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  • Marseille: un fou dangereux s'est échappé de l'hôpital psychiatrique Edouard-Toulouse

    Un schizophrène considéré comme dangereux s'est échappé d'un hôpital psychiatrique de Marseille et est actuellement activement recherché. L'homme s'est échappé dans la nuit de vendredi à samedi de l'hôpital psychiatrique Edouard Toulouse. En 2004, il avait été mis en examen pour le meurtre d'un octogénaire.

    "C'est un individu a priori schizophrène et dangereux. Il est recherché activement", a indiqué à l'AFP le parquet de Marseille.

    Des auditions de membres de sa famille sont actuellement en cours pour tenter d'identifier ses points de chute éventuels. La préfecture de la région Provence Alpes Côte d'azur a confirmé l'évasion de cet homme, Joël Gaillard, âgé de 38 ans.

    En 2004, ce dernier avait tué à coup de hache un octogénaire, Guy Trabuc en pleine rue à Gap. Il avait bénéficié d'un non lieu dans ce dossier.

    Comment a-t-il réussi à s'échapper? Complicités... négligences...

     

     

  • France 2: publicité déguisée pour le tourisme en pays Dogon

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    Pour la première de ses soirées sans publicité, France 2 propose de découvrir le pays Dogon à travers le regard d'Edouard Baer, dans un nouveau numéro, remarquable de qualité, de "Rendez-vous en terre inconnue", à partir du 2 janvier 2009.

    L'humour et la curiosité du comédien Edouard Baer, la générosité et l'humanisme de ses hôtes Dogons et la fascination qu'exerce la culture de ce peuple africain créent une alchimie presque parfaite: l'intérêt ne faiblit jamais pendant les deux heures de l'émission.

    "Rendez-vous en terre inconnue" veut faire découvrir aux téléspectateurs un peuple lointain, dont la culture et les traditions sont menacées par un mode de vie moderne. Cette découverte s'effectue via le regard d'une personnalité, qui accepte de s'envoler pour une destination qu'il découvre une fois dans l'avion.

    Edouard Baer passe donc deux semaines dans la famille d'Ama Ibé, un chef de clan de 78 ans. Il participe aux repas, aux travaux agricoles, aux veillées... Les Dogons vivent dans des conditions extrêmes au coeur du Mali et constituent l'une des sociétés les plus secrètes d'Afrique.

    Lors d'une expédition sur la falaise de Bandiagara, corniche haute de 200 mètres et longue de 200 kilomètres, Edouard Baer résume leur mode de vie d'une voix incrédule: "ces gens réussissent l'impossible". Ils cultivent du mil, des oignons et du tabac là où rien ne devrait pousser, avec un engrais qu'ils vont chercher dans des tombes vieilles de plusieurs siècles et perchées à des dizaines de mètres au-dessus du sol.

    Les Dogons fascinent les ethnologues... et les touristes. Depuis quelques années, des circuits intégrant la visite de villages Dogons sont organisés, et la question du tourisme est abordée, sans manichéisme ni angélisme.

    Si Ama Ibé "préfère rester au fond de sa grotte plutôt que de danser pour de l'argent", l'un de ses fils, plus jeunes, dit sa souffrance de ne pas avoir pu aller à l'école faute d'argent. Car l'argent du tourisme permet aussi de construire écoles et dispensaires.

    L'émission aborde également l'aggravation de la sècheresse ces dernières années, l'organisation sociale, la primauté du groupe sur l'individu, les tabous. Frédéric Lopez et Edouard Baer assistent aussi au rendez-vous annuel de la pêche sacrée et à une cérémonie mortuaire exceptionnelle.

    Enfin, la rencontre entre la famille d'Ama Ibé et Edouard Baer est le ciment de cette émission enthousiasmante. Le comédien français est un Candide curieux mais plein de tact, dont l'humour répond à celui, malicieux, des Dogons.

  • Raids aériens massifs contre le ghetto de Gaza: 200 morts

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    Gaza - 27.12.08
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     Gaza - 27.12.08

    Israël a lancé samedi des raids aériens massifs contre le Hamas à Gaza, tuant près de 200 Palestiniens dans une tentative d'en finir avec les tirs de roquettes depuis le territoire sous son contrôle.

     
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    Gaza - 27.12.08

    L'opération "Plomb durci", une des attaques les plus meurtrières lancée par Israël contre les Palestiniens depuis des dizaines d'années, a été déclenchée à 11H30 (09H30 GMT) lorsqu'une soixantaine d'appareils israéliens ont bombardé une cinquantaine de sites du mouvement islamiste, notamment le quartier général de la police dans la ville de Gaza et des camps d'entrainement.

    La plupart des victimes sont des policiers du Hamas, a-t-on précisé de sources hospitalières et policières palestiniennes.

    Mouawiya Hassanein, chef des services d'urgence, a fait état de 195 morts.

    "Le nombre de victimes a atteint 195 martyrs et plus de 300 blessés dont 120 sont dans un état grave", a-t-il déclaré à l'AFP. "Le bilan s'est alourdi en raison de nouveaux raids israéliens et l'évacuation de plusieurs martyrs sous les décombres", a-t-il ajouté.

    Il était encore provisoire du fait de la poursuite de raids sporadiques.

    Les dirigeants israéliens avaient brandi la menace d'une opération d'envergure à Gaza après la fin, le 19 décembre, d'une trêve de six mois négociée par l'intermédiaire de l'Egypte.

