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  • Iran: des hélicoptères dispersent des fleurs sur la mer en hommage aux victimes d'un croiseur américain

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    Des hélicoptères ont dispersé des fleurs, en présence des membres des familles et des proches des victimes , dans les eaux du golfe Persique, pour rendre hommage aux 290 passagers et membres d’équipage tués par un tir de missile d’un croiseur américain USS Vincennes, qui a délibérément abattu un avion de ligne iranien il y a de cela 22 ans.

    L’Airbus A300 d’Iran air a été abattu, le 3 juillet 1988, peu après son décollage de la ville portuaire de Bandar Abbas, par l’USS Vincennes".


    Le président de la République Islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a qualifié cet acte de tache noire dans le bilan de la démocratie américaine.


    "Cette tragédie est une véritable déclaration de guerre à l’humanité par ceux qui prétendent vouloir défendre les Droits de l'Homme et lutter contre le terrorisme" », a affirmé Mahmoud Ahmadinejad.


    Le 3 juillet 1988, le croiseur de guerre américain USS Vincennes abat un Airbus A300 d'Iran Air au cours d'un vol commercial régulier dans l'espace aérien iranien alors qu'il survolait le détroit d'Ormuz causant la mort de 290 civils de six nationalités différentes et comptant parmi eux 66 enfants

    Le 3 juillet 1988, en pleine guerre imposée par l’Irak à l’Iran, déclenchée par la dictature du pro-américain Saddam Hussein, le croiseur américain USS Vincennes, posté dans le Golfe persique, a abattu un Airbus A300 de la compagnie Iran Air, qui transportait 290 personnes de six nationalités différentes et comptant parmi eux 66 enfants Aucun passager ne survivra à la catastrophe.

    IRNA - 03 juillet 2010

  • Londres, Berlin et Dubaï nient refuser de ravitailler les avions iraniens, mais tous les doutes sont permis

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    Un appareil d'Iran Air à l'aéroport d'Orly - (Cliquez sur la photo)

    Un responsable iranien a annoncé lundi que les aéroports de Grande-Bretagne, d'Allemagne et des Emirats arabes unis refusaient de ravitailler les avions de ligne iraniens après les nouvelles sanctions américaines, mais ces trois pays ont nié avoir pris une telle mesure.

    "Depuis jeudi, après l'adoption des sanctions unilatérales américaines contre l'Iran, les aéroports de Grande-Bretagne, d'Allemagne et des Emirats refusent de ravitailler les avions iraniens", a dit Mehdi Aliyari, secrétaire de l'Association des compagnies aériennes d'Iran, cité lundi par l'agence Isna.

    L'agence officielle iranienne Irna a indiqué de son côté que l'aéroport de Koweït avait fait de même.

    Selon M. Aliyari, cette mesure est conforme "à la décision du Congrès américain imposant des sanctions contre la vente des produits combustibles à l'Iran. Les compagnies (nationale) Iran Air et (privée) Mahan, qui ont de nombreux vols vers l'Europe, ont rencontré des problèmes".

    Il a appelé "le ministère des Affaires étrangères, l'organisation nationale de l'aviation civile et le ministère des Transports à agir contre cette action illégale américaine".

    Le président américain Barack Obama a promulgué le 1er juillet une nouvelle série de sanctions, votée par le Congrès, contre l'Iran, soupçonné malgré ses démentis de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil.

    Ces sanctions visent à perturber l'approvisionnement de l'Iran en essence, en kérosène et d'autres produits énergétiques raffinés. Elles s'ajoutent à la nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU renforçant les sanctions contre l'Iran qui refuse de suspendre ses activités nucléaires sensibles.

    Cité également par l'agence de presse iranienne Isna, un membre de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la sécurité nationale, Heshmatollah Falahat-Pisheh, a appelé à des représailles contre les Emirats, la Grande-Bretagne et l'Allemagne.

    "Nous considérons que les sanctions des Etats-Unis cherchent à nuire aux Iraniens", a-t-il dit. "Nous devons absolument faire la même chose aux Emirats, à la Grande-Bretagne et à l'Allemagne, dont les avions nécessitent d'être ravitaillés en Iran".

    "Si l'on porte atteinte au développement et à la sécurité de l'Iran, aucun pays de la région ne pourra jouir d'une sécurité durable", a-t-il averti.

    Néanmoins les autorités aux Emirats, en Grande-Bretagne et en Allemagne ont nié avoir imposé de nouvelles directives concernant le ravitaillement des avions de ligne iraniens transitant par leurs aéroports.

