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  • P.-M. Coûteaux : « Il aurait fallu que l’UMP soit un parti de droite qui cesse d’insulter la droite, le peuple de droite, les valeurs de la droite… »

    Par le 24 avr, 2012 @ 16:58

    Le président de Souveraineté, indépendance et libertés (SIEL), un nouveau petit venu sur la scène partisane qui soutenait la candidature de Marine Le Pen au premier tour, a bien voulu répondre en exclusivité aux questions des Nouvelles de France. Rencontre :

    Paul-Marie Coûteaux, comment vous sentez-vous en ce lendemain de premier tour ?

    Satisfait. Marine Le Pen a réalisé un bon résultat, contrairement à ce qu’annonçaient des sondages honteusement manipulateurs; ce 18% est conforme à nos espérances, même si j’aurais aimé que nous attirions une plus grande part de l’électorat de la droite traditionnelle, libérale et urbaine (par exemple nos résultats de Paris, 6,5%, sont très insuffisants), électorat qui nous a fait défaut sans doute par un réflexe de « vote utile » devant la menace du vote Mélenchon, lui-même très grossi pendant les deux derniers mois. Je pense que ce genre d’épouvantail ne nous gênera plus lors des législatives.

    Aujourd’hui, Marine Le Pen est en position d’arbitre et tout le monde ne parle plus que du rassemblement qu’elle a lancé, afin d’élargir son périmètre habituel comme elle vient de commencer à le faire, et de former peu à peu le grand rassemblement national à vocation majoritaire qui sera de plus en plus nécessaire à la France. C’était le pari du SIEL : ces quelque six millions et demi d’électeurs montrent que, lorsque le FN s’ouvre à des formations comme la nôtre, il sort de son isolement, isolement qui m’a toujours paru délétère. De tout cœur, je souhaite maintenant trouver un terrain d’entente avec Nicolas Dupont-Aignan qui a fait un bon score (1,8%), bien supérieur à ce que lui promettaient les instituts de sondages. Lui et son mouvement Debout la République, créé en 1999, n’ont guère d’autres perspectives, me semble-t-il, que de ce joindre au rassemblement national dont je viens de parler, au sein duquel leur rôle serait très grand. D’ailleurs, étant donné la similitude de leur projet, je crois raisonnable d’additionner le score de Marine et de « NDA », ce qui situe le Rassemblement national à un premier palier prometteur, autour de 20%.

    C’est un appel que vous lancez au candidat souverainiste ?

    Oui. Je vais lui lancer un appel plus solennel cette semaine mais je suis heureux que Nouvelles de France le connaisse avant les autres. Ce sera un appel au réalisme pour dire aux nationaux, aux gaullistes et aux souverainistes dispersés : « Assez des aventures solitaires ! » Je ne demande à personne d’entrer au FN, pas plus que je ne l’ai fait. Je propose d’accepter enfin d’entrer dans une alliance.

    Savez-vous si Marine Le Pen va appeler à voter pour un candidat lors du défilé en l’honneur de Sainte Jeanne d’Arc le 1er mai ?

    Nous allons le déterminer ensemble avec l’équipe de campagne. Je souhaite pour ma part que l’on commence à faire baisser d’un cran les tensions, l’animosité, le mépris, qui existe de la part de certains cadres de l’UMP vis-à-vis de Marine le Pen. Nicolas Sarkozy sait bien que s’il veut être élu, il lui faut que 80 ou 90% des électeurs de Marine Le Pen se reportent sur sa candidature au deuxième tour. Pour y arriver, je lui conseille de changer de langage et de faire taire les petits personnages qui, très loin des enjeux de l’histoire, ne cessent de nous insulter. M. Guéant nous a traité il y a quelques semaines de « nationaux » et « socialistes », bref de nazis. Nathalie Kosciusko-Morizet, confirmée dans ses fonctions de porte-parole de Nicolas Sarkozy a publié un ouvrage proprement insultant sur Marine le Pen et a même déclaré que, si le deuxième tour devait opposer Madame le Pen à François Hollande elle voterait pour ce dernier. Et nul n’a oublié que Nicolas Sarkozy a promis débarrasser la France du Front national. Mépris, mépris, mépris, et finalement méprise : la faute morale se traduit en faute politique…

    J’en passe, en fait d’insultes et d’outrances, elles ne cessent pas : ce matin encore, Henri Guaino traitait les électeurs de Marine le Pen de désespérés et de paumés – ce qui est aussi faux que politiquement stupide. Comment voulez-vous que, dans ces conditions, nous appelions à voter pour M. Sarkozy et les siens ? C’est sans doute dommage, car il faudra bien un jour ou l’autre refermer le piège ouvert par François Mitterrand et réunir les patriotes – il y en a à l’UMP ! Pour l’heure, impossible, personne ne comprendrait et personne ne suivrait.

