-
-
Israël va intensifier son offensive
Missiles israéliens explosant au-dessus de Gaza le 10 janvier 2009AFP.10.01.09.Israël a menacé samedi d'intensifier son offensive dans la bande de Gaza, entrée dans sa troisième semaine, qui a fait plus de 800 morts, au moment où la diplomatie s'activait au Caire en vue d'un cessez-le-feu.
Israël, qui a décidé de ne pas tenir compte d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à un cessez-le-feu immédiat, a continué de pilonner la bande de Gaza.Cette offensive a provoqué une vague d'indignation dans les capitales européennes, où des dizaines de milliers de personnes ont manifesté aux cris de "halte au massacre", "liberté à la Palestine" ou encore "Israël assassin".Dans l'après-midi, l'aviation a largué des milliers de tracts sur Gaza-ville avertissant la population d'une prochaine "intensification des opérations".
L'armée "va bientôt intensifier ses opérations contre les tunnels, les dépôts d'armes, et les terroristes dans toute la bande de Gaza", a affirmé l'armée dans les tracts en arabe.
Malgré la pression militaire, les groupes palestiniens sont parvenus à tirer une dizaine de roquettes faisant quatre blessés, défiant l'armée qui s'est fixé comme objectif de faire cesser ces tirs.Dans la plus grave attaque samedi, huit membres d'une même famille, dont un enfant de 12 ans, ont été tués dans des bombardements à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, selon une source médicale palestinienne et une victime.
Au total, 28 personnes ont trouvé la mort, notamment dans le nord où les combats les plus violents opposent les troupes israéliennes aux combattants du Hamas, a affirmé le chef des services d'urgence palestiniens Mouawiya Hassanein. Un responsable militaire du Hamas, chargé des tirs de roquettes, a notamment été tué à Gaza.
L'offensive israélienne a coûté la vie à 828 Palestiniens, dont 235 enfants et 98 femmes et des dizaines d'autres civils, et fait plus de 3.350 blessés depuis son lancement le 27 décembre.
10 soldats israéliens ont été tués depuis le début de l'opération "Plomb durci", selon l'armée israélienne.
Sur le front humanitaire, l'Agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) a annoncé une imminente reprise de la distribution d'aide humanitaire, partiellement suspendue jeudi.
L'agence a assuré avoir reçu, de la part d'Israël, "des assurances crédibles que la sécurité des personnels de l'ONU" serait "pleinement respectée".
"Alors que les opérations militaires entrent dans leur troisième semaine, la situation des civils devient de plus en plus précaire", a réaffirmé le Comité international de la Croix-Rouge dans un communiqué publié à Genève.
Un million de personnes vivent sans électricité, 750.000 sont sans eau et les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours qui risquent de s'arrêter en cas de manque d'essence, selon l'ONU.
La décision de poursuivre la guerre a été prise vendredi par le cabinet de sécurité. Le Premier ministre Ehud Olmert a jugé la résolution de l'ONU appelant à un cessez-le-feu immédiat "inapplicable" en raison de "la poursuite des tirs de roquettes".
Pendant ce temps, la diplomatie poursuivait ses efforts pour mettre fin à la guerre, en particulier au Caire où une délégation du Hamas devait faire part aux autorités égyptiennes de ses "remarques" sur une initiative de sortie de crise du président Hosni Moubarak.
M. Moubarak a proposé un plan prévoyant notamment "un cessez-le-feu immédiat pour une période limitée", permettant l'établissement de couloirs humanitaires et laissant le temps à l'Egypte d'oeuvrer pour un cessez-le-feu "global et définitif".
-
ONU: l'armée israélienne a tué des civils (dont la moitié étaient des enfants) qu'elle avait rassemblés auparavant dans une maison
L'armée israélienne a tué cette semaine dans un bombardement 30 civils qui faisaient partie d'un groupe de 110 Palestiniens qu'elle avait rassemblés dans une maison de Gaza, a déclaré vendredi l'ONU en citant des témoins.
"Vingt-quatre heures plus tard, les forces israéliennes ont bombardé à plusieurs reprises cette maison, tuant environ 30" personnes, ajoute le communiqué.
Selon Ocha, il s'agit de "l'un des plus graves incidents depuis depuis le début des opérations" israéliennes dans la bande de Gaza, le 27 décembre.
"Ceux qui ont survécu et ont pu le faire ont marché deux kilomètres vers la route de Salaheddine avant d'être transportés vers un hôpital dans des véhicules civils. Trois enfants, le plus jeune étant âgé de cinq mois, sont morts à leur arrivée", a ajouté Ocha.
