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Alexandre Bortnikov, directeur du FSB (Cliquez sur la photo)
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Un acte de guerre contre la Russie
Moscou, 29 mars 2010 (Cliquez sur la photo)Libres propos de Xavier MoreauOn retrouvera sans doute derrière cet acte, des terroristes caucasiens, peut-être tchétchènes ou ingouches, mais cela n’a guère d’importance. La situation en Tchétchénie est normalisée, et un attentat à Moscou, aussi sanglant soit-il n’a aucune chance de déstabiliser le pouvoir tchétchène. Il faudrait pour cela, s’en prendre directement au Président Khadirov. Ce n’est donc pas une action des indépendantistes, dans un but de reconnaissance politique.
Cette opération est un acte de guerre contre la Russie, sans autre mobile que de déstabiliser son administration. Elle a été planifiée avec soin comme le confirme la simultanéité des attaques et la présence de femmes accompagnant les deux kamikazes. Les deux stations visées sont également symboliques, l’une correspond au siège du FSB, l’autre à l’agence de presse gouvernementale, RIA Novosti.
Cette constatation réduit les possibilités sur le ou les instigateurs présumés. La Russie ne manquera certainement pas de soupçonner son voisin géorgien, qu’elle accuse d’abriter des camps de terroristes, notamment dans les gorges de Pankisi. Le Président géorgien, abandonné peu à peu par l’Occident, chercherait ainsi à provoquer la Russie, en entraînant une riposte militaire, qui le ferait passer de nouveau pour une victime de « l’impérialisme russe ». Ce serait un élément supplémentaire pour maintenir la Géorgie dans un état de crise permanent, et de tenter ainsi de sauver son pouvoir chancelant.
Les services de sécurité intérieure russes ont été très efficaces ces dernières années pour retrouver les auteurs des différents attentats qui ont frappé la Russie. Il y a de fortes chances qu’ils réussissent une nouvelle fois à identifier les terroristes. Si la piste géorgienne s’avère être la bonne, il faut souhaiter que la Russie ne tombe pas dans le piège qui lui est tendu.
NPI - 29 mars 2010
Ndb: Le FSB (ФСБ) ou « Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie », en russe Federalnaïa Sloujba Bezopasnosti Rossiyskoï Federatsii (Федеральная служба безопасности Российской Федерации) est un service secret de la Russie, chargé des affaires de sécurité intérieure. Le FSB est le principal successeur de l'ancien KGB, dissous en novembre 1991 après le putsch de Moscou.
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Insulte au drapeau: la réponse de la FNAC
Nous vous avions alerté ici du sort réservé au drapeau français pour un concours de photographie organisé par la FNAC.
Devant les réactions provoquées par cette information parue sur notre site dès le 20 mars, la FNAC a réagit en communiquant cette réponse :« J’ai bien pris note de votre message relatif à la parution dans le quotidien Métro du 19 mars dernier, d’un article sur le Marathon photo de la Fnac Nice. Si la photo retenue dans cet article vous a choqué, vous m’en voyez sincèrement désolé, car ce n’était nullement l’intention du jury de cet évènement. Afin de dissiper tout malentendu, je souhaite vous apporter des précisions à propos de l’organisation de cette manifestation. Le marathon Photo de la Fnac Nice s’est tenu le samedi 6 mars et les participants devaient illustrer trois thèmes :
* Le reflet dans tous ses états
* De haut en bas, de bas en haut
* Politiquement incorrectLe jury s’est rassemblé jeudi 18 mars pour délibérer et élire les 3 lauréats du Marathon Photo, un par thème, ainsi que 22 photos dites « coup de coeur ». La photo, diffusée par le quotidien Métro, est issue de la thématique « Politiquement incorrect ». Le jury a remarqué cette photographie pour sa traduction impactante du thème, sans aucune intention de manquer de respect au drapeau français..
Cependant la Fnac, sensible à votre témoignage, a décidé en accord avec l’auteur de la photographie de retirer la photo de la liste des lauréats du Marathon photo de la Fnac de Nice. Et à ce titre, nous nous engageons à ne pas en assurer la diffusion. »
NPI - 29 mars 2010
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Sarkozy exhorte Obama à changer le monde...