    Ce mépris, cette animosité existent-ils aussi au FN ?

    Certainement, et ils se nourrissent des insultes que je viens d’évoquer (cas typique des altercations où les récriminations des uns nourrissent les superlatifs des autres), sans compter des épisodes ahurissants comme le Traité de Lisbonne qui fut une véritable claque de M. Sarkozy aux Français qui avaient dit non à la Constitution européenne en 2005, à commencer par nous autres souverainistes…

    Je souhaite que le ton change car nous sommes confrontés à une situation angoissante, la perspective d’une gauche socialo-communiste hégémonique qui, déjà, domine les institutions culturelles (Université, édition, médias) et par là, la sphère politique : la gauche dirige la majorité des grandes villes, des départements, des régions, le Sénat… L’UMP a mal manœuvré, notamment en ne menant pas le combat intellectuel, en restant très faible sur le terrain des idées, ce qu’elle ne peut pas ne pas payer très cher sur le terrain politique. « Au fond des victoires d’Alexandre, on trouve toujours Aristote » disait De Gaulle : le moins que l’on puisse dire est qu’on n’aperçoit guère d’Aristote au fond de l’UMP – qui a commencé par supprimer la revue du RPR, Une certaine Idée, que je dirigeais du temps de Philippe Séguin… Bref, cette UMP qui ne produit rien, qui ne s’intéresse pas aux idées (M. Sarkozy le premier…), qui multiplie les risettes à la gauche (souvenez-vous de Kouchner, de Rachida, Rama et autres Amara, voyez Mitterrand, Carla, et les nuées de réprésentants de la gauche mondaine parmi lesquels baigne tout ce petit monde) et qui insulte le peuple de droite, que peut-on pour elle ? Elle risque de n’avoir été qu’une étourderie de l’Histoire…

    Et vous, Paul-Marie Coûteaux ? À titre personnel ?

    Je ne sais ce que je ferai le 6 mai. Je voudrais d’abord obtenir un changement de ton ( y compris de la part des députés de la Droite Populaire pourtant si proches de nous – et dont le programme est à peu de choses près le même que celui du SIEL); je souhaite que l’UMP soit un parti de droite qui cesse d’insulter la droite, le peuple de droite, les valeurs de la droite, et les intellectuels de droite. Il faudrait aussi qu’elle donne des garanties sur plusieurs sujets majeurs : l’Union européenne, l’immigration, le redressement de l’Ecole et de l’Université française, le rétablissement des enseignements classiques, et, comme l’a fait le SIEL, prenne quelques engagements sur les « points non négociables » énoncés par Benoît XVI. Ce sont les conditions pour commencer à discuter – mais, à douze jours du second tour, il est bien trop tard…

    Que pensez-vous de la chronique d’Éric Zemmour qui expliquait lundi matin sur RTL que Marine Le Pen voulait faire exploser l’UMP pour participer à la recomposition de la droite qui suivra ?

    L’explosion de l’UMP, si elle se produit en cas de défaite de Nicolas Sarkozy, n’est pas de notre responsabilité, mais résulte des faiblesses dont je viens de parler. Comme il faut tout envisager, nous ne sommes pas hostiles aux discussions avec ceux des cadres, élus ou parlementaires UMP qui voient bien que leur formation n’est plus capable de résister à la gauche, et s’est même laissée gagnée par l’hégémonie culturelle de la gauche. Il faut d’abord qu’ils l’admettent et qu’ils s’émancipent…

    Une réaction sur le score de Jean-Luc Mélenchon ?

    Le résultat de Jean-Luc Mélenchon montre que les instituts de sondages sont des machines de propagande. Leur but en l’occurrence, était de faire peur aux électeurs de droite. Opération montée de toutes pièces, car, malgré toute sa haine (ou à cause d’elle?), Jean-Luc Mélenchon n’a pas vraiment élargi le périmètre de l’extrême-gauche, inférieur à sa moyenne électorale sous la Vè république. Cependant, restons vigilants face à toute recomposition de la gauche socialo-communiste, dont la perspective s’éloigne par le faible score de M. Mélenchon, mais dont l’avènement serait mortel pour la France.

