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  • Une maison maudite à jamais

    La mise aux enchères de la propriété du pédophile meurtrier Marc Dutroux scandalise la Belgique.

    «Vend pour 70.000 euros vaste maison avec parties en ruine. Habitation à rénover. Atelier. Pâture avec terrain. Centre ville». L'annonce apparemment anodine a fait bondir le bourgmestre (maire) de Sars-La-Buissière. Car la maison qui se trouve au 43 rue de Rubignies de ce village du sud de la Belgique n'est autre que la demeure du pédophile Marc Dutroux, condamné à la prison à perpétuité pour l'enlèvement et le viol de six jeunes filles belges. Quatre d'entre elles avaient trouvé la mort pendant leur captivité.

    C'est dans ce pavillon, désormais en ruines et laissé à l'abandon qui domine un terrain de 4 168 m², qu'ont été retrouvés en 1996 les corps de deux de ses victimes, Julie et Melissa. Marc Dutroux avait enlevé les deux fillettes en 1995 et les avait emprisonnées dans une cellule qu'il avait aménagée dans la cave de la demeure, où les deux amies sont mortes de faim. Leur tortionnaire a toujours clamé, pour sa défense, que Julie et Melissa avaient succombé alors qu'il purgeait une peine de prison pendant l'hiver 1995 et qu'il n'avait pu s'en occuper.

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    «Un musée des horreurs»

    La mise aux enchères de la propriété, prévue le 6 novembre, emplit de malaise Sars-La-Buissière et ravive les plaies d'une affaire qui avait ébranlé le Royaume. L'ancien maire du village désire stopper la vente pour éviter que la maison de devienne un «musée des horreurs», si jamais elle tombe dans les mains d'un propriétaire peu scrupuleux et appâté par le gain. «Il faut que la commune prenne possession du terrain et abatte la maison», propose André Bondroit. «Je crois qu'il existe des gens suffisamment vicieux pour acheter ce bien et s'en servir à des fins mercantiles et diaboliques» poursuit-il.

    «Dans l'Eglise de Sars, il y a déjà un endroit consacré à Julie et Melissa, il ne faut pas en mettre partout», remarque l'ancien bourgmestre au micro de RTL Belgique.

    Les propositions de reconversion du terrain ne manquent : une habitante suggérait, toujours sur RTL, de transformer l'endroit en parc pour enfants.

  • Une solution européenne à la crise?

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    Réunion des désunis
    Le plan Paulson adopté, quelle solution européenne ? Les dirigeants des quatre pays européens du G8 sont réunis depuis 16h30 à l'Elysée. Objectif de ce mini-sommet : remettre un peu d'ordre et arracher une stratégie commune à des partenaires européens apparus désunis face à la crise financière internationale.
     
    Autour de la table : Nicolas Sarközy, président en exercice de l'Union européenne la chancelière allemande Angela Merkel, le président du conseil italien Silvio Berlusconi et le Premier ministre britannique Gordon Brown. Les présidents de la Commission européenne José Manuel Barroso, de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet seront également présents.
     La réunion devait être suivie par un dîner de travail, auquel se joindra le Premier ministre français, François Fillon. 

    "Les dirigeants politiques doivent prendre leurs responsabilités et ceux qui sont à l'origine du préjudice doivent contribuer à une solution", a dit la chancelière allemande en arivant. "Vous prenez ce qu'a dit Angela Merkel, vous le traduisez en français, et c'est exactement ce que je pense", a enchaîné Nicolas Sarkozy. "A un problème mondial, il faut une réponse mondiale", a-t-il souligné. Gordon Brown a pour sa part fait part de son "bon espoir que toutes les parties prennent les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs économies respectives".
     
    Le socialiste Strauss-Kahn : pas de "chacun pour soi"
     
    "Le résultat escompté, c'est clairement beaucoup plus de coordination", a déclaré samedi la ministre française de l'Economie Christine Lagarde. Nicolas Sarkozy a reçu en début d'après-midi le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn. A la sortie d'un entretien de plus d'une heure, DSK a affirmé que le président voulait "une coordination des Européens et une réponse collective, qui veut éviter qu'il y ait une absence de solidarité entre les Européens, cette réponse est juste. C'est celle que je soutiens", et "je crois qu'ils en sont capables". "Il faut qu'il soit indiqué aux marchés" que les pays européens ne vont pas agir "chacun pour soi", a estimé Dominique Strauss-Kahn. Il s'est aussi montré pessimiste sur les conséquences de la crise, annonçant que le FMI allait publier des prévisions de croissance en baisse, car la situation économique mondiale est "très préoccupante", les pertes des banques sont "plus importantes que ce que nous avions mesuré". "Le FMI pense que le problème est global et qu'il faut une réponse globale", a-t-il souligné. (Voir la vidéo)
     
