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  • Des milliers de chrétiens célèbrent Noël à Bethléem

    AFP - le 24 décembre 2009, 18h52

    Des milliers de chrétiens affluaient jeudi à Bethléem, cité où Jésus Christ est né selon les Evangiles, pour y célébrer Noël, des festivités cependant ternies par les restrictions causées par l'occupation israélienne.

    Un défilé de scouts au son des flûtes, tambours et cornemuses, a donné le coup d'envoi des festivités sur la place de la Mangeoire, où régnait une ambiance de carnaval, avec marchands de barbe à papa et de ballons de baudruche.

    Dans la basilique de la Nativité, qui donne sur la place, des moines chantaient des cantiques tandis que des centaines de pèlerins attendaient de pouvoir pénétrer dans la grotte où Marie aurait donné naissance à Jésus.

    Les fêtes de Noël à Bethléem culmineront dans la nuit de jeudi à vendredi avec la messe de minuit, qui sera célébrée par le Patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, dans l'Eglise Sainte-Catherine, qui jouxte la basilique, en présence du président palestinien Mahmoud Abbas, du Premier ministre Salam Fayyad et des consuls généraux dans la ville sainte.

    "C'est ici où Dieu nous a donné son fils (Jésus) et c'est un moment privilégié pour moi, de m'y trouver avec toute ma communauté", confie Juan Cruz, 27 ans, de Mexico.

    Le retour en masse des pèlerins pour la troisième année consécutive a donné un coup de fouet à l'économie de cette ville de Cisjordanie qui avait été gravement affectée par la seconde Intifada, déclenchée en septembre 2000, les les violences ayant fait fuir les visiteurs.

    "Nous nous apprêtons à recevoir les pèlerins avec des lampions et des guirlandes mais notre petite ville, qui devrait être un symbole d'amour et de paix, attend toujours la paix", déplore le maire Victor Batarseh.

    Si le calme règne et si l'armée israélienne s'abstient, en règle générale, de pénétrer dans cette ville sous statut autonome, les barrages militaires à l'entrée de Bethléem et la muraille qui sépare la ville de Jérusalem-est annexée, rappellent la poursuite de l'occupation.

    Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", cette barrière, qui doit s'étendre à terme sur plus de 700 km, est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens.

    "Je savais que le "mur" existait, mais venir à Bethléem et le voir en vrai, c'est autre chose", confie Stephen Beckmyer, un Canadien de 22 ans.

    "C'est très triste que les gens vivent derrière des murs et aient tout le temps à passer ces contrôles de sécurité."

    Jadis majoritaires, les chrétiens ne représentent plus que 20% des 180.000 habitants de Bethléem et des localités limitrophes, précise M. Batarseh, qui note que 280 familles sont parties rien que ces trois dernières années.

    Le nombre de touristes à Bethléem a atteint le chiffre de 1,6 million en 2009, a indiqué la ministre palestinienne du Tourisme Khouloud Douaibess, qui s'attend à la visite de 15.000 pèlerins pour Noël.

    Mais la manne touristique a surtout profité à Israël, l'écrasante majorité des visiteurs logeant hors de la Cisjordanie, selon elle.

    Comme en 2008, 300 chrétiens palestiniens de la bande de Gaza, sur les 2.500 que compte ce territoire, ont été autorisés à célébrer Noël en Cisjordanie et y séjourner durant les fêtes, a annoncé l'armée israélienne.

    Le Patriarche latin de Jérusalem a déploré mardi l'échec du processus de paix au Proche-Orient, dans son traditionnel message de Noël, tout en mettant en garde contre toute forme de désespoir.

    "En dépit des efforts méritoires des politiciens et des hommes de bonne volonté pour trouver une solution au conflit en cours, chacun d'entre nous, Palestiniens et Israéliens, avons échoué à obtenir la paix", a déclaré Mgr Twal, 68 ans, la plus haute autorité catholique romaine en Terre sainte.

    Le Matin ch - 24.12.09

  • RER C: l'automobiliste écroué à Fresnes

    Accusé d'avoir provoqué indirectement le déraillement d'une rame du RER C, alors qu'il était ivre et drogué, il a été placé en détention provisoire. Jeudi, Nicolas Sarkozy a décoré les conducteurs du train accidenté dimanche.