    Que pensez-vous du fait que la gauche radicale puisse tout à fait s’allier avec la gauche parlementaire tandis que la droite nationale n’a, elle, moralement pas le droit de s’allier avec la droite parlementaire ?

    Malheureusement, le piège installé par Mitterrand il y a bientôt 30 ans continue de marcher; les droites se stigmatisent les unes et les autres. C’est une aberration, mais pour l’instant, et pour les raisons développées plus haut, je n’y peux rien.

    Le score de François Bayrou a déçu ses soutiens. Il s’agissait pourtant d’un candidat sérieux…

    Un candidat sérieux, sans aucun doute. Mais François Bayrou a-t-il mené une campagne sérieuse ? Outre le fait que je ne crois plus à la stratégie électorale « ni droite ni gauche », je ne trouve pas sérieux de proposer de produire et d’acheter français quand on est européiste : François Bayrou sait bien que la Commission européenne passe son temps à interdire la moindre « préférence », qu’elle qualifie de distorsion de concurrence. C’est à cause de lui et de ses amis démocrates-chrétiens que la belle idée de l’Europe est, hélas, durablement gâchée. Je dis cela sans ironie car je crois en l’Europe qui, à condition qu’il s’agisse d’une Europe européenne, qui ne dissolve pas les nations, dans laquelle l’Allemagne ne soit pas hégémonique et qui ne soit pas à la botte des Etats-Unis, demeure une nécessité. C’est avec la belle idée européenne qu’il faut à présent être sérieux.

    Si vous deviez en choisir un, quel souvenir voudriez-vous garder de cette campagne avec Marine Le Pen ?

    Sans hésitation, je repense et repenserai longtemps à la visite qu’a rendue Marine Le Pen, le lundi de Pâques dernier, au village de Brachay (Haute-Marne), 69 habitants, la deuxième commune à avoir le plus voté FN au premier tour de l’élection présidentielle de 2007. Nous voulions visiter une exploitation agricole et remercier le maire, qui a donné son parrainage à Marine; nous pensions nous retrouver dans une salle des fêtes avec 40 ou 60 personnes. Mais l’édile a préféré installer des tréteaux sur la place du village et, bien que nous n’ayons pris la décision de venir qu’à peine trois jours plus tôt et n’avions guère annoncé ce déplacement, nous avons découvert que des centaines de personnes nous attendaient; peu à peu, entendant dire que Marine était là, d’autres villageois des alentours affluaient; il en venait de toutes parts, en voiture, en mobylette, en vélo. A la fin, ils étaient 600, peut-être plus, massés sur la place du village. Nous avons vu ce jour-là le visage d’une France qui souffre et se sent abandonnée. D’une certaine façon, c’est la France que je préfère, celle du moins qui me touche le plus. Marine Le Pen a d’ailleurs réalisé dimanche dernier 28,8% dans cette circonscription dans laquelle je serai candidat pour le Rassemblement. Je vous assure, c’était vraiment bouleversant de voir ces personnes accourant des villages alentours, arrêtant le travail pour venir nous serrer la main, et souvent nous embrasser. Marine puis moi nous sommes adressés à cette foule émouvante sur le thème : « Nous ne vous abandonnerons jamais ». Leur parlant du haut de cette estrade improvisée, je fus pris par les larmes. C’est la plus grande beauté de la politique, dire aux gens de son peuple : « Vous ne serez pas abandonnés ! ».

     

    Nouvelles de France

     
     
  • "Mein Kampf" va être publié en Allemagne pour la première fois depuis la guerre

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    Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le livre d'Adolf Hitler, Mein Kampf, va être publié en Allemagne. L'Etat régional de Bavière, qui en détient les droits, va en diffuser une version commentée prévue pour 2015, a-t-il annoncé mardi 24 avril à l'agence allemande DPA.

    Le ministre des finances de Bavière, Markus Söder, a annoncé que la décision avait été prise après plusieurs discussions, notamment avec des juristes. Une des motivations : "démythifier" cet ouvrage, qui mêle des éléments autobiographiques et les fondements de l'idéologie nazie. "Nous voulons clairement montrer à quel point ce livre, aux conséquences catastrophiques, est absurde", a-t-il souligné à propos d'un ouvrage qui a servi de base à la politique génocidaire du IIIe Reich.