29 mars 2010 (Cliquez sur la photo)Nicolas Sarkozy a fait la leçon lundi aux Américains en les appelant à rejoindre l'Europe en matière de régulation financière et de gouvernance mondiale, au premier jour de sa visite aux Etats-Unis.Pendant une heure d'un discours improvisé et d'un échange convenu avec des étudiants de l'université Columbia à New York, M. Sarkozy a sommé l'Amérique "d'échanger" avec l'Europe pour "inventer ensemble de nouvelles réponses" aux défis du XXIe siècle, estimant qu'"une seule nation, aussi forte soit-elle, ne peut pas imposer ses vues au monde entier".
"Europe et Etats-Unis, nous pouvons inventer les règles de l'économie de demain, nous avons besoin que le grand peuple américain comprenne que l'absence de règles tue la liberté", a-t-il commencé. "L'économie sans règle, le marché sans règles, ce sera la mort du capitalisme".
Parmi les chantiers qu'il souhaite ouvrir pendant la présidence française du G20 en 2010, M. Sarkozy a indiqué qu'il plaiderait mardi auprès de son homologue Barack Obama pour la "stabilité des prix des matières premières" et "la définition d'un nouvel ordre monétaire international".
"Le dollar n'est plus la seule monnaie du monde", a-t-il lancé aux quelque 300 étudiants venus poliment l'écouter sous la rotonde de la prestigieuse université Columbia, qui a produit de nombreux prix Nobel d'économie...
Après l'échec du sommet de Copenhague sur le climat, Nicolas Sarkozy a aussi demandé aux Etats-Unis de soutenir sa volonté de mettre en place une "nouvelle gouvernance" du monde, qui ferait une place à l'Inde, au Brésil, au Mexique ou à l'Afrique du Sud au Conseil de sécurité de l'ONU.
Quelques heures après le double attentat du métro de Moscou qui a fait au moins 38 morts, il a également étendu le champ de cette nécessaire coopération transatlantique à la lutte contre le terrorisme.
"Quand New York a été attaqué, ce sont toutes les démocraties du monde qui ont été attaquées. Et quand Moscou est attaqué, c'est nous tous qui sommes attaqués", a-t-il insisté en promettant à son auditoire américain que les soldats français resteraient "à (leurs) côtés en Afghanistan".
Tout au long de son propos, Nicolas Sarkozy a pris soin d'illustrer sa complicité avec le président américain, afin de tordre le cou aux commentaires sur les petites tensions qui ont parasité leurs relations.
Ainsi, il a salué un chef d'Etat "en avance" sur son pays. "Ne soyez pas en retard par rapport à votre président sur la régulation économique, sur la défense de l'environnement", a-t-il lancé.
Surtout, le président français a lancé un hommage appuyé à Barack Obama pour avoir réussi à imposer sa réforme de l'assurance santé.
"Il voulait la réforme, il l'a menée, qu'il en soit félicité", a déclaré M. Sarkozy. Des félicitations au goût acide, puisqu'il n'a pu s'empêcher de relever l'avance de la France en la matière. "En France, on vous demandera pas votre carte de crédit pour vous accepter à l'hôpital", a-t-il relevé sous les applaudissements. "Bienvenue dans le club des Etats qui ne laissent pas tomber les gens malades".
Après son discours, le président et son épouse Carla Bruni ont lancé à l'Alliance française un programme d'échanges entre écoles d'art françaises et américaines, au nom de la fondation de la Première dame.
Nicolas Sarkozy retrouvera Barack Obama mardi à Washington, pour une première rencontre à la Maison Blanche conçue pour célébrer l'entente entre leurs deux pays. Signe de cette complicité, les deux présidents dîneront avec leurs épouses Michelle et Carla dans les appartements privés de la Maison Blanche.
Le Point - 29 mars 2010
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La visite de Merkel en Turquie ravive la polémique sur "l'intégration"
29 mars 2010 (Cliquez sur la photo)Alors que la chancelière allemande Angela Merkel entamait lundi une visite en Turquie, l'Allemagne se lançait dans une nouvelle polémique sur l'intégration des quelque 2,5 millions d'immigrés turcs.
Angela Merkel qui effectue sa première visite en Turquie depuis 2006, a réaffirmé avant son départ: "Nous voulons que les gens qui vivent depuis de nombreuses générations chez nous s'intègrent à ce pays".
