Terre et Peuple n°44 - Eté 2010
05 juillet 2010
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Terre et Peuple n°44 - Eté 2010
05 juillet 2010
http://www.youtube.com/watch?v=FCQwAQovitQ
22 janvier 2010 - Le Parti Socialiste du Nord a organisé un point presse pour rappeler que la langue arabe est devenue incontournable et qu'il faut pouvoir la proposer comme première langue vivante dès le collège.
Communiqué de Marine Le Pen, vice-présidente du Front National
Avide de racketter un peu plus les Français, François Baroin, ministre du Budget, obéissant aux ordres du « roi Nicolas », s’en prend aux plus fragiles, en abrogeant toute une série d’aides au logement et à l’emploi qui bénéficiaient aux personnes âgées, aux familles et aux classes moyennes, allant même jusqu’à s’attaquer aux handicapés !
Sous prétexte d’assainir les finances publiques, le gouvernement va notamment supprimer la possibilité donnée aux parents et à leurs enfants qui étudient, de cumuler l’aide personnalisée au logement (APL) et la demi-part fiscale accordée aux foyers fiscaux ayant des enfants à charge, mettant ainsi clairement en place une politique anti-familiale.
Englué dans le marécage nauséabond de la corruption généralisée, Nicolas Sarkozy et son gouvernement aux abois, épargne l’hyperclasse, les profiteurs du système, pour mieux spolier les classes moyennes et les catégories de personnes les plus fragiles.
Il est piquant de constater qu’en parallèle de ces annonces, les banques se félicitent de leurs bons résultats et les entreprises du CAC 40 de s’être désendettées. Comme quoi la crise économique profite à certains…
Marine Le Pen, Vice-Présidente du Front National, dénonce cette politique anti-sociale, profondément injuste qui met à genoux des millions de Français pendant qu’une petite caste de privilégiés, continue de multiplier des profits indécents.
Elle appelle le gouvernement à mettre fin à cette tyrannie fiscale et à appliquer une véritable politique de solidarité nationale en faveur des Français et lui demande de renoncer au mondialisme destructeur et au gaspillage insensé de l’Etat, dénoncé de manière récurrente par la Cour des Comptes.
NPI - 06 juillet 2010
La thèse «d'un accident tragique» apparaît «de plus en plus crédible». Après la découverte lundi matin du corps sans vie de Nicodème, 22 mois, repêché par un gendarme dans la fosse septique de la maison de ses grands-parents à Pleurtuit (Ille-et-Vilaine), le procureur de la République de Saint-Malo, Alexandre de Bosschère, vient de dévoiler les premiers éléments de l'autopsie pratiquée sur le corps de l'enfant.
«Le diagnostic de mort par noyade est confirmé», a déclaré le procureur lors d'un point presse. «L'heure du décès correspond également à celle de la disparition de l'enfant», a-t-il poursuivi.
Selon les enquêteurs, chargés de reconstituer le scénario des circonstances exactes du drame, la plaque de béton, censée recouvrir la fosse, «aurait très bien pu être mal positionnée» au départ par l'un des membres de la famille et refermée ensuite sans que personne ne sache que le garçonnet était déjà tombé dedans. Il ne s'agit pas d'«un geste malveillant», a déclaré le procureur Bosschère, qui souligne qu'il n'y aura pas de poursuites judiciaires.
Nicodème était arrivé vendredi du Val d'Oise, avec ses parents et ses trois frères et soeurs, dans la villa de ses grands-parents à Pleurtuit, près de l'estuaire de la Rance. Il avait échappé à la vigilance des adultes samedi vers 17 heures, alors qu'il jouait quelques instants plus tôt avec les autres enfants sur le terrain de la maison. Ses parents et grands-parents l'avaient cherché partout dans la maison et autour de la propriété, avant d'alerter les gendarmes une heure plus tard.
Durant deux nuits et un jour de recherches, quelque 120 gendarmes appuyés par des chiens avaient ratissé le terrain dans l'espoir de le retrouver. La fosse, dans laquelle le corps de l'enfant a été retrouvé, avait pourtant déjà été fouillée à plusieurs reprises samedi et dimanche. Sans résultat. Ce n'est que lundi matin, peu avant 10 heures que Nicodème sera retrouvé mort, dans cette même fosse, par un gendarme. Un peu plus tard dans la journée, c'est le ballon avec lequel jouait le garçon qui avait été retrouvé flottant dans la fosse.
