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  • Affreux et criminel

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     Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

    Jean-Marie Le Pen tient à exprimer sa stupéfaction face à l’aberrante initiative du président de la République de confier la mémoire d’un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM2.

    Il est affreux sur le plan moral, et criminel sur le plan psychologique, d’obliger les petits enfants des écoles à se confronter ainsi, de façon personnelle, à des drames historiques, ce qui revient à leur faire endosser ces drames.

    Il n’est pas besoin d’être psychologue ou pédopsychiatre pour savoir que nombre d’enfants se sentiront coupables et en seront brisés.

    Il reste à espérer que les syndicats d’enseignants fassent revenir le président de la République sur une initiative qui offense à ce point le sens commun.

    (AMI-France 14.02.08)

  • Shoah: l'initiative de Sarközy est jugée "inquiétante" pour les droits de l'enfant

    La demande de Nicolas Sarközy de confier à chaque enfant de CM2 la mémoire d'une victime de la Shoah «inquiète» l'association «Enfants du Monde-Droits de l'Homme» (EMDH) qui s'interroge sur «les conséquences sur le développement» des enfants. «Si elle était mise en oeuvre, une telle proposition remettrait en cause le développement harmonieux des enfants en leur faisant porter le poids d'une histoire individuelle qu'ils n'auraient pas choisie», affirme l'association, membre du Conseil français pour les droits de l'enfant (Cofrade).

    EMDH affirme partager l'impératif du devoir de mémoire, ainsi que les objectifs de lutte contre la discrimination, mais estime que «l'on ne peut faire porter à un enfant de 10 ans la personnalisation d'une mort dans des circonstances telles que la Shoah sans qu'il en soit affecté, psychologiquement et humainement».

    «Lier aussi intimement un enfant à un pair mort, qu'il n'aura pas choisi, dont il n'aura pas connu la vie et qu'il ne pourra comprendre, si ce n'est dans la souffrance, ne peut qu'avoir des conséquences dommageables à son développement», ajoute l'association.

    Elle déplore que «l'effet d'annonce prenne le pas sur le fond», «aucun projet éducatif ne peut se construire sur la mort».

    Il serait plus approprié, souligne EMDH, de «donner aux écoles les moyens de promouvoir et défendre les droits de l'enfant, d'offrir de l'espoir et des outils de compréhension à nos enfants plutôt que de leur faire porter le poids de nos propres responsabilités».

    Mercredi, lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), le président de la République a demandé que dès la rentrée 2008, chaque enfant de CM2 connaisse «le nom et l'existence d'un enfant mort dans la Shoah».

    (Le Parisisien 14.02.08)

  • La Serbie annule par avance l'indépendance du Kosovo

    Le gouvernement serbe a rejeté jeudi l'imminente proclamation de l'indépendance du Kosovo et condamné le projet de l'Union européenne d'y envoyer une mission, quelques heures avant une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur ce dossier.

     

    "Les actes et les activités des autorités intérimaires du Kosovo qui proclament l'indépendance unilatérale sont annulés (par le gouvernement) parce qu'ils violent la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Serbie", a indiqué le gouvernement.

    Cette annulation à l'avance intervient alors que le Parlement kosovar doit se réunir vendredi pour approuver une procédure d'adoption rapide des lois liées à l'indépendance.

    Elle revêt toutefois un caractère symbolique et n'aura, à l'évidence, aucune conséquence sur la décision des dirigeants kosovars albanais de proclamer, dimanche ou lundi, l'indépendance de la province du sud de la Serbie, dont la population est en grande majorité albanaise.

    Belgrade a manifesté aussi son opposition au projet de l'Union européenne (UE) d'envoyer une mission au Kosovo pour "encadrer" la prochaine indépendance le qualifiant d'"illégal".

     "Les décisions (de l'UE) n'ont aucun fondement légal et n'imposent pas d'obligations à la Serbie à l'égard de l'Union européenne", a souligné le gouvernement serbe.

    "Nous avons des relations saines avec l'UE et notre querelle ne porte que sur un point concret", a toutefois précisé le Premier ministre nationaliste Vojislav Kostunica au cours d'une conférence de presse.

    Le gouvernement s'est réuni alors que la Serbie et son alliée traditionnelle, la Russie, ont obtenu une réunion jeudi du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Kosovo.

    Avant cette réunion, le président russe Vladimir Poutine a qualifié d'"immoral et illégal" tout soutien à une indépendance "unilatérale" du Kosovo que les Etats-Unis et les principaux pays de l'UE devraient rapidement reconnaître.

    "Nous avons déjà des réponses toutes prêtes, et nous savons ce que nous ferons", a mis en garde M. Poutine sans donner de précisions.

    "Nous ne sommes pas très optimistes sur l'issue de la réunion du Conseil de sécurité", a toutefois admis le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

    Avant la réunion du gouvernement serbe, M. Kostunica avait indiqué que les autorités serbes travaillaient "constamment" sur les mesures que la Serbie va prendre après la proclamation de l'indépendance du Kosovo.

    Le Parlement serbe a adopté récemment un "plan d'action" dont les détails sont toutefois restés secrets.

    La Serbie ne devrait avoir recours ni à l'option militaire ni à un blocus économique contre un Kosovo indépendant, a indiqué sous couvert de l'anonymat une source proche du gouvernement. Contournable par les autorités kosovares, le blocus risquerait surtout de frapper les Serbes (environ 100.000) qui vivent dans la province, a expliqué cette source.

    Mais la Serbie devrait revoir ses relations diplomatiques avec les pays qui reconnaîtront l'indépendance du Kosovo et une rupture avec les Etats-Unis, n'est pas écartée, selon la même source.

    "La Serbie fera tout ce que ferait n'importe quel pays qui a un minimum de dignité", a dit M. Kostunica.

    Comme pour apaiser à l'avance la colère serbe, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a tendu la main à la Serbie et déclaré que les Etats-Unis souhaitaient "être de bons partenaires" de la Serbie.

    Alors que des incidents sont à craindre après la proclamation d'indépendance, Belgrade a voulu rassurer les Serbes restés au Kosovo après le conflit de 1998-1999.

    "La Serbie fera tout pour protéger tous les aspects de leur vie, y compris leur sécurité", a dit M. Kostunica.

    La partie nord du Kosovo, où les Serbes sont majoritaires, devrait faire sécession ou demander son rattachement à la Serbie après la proclamation d'indépendance.

    AFP. 14.02.08