    A Londres, un porte-parole du gouvernement a dit que celui-ci n'était "pas au courant d'un refus de carburant au Royaume-Uni".

    A Dubaï, un porte-parole de l'aéroport international a affirmé que les avions iraniens continuaient de bénéficier du service de ravitaillement.

    Cependant une source proche du dossier à Dubaï a fait état d'un problème avec un "fournisseur international de carburant" dans plusieurs aéroports dans le monde, y compris aux Emirats, qui a refusé de ravitailler les avions iraniens. Mais "les opérateurs d'Iran Air ont d'autres sources pour se ravitailler", a-t-elle dit sous couvert de l'anonymat.

    A Berlin, le ministère des Transports s'est contenté d'affirmer que le refus de ravitailler des avions de passagers n'appartenait pas à la panoplie des sanctions américaines ou onusiennes.

    Mais le bureau allemand de la compagnie nationale Iran Air a démenti que les aéroports d'Allemagne refusaient un tel ravitaillement. "C'est incorrect", a répondu à l'AFP Mohammad Rajabi, directeur d'Iran Air joint à Francfort.

    Le Point - 05 juillet 2010

  • Flottille: La Turquie menace de rompre avec Israël et ferme son ciel aux avions militaires

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    (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

    ANKARA — La Turquie a menacé Israël lundi d'une rupture des relations si l'Etat hébreu ne s'excusait pas pour le raid de ses forces contre une flottille d'aide pour Gaza, et annoncé avoir fermé son espace aérien aux vols militaires israéliens.

    Ce durcissement d'Ankara a été exprimé par le chef de la diplomatie, Ahmet Davutoglu, cité par la presse, et ce malgré une rencontre secrète la semaine dernière entre lui et un ministre israélien qui laissait présager un léger réchauffement entre les deux pays, liés par un partenariat stratégique.

    Jusqu'à présent, les Turcs n'avaient pas évoqué l'éventualité d'une rupture diplomatique même si les relations bilatérales, jadis qualifiées d'exemplaires, ont été sérieusement endommagées après le raid, le 31 mai, dans les eaux internationales, d'un convoi maritime humanitaire à destination de Gaza qui avait fait neuf morts turcs.

    M. Davutoglu, qui s'exprimait devant des journalistes dans l'avion le ramenant d'un voyage au Kirghizstan, a exhorté Israël à s'excuser ou à accepter les conclusions d'une commission d'enquête internationale.

    Sinon, a-t-il averti, "les relations seront rompues".

    Israël "ne s'excusera jamais" auprès d'Ankara pour le raid, a toutefois affirmé lundi un haut responsable du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Ce dernier avait déjà dit vendredi soir qu'Israël ne s'excuserait pas pour l'abordage du navire turc.

    Contrairement à des déclarations précédentes, M. Davutoglu est apparu plus souple au sujet d'une commission créée par Israël pour enquêter sur l'affaire de la flottille.

    "Si cette commission conclut que le raid était injuste et s'ils s'excusent, cela serait aussi suffisant", a-t-il souligné, insistant également sur le paiement de compensations.

    La Turquie réclamait jusqu'à présent la création d'une commission d'enquête internationale et indépendante.

    M. Davutoglu a aussi annoncé la fermeture totale de l'espace aérien turc aux vols militaires israéliens, une décision de rétorsion prise "pour isoler Israël" après son raid.

    "Cette décision n'a pas été prise pour un ou deux avions seulement", a-t-il souligné, précisant qu'elle pourrait éventuellement être élargie aux vols civils.

    Ankara avait confirmé la semaine dernière la fermeture du ciel turc à deux avions militaires d'Israël tout en assurant qu'il ne s'agissait pas d'une interdiction générale.

    M. Davutoglu a souligné avoir présenté de nouveau les demandes turques lors d'un entretien secret qu'il a eu mercredi à Bruxelles avec le ministre israélien du Commerce et de l'Industrie, Binyamin Ben Eliezer, premier contact bilatéral depuis le raid.

    "Nous n'attendrons pas jusqu'à l'éternité pour la réponse israélienne", a-t-il ajouté.

    "La Turquie est décidée à protéger ses intérêts dans cette affaire, et pour cela elle insiste pour des excuses et des indemnisations", a souligné une source diplomatique à l'AFP sous couvert d'anonymat.

    Cette source a qualifié d'"importante" pour la Turquie les conclusions de la rencontre que doit avoir M. Netanyahu avec le président américain Barack Obama à la Maison Blanche, mardi.

    Washington a clairement indiqué la semaine dernière qu'un rétablissement des liens turco-israéliens était de son intérêt dans la région.