    Falil, l'automobiliste qui a provoqué indirectement le déraillement dimanche d'une rame de train de la banlieue parisienne, faisant 36 blessés et perturbant fortement le trafic, a été écroué mercredi à la prison de Fresnes, en détention provisoire.

    Un peu plus tôt dans la journée, il avait été mis en examen pour «blessures involontaires» aggravées par un «état alcoolique» et un «délit de fuite», «défaut d'assurance et falsification», «conduite sous l'emprise de stupéfiants» et «dégradations des voies et installations ferroviaires».

    Devant le juge des libertés et de la détention, Falil a assuré, comme le raconte Le Parisien, «reconnaître la gravité des faits». Mais il ajoute : «Un accident ça peut arriver à tout le emonde. Je suis désolé pour les victimes. La route était verglacée. Je ne suis pas un criminel». Devant le juge, il a plaidé sa cause : «Je ne vais pas recommencer, je ne risque pas, je vais avoir un retrait de permis. Et ça ne va pas arranger ma situation si je vais en détention, dans la mesure où je suis en recherche d'emploi». L'homme assure en effet avoir une promesse d'embauche.

    Le Figaro - 24.12.09

  • Les Chrétiens de Gaza n'ont pas le coeur à la fête

    AFP. 24.12.09- Noël, cette année, ne sera pas festif pour la petite communauté chrétienne de Gaza où, un an après, le souvenir de l'offensive dévastatrice de l'armée israélienne hante toujours les esprits.

    "L'ambiance n'est pas à la fête pour célébrer Noël parce que cela coïncide avec l'anniversaire de la guerre, qui a été douloureuse", regrette Iyyad Sayegh, un pharmacien de 39 ans. "Nous allons nous en tenir aux célébrations religieuses et aux prières à l'église, mais aussi à quelques visites au parents et aux amis."

    A l'instar du reste de la population, les 2.500 chrétiens du territoire, principalement orthodoxes, ont souffert de l'offensive contre le Hamas (27 décembre-18 janvier), qui a fait plus de 1.400 morts palestiniens.

    Cette guerre, qui a fait 13 morts côté israélien, avait pour objectif de réduire le nombre de roquettes tirées par les groupes armés palestiniens contre le territoire israélien.

    Les chrétiens de Gaza, dont le nombre se réduit comme peau de chagrin pour cause d'exode vers l'étranger, sont aussi très éprouvés par le strict blocus imposé par Israël après la prise de pouvoir du parti islamiste en juin 2007, qui accentue les difficultés dans ce territoire exigu et pauvre où vivent 1,5 million de personnes.

    Présents et décorations sont rares en cette fin d'année dans les boutiques de Gaza. La plupart ont été acheminés d'Egypte par les tunnels de contrebande creusés pour contourner le blocus.

    "Certains de ces cadeaux ont été amenés d'Egypte via les tunnels car les points de passages sont fermées", explique Emad Barakat, 20 ans, qui tient un petit magasin du centre.

    Petite soupape de décompression, les autorités israéliennes accordent cette année encore 300 permis aux chrétiens de Gaza pour assister à la messe de minuit à Bethléem, alors que 750 personnes du territoire en ont fait la demande.

    Iyyad Sayegh comptait faire le voyage, mais il a dû renoncer, sa femme n'ayant pas obtenu de permis car elle a moins de 35 ans.

    Cette année, l'ambiance a été encore ternie par l'absence d'accord entre Israël et le Hamas autour de la libération du soldat israélien Gilad Shalit, détenu par le mouvement islamiste depuis plus de 3 ans, en échange de centaines de Palestiniens détenus en Israël.

    De nombreux Gazaouis espéraient qu'un tel échange aurait lieu ces jours-ci, et se réjouissaient à l'avance de la perspective de retrouver leurs proches, qu'ils n'ont pu voir pour certains depuis le début du blocus, il y a deux ans et demi.

    "Malheureusement, nous n'avons rien eu pour Noël cette année", regrette Tarek Abou Diya, qui tient une boutique de souvenirs dans le centre de Gaza. "La situation politique et la question des prisonniers a pris le pas sur tout le reste", ajoute-t-il.

    "La vraie fête aura lieu lorsque nous briserons le blocus", clame Samir Abou Elias, 55 ans, qui refuse de fêter Noël cette année alors que des centaines de personnes vivent encore dans des tentes, leurs maisons ayant été détruites pendant la guerre.