    L'objectif est également de rendre aussi "peu attractif commercialement" que possible toute future publication de cet ouvrage, qui était devenu, à partir de 1936, le cadeau de mariage de l'Etat aux couples allemands. Quelque 10 millions d'exemplaires en allemand en ont été édités jusqu'en 1945, selon l'historien Ian Kershaw.

    DOMAINE PUBLIC

    L'Etat régional de Bavière détiendra jusqu'en 2015 les droits de Mein Kampf ("Mon combat"), rédigé par Adolf Hitler lors d'un séjour en prison en 1924 après une tentative de putsch. Il doit tomber dans le domaine public fin 2015, soit soixante-dix ans après la mort d'Adolf Hitler. A partir de 2016, il sera possible de reproduire le livre sans avoir l'assentiment de l'Etat bavarois, sauf dans les cas "d'incitation à la haine raciale", a précisé M. Söder.

    La Bavière a jusqu'à présent bloqué toute réédition intégrale ou partielle pour éviter une exploitation éventuelle du texte par des groupes néo-nazis. Début mars, une revue éditée par le Britannique Peter McGee, Zeitungszeugen ("journaux témoins"), avait voulu republier des passages de l'ouvrage controversé. La justice allemande avait alors interdit cette publication, estimant que le projet servirait les écrits du dictateur.

    L'initiative de M. McGee avait provoqué plusieurs réactions, dont celle du président du Conseil central des juifs d'Allemagne, Dieter Graumann. Il avait indiqué ne pas être farouchement opposé au projet. Pour lui, "le mieux serait qu'il n'y ait pas de publication, mais s'il doit y en avoir une, alors il faut qu'elle soit assortie de commentaires pédagogiques d'historiens".

     

    Le Monde - 24/04/12

  • Sarkozy et la presse: l'ambiance se gâte!

    Les attaques de Nicolas Sarkozy contre les médias, "observateurs" et autres "sondeurs" se font de plus en plus violentes dans ses meetings. Une façon, aussi, de se présenter en candidat "anti-système".

     
    Le candidat UMP Nicolas Sarkozy à Longjumeau (Essonne) mardi, en compagnie de Nathalie Kosciusko-Morizet et Frédéric Lefebvre (à gauche)
    A  Longjumeau (Essonne)

    « Mais la presse est neutre... », tente une journaliste. Nicolas Sarkozy rigole, puis se tourne vers un caméraman auquel un de ses proches vient d'interdire de filmer. « Vous filmez là ? Filmez ! ». La journaliste aura beau insister, Nicolas Sarkozy en est convaincu et l'explique à longueur de meetings: médias, « sondeurs » et autres « spécialistes » sont tous, ou presque, ligués contre lui. Il brocarde ces « observateurs qui à force d'observer ne voient plus rien », et un « système médiatique » qui est « absolument déchaîné » contre lui.

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    Des « girouettes » qui « changent encore plus vite que le vent », accuse-t-il, et se seraient lourdement trompés sur l'issue du premier tour: « Ils sentaient une poussée de l'extrême gauche extraordinaire. Il fallait qu'on se prépare à un séisme extraordinaire. Ça c'était samedi... Les mêmes lundi: poussée extraordinaire de l'extrême droite! », s'est-il encore moqué mardi, en meeting à Longjumeau (Essonne).

    "Des problèmes d'ego"

    Plus grave, « ils » ignoreraient totalement les vrais problèmes du « peuple de France ». Mais « les problèmes que je veux résoudre c'est pas les leurs -c'est que des problèmes d'ego-, c'est les vôtres », a lancé le candidat UMP.

    Depuis quelques jours, les attaques se font de plus en plus violentes contre les médias, conspués dans les meetings du président-candidat. Nicolas Sarkozy a en particulier une dent contre l'« audiovisuel public », qui « ne fait pas une campagne équitable », accusait-il encore à Nice vendredi dernier. « Quand on n'est pas insulté, on doit remercier », alors qu'« aux autres, on déroule un tapis rouge ». Et tout cela « avec l'argent du contribuable ».

    Et gare à ceux qui travaillent pour un des médias qui ont déplu au candidat UMP. Quand il voit une journaliste du Monde, Sarkozy la chapitre dûment sur le « faux sondage » du quotidien sur les jeunes qui voteraient Marine Le Pen. « Et en Une en plus! Finalement, qui a le vote des jeunes? Moi ». En fait, c'est le candidat PS François Hollande qui est en tête chez les 18-24 ans, devant Nicolas Sarkozy, d'après un sondage CSA pour Direct matin publié mardi.