Le Parisien - 06 juillet 2010
http://www.2424actu.fr/actualite-societe/affaire-woerth-n-sarkozy-va-t-il-parler-1083815
06 juillet 2010
L'affaire Bettencourt a franchi mardi un nouveau cap mettant en difficulté Eric Woerth et Nicolas Sarkozy, avec les déclarations de l'ex-comptable de la milliardaire sur un possible financement politique illégal, vivement démenties par l'Elysée et le ministre du Travail.
Dans un entretien à Mediapart, Claire T., qui a travaillé pendant 12 ans pour l'héritière de L'Oréal avant de quitter son poste en novembre 2008, assure que M. Woerth a reçu 150.000 euros en liquide au printemps 2007, en tant que trésorier de l'UMP, pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
L'ex-comptable affirme aussi que Nicolas Sarkozy, quand il était maire de Neuilly de 1983 à 2002 et "un habitué" de la table des Bettencourt, "recevait aussi son enveloppe". "Tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l'argent", souligne-t-elle.
"C'est totalement faux", a répliqué l'entourage de M. Sarkozy. Evoquant cette affaire à mots couverts lors d'un déplacement en Seine-et-Marne, le président a dénoncé la "calomnie qui n'a qu'un seul but, salir sans aucune espèce de réalité".
Faisant écho à son entourage selon lequel "tout cela est faux", M. Woerth a souligné qu'il n'était "pas question" pour lui de "démissionner pour donner raison à ceux qui l'attaquent". "Mon parti n'a pas reçu un euro illégal", a-t-il dit, ajoutant: "Ca suffit! Ca fait huit ans que je suis trésorier. On ne peut rien me reprocher".
Le maximum de dons autorisés par la loi sur le financement des partis politiques est de 7.500 euros par an pour un parti et de 4.600 euros pour un candidat à une élection.
Selon l'ex-comptable, Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de la milliardaire de 87 ans et "celui qui s'occupait des politiques", lui a demandé "fin mars 2007" de retirer "une somme trois fois supérieure à l'habitude, à savoir 150.000 euros".
"M. de Maistre conteste formellement les allégations mensongères" de Claire T., a indiqué Me Pascal Wilhelm.
L'ex-comptable, qui disposait d'un accréditif pour retirer en liquide 50.000 euros par semaine, raconte n'avoir retiré que 50.000 euros pour ce versement, remis "à Liliane Bettencourt, qui, dit-elle, a ensuite donné l'enveloppe à Maistre, devant moi".
Claire T. assure que "les policiers pourront vérifier" ses déclarations sur les carnets de caisse qu'elle dit avoir rendus à Mme Bettencourt à son départ fin 2008.
Les 100.000 autres euros ont été sortis d'un compte en Suisse à l'initiative de M. de Maistre, selon Claire T., qui poursuit: "Maistre m'a dit qu'il allait très vite dîner avec Eric Woerth afin de lui remettre, discrètement comme il m'a dit, les 150.000 euros. Et le dîner a bien eu lieu très rapidement, le 26 mars 2007."
Confirmant ces propos, son avocat Me Antoine Gillot a indiqué que l'ex-comptable avait fait les mêmes déclarations lundi à la police.
Près de trois semaines après la divulgation d'enregistrements clandestins de conversations entre Mme Bettencourt et ses proches, ce nouveau rebondissement accentue la tourmente autour de ce dossier devenu affaire d'Etat.
Des figures de la majorité ont pressé M. Sarkozy de s'exprimer sur cette affaire. Le président "réfléchit à une intervention", selon plusieurs membres de l'UMP.
Pour le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP), on est "entré dans un mécanisme dangereux" avec un "véritable feuilleton", mais il faut aller "jusqu'au bout de la transparence".
AFP. 06 juillet 2010
A ce stade des procédures, Claire T., ancienne comptable des Bettencourt, a été entendue par la police judiciaire seulement comme témoin. Elle n'est pas mise en examen. C'est pourquoi nous avons respecté son choix de ne pas vouloir voir son nom complet cité. Son avocat, Me Antoine Gillot, assure qu'elle est consciente de la gravité des accusations qu'elle porte et qu'elle est prête, en cas de nouvelle audition par les enquêteurs, à les confirmer. (MEDIAPART)
Comptable de Liliane Bettencourt et de la société Clymène, qui gère la fortune de la milliardaire, Claire T., louée par ceux qui ont travaillé avec elle pour sa rigueur, est devenue, à son corps défendant, la femme qui en sait trop. Les policiers de la sous-direction des affaires économiques et financières de la préfecture de police de Paris, qui agissent dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre à la suite de la révélation des enregistrements pirates réalisés au domicile de l'héritière de L'Oréal, ne s'y sont pas trompés.
