
BHL sur une chaîne saoudienne par LenferMeMent
E&R - 15 septembre 2012
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BHL sur une chaîne saoudienne par LenferMeMent
E&R - 15 septembre 2012

Comment les stéréotypes sexistes pénètrent-ils – encore – le cerveau des tout-petits ? Dans les crèches ou les écoles, les filles en rose et les garçons en bleu sont-ils en passe d’être ringardisés ?
En Converse roses et chemise de bûcheron, Darius, 2 ans, savonne méticuleusement un poupon en plastique dans une baignoire d’enfant. À quelques mètres, des petites filles jouent avec des voitures.
Bienvenue à la crèche Bourdarias, à Saint-Ouen : depuis 2009, l’équipe se mobilise pour lutter contre les stéréotypes de genre qui assignent les enfants à des rôles différents en fonction de leur sexe.
« On encourage les filles à manier le marteau à l’atelier bricolage, et les garçons à s’exprimer à l’atelier émotions », explique David, un des éducateurs. Dans la bibliothèque, les histoires pour la sieste s’intitulent par exemple : Le Papa qui avait dix enfants.
Cette expérience pilote intéresse le gouvernement : le 7 septembre, la crèche a reçu la visite de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, et de Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille. Elles ont affirmé clairement leur désir de multiplier ce type de dispositif. « C’était mon premier projet en arrivant à ce ministère », a expliqué Najat Vallaud-Belkacem.
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E&R
NdB: Quelle crétinerie!
A noter que les poupées qu'on peut voir sur la photo sont issues de la diversité! La touche de raffinement!
« J’ai fait ça pour m’amuser, confie l’étudiant en commerce extérieur. J’avais 17 ans, c’était les vacances de Noël, je m’ennuyais. »
En une semaine, cette œuvre qui moque la vie d’un bourgeois radin est mangée et digérée à la sauce cité. « Père » devient « daron » et les poétiques « je t’aime » se transforment en un expressif « je te kiffe ». Une volonté peut-être de rendre accessible le vieux français à ses potes du quartier? « Pas du tout, sourit Jean. Mes amis ne lisent pas. Après, si l’Education nationale veut que mon livre soit au programme de seconde, comme l’a suggéré un de mes anciens profs, je serai flatté. »
Un joli pied de nez à la littérature française pour ce jeune Camerounais, fils d’enseignants, débarqué au pays de Molière à l’âge de 7 ans. « J’ai toujours considéré que venir ici était une chance même si, à l’école, quand on évoquait mes ancêtres les Gaulois, ça ne me parlait pas trop. »
Ce touche-à-tout, auteur d’un court-métrage sur l’homosexualité dans les cités, acteur dans un film d’Ana Gironella avec Nawell Madani ou même mannequin à ses heures perdues, est un passionné de Molière. « J’ai lu Tartuffe mais aussi les Femmes savantes, mais l’Avare est mon préféré. Une partie de l’histoire et du caractère du personnage principal, comme l’égoïsme et le sexisme, sont toujours d’actualité. » Si le jeune homme suit scrupuleusement le rythme de la pièce, il n’hésite pas à prendre quelques largesses avec l’intrigue. « C’est ma touche personnelle. Et puis, parfois, j’ai lutté pour trouver une correspondance avec le langage des cités. »
Aux Harpagon, Cléante ou encore Elise de la pièce originale ont succédé les Sébastien, Nicolas et Jennifer dans « Super Cagnotte », qui a failli s’intituler « Crevard ». Avec parfois un clin d’œil. « Dans mon livre, les policiers sont appelés Horatio et Eric Delko, les héros des Experts Miami. » Prochain objectif pour Jean qui a attendu quatre ans pour dénicher un éditeur, trouver un metteur en scène pour porter son livre au théâtre.
Le Parisien

«Moi aussi, je peux kiffer quelqu’un. Mais avec les plans du daron, c’est cuit d’avance. » Il fallait oser. Réécrire « l’Avare », la pièce de Molière, façon wesh wesh, c’est-à-dire dans le langage des banlieues, Jean Eyoum l’a fait. Oubliée l’écriture tout en raffinement du XVIIe siècle, le jeune de 21 ans, originaire de Villeneuve-Saint-Georges, a choisi la langue fleurie et imagée de sa cité.
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Le Parisien - 15/09/12
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Un conseiller municipal de Givors (Rhône), a été frappé mardi d’un violent coup de poing au visage, sur le parking d’un centre commercial par un individu stationné sur une place pour handicapés. Il souffre d’une triple fracture du plancher orbital.