    Qu'il aperçoive une journaliste du Parisien et Sarkozy dénonce aussi la Une du quotidien vendredi dernier, qui le plaçait loin derrière François Hollande au premier tour. « Heureusement que je n'aime pas lire Le Parisen ! Qu'est-ce qu'il s'est trompé ! C'est spectaculaire, hein ? ». Les journaux, « le plus admirable, c'est qu'il y ait encore des gens pour les payer ! ».

    "Mauvais coup" et "manipulation"

    Sarkozy, assurait-il lundi en Touraine, est victime d'un véritable « matraquage », où « aucun mauvais coup, aucune manipulation » ne lui sont épargnés. Un discours anti-médias qui lui permet de se présenter au passage en candidat anti-système, en « candidat du peuple » contre des « élites » forcément « parisiennes ».

    Il n'est pas sûr que son humeur s'améliore à la lecture de certains hebdomadaires, qui l'enterrent déjà cette semaine. Pour Marianne, c'est « la fin », quand le Nouvel observateur montre un Sarkozy déjà à moitié submergé par la « vague » qu'il sentait « venir ».

     

    Par Christine Ollivier
     
    France-Soir - 24/04/12
  • Sarkozy: "Le vote pour Marine Le Pen n'est pas répréhensible" ! - La drague éhontée des électeurs du FN

    C'est sans "tabou" que Nicolas Sarkozy a décidé de s'adresser à l'électorat FN. La "préférence nationale"? "Au nom de quoi on n'aurait pas le droit de dire ça ?". Marine Le Pen ? Elle est "compatible avec la République".

     
    Nicolas Sarkozy en meeting à Longjumeau
     

    « Mais quel thème serait tabou? », rétorque Nicolas Sarkozy quand on l'interroge, ce mardi à Longjumeau (Essonne), sur les limites qu'il se fixe dans le dialogue qu'il a ouvert avec électeurs de l'extrême droite depuis dimanche soir. « La question de l'immigration est un sujet dont il faut parler », de même que la « nation », où les « frontières ».

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    Quid de la « préférence nationale » défendue par le Front national?, insiste un journaliste, alors que le candidat prend un café dans un bistrot baptisé « L'excuse », sa porte-parole Nathalie Kosciusko-Morizet à ses côtés. Et lui, sans hésiter: « moi je suis pour la préférence communautaire, mais je ne vois pas au nom de quoi on n'aurait pas le droit de dire ça ».

    "La gauche bien pensante"

    Le vote pour Marine Le Pen « n'est pas répréhensible » , poursuit-il, « sinon la République lui aurait interdit de se présenter (…) Si vous avez le droit de vous présenter (…) vous êtes compatible avec la République ». Envisage-t-il, dès, lors d'augmenter le niveau de proportionnelle aux législatives pour ouvrir la porte de l'Assemblée nationale au FN? « Je ferai des propositions », élude-t-il...

    C'est donc sans complexes et sans « tabou » que Nicolas Sarkozy entend parler aux « Français qui souffrent », ceux qui ont voté FN au premier tour de la présidentielle et qu'il doit attirer sur son nom pour espérer l'emporter au second. « La gauche bien pensante, ça la gêne? Raison de plus! Si ça la gêne je vais le faire! », lance-t-il en meeting.

    « C'est le candidat de gauche qui est minoritaire », théorise le ministre de la Défense Gérard Longuet, qui accompagne le candidat ce mardi. « C'est jouable. Tout est ouvert », car « les électeurs du FN sont plutôt à droite qu'à gauche » et « je crois qu'ils élimineront François Hollande parce que c'est le contraire de ce qu'ils souhaitent ».

    Il fustige le "terrorisme" des médias

    Certains tordent le nez ? « Il y a un véritable terrorisme! », peste Sarkozy au sujet des médias. « Quand M. Hollande et M. Mélenchon défilent ensemble, c'est parfait. Mais moi quand je veux parler aux électeurs qui se sont portés sur Marine Le Pen, c'est un problème? ». « Allez mendier les voix de l'extrême gauche, c'est noble? », dira-t-il ensuite à la tribune.

