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  • Le chat "Hitler"

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    (Photo non retouchée)

  • Le Parlement italien criminalise l'immigration clandestine

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    Le gouvernement de droite de Silvio Berlusconi a remporté mercredi 13 mai un vote de confiance du Parlement sur un projet de loi controversé instaurant un tour de vis dans la lutte contre l'immigration clandestine, qui devient désormais un délit passible d'une importante amende.

    316 députés ont voté pour et 258 contre ce texte, alors que l'Italie est critiquée en Europe pour avoir refoulé à deux reprises ces derniers jours des embarcations chargées de clandestins vers la Libye, sans même offrir la possibilité aux candidats à l'entrée sur son territoire de déposer une demande "d'asile politique".

    Le projet de loi prévoit ainsi que l'entrée ou le séjour illégaux sur le territoire italien deviennent un délit et soient passibles d'une amende de 5 000 à 10 000 euros.

    Le séjour des immigrés clandestins dans les centres d'identification et d'expulsion passe de deux à six mois tandis que les personnes louant un logement aux clandestins ou les hébergeant risquent jusqu'à trois ans de prison.

    Les mesures de lutte contre l'immigration font partie d'un projet de loi plus vaste, sur la sécurité en général, prévoyant deux autres votes de confiance, sur la microcriminalité dans les villes et la lutte contre la mafia. Le document devra ensuite passer au Sénat qui doit le voter dans les mêmes termes pour qu'il entre en vigueur.

    Les autres mesures de cette loi controversée et à laquelle même certains élus de droite étaient opposés, raison pour laquelle le gouvernement a dû demander un vote de confiance, prévoient, entre autres, un «registre des sans-abri» qui seront fichés par le ministère de l'Intérieur.

    Le Figaro - 14 mai 2009

    VIVA ITALIA !

  • Dieudonné a déposé sa liste anti-sioniste au ministère de l'Intérieur

    Dieudonné a déposé mercredi au ministère de l'Intérieur son unique liste "anti-sioniste" pour les européennes du 7 juin en Ile-de-France.

    "Tout le monde a bien compris que la politique actuelle était paralysée par une mafia. Nous sommes là pour libérer la France de cette mafia. Donc nous irons jusqu'au bout de ce combat", a déclaré Dieudonné.

    "Je crois que notre combat est important ici, indispensable. C'est pour cela que nous le mènerons jusqu'au bout. Nous avons d'ores et déjà gagné de toute façon", a-t-il dit.

    Dieudonné était venu avec les principaux membres de sa liste à bord d'un bus avec lequel ils entendent mener campagne. Leur véhicule a été stoppé par la police à quelques centaines de mètres du ministère de l'Intérieur, qu'ils ont finalement rejoint à pied.

    Lui et ses partisans estiment avoir déjà atteint leur objectif, notamment médiatique, après la polémique déclenchée par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, qui a évoqué la possibilité de faire interdire la liste de Dieudonné, qu'il a qualifiée "d'antisémite".

    "Aujourd'hui beaucoup de gens qui n'ont jamais fait l'effort de prendre leur carte d'électeur, pensent que les élections ne servent à rien. Ce sont des jeunes. On a un gros potentiel et ce n'est pas "one shot". On ne va pas s'arrêter aux européennes. Ce n'est que le début du combat. Nous sommes entrés en résistance", a de son côté déclaré l'essayiste polémiste et ex-membre du Front national Alain Soral.

     AFP. 13/05/09

  • Le Pape face au cri des enfants du camp d'Aïda, à Bethléem

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    Grillages, barbelés, mirador et mur de séparation - 13 mai 2009
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    Enfants du camp d'Aïda - 13 mai 2009
    Au pied du mur de séparation, Benoît XVI a passé une heure mercredi 13 mai au coeur du camp de réfugiés palestiniens d’Aïda. À cette occasion, le président Abbas a lancé un appel direct aux Israéliens pour la paix

    Sofia a 16 ans, de grands yeux verts. Pour l’occasion, elle a mis une magnifique robe traditionnelle palestinienne, rouge et or. Sofia danse devant Benoît XVI, dans la cour de l’école des Nations unies. Que voudrait dire au Pape cette jeune Palestinienne, née ici, dans le camp d’Aïda ?

    « Que nous sommes des enfants, et que nous voulons avoir la même vie que les enfants du monde entier. » Sofia regarde ensuite le mur, construit par les Israéliens, qui se dresse, avec son imposant mirador, à quelques mètres de l’école qui accueille le pape. Cette école qui accueille Benoît XVI se trouve tout près du check-point. Plusieurs fois détruite, elle est devenue l’un des endroits les plus dangereux du camp.

    Sofia ne connaît pas la terre de sa famille, en Israël, de l’autre côté de Jérusalem : « Je ne peux pas y aller. Je veux être journaliste, pour pouvoir raconter », affirme-t-elle avec ses grands yeux décidés. Son amie préférerait, elle, devenir ingénieur : « Oui, pour construire des maisons. »

    « Nous voulons leur montrer qu’il y a un avenir possible, explique Mokacem, leur maître de danse, que l’on peut sortir des idées toutes faites sur la violence et l’horreur. » La musique mélange Beethoven, puis le son du muezzin et des battements de cloche : « Pour montrer que nous pouvons vivre ensemble, musulmans et chrétiens. »

    Devant le pape, les jeunes danseurs virevoltent, portant au-dessus de leurs têtes des clés géantes, symboles, pour les réfugiés, des maisons perdues. La famille de Mokacem est dans l’autre camp, celui de Deiheisha, où Jean-Paul II s’est rendu en 2000.

    « La visite du Pape, les vieux nous en ont parlé pendant longtemps, c’est important », explique le jeune homme, musulman comme tous les habitants du camp. Mokacem n’attend rien de « magique » de la venue de Benoît XVI. Simplement, le geste lui fait plaisir : « Un homme aussi grand dans la religion, qui prend de son temps pour venir nous voir, c’est une marque de respect et une chance, on lui montre un peu de notre vie et de ce que l’on est. »

    À quelques mètres de là, tout contre le mur, Sofia montre l’emplacement de la première estrade, celle que les responsables du camp avaient d’abord prévue pour le pape, et qu’ils ont dû enlever, à la demande des Israéliens, car elle était trop "collée" au mur... L’emplacement est cependant resté, symbolique, avec ces quelques mots « Welcome Pope in Aida camp ».


    Les témoignages se succèdent devant le pape, dans ce pauvre décor, détaillant les difficultés de la vie au camp. Benoît XVI écoute, attentif, touché. Entre deux saynètes avec des enfants, un responsable cite le poète Mahmoud Darwich : « Nous ne voulons plus être des victimes, mais seulement des gens ordinaires. »

    Des ballons noirs, portant le nom des villages rasés en 1948 à la création de l’État d’Israël, sont lâchés. Abirtad, une croix autour du cou, brandit le portrait de son mari, Fadi, 29 ans, arrêté par l’armée israélienne il y a trois mois. « Nous ne savons même pas quelles sont les charges retenues contre lui. Peut-être que le pape peut nous aider », veut-elle croire. Puis Benoît XVI a échangé quelques mots avec deux familles de prisonniers palestiniens...
    Isabelle DE GAULMYN et Karim LEBHOUR, à Bethléem


    La-Croix.com - 13 mai 2009
    En cage comme des animaux...