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  • Gaza: des soldats israéliens racontent les crimes de guerre auxquels ils ont assisté

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    Un soldat de Tsahal debout sur un char
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Pour la première fois, des militaires israéliens font état d'exactions commises sur des civils palestiniens sans défense durant la dernière offensive dans la bande de Gaza. Le ministre de la Défense annonce des vérifications.

    L'information fait jeudi la une des sites Internet israéliens. Des soldats de Tsahal se seraient rendus coupables durant l'opération «Plomb durci», menée contre le Hamas dans la bande de Gaza, d'exactions à l'encontre de populations palestiniennes.

    Déjà, au moment du conflit, des témoignages émanant de populations palestiniennes faisaient état d'actes contraires aux conventions sur la guerre.

    C'est en revanche la première fois que ces témoignages proviennent directement de soldats israéliens.

    Plusieurs douzaines de ces soldats qui sortaient de l'académie militaire Oranim, issus d'une formation portant le nom d'Yitzhak Rabin, ont participé début février à une rencontre durant laquelle ils ont raconté les scènes de guerre dont ils ont été les témoins. Leurs récits ont été publiés dans la lettre d'information de cette institution.

    Parmi ces témoignages, repris par le quotidien Haaretz ainsi que les radios publique et militaire, figure le cas d'une mère palestinienne tuée avec ses deux enfants par un tireur d'élite israélien parce qu'elle s'était trompée de chemin en sortant de chez elle... Sa famille avait été retenue quelques jours durant dans une maison et venait d'être « libérée » par les soldats. 

    Dans un autre cas, une vieille femme palestinienne a été tuée alors qu'elle marchait à 100 mètres de sa maison. Elle était suffisamment proche des tireurs pour qu'ils puissent déterminer si elle représentait ou non une menace, selon «Maariv».

    Certains militaires israéliens se seraient affranchis de toute règle morale. Des témoignages font ainsi état d'exactions, d'actes de vandalisme et de destructions dans des maisons. Ainsi des maisons de Palestiniens auraient été «vidées» de leurs habitants par des tirs, sans que les habitants ne soient préalablement avertis. «La vie des Palestiniens est quelque chose de beaucoup moins important que celle de nos soldats», explique un soldat de Tsahal. Autant d'actes qui vont à l'encontre des affirmations de l'armée israélienne qui a toujours jugé que l'armée avait observé durant le conflit un haut degré de préoccupation morale.

    Le directeur de l'académie militaire, Dany Zamir, a réagi à la radio publique évoquant «une atmosphère dans laquelle on se croit permis d'utiliser la force sans restriction contre les Palestiniens». Il a précisé qu'il avait transmis ces témoignages à l'état-major pour enquête. Sur la radio publique, un spécialiste des questions juridiques a estimé que ces témoignages étaient «d'autant plus inquiétants qu'ils ne viennent pas de Palestiniens, mais de soldats qui n'ont aucun intérêt à ternir la réputation de leurs camarades».

    De son côté, le ministre de la Défense Guerre, Ehud Barak, a défendu l'éthique de son armée, «la plus morale du monde». «Bien sûr, il peut y avoir des exceptions et tout ce qui a pu être dit va être vérifié», a ajouté Barak. Le porte-parole de l'armée a pour sa part indiqué qu'il n'était pas au courant des faits rapportés. «Nous allons vérifier leur crédibilité et s'il y a lieu nous ouvrirons une enquête».

    L'offensive de Tsahal dans la bande de Gaza a fait plus de 1.300 morts et 5.000 blessés palestiniens, selon un bilan des services médicaux palestiniens. Côté israélien, 10 militaires et 3 civils ont été tués, selon les chiffres officiels. Durant le conflit déjà, des ONG avaient dénoncé les crimes de guerre dont se seraient rendus responsables des soldats de Tsahal.

    Le Figaro - 19 mars 2009

  • La HALDE: comment réagir à ses injonctions ou à ses menaces?

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    Robert Spieler

    - La Halde vous envoie une injonction (lettre recommandée, sommation de s’exécuter dans un certain délai). Réponse : Vous jetez le courrier à la poubelle!

    - La Halde dispose-t-elle d’un droit de perquisitionner en dehors de toute intervention des pouvoirs judiciaires ou policiers ?
    Réponse : Non. Elle le souhaite, elle le réclame, mais les parlementaires ne l’ont jamais accepté (pour l’instant du moins).