    "Pour moi et ma famille, il n'y aura rien, ni douceurs, ni arbre de Noël ni même de visites à la famille. Comment pouvons-nous faire la fête alors que des gens vivent sous des tentes."
     

  • Enfant brûlé: le suspect meurt dans sa cellule incendiée

    Soupçonné d'avoir grièvement brûlé le petit garçon de sa concubine et incarcéré en Isère, un homme de 23 ans est mort dans la nuit de mercredi à jeudi après avoir vraisemblablement mis le feu à sa cellule de la maison d'arrêt de Varces. "C'était un fumeur et il a, semble-t-il, mis le feu à sa cellule", a déclaré une source judiciaire, précisant que les pistes de l'accident ou du suicide étaient envisagées.

    Les surveillants ont découvert le détenu, seul en cellule, vers 1 heure du matin. Il a été transporté à l'hôpital Michalon de Grenoble, où il est décédé au petit matin. Une autopsie a été ordonnée.

    Le petit garçon toujours dans un état préoccupant

    Mardi soir, cet homme, déjà condamné pour vols, avait été mis en examen pour "violences sur mineur de 15 ans ayant entraîné une mutilation" et placé en détention provisoire. La justice le soupçonnait d'être à l'origine des brûlures au 3e degré dont avait été victime le fils de sa concubine, âgé de deux ans, même s'il a affirmé devant le juge qu'il s'agissait d'un "accident domestique".

    La mère de l'enfant a été, pour sa part, mise en examen pour "non assistance à personne en danger" et placée sous contrôle judiciaire. Elle avait conduit son petit garçon aux urgences de l'hôpital de Grenoble dimanche matin, alors que l'incident s'était déroulé la veille à Echirolles. La jeune femme avait dans un premier temps déclaré aux enquêteurs qu'une casserole de café s'était accidentellement renversée sur son fils avant de mettre en cause son concubin. L'état de santé du garçonnet, brûlé sur 50% de son corps et qui doit subir de multiples greffes, est toujours jugé préoccupant.

    Par TF1 News (d'après agence) le 24 décembre 2009
  • Les chrétiens orthodoxes sont persécutés en Turquie

    Le patriarche Bartholomée 1er estime que les orthodoxes vivant en Turquie se sentent parfois «crucifiés».

    Une interview de Bartholomée Ier diffusée sur la chaîne de télévision américaine CBS, dimanche dernier, a déclenché un tollé en Turquie. En évoquant la communauté orthodoxe grecque du pays et les difficultés auxquelles elle est confrontée, le patriarche œcuménique de Constantinople déclare que ses membres y sont «traités (…) comme des citoyens de seconde classe» et que «nous n'avons pas le sentiment de bénéficier de tous nos droits en tant que citoyens turcs». Au journaliste qui lui suggère de quitter la Turquie, le leader spirituel du monde orthodoxe répond qu'il s'agit «d'une terre sainte et sacrée» : «Nous préférons rester ici, même si nous sommes parfois crucifiés.» Et d'ajouter que, personnellement, il lui arrive également de se sentir «crucifié». C'est cette métaphore christique, abondamment critiquée par le parti islamo-conservateur au pouvoir (AKP, Parti de la justice et du développement) mais aussi par l'opposition nationaliste, qui se retrouve au cœur de la polémique.


     

    Des discriminations perdurent

     

    Sans mettre en cause les doléances de Bartholomée Ier, Ahmet Davutoglu, le ministre turc des Affaires étrangères, a jugé que «la comparaison avec la crucifixion (était) extrêmement regrettable», espérant qu'il s'agissait «d'un lapsus involontaire». Abdullah Gül, le président de la République, s'est dit en accord avec la déclaration du chef de la diplomatie. Plus virulent, Kürsat Tüzmen, un des responsables de l'AKP, a jugé qu'«une personne aimant réellement son pays doit être plus responsable».

    À contre-courant de ce flot de condamnations, plusieurs voix s'élèvent pour défendre le patriarche. Si, sans surprise, le ministère grec des Affaires étrangères a estimé que «le respect de la liberté religieuse et le droit des minorités» constituaient des «obligations» essentielles que la Turquie devait remplir pour adhérer à l'Union européenne, de nombreux commentateurs turcs sont également montés au créneau. Ainsi, pour l'éditorialiste Mehmet Ali Birand, «l'État» qui a longtemps perçu «le Patriarcat comme une institution ourdissant des plans pour diviser la Turquie (…) a crucifié le patriarche».