Lundi 5 juillet, ils ont une nouvelle fois interrogé (elle avait déjà été placée en garde à vue à la mi-juin) cette femme au caractère bien trempé. Après l'avoir questionnée toute la matinée au siège de la police financière, dans le XIIIe arrondissement de Paris, ils ont décidé de la réinterroger, à son domicile cette fois, en fin d'après-midi, sur instruction expresse du procureur de Nanterre, Philippe Courroye, qui estimait qu'elle avait sans doute encore des choses à dire. L'intuition du magistrat était bonne.
Devant la PJ, elle a relaté une scène mettant en cause Eric Woerth et, à travers lui, le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007. A Mediapart, elle en a raconté beaucoup plus...
Au départ, les enquêteurs souhaitaient surtout savoir ce que sont devenus trois “carnets de caisse”, ces cahiers dans lesquels Claire T. consignait méticuleusement, année après année, les retraits d'espèces qu'elle réalisait, à la demande de Liliane et André Bettencourt (décédé en novembre 2007). Elle les a tenus entre le mois de mai 1995, date de son embauche par le couple, et le mois de novembre 2008, lorsqu'elle a été licenciée, moyennant une indemnité de 400.000 euros.
Claire T. est, de fait, détentrice de très lourds secrets, qu'elle a confiés à Mediapart, juste après son audition, lundi soir. C'est un témoignage accusatoire, qu'elle reconnaît volontiers ne pas pouvoir étayer de preuves matérielles définitives et qui devra être soumis par les enquêteurs à un méticuleux travail de recoupements et de vérifications. Claire T. s'explique sur sa décision de parler à la police et à un journal: « J'en ai marre de voir tous ces gens ne pas assumer leurs responsabilités, raconter n'importe quoi. Il est temps de dire ce qu'il s'est passé. Et puis, après tout, moi je n'ai rien à me reprocher. »
Si elle est furieuse, c'est d'abord parce qu'elle est visée par une plainte pour « vol » – objet de sa convocation par la police judiciaire – déposée par l'avocat de Liliane Bettencourt, Me Georges Kiejman, qui l'accuse notamment de ne pas avoir restitué, au moment de son départ, divers documents comptables.
MEDIAPART - 06 juillet 2010
Comme libérée de pouvoir enfin soulager sa conscience, Claire T. poursuit son récit. « Comme les 50.000 euros ne suffisaient pas, Maistre s'est rendu – ou a envoyé quelqu'un, je ne sais pas – en Suisse, pour prélever en urgence le complément, à savoir 100.000 euros. D'après ce que j'ai compris, il n'a pas puisé dans le compte de Vevey mais plutôt dans celui de Genève. De toute façon, il allait toutes les semaines en Suisse... Ensuite, Maistre m'a dit qu'il allait très vite dîner avec Eric Woerth afin de lui remettre, “discrètement” comme il m'a dit, les 150.000 euros. Et le dîner a bien eu lieu très rapidement... »
Les fonds, à en croire la comptable, étaient donc destinés à la campagne du candidat de l'UMP lors de la dernière présidentielle, avec qui elle assure que Patrice de Maistre avait également dîné, dans les mois précédant son élection. « Maistre était très fier de côtoyer Sarkozy », se souvient Claire T. Nicolas Sarkozy. Un nom que l'on entendait souvent dans le superbe hôtel particulier des Bettencourt, et ce bien avant que Claire T. ne se mette au service du richissime couple.
