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6 Français morts - Port-au-Prince en plein chaos - Fermeture de l'aéroport

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On l'a appris tard jeudi soir : le bilan des victimes françaises du séisme à Haïti s'est alourdi pour passer à 6 morts, selon le Quai d'Orsay. Auparavant, ce bilan provisoire, s'est longtemps limité à deux décès. Il s'agit de deux Français originaires du Cantal et présents en Haïti lors du séisme pour leur travail. Leur mort a été annoncée par leur entreprise.

Par ailleurs, on reste dans l'incertitude pour beaucoup de ressortissants hexagonaux. Ils sont 1400 à vivre dans ce pays, dont 1200 à Port-au-Prince même. Environ 200 sont réfugiés à l'ambassade de France. On est sans nouvelle d'une cinquantaine d'entre eux. 91 ont été évacués jeudi vers Fort-de-France. Jeudi soir, quelque 200 ressortissants français de plus devaient être évacués de Port-au-Prince, a-t-on appris de source diplomatique dans la capitale haïtienne. Les Français devaient être évacués à bord d'un Airbus A310 vers une destination que cette source n'a pas souhaité préciser. 200 personnes seraient également ensevelies sous les décombres d'un grand hôtel, Le Montana, selon un ministre français. Du personnel consulaire français et des agents du ministère des Affaires étrangères venus de France vont seconder dans les prochains jours l'ambassadeur de France, qui a été très légèrement blessé dans le séisme.    

 L'aéroport de Port-au-Prince saturé

Moins de 48 heures après le séisme qui a endeuillé Haïti, les secours s'organisent très difficilement. Avec l'arrivée des avions de l'aide humanitaire, l'aéroport de la capitale haïtienne, qui fonctionne sans tour de contrôle, détruite par le séisme, est débordé. Au point que le gouvernement haïtien a demandé aux Etats-Unis ainsi qu'à d'autres pays de ne plus autoriser pour le moment de vols vers Port-au-Prince. "Le gouvernement haïtien nous a dit ne plus accepter de vols pour le moment dans l'espace aérien haïtien car l'aéroport de Port-au-Prince est saturé", a indiqué la porte-parole de l'autorité américaine de l'aviation civile (FAA).

Avant la fermeture de l'aéroport, les avions étrangers étaient arrivés petit à petit et tant bien que mal dans la capitale. A leur bord, des sauveteurs, des chiens, des vivres, de l'eau, du matériel, des médicaments et de quoi opérer. Les secouristes se sont rendus en priorité sur les sites où ils espérent retrouver des survivants. En raison des problèmes à celui de Port-au-Prince, la République dominicaine voisine accueille une partie de l'aide humanitaire sur son aéroport. Ce transit est censé être limité dans le temps. Beaucoup de réfugiés passent également la frontière pour bénéficier des soins médicaux.

 

 Chaos et pillage
 
Pendant que l'aéroport est engorgé par l'afflux désordonné de l'aide et des secouristes, le coeur de Port-au-Prince offre des scènes de désolation. En l'absence des Casques bleus, occupés à fouiller les ruines, et eux-mêmes touchés comme jamais auparavant, les rues de la capitale surpeuplée étaient le théâtre de pillages et de tirs. "Nous entendons de nombreux coups de feu sans pouvoir préciser d'où ils viennent. Les pillages ont commencé dans les supermarchés qui se sont écroulés partiellement", a raconté un porte-parole de l'ONG brésilienne "Viva Rio".

Dans l'espoir de stabiliser la situation, les Etats-Unis ont envoyé de nouveaux renforts militaires, en plus de ceux arrivés mercredi qui ont sécurisé l'aéroport. Le Pentagone a ordonné l'envoi en début de journée de la 82e brigade de l'armée de Terre, soit 3.500 hommes, dont une centaine doivent arriver sous peu, tandis que 2.000 Marines se préparent à partir sur un navire amphibie.

   Entre 45.000 et 100.000 morts : le bilan incertain

La secousse a fait un nombre incalculable de victimes dans les bidonvilles entourant la capitale de 2 millions d'habitants. La violence de la secousse, d'une magnitude 7, la plus forte dans ce pays depuis plus de deux siècles, fait craindre un bilan effroyable : le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, a dit redouter qu'il ne soit "bien au dessus des 100.000" décès. Le président René Préval avait parlé auparavant de plusieurs milliers de morts. "Le Parlement s'est effondré (...). Des hôpitaux se sont effondrés. Certaines écoles sont remplies de cadavres", a-t-il décrit, appelant la communauté internationale à l'aide. Dernière estimation fournie jeudi après-midi par la Croix rouge haïtienne : entre 45.000 et 50.000 morts, ainsi que trois millions de blessés ou de sans-abri. Jeudi soir, le président haïtien a annoncé qu'au moins 7000 corps avaient déjà été ensevelis.

   Les dirigeants internationaux au chevet du pays
 
Après une réunion à l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'est exprimé mercredi en fin d'après-midi pour la première fois. Il a annoncé un renforcement du dispositif d'urgence français, via notamment l'envoi deux navires militaires, dont l'un sera doté d'équipements chirurgicaux. Le chef de l'Etat souhaite également l'organisation d'une conférence internationale sur la reconstruction. Il se rendra sur place dans les semaines qui viennent.
 
