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  • Climat tendu avant le discours d'Ahmadinejad à l'ONU

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    Le président Ahmadinejad écoute le discours d'Obama le 23 septembre 2009 à l'ONU
    (Cliquez sur les photos pour les voir en entier)

    Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'apprêtait mercredi à monter la tribune de l'ONU dans un climat tendu entre l'Iran et les grandes puissances, qui recherchent une réponse commune au défi nucléaire posé par la République islamique.

    Le dirigeant ultra-conservateur, qui a multiplié les provocations envers l'Occident ces derniers jours, devrait délivrer un "message de paix", selon l'un de ses collaborateurs.

    Il devrait s'exprimer dans un climat tendu. L'entourage du président français, Nicolas Sarkozy, a indiqué que les délégations des vingt-sept pays de l'Union européenne (UE) pourraient quitter la salle de l'Assemblée générale pendant le discours en cas de "provocation" de M. Ahmadinejad.

    La délégation canadienne a prévenu qu'elle quitterait la salle au moment du discours, afin de protester contre les nouvelles dénégations de l'Holocauste par le président iranien.

    Des centaines de manifestants, plantés devant le siège de l'ONU à New York, avaient commencé dans la matinée à dénoncer les violences commises en Iran après la réélection contestée de M. Ahmadinejad en juin.

    Les délégués ne s'attendent pas à ce que le dirigeant iranien change d'un iota sa ligne intransigeante sur son programme nucléaire, qui concentre les inquiétudes des grandes puissances.

    Celles-ci soupçonnent depuis 2002 l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil, ce que Téhéran nie farouchement, proclamant son droit à enrichir de l'uranium.

    Malgré l'impasse, la négociation à haut niveau doit reprendre le 1er octobre à Genève, après quatorze mois d'interruption.

    L'Iran a fini par répondre à la main tendue par le président américain Barack Obama, mais refuse de mettre sur la table son programme nucléaire.

    Le temps presse pour la diplomatie. Certains analystes estiment que l'Iran pourrait n'être qu'à quelques mois de la capacité de fabriquer une bombe et Israël a prévenu qu'il empêcherait cela, au besoin militairement.

    L'Iran commettrait "une erreur tragique" s'il persistait, a lancé M. Sarkozy à la tribune. Il avait fixé un peu plus tôt à décembre la date-limite pour des négociations.

    AFP.23.09.09

  • Insémination post-mortem interdite

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    Fabienne Justel, 39 ans

    Fabienne Justel se dit «révoltée». Le ministère public a demandé mercredi en fin de matinée le rejet de la requête de cette veuve de 39 ans qui tente d'obtenir le droit d'utiliser le sperme congelé de son époux décédé. Cette demande a peu de chance d'aboutir, puisque la loi française interdit toute insémination post-mortem.

     La décision du tribunal de grande instance de sera rendue le 15 octobre.

     

    L'épouse du donneur décédé, qui souhaite se faire inséminer à l'étranger, avait assigné en justice à la mi-août le Cecos de Rennes, d'études et de conservation des oeufs et du sperme. Alors qu'il se savait malade et condamné, , son second mari, avait fait plusieurs dépôts dans la banque de sperme du Cecos, en vue de ce projet commun. Il est décédé il y a plus d'un an.

    «J'encourage le tourisme procréatif et à se diriger vers l'étranger»

    Après sa mort, «lorsque le Cecos m'a dit qu'il lui était impossible de me restituer les paillettes, j'ai été anéantie parce que jamais on nous avait parlé de cette éventualité», a dit Fabienne Justel. Car selon elle, si elle avait été informée, le dépôt de sperme aurait été effectué dans un autre pays. Le chef de service du Cecos, rattaché au CHU de Rennes, s'est seulement engagé à ne pas détruire les gamètes de son mari, comme la loi le lui permet.