Maire de Neuilly-sur-Seine entre 1983 et 2002, M. Sarkozy était souvent l'hôte des Bettencourt. « Il venait déjeuner ou dîner avec Cécilia », se souvient Claire T. Lui aussi avait-il droit aux « attentions » accordées aux personnalités politiques en visite chez les Bettencourt ? Un brin hésitante d'abord, mesurant sans doute la gravité de ses propos, Claire T. confirme :
« Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe, ça se passait dans l'un des petits salons situés au rez-de-chaussée, près de la salle à manger. Ça se passait généralement après le repas, tout le monde le savait dans la maison. Comme M. et Mme Bettencourt souffraient tous les deux de surdité, ils parlaient très forts et, de l'autre côté de la porte, on entendait souvent des choses que l'on n'aurait pas dû entendre. Encore une fois, tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l'argent. C'était un habitué. Le jour où il venait, lui comme les autres d'ailleurs, on me demandait juste avant le repas d'apporter une enveloppe kraft demi-format, avec laquelle il repartait. Je ne suis pas stupide quand même, inutile de me faire un dessin pour comprendre ce qu'il se passait... »
On en revient au cas Woerth, qui intéresse tant les policiers. Et à sa femme, Florence, qui travaillait depuis fin 2007, sous l'autorité de Patrice de Maistre au sein de Clymène, la structure financière qui gère les actifs de l'héritière de L'Oréal. Florence Woerth a-t-elle été, à ce titre, informée des pratiques d'évasion fiscale révélées par les enregistrements clandestins ? Une question que se pose désormais ouvertement le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, à en croire un rapport évoqué par Le Monde dans son édition datée du 6 juillet.
Claire T. n'est pas certaine de détenir la réponse. « Florence Woerth était au courant des placements, pas forcément des fraudes fiscales. Et pour cause : elle n'était pas souvent là. Elle prenait souvent de longs week-ends, se rendait régulièrement en Suisse où elle disait avoir une propriété. En fait, il apparaissait évident qu'elle avait été uniquement placée là parce que son mari était ministre du budget. Patrice de Maistre ne s'en cachait pas d'ailleurs, mais il a vite regretté son choix, il n'était pas content d'elle. » En bonne comptable, Claire T. se souvient que l'épouse de l'actuel ministre du travail « avait un bon salaire : environ 13.000 euros par mois, plus une prime de fin d'année de l'ordre de 50.000 euros ».
Claire T. confirme par ailleurs que Liliane Bettencourt a bien bénéficié en 2008 d'un remboursement de 30 millions d'euros de l'Etat français au titre du bouclier fiscal, mais aussi, autre révélation de Mediapart, que la milliardaire « n'a jamais eu à subir le moindre contrôle fiscal depuis au moins 1995. Je n'ai jamais vu le moindre inspecteur des impôts, je peux le certifier. Ça, on peut dire que nous étions tranquille par rapport au fisc ! Je me souviens même, un jour de 2008, avoir téléphoné, paniquée, à la personne des impôts qui s'occupait de Mme Bettencourt. En arrêt maladie, j'avais oublié d'envoyer la déclaration d'impôt sur le revenu, je n'avais envoyé que l'ISF... C'était une grosse bévue. J'avais peur que l'on nous sanctionne d'une lourde amende. Logiquement, on aurait dû nous infliger une pénalité de 10%, soit environ 4 millions d'euros. Mais mon interlocuteur a rigolé, il m'a dit de ne pas m'en faire, que Liliane ne subirait aucune pénalité, ce qui a été le cas ».
Partie en mauvais termes avec ses employeurs, qui lui reprochaient – comme au majordome, qui a du coup décidé de placer un dictaphone espion dans la maison – d'avoir « mal » témoigné devant la police dans le cadre de la plainte pour « abus de faiblesse » déposée par la fille de la milliardaire, Claire T. n'en veut pourtant pas à Liliane Bettencourt. Elle se dit au contraire « choquée qu'elle soit tombée sous la coupe de personnes qui ne pensent qu'à la dépouiller de ses biens ».
Ainsi, s'agissant de la fameuse île d'Arros, aux Seychelles, dont elle n'ignore aucun secret, la comptable assure que « c'est bien François-Marie Banier, via une fondation, qui en est l'ayant droit ». Prise dans un ouragan politique dont elle ne soupçonne manifestement pas la portée, Claire T., sur les conseils de son avocat, va sans doute se « mettre au vert », le temps que la tempête se calme. Il lui faudra à l'évidence être patiente.
MEDIAPART - 06 juillet 2010
PARC ESHKOL (Israël) — "Chaque note que nous jouons lui est destinée". Des milliers d'Israéliens ont assisté lundi à un grand concert de solidarité en faveur du soldat Gilad Shalit dans un parc proche de la bande de Gaza où est détenu le jeune tankiste israélien depuis quatre ans.