    Le sommet constitue la première étape de l'hypothétique "remise à plat" du système financier international que Nicolas Sarkozy a proposée à ses pairs. A ce stade, il ne devrait pas accoucher de mesures concrètes. Le président du Parlement européen, l'Allemand Hans-Gert Pöttering, a tenu à rappeler vendredi à Madrid que ce "G4" ne pouvait servir qu'à faire des propositions et que les véritables décisions devaient être prises à 27. "C'est une réunion des Européens du G8 pour préparer les échéances internationales à venir", prend-on soin de préciser dans l'entourage du président français. "On va parler de la crise financière, de ce que l'on peut faire, on va essayer d'élaborer une position européenne commune sur ces sujets. On ne va pas sauver la planète".
     
    "Réagir au cas par cas"
     
    D'autant que la préparation de la réunion, particulièrement délicate, a fait éclater au grand jour de sérieuses divergences entre les 27 sur les remèdes à utiliser pour protéger le système financier européen. L'idée avancée jeudi par la ministre française de l'Economie Christine Lagarde dans un journal allemand de constituer un fonds européen de sauvetage des banques, projet pour lequel un montant de 300 milliards d'euros a été cité, a été accueillie par un tir de barrage. Pas question d'"accorder des chèques en blanc aux banques, qu'elles se soient comportées de manière responsable ou pas", a vertement répliqué  Angela Merkel, qui préfère réagir "au cas par cas".
     
    L'idée d'un tel fonds a également été rejetée par MM. Trichet et Juncker. Quant à Gordon Brown, s'il a reconnu que la crise financière avait une "dimension européenne", il a jugé "normal" que des solutions soient recherchées au niveau de chaque pays. Le Premier ministre britannique a annoncé qu'il proposerait la création d'un fonds européen de 12 milliards de livres (15,3 milliards d'euros) pour aider les petites entreprises, lors du mini-sommet. La décision de Dublin d'offrir une garantie de deux ans sur tous les dépôts dans les six grandes banques irlandaises a suscité la réprobation des autres pays européens. Le sommet devrait d'ailleurs adresser au moins un message implicite aux Irlandais, selon un diplomate français.
     
    A défaut d'un plan unique, les Européens souhaitent harmoniser leurs réponses à la crise. "L'intérêt européen commande un effort intense de coordination et de convergence des actions à mener", a écrit vendredi M. Sarkozy dans une lettre à M. Barroso, également adressée aux vingt-six partenaires de la France dans l'UE.
     
    Dès lundi, la Commission de Bruxelles doit proposer aux ministres de l'Economie des 27 une série de mesures. Parmi elles, une meilleure réglementation des rémunérations des dirigeants d'entreprise, notamment les "parachutes dorés", cibles de critiques après les récentes nationalisations de banques.

    LCI.fr - 04.10.08

  • Dati condamne "avec la plus grande fermeté"...

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    Les enquêteurs écoutent les témoignages de jeunes maghrébins

    La ministre de la Justice, Rachida Dati, a condamné "avec la plus grande fermeté" l'agression la veille à Ajaccio (Corse) de trois adolescents d'origine marocaine, dont l'un a été sérieusement blessé à l'oeil par des tirs de fusil de chasse. Exprimant dans un communiqué "sa sympathie aux personnes blessées et à leurs familles", Dati a demandé "au parquet général de donner instruction au parquet d'Ajaccio de faire toute la lumière sur cette affaire et de veiller à ce que les auteurs de ces faits soient sanctionnés avec la plus grande "vigueur". (vigueur ou rigueur? NdB)


    "Si le caractère raciste de l'agression est confirmé par l'enquête judiciaire, les dispositions du code pénal qui aggravent les condamnations en cas de racisme devront être rigoureusement appliquées", a-t-elle ajouté. Vendredi soir, un groupe de jeunes Maghrébins se trouvait, selon des témoins, sur un terrain de sport et prolongeait dans le calme la fête de l'Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan, quand il a été pris pour cible par trois hommes armés d'un fusil de chasse circulant en voiture. Ces derniers ont tiré à quatre reprises.