    «En refusant la restitution des paillettes, on ne porte pas atteinte à une disposition légale», a estimé à lissue de l'audience Cécile Vivien, vice-procureure chargée du parquet civil. «Il n'y pas de trouble manifestement illicite» qui justifierait la demande en référé déposée par l'épouse du donneur décédé, a fait valoir la magistrate.

    Fabienne Justel, visiblement éprouvée, a déclaré : «J'aurais voulu prendre la parole. J'étais révoltée. J'encourage le tourisme procréatif et à se diriger vers l'étranger.» 

     Mère de trois enfants d'un premier mariage, elle a écrit aux parlementaires pour les sensibiliser et a reçu de «très nombreuses réponses». Ses beaux-parents ont saisi le président Nicolas Sarkozy. Il leur a été répondu qu'une dérogation n'était pas possible.

    Le Parisien - 23 septembre 2009

  • Simone Veil soutenait la candidate bulgare

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    Irina Bokova

    L'ancienne ministre française et rescapée d'Auschwitz Simone Veil a défendu lundi la candidature de la bulgare Irina Bokova à la direction de l'Unesco, jugeant que celle-ci était garante "d'ouverture" et la "mieux qualifiée" face au favori égyptien Farouk Hosni.

    L'Unesco "a besoin de rassembler les peuples et les cultures, de travailler dans un climat de tolérance et de concorde, au-delà des différences. Madame Bokova a sur ce point des idées bien ancrées et fort justes. Pour cette raison, je pense qu'elle est la mieux à même de conduire l'Unesco dans les années à venir", déclare Mme Veil dans un entretien mis en ligne lundi sur le site du quotidien Libération.

    Agée de 57 ans, ambassadrice de son pays auprès de l'Unesco, Mme Bokova est arrivée en deuxième place au 3e tour samedi de désignation du nouveau directeur général de l'organisation. Les désistements dimanche de l'Autrichienne Benita Ferrero-Waldner, puis de Mme Baki, ouvrent la voie à une compétition serrée au quatrième tour lundi soir.

    La candidature de M. Farouk Hosni, initialement grand favori, est dénoncée depuis des semaines par des organisations juives et des intellectuels, qui l'accusent notamment de prises de position antisémites et anti-israéliennes.

    "Les déclarations de monsieur Hosni sur les livres écrits en hébreu et sur les juifs en général suscitent chez moi beaucoup d'interrogations. Certes, il a récemment tenu des propos différents. Mais la teneur de ses propos change pour ainsi dire tous les jours", déclare encore Mme Veil, qui est présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

    AFP. 21.09.09

  • UNESCO: Farouk Hosni victime de la cabale sioniste

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    Farouk Hosni, ministre égyptien de la Culture 

    Farouk Hosni, l'Egyptien battu pour le poste de directeur général de l'Unesco, a dénoncé mercredi un scrutin "politisé" et les "pressions sionistes", en réponse aux intellectuels et associations juives qui l'accusent d'antisémitisme et se sont félicitées de sa défaite.

    Longtemps favori, le ministre égyptien de la Culture a été devancé, mardi soir, par une diplomate bulgare, Irina Bokova, qui deviendra la première femme directrice générale de l'institution de l'ONU chargée de l'éducation, de la science et de la culture.

    "Le candidat égyptien avait contre lui tous les journaux et les pressions sionistes", a déclaré à propos de lui-même Farouk Hosni à des journalistes à son retour au Caire, critiquant un scrutin "politisé" ainsi que l'influence, selon lui, des Etats-Unis.

    La presse et les intellectuels égyptiens employaient mercredi des termes similaires pour exprimer leur déception.

    En revanche, les organisations juives et les intellectuels qui s'étaient battus contre la candidature Hosni, saluaient mercredi une "victoire de la raison" après le choix d'Irina Bokova, selon le terme de Shimon Samuels, directeur du Centre Simon Wiesenthal, qui lutte contre l'antisémitisme.

    "L'Unesco vient d'échapper à un scandale, à un désastre moral", a déclaré sur la radio France Inter le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel. Il s'agit d'une "victoire de la morale sur la realpolitik", a estimé le philosophe français Bernard-Henri Lévy sur la radio RTL.