"Cela signifie évidemment que la langue allemande soit apprise et que les lois allemandes soient respectées", a ajouté la chancelière "conservatrice". Une déclaration qui sonne comme une mise au point après que le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a mis le feu aux poudres en appelant à la création de lycées turcs en Allemagne.
"En Turquie, nous avons des lycées allemands, pourquoi ne devrait-il pas y avoir de lycées turcs en Allemagne ?", s'est-il interrogé dans une interview à l'hebdomadaire Die Zeit.
Cette proposition, bien qu'elle ne soit pas nouvelle, a suscité la désapprobation d'une grande partie de la classe politique qui accuse le dirigeant de vouloir entraver l'intégration des immigrés turcs.
La chancelière y a d'ailleurs opposé une fin de non-recevoir, martelant ne "rien voir de bon" dans cette idée.
L'association Communauté turque en Allemagne a estimé pour sa part dans un communiqué que "cela ne résoudrait pas le problème de l'éducation des enfants turcs et ne constituerait pas une alternative au système scolaire allemand".
M. Erdogan avait déjà suscité un tollé en février 2008 en mettant en garde ses compatriotes immigrés contre l'assimilation. "Personne ne peut exiger de vous l'assimilation", avait-il scandé devant quelque 20.000 personnes à Cologne.
Quelque 1,8 million de personnes possèdent un passeport turc, auxquelles s'ajoutent 700.000 Allemands d'origine turque, constituant la première communauté étrangère en Allemagne. A eux seuls, les Turcs représentent un quart des 6,75 millions d'immigrés.
D'aucuns s'inquiètent depuis plusieurs années du repli de certains Turcs qui, parfois, trente ans après leur arrivée, ne parlent toujours pas allemand et vivent dans des "sociétés parallèles".
Des affaires de crimes dits d'honneur ou de mariages forcés ont ces dernières années choqué l'Allemagne et suscité des amalgames. Un ancien sénateur de la ville-Etat de Berlin, Thilo Sarrazin, avait affirmé à l'automne que les immigrés d'origine turque et arabe étaient incapables de s'intégrer et n'avaient "aucune fonction productive si ce n'est celle de tenir un magasin de fruits et légumes".
Il n'en demeure pas moins vrai que le taux d'échec scolaire est plus important chez les jeunes immigrés qui, bien que nés en Allemagne pour beaucoup, ne maîtrisent pas toujours correctement l'allemand.
Sociologue d'origine turque et auteur notamment d'un livre sur les mariages forcés, Necla Kelek, assure: "Nous n'avons certainement pas besoin en Allemagne de davantage d'écoles où on parle turc, de sociétés parallèles et de communautés musulmanes". Et de dénoncer les organisations turques présentes en Allemagne qui font tout pour que les immigrés "n'oublient pas qu'ils sont Turcs et qu'ils sont musulmans".
Pour autant, le co-président des Verts, Cem Özdemir, première personnalité politique d'origine turque à prendre la tête d'un parti, dénonce l'attitude des Allemands de souche vis-à-vis de la communauté turque.
"Manifestement il y a une allergie contre tout ce qui a à voir avec la Turquie et la langue turque. On a presque l'impression que le turc, c'est la langue des lépreux", a dénoncé lundi M. Özdemir, généralement critique à l'égard de son pays d'origine, dans le quotidien Süddeutsche Zeitung.
Le Point - 29 mars 2010
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Un lycéen de 20 ans blessé au couteau à Drancy
Un lycéen a été blessé ce matin à la jambe et au bras par trois personnes armées de couteau, devant son établissement à Drancy, en Seine-Saint-Denis), a-t-on appris de source policière.
Les faits se sont produits entre 8h30 et 09h00, devant l'entrée du lycée Eugène Delacroix. Les trois agresseurs ont pu prendre la fuite. Ils n'ont pas été identifiés mais ne sont "a priori" pas du lycée, selon la source policière.Le lycéen, âgé d'une vingtaine d'années, était toujours hospitalisé en fin d'après-midi.
Le Figaro - 29 mars 2010
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Deux homos tabassés à Nice: ils s'embrassaient en public
Deux homosexuels qui affirment avoir été passés à tabac samedi après-midi dans un jardin public de Nice, dans les Alpes-Maritimes, ont porté plainte pour "coups et blessures volontaires", a-t-on appris de source policière.