Le concert classique, dirigé par le maestro indien Zubin Mehta à la tête de l'Orchestre philharmonique d'Israël, marquait le quatrième anniversaire de l'enlèvement par un commando palestinien du soldat toujours aux mains du mouvement palestinien Hamas au pouvoir à Gaza.
"J'espère qu'il (Shalit) sait que nous organisons ce concert. Chaque note que nous jouons lui est destinée", a déclaré Zubin Mehta en ouvrant le gala en plein air au parc Eshkol, non loin de la ville de Sdérot (sud d'Israël), à quelques kilomètres de l'enclave palestinienne de Gaza.
Habillé d'une tunique blanche, Mehta a rappelé que Gilad Shalit n'avait pas reçu de visite depuis sa capture, en espérant que ce "cri vers le monde" serait entendu par "ceux qui peuvent aider à sa libération". Ses proches demandent à ce que la Croix-Rouge internationale puisse lui rendre visite à Gaza.
Gilad Shalit, âgé de 23 ans, qui a aussi la nationalité française, est privé de tout contact avec le monde extérieur.
Mais Zubin Mehta a également mentionné les "centaines de mères palestiniennes" dont les fils sont en prison. "Même si ces fils ne sont pas dans la même position (que Shalit), ils sont toujours emprisonnés et leurs mères souffrent aussi", a-t-il dit à son auditoire.
Plus de 10.000 sympathisants s'étaient déplacés pour ce concert retransmis en direct à la radio et à la télévision israéliennes. Plus de 200 autocars décorés de portraits du soldat, avec l'inscription "Gilad est encore vivant", et de rubans jaunes, la couleur de la campagne de solidarité, avaient été affrétés.
Yaël Tendler, 35 ans, une avocate de Jérusalem, est venue pour "montrer sa solidarité avec la famille Shalit". Naomi Szerman, 13 ans, accompagne son père pour "dire qu'il est temps que Gilad revienne à la maison".
Par cette belle soirée d'été, la foule, assise par terre, écoute religieusement les 80 musiciens du philharmonique. Certains ont la larme à l'oeil. Au programme: Verdi, Mozart, Albinoni, Beethoven et le chanteur populaire israélien Shlomo Artzi.
"Il suffit qu'il revienne à la maison, nous ne demandons rien de plus", a chanté Shlomo Artzi, en reprenant les paroles d'un de ses tubes que le public connaît par coeur.
Devant l'estrade, plusieurs personnalités sont venues apporter leur soutien à la famille Shalit, notamment le ministre sans portefeuille du Likoud (droite), Michaël Eytan, et l'ex-ministre de la Défense Shaoul Mofaz.
Pour l'ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, "quatre ans, c'est quatre ans de trop".
Les parents du soldat, Aviva et Noam Shalit, montent sur l'estrade et le concert se termine avec l'hymne national israélien, la Hatikva: "Espoir" en hébreu.
"Je suis réconforté par les milliers de personnes venues exprimer leur solidarité avec Gilad", confie à l'AFP Noam Shalit.
La famille Shalit a entrepris depuis huit jours une marche de solidarité à travers Israël jusqu'à la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem pour exiger la libération du soldat.
Avant le concert, les parents se sont rendus près du lieu où leur fils a été capturé. "Gilad est à la fois proche physiquement de nous mais en même temps il est très loin", a dit son père, à quelque 200 mètres de la clôture de sécurité séparant Israël de Gaza.
Au même moment, de l'autre côté de la frontière, 200 habitants de Gaza manifestent au nom des familles de détenus palestiniens en brandissant des portraits de leurs proches emprisonnés.
AFP. 05 juillet 2010
Claire T. intéresse les autorités judiciaires à plus d’un titre. Elle est d’abord la compagne de l’informaticien soupçonné d’avoir numérisé les bandes magnétiques du dictaphone utilisé pour capter les conversations privées de l'héritière de l'Oréal avec son entourage. Si Claire T. savait que son compagnon numérisait les enregistrements et si elle a apporté son aide à l’informaticien, elle pourrait être poursuivie pour complicité d’atteinte à la vie privée. Mais c’est le volet «vol de documents» qui pourrait attirer le plus d’ennuis à la comptable.