    Les deux intellectuels avaient accusé M. Hosni, ministre de la Culture depuis plus de 20 ans dans son pays, d'être coutumier des déclarations antisémites et anti-israéliennes, et de représenter un régime pratiquant la censure.

    Les accusations contre Farouk Hosni, qui avait notamment déclaré qu'il "brûlerait lui-même" les livres israéliens qu'il trouverait en Egypte, ont semé le trouble dans les capitales occidentales. Plusieurs étaient pourtant enclines à soutenir sa candidature au nom du rapprochement avec le monde arabo-musulman.

    AFP. 23.09.09

  • VIDEO Ahmadinejad: sa réponse cinglante à Sarközy

    http://www.dailymotion.com/video/xaktl6_ahmadinejad-interview-france2-22092_news

    Interview du président iranien Mahmoud Ahmadinejad sur France 2 le 22 Septembre 2009.

    Petit rappel : "Selon le sondage réalisé par l'institut WorldPublicOpinion.org (WPO) : Pour 83 % des Iraniens, Ahmadinejad est un président légitime." France24

  • Dieudonné: un an de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende ont été requis à l'encontre de l'humoriste

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    Dieudonné s'entretient avec son avocat, Me Jacques Verdier, le 22 septembre 2009
    (Cliquez sur la photo)

    Un an de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende ont été requis à l'encontre de l'humoriste Dieudonné jugé mardi par le tribunal correctionnel de Paris pour "injures raciales" pour avoir remis sur la scène du Zénith "le prix de l'infréquentabilité" à l'historien révisionniste Robert Faurisson.

    "En tournant en dérision, en avilissant sciemment, avec une dose de sadisme, les souffrances que la communauté juive a endurées, il m'apparaît que Dieudonné M'Bala M'Bala a blessé, humilié" cette communauté, a estimé le procureur de la République, Anne de Fontette, dans ses réquisitions.

    L'humoriste est jugé pour avoir fait remettre par une personne déguisée en déporté juif le 26 décembre sur la scène du Zénith de Paris un "prix de l'infréquentabilité et de l'insolence" à Robert Faurisson.

    Sur plainte de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), Dieudonné était également cité à comparaître, tout comme M. Faurisson, pour "contestation de l'existence d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité" lors de la même soirée. Le parquet n'avait pas retenu ce motif de poursuite.

    A propos de cette soirée, l'humoriste a livré un discours contradictoire oscillant entre revendication de son geste, qu'il a qualifié d'"attentat humoristique", et tentative d'en relativiser la portée.

    Invoquant sa "liberté d'expression", il a totalement assumé une démarche décrite comme "système de promotion de son humour" destinée à susciter le débat dans la société "lorsqu'on n'a pas les moyens de se faire entendre".

    "Je continuerai à faire ce que je fais sur scène", a-t-il assuré.

    Il a par ailleurs affirmé qu'il ne connaissait pas les thèses révisionnistes de M. Faurisson, absent à l'audience, concernant l'Holocauste mais uniquement ses propos mettant en doute le rôle du port sénégalais de Gorée dans le système de la traite des Noirs.

    "C'est son infréquentabilité que j'ai mise en scène et pas le contenu de son discours. Le négationnisme, ça ne me concerne pas; je ne sais pas trop ce qu'est le révisionnisme", a-t-il déclaré.

    Dieudonné a déjà été condamné à plusieurs reprises pour ses provocations. La cour d'appel de Paris avait ainsi confirmé le 26 juin 2008 la condamnation de l'humoriste pour avoir assimilé en 2005 la mémoire de la Shoah à de la "pornographie mémorielle". La cour d'appel l'avait également condamné le 15 novembre 2007 pour avoir tenu en 2004 des propos où il comparait les "juifs" à des "négriers".

    Le jugement a été mis en délibéré au 27 octobre

    AFP. 22.09.09