    "C'est un fait de violence inqualifiable qui sera sévèrement puni lorsque les auteurs seront retrouvés. Le caractère raciste n'est pas écarté mais n'est pas établi non plus", a déclaré le procureur de la République d'Ajaccio, José Thorel, lors d'une conférence de presse samedi. L'enquête, confiée à la PJ d'Ajaccio, a été ouverte pour "tentatives de meurtre". (Le Figaro - 4 octobre 2008)

    Elle ne fait pas de telles déclarations lorsqu'il s'agit de Français agressés ou tués de façon raciste par des maghrébins. Chassez le naturel...

  • Ajaccio: 4 jeunes tirés au fusil de chasse cette nuit

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    Deux enquêteurs recherchent des indices dans la résidence des "Jardins de l'Empereur"

    Trois adolescents d'origine maghrébine ont été blessés, dont un sérieusement à l'oeil, par quatre tirs de fusil de chasse, vendredi vers 22H30, dans un quartier populaire sur les hauteurs d'Ajaccio, dans ce qui semble être une agression à caractère raciste.

     
    "C'est un fait de violence inqualifiable qui sera sévèrement puni lorsque les auteurs seront retrouvés. Le caractère raciste n'est pas écarté mais n'est pas établi non plus", a déclaré le procureur de la République d'Ajaccio, José Thorel lors d'une conférence de presse samedi.

    Une enquête, confiée à la PJ d'Ajaccio, a été ouverte pour "tentatives de meurtre".

    Un groupe de jeunes d'origine maghrébine se trouvait, selon des témoins, sur un terrain de sport du quartier et prolongeaient dans le calme la fête de l'Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan. Ils ont été pris pour cible par des hommes armés d'un fusil de chasse qui circulaient en voiture et ont fait feu à quatre reprises, a indiqué le procureur.

    S'appuyant sur des témoignages, les enquêteurs ont interpellé un habitant du quartier dans son appartement. Quatre autres personnes qui se trouvaient avec lui ont également été arrêtées puis rapidement relâchées.

    Agé de 44 ans, l'homme nie avoir participé aux faits. Quatre fusils de chasse ainsi que des munitions ont été saisis chez lui.

    Un autre homme a été interpellé samedi matin, a précisé le magistrat. Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, un différend aurait opposé il y a quelques jours les deux agresseurs présumés à plusieurs jeunes à cause d'une voiture taguée.

    Selon un témoin interrogé par l'AFP, l'homme interpellé samedi matin aurait brandi une arme et proféré des menaces racistes lors de cette altercation, déclarant: "sales Arabes, je vais vous buter un par un, vous êtes tous sur ma liste".

    Les trois victimes, âgées de 16 à 19 ans, inconnues des services de police, ont été conduites à l'hôpital de la Miséricorde à Ajaccio. Deux d'entre elles, légèrement blessées, ont quitté l'hôpital dans la nuit. La première a été atteinte par un plomb au-dessus de l'oeil. La deuxième a été touchée par 17 projectiles répartis entre le visage, la gorge et le thorax.

    Le troisième adolescent a été plus sérieusement touchée à l'oeil et opéré dans la nuit. Interrogé par Europe 1, il a expliqué qu'il était "tranquillement avec des amis en train de discuter". "Soudain j'ai entendu un boum et j'ai reçu quelque chose dans la tête", a-t-il raconté.

    "Je suis tombé par terre parce que ça m'a sonné et puis j'ai entendu les autres crier "des plombs, des plombs", a ajouté le jeune homme selon qui les médecins ne savaient pas encore s'il allait perdre son oeil.

    "Mon fils sortait de la mosquée avec ses amis", a raconté à l'AFP le père d'une des victimes, précisant qu'ils étaient "simplement passés saluer leurs camarades".

    Après l'agression, près de 80 jeunes se sont regroupés et ont dénoncé des "insultes racistes incessantes ces dernières semaines".

    Dans la nuit, un groupe s'est introduit dans l'appartement d'un des tireurs présumés, y a commis des dégradations et a jeté un papier enflammé dans la cuisine, déclenchant un début d'incendie rapidement stoppé par les pompiers.

    Sur ces derniers faits, une enquête pour "dégradations et destruction de biens par incendie" a été ouverte.

    SOS Racisme s'est dit "scandalisé" par l'agression et a appelé "à sanctionner sévèrement les auteurs".

    Le président UMP de l'Assemblée de Corse, Camille de Rocca Serra, a dénoncé "une violence gratuite" "insupportable" et le Parti socialiste un "acte odieux". AFP. 04.10.08

     

  • Revoilà DSK!

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    Sarközy et Strauss-Kahn, directeur du FMI, se congratulent à l'Elysée le 4 octobre 2008