Dans sa plainte déposée le 18 juin, deux jours après la publication d’extraits des conversations piratées, Liliane Bettencourt évoque la disparition de pièces comptables. Claire T. , au service de Mme Bettencourt pendant treize ans, est visée. «Lors d'une de ses dépositions, la fille de Mme Bettencourt a évoqué des documents remis par la comptable, commente Me Georges Kiejman, avocat de Liliane Bettencourt. Je ne connait pas la nature de ces documents mais j'en conclus qu'il y a eu vol. » « Faux, nous expliquait Me Antoine Gillot, avocat de la comptable, la semaine dernière. Ma cliente a remis tous les documents lors de son départ. Une feuille contresignée par elle et Mme Bettencourt le prouve. D'ailleurs, lors de la perquisition à son domicile, la police n'a rien trouvé. »
Les enquêteurs ont en fait saisi quelques documents et un ordinateur. La police technique et scientifique épluche son contenu pour savoir s'il recèle des documents dérobés, voire la trace d'opérations financières notées sur les carnets où Claire T. notait les retraits en espèces et les bénéficiaires des sommes. Soit 50 000 € par semaine. «Il est étonnant que la comptable n'ait jamais parlé de ces carnets auparavant », souligne un proche du dossier. Claire T. n'avait en effet évoqué leur existence qu'à la veille du procès de François-Marie Banier, le photographe soupçonné par la fille de Mme Bettencourt d’avoir soutiré un milliard d’euros à sa mère. Elle avait pourtant été interrogée deux fois comme témoin dans le cadre de l’enquête visant Banier, entre 2008 et 2009, et le 18 juin quand elle était en garde à vue.
Le Parisien - 05 juillet 2010
Pourquoi cache-t-on le nom de Claire T. ?
Plus de vingt-quatre heures après la disparition de Nicodème, 22 mois, samedi près de Dinard (Ille-et-Vilaine), le corps sans vie du petit garçon a été retrouvé lundi matin peu avant 10 heures.
Le procureur de la République de Saint-Malo, Alexandre de Bosschère, a précisé que la fosse avait pourtant déjà été fouillée à plusieurs reprises samedi et dimanche. Les premiers sondages effectués avec un bâton n'avaient rien donné. Ce n'est que 36 heures après la disparition de l'enfant qu'un gendarme a repêché le corps en sondant une nouvelle fois la fosse à l'aide d'un râteau.
Dans l'après-midi, c'est le ballon avec lequel jouait le garçon de 22 mois qui a été retrouvé flottant dans la fosse. La thèse de l'accident apparaît de plus en plus plausible, même s'il reste encore beaucoup de zones d'ombre à éclaircir. Et cette question qui revient sur toutes les lèvres : comment le petit garçon a-t-il pu tomber dans la fosse, alors que celle-ci était a priori recouverte d'une dalle circulaire en béton pesant au moins 15 kg ?
La famille auditionnée ce mardi
Les enquêteurs, eux, restent prudents. Ils attendent notamment le rapport de l'autopsie menée lundi après-midi sur le corps de l'enfant, qui conclura ou non à une noyade. La famille de Nicodème, elle, sera auditionnée mardi. Les enfants également seront interrogés. Ils ont été les dernières personnes à avoir vu le petit Nicodème encore vivant. «Ils seront accompagnés par des pédopsychiatres», a assuré le procureur.
Nicodème était arrivé vendredi du Val d'Oise, avec ses parents et ses trois frères et soeurs, dans la villa de ses grands-parents à Pleurtuit, près de l'estuaire de la Rance. Il avait échappé à la vigilance des adultes samedi vers 17 heures, alors qu'il jouait quelques instants plus tôt avec les autres enfants sur le terrain de la maison. Ses parents et grands-parents l'avaient cherché partout dans la maison et autour de la propriété, avant d'alerter les gendarmes.
Durant deux nuits et un jour de recherches, quelque 120 gendarmes appuyés par des chiens ont ratissé le terrain dans l'espoir de le retrouver. Des dizaines de volontaires participaient aussi aux fouilles.
Le Parisien - 05 juillet 2010
«Vous avez traité le personnel comme des chiens, vous allez manger comme des chiens». La fête a tourné court, jeudi dernier, à la cantine municipale de Venansault (Vendée) : un cuisinier a contraint une dizaine d'enfants perturbateurs - âgé de 8 à 11 ans - à ramper pour aller chercher leur nourriture à l'occasion du pique-nique de fin d'année.