Selon leur récit, publié dans le quotidien régional "Nice Matin", ces deux jeunes âgés d'une vingtaine d'années assurent avoir été abordés par une mère de famille qui leur a demandé de ne plus s'embrasser dans un lieu public fréquenté par des enfants.
Les deux homosexuels ne se sont pas laissés intimider et ont été pris à partie, selon leur version, par cette trentenaire qui aurait commencé à les insulter et à les frapper. Elle aurait ensuite été rejointe par un groupe de jeunes âgés de 17 et 18 ans qui leur auraient donné des coups de poing et de pied. Pris en charge par les secours, le couple a été hospitalisé avant d'aller porter plainte au commissariat de Nice chargé de l'enquête.Le Figaro - 29 mars 2010
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Deux attentats suicide dans le métro de Moscou: au moins 38 morts
(Cliquez sur la photo)Les terroristes à l'origine des attaques meurtrières dans le métro seront "anéantis", a averti le Premier ministre russe Vladimir Poutine.
Trente-huit personnes, en plus de deux femmes kamikazes, ont été tuées dans le double attentat suicide commis lundi 29 mars dans la matinée dans le métro de Moscou, selon un nouveau bilan des autorités russes.
"Le bilan est passé à 38" morts, a déclaré à l'AFP une porte-parole du ministère des Situations d'urgence.
Le nombre de blessés s'élève à 64, a-t-elle précisé.
Le bilan de 38 morts ne tient pas compte des deux femmes kamikazes responsables des explosions, a-t-on précisé au ministère.
La première explosion a eu lieu dans une rame qui se trouvait dans la station Loubianka, située à quelques centaines de mètres du Kremlin, vers 8h locales (4h GMT). La deuxième s'est produite à la station Park Koultoury, également au centre-ville, environ une demi-heure plus tard.
"Je suis sûr que les services de police et de la justice vont tout faire pour que les criminels soient retrouvés et châtiés", a déclaré Vladimir Poutine cité par l'agence Interfax. "Les terroristes seront anéantis", a-t-il ajouté. Le Premier ministre a interrompu un déplacement dans la ville de Krasnoïarsk en Sibérie pour revenir à Moscou, a annoncé son son porte-parole, Dmitri Peskov. Les attentats auraient été perpétrés par "des groupes terroristes" qui seraient liés à la région du Caucase du Nord.
"A Park Koultoury, selon les données préliminaires, il s'agissait d'une femme kamikaze. Selon les fragments du corps en train d'être examinés, l'explosif était placé au niveau de la ceinture. La situation est la même à Loubianka", a déclaré le porte-parole du comité d'enquête du Parquet russe, Vladimir Markine.
"Les gens hurlaient"
Des images des caméras de surveillance, diffusées sur internet, ont montré des corps inanimés allongés dans l'entrée de la station Loubianka, où les victimes étaient prises en charge par des équipes d'urgentistes.
"Les gens hurlaient", a déclaré un témoin à la station Park Koultouri. "En deux minutes, la fumée a tout envahi". Certains blessés ont été évacués par hélicoptère vers les services d'urgence des hôpitaux, d'autres étaient conduits vers les ambulances alignées à l'extérieur des stations. Le lycée français de Moscou se situe non loin de la station Loubianka, mais il ne semble pas y avoir de victime française selon l'ambassadeur de France en Russie, Jean de Gliniasty. "Pour l'instant, autant qu'on puisse dire, il n'y a pas de victime française. On fait des vérifications au lycée, dans quelques sièges de firmes", a dit le diplomate sur i>Télé.
A la recherche de deux complices
Selon une source au sein des services de sécurité, citée par l'agence Interfax, un avis de recherche a été lancé contre deux femmes qui auraient accompagné les kamikazes jusqu'au métro.
"Après avoir regardé les vidéos des caméras, des indices ont été recueillis sur deux femmes qui ont accompagné les kamikazes jusqu'à l'entrée du métro. Elles sont recherchées", a déclaré cette source. Un impressionnant dispositif a été déployé près des stations pour venir en aide aux victimes, un hélicoptère s'est notamment posé près de la station Lioubianka. La situation a provoqué des embouteillages monstres et des scènes de panique, de nombreuses personnes ayant été victimes de crises de nerfs. Les autres lignes du métro fonctionnent.