    Seul membre musulman de l'Otan, la Turquie a des frontières avec la Syrie, l'Irak et l'Iran, en qui Israël voit une menace nucléaire grandissante.

    AFP. 05 juilllet 2010

  • Le corps du petit Nicodème retrouvé dans une fosse septique

    PLEURTUIT — Le petit Nicodème, 22 mois, disparu depuis samedi après-midi de la maison de vacances de ses grands-parents en Ille-et-Vilaine, a été retrouvé mort dans la fosse septique de la propriété, a annoncé lundi le Parquet, qui privilégie la thèse de l'accident.

    L'accident apparaît de plus en plus plausible, même si les enquêteurs préfèraient rester prudents dans l'attente des conclusions de l'autopsie menée lundi et des auditions des proches prévues mardi.

    "La thèse accidentelle est une thèse sérieuse", a déclaré le procureur de la République de Saint-Malo, Alexandre de Bosschère, qui préférait cependant lundi après-midi "ne pas se focaliser" sur cette hypothèse avant les ultimes vérifications.

    Le corps de l'enfant a été retrouvé lundi matin par un gendarme qui inspectait au râteau la fosse septique située derrière la maison, une villa située au bord de l'estuaire de la Rance, près de Dinard.

    "La famille vit un drame épouvantable", a déclaré le commandant Laurent Le Gentil, le chef du groupement de gendarmerie d'Ille-et-Vilaine mobilisé par la recherche depuis samedi.

    La fosse dotée d'une buse d'accès circulaire et fermée par une dalle de béton d'environ 15 kg avait déjà été vérifiée samedi après la disparition de l'enfant, mais ce premier sondage effectué avec un bâton était resté infructueux.

    "Il paraît clair qu'un enfant qui tomberait accidentellement dedans est tout à fait susceptible de s'y noyer extrêmement rapidement", a souligné le procureur.

    Les premières observations du médecin légiste "ne permettent pas de conclure" avec certitude sur les causes de la mort mais ne "ne sont pas incompatibles avec un décès par noyade", a-t-il indiqué.

    Après la découverte du corps, les techniciens ont multiplié les relevés sur le terrain, appuyés par un hélicoptère qui prenait des photos aériennes pour mieux reconstituer le scénario du drame.

    Le petit garçon portait les habits signalés au moment de sa disparition, un body blanc, un short rayé blanc et vert et des chaussures bleu marine.

    Le ballon avec lequel il jouait a été retrouvé près du corps. Cet élément, selon le procureur, alimente l'hypothèse d'une chute accidentelle, même s'il reste à comprendre comment l'enfant a pu basculer dans la fosse.

    Le petit Nicodème était arrivé de la région parisienne vendredi avec ses parents et ses trois frères et soeurs dans la villa de ses grands-parents située près du village de Pleurtuit.

    L'enfant qui jouait dans le jardin a échappé à la surveillance de ses proches dans l'après-midi de samedi. Très vite, ses parents et grands-parents l'ont cherché partout, avant d'alerter les gendarmes.

    Pendant de longues heures, quelque 120 gendarmes appuyés par des chiens ont râtissé le moindre pouce de terrain avec l'aide de dizaines de volontaires.

    La rivière qui se trouve en contrebas de la villa avait été inspectée par des plongeurs dimanche. Le moindre puits, fossé et trou d'eau a été exploré dans les environs.

    Une enquête judiciaire pour "disparition inquiétante" a été ouverte mais le plan alerte enlèvement n'a pas été déclenché. La section de recherches de la gendarmerie de Rennes et le groupement de gendarmerie d'Ille-et-Vilaine ont été chargés de l'affaire.

    AFP. 05 juillet 2010

  • SAINT-POL-ROUX (1861-1940)

    GOLGOTHA

    Le ciel enténébré de ses plus tristes hardes
    S’accroupit sur le drame universel du pic.
    Le violent triangle de l’arme des gardes
    A l’air au bout du bois d’une langue d’aspic.
     
    Parmi des clous, entre deux loups à face humaine,
    Pantelant ainsi qu’un quartier de venaison
    Agonise l’Agneau déchiré par la haine,
    Celui-là qui donnait son âme et sa maison.
     
    Jésus bêle un pardon suprême en la tempête
    Où ses os tracassés crissent comme un essieu,
    Cependant que le sang qui pleure de sa tête
    Emperle de corail sa souffrance de Dieu.
     
    Dans le ravin, Judas, crapaud drapé de toiles,
    Balance ses remords sous un arbre indulgent,
    — Et l’on dit que là-haut sont mortes les étoiles
    Pour ne plus ressembler à des pièces d’argent.