De son côté, Barack Obama a chiffré l'aide américaine, qui a été renforcée ce jeudi avec notamment l'envoi de 3.500 parachutistes pour assurer la sécurité : elle se montera à 100 millions de dollars (65 millions d'euros). Le président américain a également demandé à son prédécesseur, George W. Bush, de participer aux opérations de secours aux côtés de Bill Clinton, également mis à contribution. Le Fonds monétaire international a également annoncé une aide de 100 millions de dollars.

 L'Onu lourdement frappée

La catastrophe a durement frappé la tête de l'Etat haïtien : des ministres sont portés disparus et le président du Parlement, Kelly Bastien, se trouverait dans les décombres de l'assemblée, selon Jocelerme Privert, un ancien ministre. Les organisations internationales présentes à Port-au-Prince ont elles aussi payé un lourd tribut. Le Tunisien Hedi Annabi aurait été tué dans l'effondrement du siège de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti. Un fait non confirmé par Ban Ki-moon. Ce dernier a toutefois annoncé jeudi la mort de 36 membres de l'organisation. 150 personnes sont par ailleurs portées disparues.

  La diaspora haïtienne à la rescousse
A l'étranger, la solidarité s'organise. Par exemple aux Etats-Unis, où la diaspora haïtienne est nombreuse. De nombreux sportifs de haut niveau y sont d'origine haïtienne : ils cherchent des nouvelles de leurs proches, se mobilisent, parfois avec le soutien de leurs équipes.

    Internet, réseau solidaire
Les lignes téléphoniques n'ayant souvent pas résisté au séisme, c'est par le biais de la Toile, plus robuste en cas de catastrophe, que sont arrivés les témoignages et que se sont développés les premiers appels aux dons : le principe même du web, qui avait d'ailleurs donné lieu à des recherches de la Rand Corporation pour l'armée américaine sur une forme de communication en "toile d'araignée" capable de contourner les coupures ponctuelles de réseau pour conserver les communications en cas de guerre, peut expliquer en partie ce phénomène.  Surtout, alors que les communications terrestres ont été ravagées, une liaison sous-marine par fibre optique avec le continent américain est restée opérationnelle. Voilà pourquoi c'est par Facebook et Twitter que les premières photos ont pu sortir d'Haïti - et c'est aussi sur Twitter que Wyclef Jean a lancé son appel. La police fédérale américaine a cependant mis en garde contre les arnaques sur internet, conseillant aux Américains de "redoubler de vigilance" sur les appels aux dons.

TF1 News - 14.01.10 

Commentaires

  • Sur les sites genre Figaro, on ne s'est jamais autant intéressé aux victimes d'un tremblement de terre ; jamais.
    La raison est assez facile à deviner ; voilà le genre de commentaires qui est relayé complaisamment sur ces sites :

    " ce debat sur l identite nationale et en particulier sur l'immigration est indécent ,au moment ou Haiti est frappee par cette catastrophe ,comment peut on en vouloir aux immigrés a vouloir fuire cette misere alors que nous sommes bien installes au chaud dans nos fauteuils a vomir sur ces pauvres diables qui ne souhaitent que l'espoir d'une vie meilleure mais dans ce monde liberal capitaliste ...qu'ils se demerdent.. l

    Les idiots utiles qui écrivent ce type de commentaires ne se posent pas la question de savoir pourquoi ces population sont dans la misère (outre le fait que ce ne sont pas les tremblements de terre qui sont à l'origine de l'état de cloaque de ces pays).
    Si ces populations ne s'en sortent pas , en les important dans les pays où les peuples s'en sortent, tous les pays deviendront des pays du tiers-monde et perdront leurs identités ; je sais , c'est dit et redit , mais on ne le dit jamais assez.

  • Oui, Catherine, c’est aveuglant : les mondialistes se servent, sans aucune honte, de ce tremblement de terre pour déverser leur propagande haineuse et anti-nationale. D’ailleurs on en voit bien la contradiction : d’habitude, ils n’ont aucune considération pour la nationalité, pour justement dénigrer les Français. Là, ils cherchent à nous apitoyer sur le fait que ces victimes seraient, selon, eux, des Français. Or la contradiction éclate quand ils parlent de SIX victimes alors qu’il y en aurait des milliers. Comment, cette fois, ce seraient des milliers de victimes qui ne compteraient pas sous prétexte qu’elles ne seraient pas françaises !
    J’espère que les Français vont se rendre compte de cette opération de bourrage de crâne, organisée à la faveur de cette catastrophe !

    Une seule chose m’étonne : ils n’ont pas eu le culot de nous expliquer que ce tremblement de terre était dû au réchauffement climatique !

  • Ils ne sont pas Français, ils n'aiment ni les Français ni la France, nous n'avons plus rien à voir avec eux, les "Zamériques" sont plus proches, qu'il s'y réfugient
    Nous les aimons de loin, c'est plus prudent.

  • @Catherine : En effet, ces démons utilisent tous les événements qui peuvent servir à leur entreprise. J'en profite pour vous saluer et vous dire que j'ai été supris par cette affaire de filtrage d'adresse IP et que comme Gaëlle et beaucoup d'habitués j'apprécie vos commentaires.

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