«Dehors en plein soleil, devant tout le monde, on les a obligés à se mettre à genoux et à aller chercher leur repas à genoux, raconte un parent d'élève dans Ouest France. Mon fils n'avait pas osé en parler, à son retour de l'école, jeudi soir, pensant qu'il avait fait une grosse bêtise. C'est une maman, dont le fils a subi le même sort, qui m'a demandé vendredi si j'étais au courant de ce qui s'était passé».
Certains parents, choqués, ont aussitôt prévenu la municipalité. Deux d'entre eux ont déposé plainte aurpès de la gendarmerie de Poiré-sur-Vie. Car s'ils admettent que certains enfants sont «difficiles» et «turbulents», ils déplorent, en revanche, la méthode utilisée, n'hésitant pas à parler d'«humiliation» plutôt que de «punition». Ils réclament le licenciement du cuisinier incriminé.
«C'est un excellent cuisinier, mais il n'a pas de pédagogie», a reconnu Muriel Wattel, responsable de l'association qui gère la cantine. Jeudi, «il a dépassé les bornes». La responsable a expliqué qu'à la cantine, «l'ambiance était tendue avec une dizaine d'enfants de l'école publique», si bien qu'un permis à point avait été instauré, avec convocation des parents à épuisement des points. La punition concernait uniquement ces enfants perturbateurs.
«Tout le monde a une part de responsabilité» dans le mauvais climat à la cantine, a estimé Muriel Wattel. «Les personnels subissent beaucoup de choses, des parents ont été convoqués (et) ne sont jamais venus, mais j'ai aussi des soucis avec mes salariés qui ne sont pas forcément formés», a-t-elle indiqué.
Une défense balayée par certains parents. L'un d'entre eux, Christophe, a indiqué sur Europe 1 n'avoir jamais été averti par la cantine. «On ne travaille pas avec des enfants si on ne supporte pas les gens, a-t-il expliqué. Il est cuisinier ou maître chien ?», s'est-il interrogé.
Une réunion devrait rassembler lundi soir parents, responsables de la cantine et élus de la commune pour faire le point sur cet incident.
Le Figaro - 05 juillet 2010
Ce calendrier n'aura pas tenu quatre jours. Alain Joyandet, secrétaire d'Etat, a-t-il décidé de partir, comme il l'affirme sur son blog, ou a-t-il été limogé ? Peu importe. Ce départ à contretemps, annoncé un dimanche après-midi, et accompagné d'un limogeage – celui de Christian Blanc – pour tenter d'en faire un signe politique, ne règle rien. Le pouvoir ne tirera aucun bénéfice de ce qu'il ne peut pas présenter comme une remise en ordre mais qui apparaît au contraire comme le signe d'un très grand désordre.
Quelle était donc la soudaine urgence de se séparer de deux secrétaires d'Etat ? Mediapart avait révélé dès le mois de mars la location d'un jet privé par Alain Joyandet (notre article ici). Cela fait près d'un mois que Le Canard enchaîné a enrichi ce «dossier», révélant le permis de construire contesté du même Joyandet pour sa villa dans le Var, puis les 12.000 euros de cigares de Christian Blanc payés par les contribuables.
Ni l'Elysée ni Matignon n'avaient alors jugé bon de réagir, pas plus qu'ils n'ont estimé utile de fournir quelques explications précises sur les affaires touchant d'autres ministres ou secrétaires d'Etat, Christian Estrosi ou Fadela Amara. Quant à l'annonce, la semaine passée par le président de la République, de la réduction du train de vie des cabinets ministériels, il n'en reste qu'une énorme bourde de communication : les ministres devront désormais payer de leurs deniers personnels «leurs frais privés».
Dès lors, les départs mal maîtrisés d'Alain Joyandet et de Christian Blanc ne peuvent apparaître que comme une tentative maladroite de calmer l'incendie de l'affaire Woerth-Bettencourt. Ils n'en soulignent que plus combien ce dossier, apparu à la marge d'enregistrements clandestins réalisés dans le cadre des litiges privés de la famille Bettencourt, touche en plein cœur au mode de pouvoir de Nicolas Sarkozy.
MEDIAPART - 05 juillet 2010