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Le témoignage bouleversant du dernier "Triangle rose" survivant

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Rudolf Bradza au mémorial berlinois (Cliquez sur la photo)

PARIS — Le probable dernier "Triangle rose" survivant des camps nazis, Rudolf Brazda, livre à l'aube de ses 97 ans un témoignage unique et bouleversant sur l'histoire des déportés pour homosexualité.

Matricule 7952 au camp de concentration de Buchenwald à partir de 1942, Rudolf Brazda est né en 1913 près de Leipzig de parents tchèques émigrés en Allemagne. Il sera condamné deux fois par le régime nazi en raison de son homosexualité, puis déporté. Il a passé 32 mois à Buchenwald, jusqu'à sa libération en avril 1945 et réside depuis dans l'est de la France.

Pour cet ouvrage, "Rudolf Brazda. Itinéraire d'un Triangle rose" (éd. Florent Massot), l'auteur, Jean-Luc Schwab, s'est entretenu pendant plusieurs centaines d'heures avec l'ancien déporté et a recoupé son récit avec des documents d'époque, d'autres témoignages et des recherches dans les archives allemandes, tchèques et françaises.

"Ce travail de reconstitution a été passionnant mais j'ai bien conscience qu'il ne peut se prétendre exhaustif (...). J'ai privilégié le doute de l'historien aux affirmations qui ne pouvaient être vérifiées", explique l'auteur.

Le témoignage de Rudolf Brazda constitue une facette d'une vérité historique assez peu documentée, la déportation pour homosexualité, mais raconte aussi la vie d'un homme à la capacité d'émerveillement toujours intacte malgré les épreuves et son grand âge.

Contraint à Buchenwald de porter le "Triangle rose", Rudolf est soumis au travail forcé, aux sévices. Il survit grâce à la "chance" qui selon lui ne l'a jamais quitté.

Après la libération du camp, il s'installe en Alsace avec un compagnon qui partagera sa vie pendant plus de 50 ans. Il raconte aussi cet "après" beaucoup plus heureux.

Sous le nazisme, plus de 50.000 homosexuels ont été condamnés en vertu d'un article du code pénal abrogé seulement en 1969.

Selon les estimations, entre 5.000 et 15.000 homosexuels ont été déportés dans les camps de concentration, où la grande majorité d'entre eux sont morts.

Des déportés homosexuels ont été soumis à des expérimentations médicales: injections hormonales, voire lobotomies ou castrations.

("Rudolf Brazda. Itinéraire d'un Triangle rose" - Jean-Luc Schwab - éd. Florent Massot - 253 p. - 19,90 euros)

AFP. 1er mai 2010

Commentaires

  • 32 mois à BUCKENWALD! Mon cul! Sans moquerie. Les kapos étaient-ils des nazis modérés?

    Il attribue cela à la chance.

    A mon avis, mais je ne vous le dirai pas, na!

  • On a compris arauris, on a compris...Je pense qu'à sa sortie du camp, il s'exclamé : Enfin..., je commençais vraiment à en avoir plein le c... Finalement, j'en suis tout boulversé de cette histoire!!!

  • Le système encense les sodomites et les gouinasses, les parasites, tout ce qui est divers mais pas national, étranger voir étrange, cosmopolite, malsain, affreux, inesthétique, déformé, laid, inculte, analphabète, primitif, primaire, illégal, mensonger... bref on en arrive aujourd'hui à ce qu'un pays millénaire soit dirigé par un nain au nez crochu et une pute !

  • Il faut rappeler ce que disait St Vincent de Paul dans ses conférences aux prêtres :
    "Tous les malheurs qui arrivent dans un pays sont de la faute du clergé".

  • Ca y est, on nous ressort les bons vieux poncifs des condamnations des homos par les nazis ! D’abord, rappelons que tous les autres pays, comme la France ou l’Angleterre les condamnaient aussi à cette époque. Les nazis ne se distinguaient en rien à cet égard (pour parler comme chichi).
    Mais dans le cas de ce pédé, il y a de quoi s’interroger ! Il se vantait d’être homo, pour avoir été condamné deux fois, puis déporté ? Il devait aimer ça ! D’ailleurs il semble s’en être bien tiré dans ce camp !

  • Il a même peut-être été bien tiré....

  • @ PHilippe Maréchal: je souscris entièrement à votre commentaire! Merci!

  • @ babotchka: sans doute! - A l'époque, il y avait les poux, le typhus, le zyklon, mais pas le SIDA!

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