    - La Halde vous convoque pour une affaire vous concernant…
    Réponse : Vous jetez la convocation à la poubelle. Vous n’avez en effet pas à vous justifier en quoi que ce soit, ni à répondre à ses injonctions.

    - La Halde a-t-elle un pouvoir législatif ou juridique ?
    Réponse : Non, quasiment aucun.

    - La Halde vous ordonne de réexaminer telle décision que vous avez prise ou d’indemniser telle personne qu’elle estime victime d’une discrimination, et de rendre des comptes.
    Réponse : Idem, à la poubelle. Elle ne peut vous obliger à obéir à ses diktats.

    - La Halde, par l’intermédiaire d’un de ses collaborateurs, vous contacte par téléphone et cherche à vous faire parler de façon informelle.
    Réponse : Ne répondez surtout pas ! Raccrochez immédiatement !

    La Halde ne détient aucun pouvoir judiciaire. Si la Halde vous contacte demain pour vous demander des explications quant à votre décision d’embaucher tel candidat ou de louer votre appartement à telle personne plutôt qu’une autre, ne répondez surtout pas. Vous n’avez pas à vous justifier, car votre décision relève du droit contractuel. C’est à elle d’apporter la preuve d’une volonté discriminatoire.

    En conclusion, ne répondez jamais à la Halde, n’obéissez jamais à ses injonctions ou à ses menaces. Rien ne vous y oblige !

    Résistance passive et… légale !

    par Robert Spieler - AMI-France - 18 mars 2009

  • Aymeric Chauprade donnera une conférence le 27 mars à Versailles

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    Géopolitiquement incorrect - La désinformation en géopolitique

    Le 27 mars 2009 à 20h30 à Versailles

    Organisée par l’Association versaillaise des Amis de Notre-Dame des Armées, l’Action familiale et scolaire et Renaissance catholique.


    Salle Montgolfier, Hôtel de Ville, 4 avenue de Paris, Versailles à 20 heures 30
    Entrée libre


    Renseignements : 01 46 62 97 04 -  rcatholique@wanadoo.fr

     

  • François Pérol et ses noisettes

    Une plainte a été déposée mardi contre François Pérol auprès du parquet de Paris pour "prise illégale d'intérêt", a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

    La plainte a été déposée par l'association Anticor qui estime que M. Pérol a piloté la fusion des banques Caisse d'Epargne et Banque populaire alors qu'il était secrétaire général adjoint de l'Elysée. M. Pérol est devenu fin février PDG de la nouvelle entité bancaire.

    L'association fondée en 2002, représentée par l'avocat Jérôme Karsenti, reproche à M. Pérol d'avoir tiré un bénéfice de sa nomination à la tête du groupe bancaire dont il avait préparé la fusion alors qu'il était encore en poste à l'Elysée. Elle a indiqué mercredi dans un communiqué que, pour elle, le délit de "prise illégale d'intérêt" était "constitué, sous réserve de l'enquête préliminaire et bien évidemment du jugement qui pourrait en résulter".

    Le 26 février dernier, la Banque fédérale des Banques populaires (BFBP) et la Caisse nationale des Caisses d'Epargne et de prévoyance (CNCE) ont officiellement annoncé que la présidence du directoire de la nouvelle entité serait assurée par M. Pérol. La nomination de l'ex-secrétaire général adjoint de l'Elysée a été vivement critiquée par l'opposition et par d'autres secteurs de l'opinion. Les syndicats CGT du groupe Caisse d'Epargne ont notamment décidé de porter l'affaire devant les tribunaux.

    La nomination de M. Pérol a également créé des remous au sein de la Commission de déontologie de la fonction publique, dont les membres -qui n'ont pas été consultés- ont été "tout près de démissionner collectivement", avait révélé son président, Olivier Fouquet, le 12 mars devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale.

    M. Fouquet a ajouté qu'il s'était fait piéger par Nicolas Sarközy, lorsque le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant lui a demandé son opinion sur le cas Pérol. En réponse, M. Fouquet lui a adressé le 24 février une lettre dans laquelle il exprimait son "opinion personnelle" que la "jurisprudence traditionnelle" de la commission autorisant des membres de cabinets ministériels à exercer dans le privé était "applicable" au secrétaire général adjoint de l'Elysée.

    Lors d'une conférence de presse le même jour à Rome, Nicolas Sarközy avait présenté cette lettre comme le "point de vue" de la commission, alors que cette dernière ne s'est jamais réunie pour examiner le cas.

