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AMI-France - 09 avril 2009
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AMI-France - 09 avril 2009
M'Hamed Bellouti ne versera pas 2000 euros de dommages et intérêts à Jean Sarkozy. Certes, la cour d'appel de Paris a débouté jeudi l'automobiliste qui accuse Jean Sarkozy de l'avoir percuté avec son scooter en 2005. Mais le tribunal a considéré, contrairement aux magistrats de première instance, que le plaignant n'avait pas agi abusivement. A ce titre, la 20e chambre de la cour d'appel a annulé la condamnation de M'Hamed Bellouti à payer 2 000 euros au fils aîné de Nicolas Sarkozy pour "procédure abusive".
Jean Sarkozy n'encourait pas de condamnation pénale, le parquet n'ayant pas fait appel de sa relaxe prononcée le 29 septembre 2008 par le tribunal correctionnel de Paris. Le différend remonte au 14 octobre 2005. M'Hamed Bellouti accusait le fils du président d'avoir percuté ce jour-là l'arrière de sa BMW avec son scooter, place de la Concorde à Paris, puis d'avoir pris la fuite. Il avait par ailleurs expliqué avoir, avec un ami, relevé le numéro du deux-roues à l'aide d'un téléphone portable. Mais cette version a toujours été contestée par Jean Sarkozy qui dit avoir été en cours au même moment.
LCI.fr - 09/04/09
Le bilan du terrible séisme de lundi dans le centre de l'Italie pourrait approcher les 300 morts, dont au moins 16 enfants, alors que la terre continue de trembler et qu'il ne restait pratiquement plus d'espoir jeudi de retrouver des survivants.
"Je suis là par devoir et par affection", a déclaré M. Napolitano, qui s'est recueilli devant les cercueils, en particulier ceux de couleur blanche contenant les corps des enfants, alors qu'un prêtre et des scouts étaient en prière.
Il est ensuite allé visiter deux lieux symbole de la catastrophe, le foyer des étudiants qui s'est écroulé lundi comme un château de cartes et dont deux corps sans vie ont encore été retirés cette nuit, et le village martyr d'Onna qui a perdu 40 de ses habitants.
Les rescapés du tremblement de terre ont difficilement émergé d'une nuit passée dans le froid, l'inconfort et le stress, rythmée par de fortes répliques.
Selon les carabiniers, le bilan s'est alourdi à 278 morts jeudi matin, quatre jours après le séisme qui a frappé les Abruzzes (centre) dans la nuit de dimanche à lundi, le plus meurtrier dans le pays depuis 30 ans.
Entre vingt et trente personnes sont toujours portées disparues et le nombre des blessés est de 1.170, dont 179 dans un état grave. Le nombre de sans-abri est estimé à 28.000.
De nouvelles répliques se sont produites au cours de la nuit et dans la matinée.
La plus forte secousse, ressentie par les journalistes de l'AFP mais aussi perçue à Rome et dans d'autres grandes villes, a été enregistrée à 02H52 (00H52 GMT) et a atteint une magnitude de 5,2 sur l'échelle de Richter.
Au total 17.772 personnes ont passé une nouvelle nuit dehors dans les 2.962 tentes fournies par les autorités ou dans les centaines de voitures qui remplissent les parkings de la ville.
Les conditions de vie sont difficiles en raison du manque d'eau chaude dû à la coupure du gaz, de douches, de toilettes chimiques et d'électricité, ce qui complique notamment le rechargement des mobiles.
Dans un camp de fortune installé sur une piste d'athlétisme, un volontaire déguisé en clown, distribue des oeufs de Pâques aux enfants.
"Les enfants ont subi un choc brutal, mais ils peuvent jouer et oublier. En réalité, ce sont les personnes âgées qui ont vraiment besoin d'aide, elles sont le plus traumatisées", confie Nicola Tudisco.
Plus loin, des moines franciscains installent une chapelle pour célébrer la messe du jeudi saint, en mémoire du dernier repas du Christ, selon la tradition catholique.
L'espoir de retrouver des survivants est extrêmement ténu, les nouvelles secousses compliquant la tâche des sauveteurs en rendant encore plus instables les décombres des habitations. Les recherches doivent se poursuivre jusqu'à dimanche.
Les deux premières victimes du séisme ont été enterrées mercredi. Les funérailles nationales, jour du vendredi saint qui commémore la passion du Christ, auront lieu en présence du numéro deux du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, et de nombreux officiels. Les drapeaux de tout le pays seront en berne.
Le pape Benoît XVI a annoncé qu'il "espérait" se rendre "dès que possible" sur place où 8.500 secouristes sont à pied d'oeuvre.
Alors que 10.000 bâtiments et maisons ont été détruits, le chef du gouvernement Silvio Berlusconi a suggéré que la reconstruction soit divisée en 100 projets dont chacun serait pris en charge par l'une des 102 provinces italiennes.
AFP.09/04/09
Une semaine après la formation d'un gouvernement israélien de droite, des divergences apparaissent avec Washington sur la finalité d'un règlement de paix avec les Palestiniens, au risque d'une confrontation diplomatique entre alliés.
Alors que le nouveau gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu rejette l'option de "deux Etats pour deux peuples", le président américain Barack Obama proclame très haut à quel point il lui est attaché.
Pour l'heure, les deux parties évitent de hausser le ton.
"Il y a certes des divergences mais pas de frictions", a assuré mercredi à la radio publique le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon.