    Lors de son meeting, Nicolas Sarkozy a donc défendu plus que jamais la « valeur travail », la famille et fustigé l'excision, la burqa, le droit de vote aux étrangers, et l'immigration: « ça ne peut plus durer. A force d'accepter trop de monde sur notre territoire, notre système d'intégration ne fonctionne plus », martèle-t-il. De même, « la France a des racines chrétiennes que cela plaise ou non », lance-t-il à un public ravi. Tout cela, « ce ne sont pas des idées de droite, encore moins des idées d'extrême droite. C'est une question de bon sens ».

    Mélenchon, "mon dieu quel talent"

    Le président-candidat fait aussi huer dans ses meetings les « observateur, sondeurs et spécialistes . A la tribune, il se moque des « spécialistes. Je me demande bien spécialistes de quoi ». Avant le premier tour, « il y en avait que pour M. Mélenchon (…) Plus il disait de bêtises plus on en parlait. Mon dieu quel talent! Quelle vision! ! C'était avant le premier tour.. ». Aujourd'hui, « il faudrait qu'on ne parle que » de Marine Le Pen.

    Hors de la tribune, la lune de miel du début de la campagne avec les journalistes est aussi bien terminée. « Vous-mêmes vous expliquiez que je serai pas au second tour », lance-t-il à celui qui l'interroge. « Et ça continue! », peste-t-il. Gare , dès lors, au représentant de tel ou tel quotidien dont une Une lui aurait déplu, dûment chapitré. Les journaux, « le plus admirable, c'est qu'il y ait encore des gens pour les payer! ».

    Un (petit) mot pour les centristes

    Mails il ne faut pas voir dans ce durcissement un virage assure-t-il. « Je reste sur les fondamentaux de ma campagne », souligne Sarkozy, en renvoyant à son interview au Figaro Magazine au lancement de sa campagne. Au milieu de ce discours très droitier, Nicolas Sarkozy a eu quand même un (petit) mot pour les électeurs du centriste François Bayrou. « Ils nous disent: les déficits ça ne peut plus durer », déficits auxquels contribue selon lui... « une immigration motivée par l'attraction de prestations sociales parmi les plus généreuse d'Europe ». Donc, « on est au coeur des inquiétudes (…) des électeurs centristes », assure-t-il.

     

    De notre envoyé spécial à Longjumeau Christine Ollivier
     
    France-Soir  - 24/04/12
  • Le petit pays où Marine Le Pen fait 41%

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    Foucherolles, 270 habitants. Mérinville, un peu plus de 140. Ces deux petits villages du canton de Courtenay, à la limite de l’Yonne, sont les deux communes du Loiret où Marine Le Pen a réalisé ses meilleurs scores : respectivement 41,9 et 41 % des voix (contre près de 30% en 2007 avec Jean-Marie Le Pen). Le double du très bon résultat départemental (20,58%), qui a placé, dimanche, la candidate à la présidentielle en troisième position dans le Loiret - et en première dans une quarantaine de communes rurales dans l’est et le nord du département.
     
    La République - 24/04/12
  • Syrie: des chrétiens cibles des bandes armées de l'opposition syrienne

    Posté par le 24 avril 2012

     

    Des bandes de miliciens islamiques, sans contrôle, sévissent dans le cadre du conflit en cours en Syrie, tuant des civils innocents et prenant pour cibles les chrétiens. C’est ce que confirment des sources directes de l’Agence Fides dans différentes localités de Syrie, sources qui lancent une alerte en ce qui concerne la poursuite de ce qu’il est convenu d’appeler la « révolution syrienne ».

    La situation est tragique dans la ville de Qusayr, dans le nord de la Syrie, au sein du district de Homs. Des bandes de miliciens provenant des rangs de l’opposition syrienne ont totalement détruit toute une rue chrétienne, non loin de l’église catholique. Le Curé s’est enfui et « il n’est pas même possible d’ensevelir les cadavres » remarque une source de Fides.

    De terribles vengeances sont mises en œuvre contre ceux qui tentent de dénoncer cette situation : le chrétien André Arbache, père de famille de 30 ans, a été enlevé en janvier dernier parce que son frère a dénoncé ouvertement à la télévision les violences perpétrées par les bandes armées. André a été contraint à s’engager dans l’Armée de libération syrienne. Voici deux jours, son cadavre a été retrouvé à Qusayr, décapité et abandonné, mangé par les chiens.

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  • Marine Le Pen en tête dans le Gard