    Victimes tout au long du XXe siècle de l'hostilité de la République turque envers les non-musulmans, les Grecs orthodoxes ne sont plus que 2 500 en Turquie. En dépit de l'arrivée au pouvoir en 2002 du parti musulman conservateur de l'AKP qui, contrairement aux gouvernements précédents, montre un intérêt pour le sort des minorités, des discriminations perdurent. Ankara nie toujours le caractère œcuménique du Patriarcat, ne lui reconnaissant qu'une autorité sur la minuscule communauté locale. Et le séminaire orthodoxe de Halki, crucial pour former les métropolites et garantir la succession de Bartholomée Ier, attend sa réouverture depuis trente-huit ans.

    Le Figaro - 24.12.09

  • Le Grand Rabbinat déclare la guerre au Père Noël

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    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
    Le Grand Rabbinat dénonce les décorations de fête des commerces israéliens.

    Le père Noël n'est pas en odeur de sainteté auprès du Grand Rabbinat en Israël. Comme chaque année, les propriétaires d'hôtels, de restaurants et autres lieux publics ont été prévenus que mieux valait pour eux éviter d'utiliser des sapins, des chapeaux rouges et autres poupées en forme de père Noël dans leur décoration à l'approche des fêtes de fin d'année. Cet avertissement a été assorti d'une menace à peine voilée. «Nous envisageons de rendre publique une liste des établissements qui passeront outre et d'appeler ensuite à les boycotter», a affirmé à la presse Ofer Cohen, directeur du «lobby pour les valeurs juives» du Rabbinat.

    Autrement dit, les restaurants contrevenants pourraient se voir retirer leur certificat de «cacheroute» délivré par le Grand Rabbinat, qui vérifie périodiquement que la cuisine servie répond aux strictes exigences des lois alimentaires du judaïsme. Se voir retirer ce précieux document pourrait contraindre des établissements, notamment à Jérusalem, à fermer leurs portes, faute de pouvoir accueillir les juifs observants. À noter que l'offensive du Grand Rabbinat concerne également le réveillon de la Saint-Sylvestre, beaucoup plus fêté que Noël.

     

     

    Sur le front diplomatique, les anathèmes lancés par le Grand Rabbinat ont provoqué cette année quelques remous. L'ambassade d'Israël au Vatican a reçu des appels d'ecclésiastiques, de médias chrétiens qui ont demandé quelques explications. Plus inquiétant : des membres du Congrès américain se sont adressés aux diplomates israéliens en poste à Washington pour exprimer leurs réserves, selon le quotidien Yédiot Aharonot. Le dossier est ensuite monté en «haut lieu» au ministère des Affaires étrangères qui s'est adressé au Grand Rabbinat. Soucieux d'éviter une crise, son directeur général Oded Weiner a tenté d'arrondir les angles. Il a précisé que des fêtes de fin d'année pourraient avoir lieu dans des hôtels sans que leur certificat de «cacheroute» soit sur la sellette à condition que ces réveillons soient organisés dans des pièces fermées.

    Le Figaro - 23.12.09

  • JOYEUX NOËL - TROIS NATIVITES

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     Philippe de Champaigne (1602-1674) - Musée de Lille
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    Zanobi Strozzi et Guido di Pietro (Fra Angelico) - 1440
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    Lorenzo Costa (1460-1535) - Musée de Lyon
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  • Un jeune arrache avec ses dents le doigt d'un policier

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    (Cliquez sur la photo)
    Un adolescent de 16 ans a mordu et arraché le doigt d'un policier, hier soir, à Versailles, révèle leparisien.fr. Il doit être déféré demain devant le parquet pour mineurs de Versailles.

    Aux environs de 18 heures, hier une patrouille de la Compagnie départementale d'intervention des Yvelines a contrôlé des jeunes regroupés. L'un d'eux ne s'est pas laissé faire. Il s'est débattu et finit par mordre le doigt d'un gradé, lui arrachant une phalange.

    L'adolescent a été placé en garde à vue. Le policier a été opéré pendant plus d'une heure hier soir dans une clinique spécialisée à Aubergenville. Selon leparisien.fr, les médecins sont réservés sur la réussite de la greffe du doigt.
    Le Figaro - 23.12.09