Cet ancien ambassadeur à Washington, député du parti de M. Lieberman, a estimé que l'administration américaine comprendrait qu'un nouveau gouvernement en Israël "se donne le temps de réévaluer sa politique, d'autant que les négociations avec les Palestiniens n'ont mené à rien en quinze ans".
En revanche, le quotidien israélien Haaretz présente mercredi un tableau beaucoup plus alarmiste de l'évolution des rapports entre Israël et son principal allié.
Il fait état à ce propos d'une campagne de l'administration Obama auprès du Congrès pour contrer à l'avance des pressions du lobby pro-israélien aux Etats-Unis.
"Pour l'heure, Netanyahu et Obama se sondent mutuellement. Mais nul doute qu'on va vers une confrontation. La question est de savoir si Washington utilisera le gant de velours ou la main de fer", estime un analyste du journal, Akiba Eldar.
M. Lieberman a rejeté mardi les "interventions extérieures" dans la politique d'Israël, apparemment en allusion aux déclarations du président Obama.
"Nous ne nous sommes jamais immiscés dans les affaires des autres. Et nous attendons des autres qu'ils n'interviennent pas dans les nôtres", a-t-il déclaré.
"J'attends des autres qu'ils donnent le temps à Israël de mettre au point un programme politique responsable et qu'ils n'aient pas un chronomètre en main", a poursuivi le chef de la diplomatie israélienne.
Lundi, le président Obama avait affirmé devant le Parlement turc que "les Etats-Unis soutenaient fermement l'objectif de deux Etats, Israël et la Palestine, cohabitant dans la paix et la sécurité. C'est l'objectif que les parties concernées ont convenu d'atteindre dans la Feuille de route et à Annapolis".
M. Lieberman avait choqué le 1er avril la communauté internationale en affirmant qu'Israël n'était plus lié par la conférence d'Annapolis de 2007 et uniquement par la Feuille de route, le dernier plan international d'un règlement du conflit israélo-palestinien, largement resté lettre morte .
Un autre ministre, Gilad Erdan (Environnement) avait ajouté lundi qu'Israël "ne prenait pas ses ordres auprès du président Obama".
AFP. 08/04/09
Le 23 mars, Lyndon LaRouche mettait en garde contre le danger d’un scénario d’« allié en rupture de ban », qui verrait l’Etat hébreu lancer une guerre contre l’Iran. « Nous avons un allié, Israël, qui n’est plus capable de se comporter rationnellement, dit-il. C’est un cabinet de guerre qui s’est constitué en Israël, avec [l’ancien ministre de la Défense Ehoud] Barak, du Parti travailliste – celui-là même qui dirigea l’attaque contre Gaza. »
LaRouche compare l’attitude à adopter vis-à-vis du gouvernement israélien avec les précautions qu’on prendrait avec un malade mental appartenant à la famille. Le scénario d’attaque contre l’Iran est également promu par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.
Sans perdre une minute, Bibi menaça l’Iran dès l’investiture de son gouvernement à la Knesset israélienne, le 30 mars. Après quelques sophismes sur « une paix durable », il délira : « Le plus grand danger pour l’Etat d’Israël et toute l’humanité viendra d’un régime radical essayant de s’équiper d’armes nucléaires. »
Le lendemain, le journaliste Alouf Benn s’interrogeait ainsi dans Ha’aretz : « Son retour au poste de Premier ministre signifie-t-il forcément qu’Israël est plus proche d’une guerre contre l’Iran ? Dans les cercles politiques, la réponse est oui. Nétanyahou au poste de Premier ministre rapproche Israël d’une guerre contre l’Iran. Des hommes politiques en relation avec lui disent qu’il a déjà décidé de détruire les installations nucléaires iraniennes. »
Alouf Benn ajoute que « Nétanyahou compte sur Barack Obama et sur leur rencontre le mois prochain, où il lui dira que l’histoire jugera de sa Présidence à la façon dont il aura traité le programme nucléaire iranien ».
Dans les jours précédant l’investiture d'Obama, les médias israéliens et internationaux répercutaient la nouvelle d’une attaque qu’Israël aurait menée en janvier dernier contre un convoi de camions au Soudan, soupçonné de transporter des armes fournies par l’Iran et destinées au Hamas dans la bande de Gaza. Bien qu’aucun gouvernement (y compris celui d’Israël) n’ait officiellement confirmé le raid, la couverture médiatique a fait résonner les tambours de guerre contre l’Iran, au moment précis où une délégation iranienne était accueillie à La Haye, pour une grande conférence internationale organisée par les Etats-Unis sur la question de l’Afghanistan.
Citant des sources israéliennes restées anonymes, le magazine Time rapportait que « des douzaines d’avions » avaient participé à l’opération, à 1600 km de Tel Aviv. Le fait que cette distance soit identique à celle qui sépare Tel Aviv de Téhéran n’est pas passé inaperçu, en guise d’avertissement à l’Iran.
Alors que Bibi a formé une improbable coalition réunissant pas moins de six partis et un cabinet de trente ministres, la politique en matière de guerre sera déterminée par le cabinet de sécurité, qui est le vrai cabinet de la guerre. Si les noms ne sont pas encore officiellement connus, le Ha’aretz du 1er avril estime qu’il sera sans doute composé de Nétanyahou, du ministre de la Défense Ehoud Barak, du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, tenant de la ligne dure, et de l’ancien chef d’état-major général de Tsahal et actuel ministre aux Affaires stratégiques Moshe Yaalon, autre ardent défenseur d’une attaque contre l’Iran.