Un groupe lié au Caucase du Nord
La lutte contre le terrorisme va continuer "jusqu'au bout" en Russie, a déclaré le président Dimitri Medvedev, qui a ordonné de renforcer la sécurité dans les transports à travers le pays après les attentats. "La politique de la répression de la terreur et de la lutte contre le terrorisme va se poursuivre. Nous allons poursuivre les opérations contre les terroristes sans compromis et jusqu'au bout", a déclaré Dimitri Medvedev lors d'une réunion d'urgence, cité par les agences russes.
Le président russe a également ordonné le renforcement de la sécurité dans les transports à travers le pays.
Les autorités russes ont ouvert une enquête pour "terrorisme", a indiqué le comité d'enquête du parquet dans un communiqué. Les bâtiments abritant le quartier général du FSB, les services de renseignement russes, se trouvent juste au-dessus de la station Loubianka.
"Pour l'instant, nous n'avons reçu aucun appel de revendication", a déclaré le porte-parole du comité d'enquête du Parquet russe, Vladimir Markine. "Selon la version préliminaire, les attentats ont été commis par des groupes terroristes liés à la région du Caucase du Nord. Nous privilégions cette version", a toutefois déclaré le chef du FSB, Alexandre Bortnikov.
La communauté internationale solidaire de la Russie
A l'étranger, les réactions de soutien à la Russie se sont multipliées. Nicolas Sarkozy a fait savoir, dans un communiqué, qu'il "condamne avec la plus grande vigueur les deux odieux attentats qui se sont produits ce matin à Moscou" et "assure" la "Russie de l'entière solidarité de la France face à cet acte lâche et ignoble". "Nous souhaitons que tout soit mis en oeuvre pour que les auteurs de tels actes barbares soient arrêtés et amenés à répondre de leurs actes devant la justice", a déclaré d'autre part le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, également dans un communiqué.
Le président américain Barack Obama a aussi condamné les attentats, les qualifiant "d'actes atroces". "Le peuple américain est solidaire du peuple russe pour s'opposer à l'extrémisme violent et aux attentats terroristes ignobles qui montrent un tel mépris de la vie humaine", a-t-il réagi dans un communiqué. La police de New York a réagi en annonçant un renforcement des mesures de sécurité dans le métro de la mégapole. Le lieutenant John Grimpel, porte-parole de la police new-yorkaise, a indiqué que New York n'était pour le moment sous le coup d'aucune menace particulière et que ces mesures étaient uniquement prises par "précaution".
De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel a exprimé sa "consternation" et a envoyé un télégramme au président russe pour exprimer ses condoléances.
Le président polonais Lech Kaczynski a condamné "avec la plus grande fermeté ces actes de barbarie".
"Au nom de l'Otan, je condamne avec force les attaques terroristes survenues aujourd'hui à Moscou", a également déclaré le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen dans un communiqué. "Rien ne peut justifier de telles attaques contre des civils innocents", a-t-il ajouté.
"Je condamne totalement ce qui s'est passé. Au nom du Parlement européen, je tiens à exprimer notre ferme engagement dans la lutte contre le terrorisme. Terrorisme et attaques délibérées contre des civils ne peuvent jamais être justifiés", a affirmé le président polonais du Parlement de l'UE Jerzy Buzek dans un communiqué.
Le dernier attentat dans le métro de Moscou en août 2004
Ces attentats interviennent alors que les forces de l'ordre ont multiplié ces derniers mois les opérations d'envergure dans le Caucase du Nord pour y traquer les rebelles. Plusieurs de leurs leaders ont été abattus ces dernières semaines.
La capitale russe a été touchée ces dix dernières années par une série d"explosions mortelles revendiquées par des militants de la cause tchéchène, mais devenues moins fréquentes ces derniers temps. Le dernier attentat dans le métro de Moscou s'est produit le 31 août 2004 devant l'entrée de la station Rijskaïa, faisant dix morts et plus d'une quarantaine de blessés. L'explosif avait été actionné par une femme kamikaze. Le 6 février 2004, une explosion dans une rame à l'heure de pointe avait fait 40 morts et 134 blessés, entre les stations Avtozavodskaïa et Paveletskaïa.
- Deux numéros d'urgence ont été mis en place : 007-495- 622-14-30 et 007-495-624-34-40.
(Nouvelobs.com avec agences) - 29 mars 2010 -
VERMEER
La dentellièreVermeer de Delft (1632-1675)(Cliquez sur le tableau)