    L'opération "se poursuivra et s'intensifiera autant que cela sera nécessaire", a averti le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, lors d'une conférence de presse dans l'après-midi

    La riposte palestinienne n'a pas tardé. Une trentaine de roquettes, dont une dizaines de "grad", de plus longue portée, et un obus de mortier ont été tirés, selon la police israélienne.

    Une de ces roquettes a tué un civil israélien à Netivot et fait quatre blessés dans cette localité du sud du pays, selon les services d'urgence israéliens. D'autres ont atteint les villes méridionales de Sdérot et d'Ashkelon, mais sans faire de victimes.

    Le général Tawfik Jaber, chef de la police du Hamas, a été tué dans les raids qui ont tout particulièrement visé le quartier général de la police du Hamas dans la ville de Gaza, selon le porte-parole de cette force, Islam Shawan.

    Selon lui, plus d'une centaine de policiers figurent parmi les morts.

    A l'hôpital Al-Chifa de Gaza, des corps déchiquetés et des blessés affluaient dans la confusion totale.

    Des corps s'entassent sur le sol dans le service d'urgence mais aussi dans les couloirs. Des blessés hurlent. Totalement débordés, médecins et infirmiers parent au plus pressé.

    Le Hamas a appelé son bras armé, les brigades Ezzedine al-Kassam, à "mettre tous les moyens en oeuvre pour empêcher les sionistes de dormir" et des combattants palestiniens ont dit aux Israéliens de "préparer des linceuls".

    Sur le plan diplomatique, le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé des "contacts urgents avec plusieurs pays arabes et autres pour faire cesser l'agression lâche et les massacres dans la bande de Gaza". A Ramallah (Cisjordanie), le gouvernement palestinien a affirmé que des contacts étaient en cours pour une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.

    Alors que Bruxelles, Paris, Moscou notamment appelaient à un cessez-le-feu immédiat, la ministre des Affaires étrangères israélienne Tzipi Livni a réuni ses collaborateurs en vue d'une campagne d'information internationale pour justifier l'action israélienne.

    Les Etats-Unis ont pressé Israël de faire en sorte que les raids ne fassent pas de victimes civiles tout en avertissant le Hamas qu'il devait cesser ses attaques à la roquette "pour que la violence cesse".

    En réaction aux raids israéliens, des centaines de Palestiniens ont manifesté en Cisjordanie, notamment à Hébron, à Bethléem, à Kalendia, à Ramallah, et dans les villages de Nilin et Bilin, selon des témoins. AFP. 27.08

     

     
     
  • La négrification de l'Europe

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    Les effets visibles de la décolonisation
    Qui sont les nouveaux négriers?

    Plus d'un millier de candidats à l'immigration partis des côtes africaines à bord de plusieurs embarcations ont rejoint depuis jeudi soir l'île italienne de Lampedusa, au sud de la Sicile, selon un bilan vendredi de l'agence Ansa.

    Un nouveau groupe d'immigrés - 80 personnes dont 15 femmes - a été intercepté vendredi soir par une vedette de la police financière à une quarantaine de km au sud de la petite île où un millier de clandestins sont arrivés depuis jeudi soir.

    Deux bateaux avaient été repérés jeudi en difficulté dans le canal de Sicile et secourus par la marine italienne. Le troisième est arrivé à l'aube vendredi par ses propres moyens à Lampedusa.

    Un quatrième a été intercepté vendredi en fin de matinée à quelques centaines de mètres des côtes de l'île italienne, destination de nombreux "boat-people" qui tentent la traversée de la Méditerranée vers l'Europe.

    Tous les clandestins déjà débarqués ont été dirigés vers le centre de premier accueil de Lampedusa, qui hébergeait déjà 160 personnes dont une centaine de mineurs.

    Le centre qui a une capacité théorique de 850 personnes en accueillait donc un peu plus de mille vendredi mais ces arrivées en masse "ne posaient pas de problème particulier", a indiqué au téléphone à l'AFP la vice-directrice du centre Paola Silvana.

    "Les nouveaux arrivants sont majoritairement originaires d'Afrique du Nord, Tunisie et Maroc", a-t-elle précisé.

    Le centre de Lampedusa a battu le 31 juillet un record de surpopulation, avec 1.700 personnes.

    Les clandestins ne restent que très peu de jours dans l'île. Ils sont ensuite dirigés vers des centres de rétention sur le continent italien où les autorités statuent sur leur sort.

    Onze clandestins africains qui venaient à peine de toucher terre, les vêtements encore mouillés, ont par ailleurs été appréhendés sur la côte sicilienne, près de Donna Lucata (sud-est). Leur embarcation n'a pas été retrouvée, selon Ansa.

    Les arrivées par la mer ont fortement augmenté en 2008 en Italie, passant de 14.200 sur la période de janvier à mi-septembre 2007, à 24.241 sur la même période en 2008, selon les chiffres du ministère italien de l'Intérieur.

    La majorité des clandestins rejoignent l'Italie depuis les côtes libyennes.

    Un accord "historique" entre Rome et Tripoli, signé en août 2008 pour solder le passé colonial italien en Libye, prévoit une collaboration entre les deux pays pour lutter contre l'immigration clandestine mais celle-ci ne s'est toujours pas concrétisée.

    AFP.26.12.08