    Devant les députés, M. Fouquet a qualifié de "lapsus" puis d'"erreur" les propos du chef de l'Etat.

    Les socialistes ont appelé mercredi François Pérol à démissionner. "Si M. Pérol était conscient de la gravité de la situation dans laquelle il se trouve, il devrait démissionner, sinon ce sera très difficile pour lui", a réagi le président du groupe PS à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault.

    "M. Pérol est juge et partie. Dans ses anciennes fonctions dans l'Etat, mais aussi lorsqu'il était dans une banque (NDLR: Rothschild), il a eu à connaître précisément du groupe dont il est devenu le président. Il y a quelque chose qui pose problème, un problème non seulement déontologique, mais aussi un problème de légalité", a poursuivi M. Ayrault.

    AP

    (Le Nouvel Obs - 17/03/09)

  • François Pérol: des honoraires embarrassants

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    François Pérol

    Mediapart affirme que François Pérol, aurait perçu entre 1,5 et 2 millions d’euros d’honoraires de la banque Natixis en 2006, au mépris des recommandations de la Commission de déontologie. Pérol et Natixis démentent.

    Le site internet Médiapart révèle que l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée a déjà eu à répondre en 2004 de ses fonctions devant la Commission de déontologie.

    Au mépris des recommandations de la Commission, François Pérol, aurait perçu entre 1,5 et 2 millions d’euros d’honoraires, alors qu’il était associé gérant de la banque Rothschild, elle-même conseiller officiel de la Caisse des Dépôts et Consignations pour la création de Natixis.

    A l’époque, Nicolas Sarközy quittait Bercy pour rejoindre l’Intérieur. François Pérol, alors directeur adjoint du cabinet du ministre Sarközy, avait saisi la Commission pour avis sur son départ pour la banque Rothschild. La commission avait accepté sous réserve « qu’il s’abstienne de traiter toute affaire dont il a eu à connaître dans ses fonctions à la direction du Trésor et au cabinet du ministre, ainsi que de conseiller la direction du Trésor.»

    Pourtant, dans les années antérieures, François Pérol, alors membre du cabinet de Francis Mer ou de celui de Nicolas Sarkozy, avait déjà eu à traiter du dossier de la Caisse des dépôts et des Caisses d’Epargne. Cela ne l’a pas empêché d’être nommé à la banque Rothschild. Cette dernière n’est autre que le banquier conseil officiel des Banques Populaires pour la création de Natixis, une filiale commune entre la banque d’investissement Natexis (banques populaires) et Ixis, filiale des Caisses d’Epargne. Or la Commission de déontologie lui faisait obligation de ne pas s’approcher, durant les trois années suivantes, d’un dossier comme celui de Natixis. Il percevra même une rémunération que Mediapart chiffre dans une fourchette de 1,5 à 2 millions d’euros.

     

    Interrogé samedi par l’AFP, une responsable de communication de François Pérol affirmait que «les informations de Médiapart étaient mensongères», ajoutant qu’il allait saisir son avocat «afin de poursuivre Médiapart en diffamation». Natixis de son côté, a affirmé par la voie d’un porte parole, que la banque «n’avait jamais versé d’honoraires» à François Pérol.

    De plus en plus embarrassé par cette affaire, l’Elysée aurait pris acte dans un décret signé de la main de Nicolas Sarközy de la démission de François Pérol le 11 mars 2009 selon Mediapart qui cite le Jounal Officiel.

    Par cette manœuvre, l’Elysée priverait ainsi toute personne opposée à la nomination de François Pérol, d’une voie de contestation très intéressante. En effet, sans sa démission, la nomination de François Pérol à la tête du nouveau groupe, aurait été soumise à un arrêté de mise en disponibilité, pris par le chef de l’Inspection des finances. Or cette décision pouvait être contestée directement devant le Conseil d’Etat, sans appel possible.

    Dans l’opposition, on s’inquiète de ce nouveau rebondissement dans l’affaire Pérol. Le député des Pyrénées-atlantiques Francois Bayrou n’a pas manqué de relever «les éléments qui s’accumulent dans l’affaire Pérol obligent à des éclaircissements qui ne peuvent plus être différés». Il poursuit en indiquant que «du point de vue de la légalité, aussi bien que du point de vue de l’intérêt de la nouvelle banque, on ne peut plus rester dans le silence».

      Le Figaro 16/03/09