Selon un nouveau bilan de la police, publié lundi, plus de 6.000 personnes au total ont été interpellées au cours du week-end, dont 1.130 dimanche, qui s'ajoutent à 4.900 interpellations annoncées samedi.
Intitulée "Xenios Zeus" (du nom du roi des dieux antiques Zeus, protecteur des hôtes), l'opération a requis la participation de 2.000 policiers à Athènes et 2.500 dans le département frontalier d'Evros (nord-est)" passage habituel des migrants de Turquie.
Le ministre conservateur de la Protection du citoyen Nikos Dendias a estimé lundi que le problème de l'immigration était "peut-être plus important que le problème financier" pour la Grèce.
Estimant sur la radio Skaï qu'il s'agissait d'une "bombe pour les fondements de la société et de l'Etat", M. Dendias n'a pas hésité à faire référence à l'Antiquité en évoquant une "invasion d'immigrants", la plus importante connue par le pays, selon lui, depuis celle des Doriens au IVe siècle avant notre ère.
De son côté, le dirigeant des socialistes Pasok, Evangélos Vénizélos, qui participe dans le gouvernement de coalition droite-gauche, a indiqué que la loi devait être imposée à Athènes mais qu'il ne fallait pas transférer le problème dans les autres villes dans le nord du pays.
Selon certains médias, la plupart des sans papiers ont été transférés dans des centres de rétention, situés en Thrace, région à la frontière gréco-turque (nord-est) et principal point de passage des immigrés.
L'objectif est de "reconduire les sans papiers à leur pays d'origine, fermer les frontières (...) et faire en sorte qu'Athènes redevienne une métropole de droit avec une qualité de vie", avait souligné samedi le porte-parole de la police, Christos Manouras.
Selon lui, la reconduction des migrants clandestins à leurs pays d'origine "est un besoin de survie nationale" et l'opération va se poursuivre les jours prochains.
Durant sa récente campagne électorale, le conservateur Antonis Samaras, devenu premier ministre, avait promis de faire la chasse à l'immigration illégale.
Le Nouvel Observateur

























Commentaires
Voilà une idée qui va faire plaisir au sénõr Valls.
Écrit par : JLA | 06/08/2012
Je crains que ce sursaut de civisme ne dure qu’un week-end !
Écrit par : abad | 06/08/2012
Cela signifie que l'Aube Dorée a du succès !
Écrit par : téléphobe | 06/08/2012
Oui, cher téléphobe, ce parti a un tel succès qu'il peut indiquer la direction à prendre pour sauver la Grèce ! il est écouté et suivi!
Écrit par : Gaëlle Mann | 07/08/2012
en France , cela serait décrié comme une grosse rafle raciste par toute la boboitude et consorts!!
salutations.
Écrit par : parvus | 07/08/2012
Je ne crois pas que ce soit Zeus qui est représenté par la sculpture qui illustre votre note mais plutôt Héraclès vêtu de la peau du Lion de Némée.
Écrit par : Pharamond | 07/08/2012
@ pharamond, c'est fort possible, bien que la photo soit indiquée comme celle de Zeus. Je vais la changer demain pour éviter toute erreur.Merci de me l'avoir signalé!
Écrit par : Gaëlle Mann | 08/08/2012
@ pharamond: je viens de vérifier. Sur le site dinosoria, la photo aux pattes de lion est légendée ainsi:
" Zeus, dieu suprême de l'Olympe. By Knotty boy"
il y a d'autres photos légenrdées sans erreur possible (Poséidon, par exemple).
Je pense que vous avez raison!
Écrit par : Gaëlle Mann | 08/08/2012
@ Pharamond: j'ai trouvé une statue d'Héraclès coiffée d'une peau de lion, mais il ne porte pas de barbe! A la différence de la statue de Zeus que j'ai supprimée pour éviter toute confusion.
Écrit par : Gaëlle Mann | 08/08/2012
Dans l'iconographie Héraclès est souvent barbu mais pas toujours, par contre les attributs des personnages de la mythologie sont assez strictes et ces derniers sont reconnus grâces à eux : foudre = Zeus, chouette = Athéna, peau de lion = Héraclès etc. il semble que Dinosoria ce soit trompé.
Écrit par : Pharamond | 08/08/2012
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