Justice Rachida Dati sur la rétention de sûreté, avec l'accord de celle-ci.
Ils ont décidé que les centres, prévus dans le texte initial pour les auteurs de crimes sexuels sur les mineurs de moins de 15 ans, ayant purgé une peine de 15 ans et plus, recevront aussi les auteurs de crimes sur tous les mineurs ou sur les majeurs avec circonstances aggravantes.Le placement, d'une durée d'un an renouvelable, pourra être décidé même si les condamnés ont effectué l'intégralité de leur peine. Il sera décidé après une expertise médicale et avis d'une commission chargée de constater «la particulière dangerosité» du condamné.
Les députés ont également approuvé un amendement du gouvernement rendant immédiatement applicable l'enfermement de détenus condamnés après la promulgation de la loi pour des faits commis avant. (rétroactivité)
Le même amendement rend possible l'enfermement de criminels récidivistes condamnés avant la promulgation de la loi.Ce sera peut-être la seule bonne loi de ce gouvernement !
Puisque la peine de mort a été abolie, et qu'il faut bien protéger les innocents face à la montée de la criminalité, le projet de loi Dati renforcé est une avancée majeure pour la Justice.
A condition, bien entendu, que la loi soit fermement appliquée dans ses termes. Et sur ce point, nous sommes assez pessimistes...
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Clara Rojas, une femme vraiment libérée?
Première conférence de presse à Caracas après sa libérationClara Rojas, l'otage libérée jeudi par l'organisation de guérilla colombienne des Farc, a tenu vendredi soir sa première conférence de presse dans un grand hôtel de Caracas.Elle a raconté comment elle avait tenté de s'évader avec Ingrid Betancourt durant sa détention. Leur tentative d'évasion, en pleine nuit, a échoué lorsque les deux femmes se sont perdues dans l'obscurité. S'attribuant mutuellement l'échec de leur fuite, elles se sont alors disputées, a raconté l'ancienne directrice de campagne de la sénatrice franco-colombienne.En représailles, les guérilleros ont par la suite placé des serpents, des tarentules et même une carcasse de félin dans leurs couchettes. Clara Rojas a ajouté s'être plus tard réconciliée avec Ingrid Betancourt, qu'elle a informée en premier de sa grossesse lorsqu'en 2003 elle était enceinte d'Emmanuel, son fils né en captivité.
Elle a par ailleurs estimé que la prise d'otage constituait un "crime de lèse-humanité". " Je suis très préoccupée par le fait qu'ils disent qu'ils sont l'armée du peuple et on voit qu'ils entraînent des gens à la prise d'otage", a-t-elle dit. "En principe cela ressemblerait à une organisation criminelle", a dit Clara Rojas au sujet des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste) qui l'ont séquestrée pendant six ans.
Entourée de son frère Ivan et de sa mère Clara, qui lui a tenu la main pendant presque toute la conférence de presse, Clara Rojas a annoncé qu'elle rencontrera "dans quelques jours", sans préciser quand, son fils Emmanuel né en captivité en 2004. Séparé de sa mère à 11 mois, le garçonnet aujourd'hui âgé de 3 ans et 9 mois est actuellement hébergé dans une institution sociale publique colombienne.
Clara Rojas a précisé qu'elle n'a eu de nouvelles de son fils que le 31 décembre, en apprenant par la radio sa présence dans cette institution. "Il va y avoir un processus d'accompagnement pour que cette situation soit la moins traumatisante possible pour l'enfant", a-t-elle ajouté. Elle a indiqué qu'elle n'avait aucune information sur le sort du père de l'enfant, un guérillero avec lequel elle avait eu une relation consentie. "Je n'ai pas de nouvelles du papa de l'enfant, aucune, ni même s'il sait qu'il est le père de l'enfant", a dit l'ex-otage ajoutant : "Je n'ai pas la moindre idée s'ils (les Farc) savent qui c'est, j'ai eu une information selon laquelle il aurait pu mourir".Clara Rojas a également raconté la naissance dramatique de son fils, né par césarienne, avec l'aide d'un infirmier "dans des conditions artisanales", au milieu d'échanges de coups de feu et de bombardements. Elle a fait état d'une longue marche dans la forêt vierge peu de temps après la naissance, avec le bébé dans les bras.
Selon elle, les relations entre les otages et les guérilleros étaient "distantes". Ils sont comme "des statues du commmandeur" et "obéissent à des ordres". (Mais un guerillero a été moins distant avec elle?)
Et Clara Roja de répéter que la prise d'otage constitue "une violation totale de la dignité humaine" et de souligner le rôle joué par la France dans sa libération. "Depuis le premier jour, j'ai eu conscience que l'appui de la France avait été incroyable, y compris quand s'est formée la commission internationale avec l'Espagne et la Suisse. J'ai constaté un suivi constant de la France" *, a conclu la collaboratrice de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, enlevée en même temps qu'elle par la guérilla marxiste le 23 février 2002.
* Comment a-t-elle pu le constater dans la forêt vierge? Par la radio?
Clara Rojas ne dit sur les FARC que des généralités sur lesquelles tout le monde est bien d'accord. Après six ans de séquestration, elle ne nous en aprend pas davantage. Il y a beacoup d'opacité dans ses propos... Sans doute n'est-elle pas vraiment encore libre de parler... C'est le sentiment que l'on éprouve.
(LCI.fr)
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La nuit, tous les chats sont gris...
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LE TITIEN (vers 1490-1576)