Interrogée, une porte-parole de l'armée israélienne a affirmé ne pas disposer d'information sur cet incident mais a ajouté que l'armée enquêtait...La Croix-Rouge internationale a accusé jeudi l'armée israélienne de l'avoir empêchée d'accéder à des blessés palestiniens pendant plusieurs jours dans ce même quartier de Zeitoun de Gaza-ville, dont des enfants coincés dans leur maison avec le corps de leur mère tuée dans des combats.
Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), des ambulances n'ont été autorisées que mercredi - soit cinq jours après le début des combats- à accéder à plusieurs maisons dans le quartier de Zeitoun où se trouvaient des blessés et des morts.
AFP. 10.01.09
-
Encore un faussaire de l'Holocauste! "Un ange aux barbelés" d'Herman Rosenblat
Herman Rosenblat et sa femme Roma RadzickiLe monde de l’édition est une nouvelle fois confronté à une falsification de l’Holocauste après la révélation par l’auteur du livre Angel at the Fence (Un ange aux barbelés), Herman Rosenblat, que sa fabuleuse histoire d’amour née en 1944 le long des fils de fer barbelés d’un camp annexe de Buchenwald n’était qu’une construction imaginaire.
Huit mois après la révélation (par Le Soir) des mensonges de Misha Defonseca, cette Belge catholique qui s’était fabriqué un faux passé de jeune Juive raconté dans son best-seller et le film de Vera Belmont Survivre avec les loups, c’est, cette fois-ci, un authentique rescapé de la Shoah qui a vendu son imaginaire pour de la réalité.
L’histoire était, cette fois encore, trop belle pour être vraie. Au point de subjuguer (ou d’appâter) la maison d’éditions Berkley Books, une filiale du géant américain Penguin et un producteur hollywoodien qui débutera, malgré tout, le tournage du film inspiré de cette escroquerie en mars prochain après y avoir affecté un budget de 25 millions de dollars (après des modifications...).
Herman Rosenblat, jeune Juif polonais, se retrouve à l’âge de 12 ans en 1944 dans le camp de Schlieben, une annexe de Buchenwald. Ses frères le protègent et le nourrissent, lui le plus faible de la fratrie. A la libération, les quatre, qui ont perdu leurs parents, se retrouvent à Londres, puis aux Etats-Unis.
Ce seul témoignage d’un enfant des camps nazis eût suffi à produire un récit authentique. Mais Rosenblat (ou ses éditeurs ?) l’ont enjolivé d’une incroyable « love story », propre à satisfaire les sentiments les plus communs et ceux, plus intéressés, de l’édition et du cinéma.
L’histoire racontée par Rosenblat fait intervenir, durant son temps de détention, une fillette, âgée de 9 ans, qui venait chaque jour lui apporter, à travers les barbelés du camp, des pommes.
Jusqu’au jour où il lui aurait dit : « Ne viens pas demain, je serai gazé à 10 h. » Et Rosenblat affirme que Roma, cette fillette devenue femme, il la rencontra vingt ans plus tard à New York où elle aussi, réfugiée juive polonaise, avait émigré. Ils se seraient rencontrés fortuitement. Roma et lui auraient évoqué leurs souvenirs de guerre ; elle lui aurait raconté l’histoire des pommes données à un jeune détenu, et Rosenblat aurait alors sursauté : « Ce jeune prisonnier, c’était moi… » Ils se marièrent en 1958 et eurent deux enfants.
L’idée du livre serait venue à Herman Rosenblat dans les années 90. Victime d’un hold-up dans le magasin de télévision où il travaillait et hospitalisé, il aurait vu en rêve sa mère, morte en déportation, lui demander de raconter cette histoire. Il la soumit à un concours de nouvelles d’un journal ; il fut invité deux fois au show télévisé d’Oprah Winfrey qui déclara avoir découvert dans les aventures d’Herman et de Roma « la plus belle histoire d’amour » de sa carrière de présentatrice-vedette.
Une enquête du journal The New Republic allait vite révéler le pot aux roses.
La seule clôture du camp de Schlieben était adossée à une caserne SS ; Buchenwald ne disposait pas de chambre à gaz ; la famille de Roma habitait à 300 km du camp. Ses anciens codétenus démentirent ses propos.
Herman Rosenblat assure « avoir voulu apporter du bonheur aux gens… ».
(Source: lesoir.be - 30.12.08)