Il est 14 h 30 sur le grand parking du centre commercial des Deux-Vallées à Givors, quand un automobiliste manœuvre près de Louis Soulier et de son épouse, à pied. Alors que l’individu sort de son véhicule, l’épouse du conseiller municipal fait remarquer à l’indélicat qu’il est stationné sur une place pour personne à mobilité réduite alors qu’il ne semble souffrir d’aucun handicap et qu’ il y a des places libres juste à côté. L’homme s’énerve alors aussitôt et les insultes pleuvent.
Soutenant sa femme, M. Soulier cherche à argumenter, indique qu’il est élu et qu’il va prévenir les forces de police. Après l’altercation verbale vient l’agression physique. L’automobiliste donne un premier coup à l’élu sur la main tenant le téléphone portable. Alors qu’il se redresse après avoir ramassé l’appareil tombé à terre, le conseiller municipal givordin est violemment frappé au visage devant des témoins médusés. Dans le même temps, l’agresseur remonte en voiture et quitte rapidement les lieux.
Le blessé souffre d’une triple fracture du plancher orbital qui nécessite 15 jours d’ITT. Pour l’instant. Car Louis Soulier, conseiller municipal délégué à … la sécurité, doit être opéré dans les prochains jours à l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon.
Rapidement identifié, l’auteur des coups a été interpellé hier matin à son domicile de Tupins-et-Semons par les hommes du commissariat de police de Givors. Placé en garde à vue, il a intégralement reconnu les faits sans les expliquer. Âgé de 27 ans, l’homme, connu pour une dégradation de bien public en 2006, est convoqué devant le tribunal correctionnel de Lyon le 31 octobre. Il est poursuivi pour violences volontaires aggravées sur une personne chargée de mission de service public.
De toutes les nouvelles (et il y en eut!) qui nous sont parvenues cette semaine du monde en folie, la plus ahurissante est née chez nous, en France, précisément dans la bonne ville de Mantes-la-Jolie, petit paradis multi-culturel que les médecins, las de s’y faire insulter, agresser ou vandaliser leur voiture, fuient désormais à toutes jambes.
Des « grands frères » ont proposé à mes confrères de les accompagner, en escorte, lors de leurs possibles visites chez des patients. Au début, j’ai cru à une de ces vannes véhiculées sur la Toile par des facétieux, à l’un de ces traits d’humour que nos amuseurs publics se dispensent avec précaution, sous peine de quelque fatwa, de lâcher contre l’air du temps. Mais non! L’affaire est sérieuse et l’information, vérifiée.
Ainsi la cité des Yvelines ennoblie par une pure merveille gothique se livre-t-elle, comme dans un cauchemar éveillé, à la mode libanaise des factions, des milices, des postes de contrôle et des traversées de secteurs sous l’oeil des guetteurs et, demain, des tireurs d’élite. Ainsi une ville française officialise-t-elle, dans un subit mouvement vers les profondeurs de ses propres entrailles, à des intermédiaires dont le souci principal est, clairement, d’en soustraire des quartiers entiers pour en faire des zones échappant une fois pour toutes aux lois de la République. Ainsi dois-je revivre, dans mon propre pays, ce que j’ai vécu chez les autres, et qui se nomme, dans la sourde rumeur des glas, guerre civile.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Un territoire naît, confisqué à la communauté nationale, géré et administré par des gens auto-proclamés protecteurs de la civilité, en fait liquidateurs dûment appointés de la règle commune. Fossoyeurs rigolards, pleins de cette force que donne la faiblesse du camp d’en face, passerelles ambiguës entre les mondes, il viennent, insolents, occuper les espaces que leur abandonne l’État. Tout désir de négociation aboli, ils prétendent imposer leur vision des choses, en vérité les barrages qu’il conviendra désormais de franchir avec leur permission pour simplement faire son métier.
Mantes-la-Jolie, laboratoire d’idées neuves, inaugure la grand bâtiment au fond duquel gît la République. Et ce sont les édiles en principe chargées de garder le monument qui ouvrent en grand la porte. Mairie et Conseil Général se déclarent intéressés par le projet. Intéressés par le projet! Il faut le répéter cent fois dans sa tête pour finir par se persuader que c’est possible en France, une telle désertion, une aussi incroyable capacité à baisser son pantalon pour mieux recevoir l’hommage, une trahison semblable à celles qui, à quelques reprises, annoncèrent la livraison de la France, clés en main, à l’étranger.
Alors, que dire? Une adresse au Ministre de l’Intérieur. Monsieur Valls, le temps vous est compté pour remettre les choses en ordre dans le pays que son peuple vous a confié. Escorter des médecins pour les conduire chez les gens! Prenez-vous conscience de ce qui vous est proposé là? Réalisez-vous dans quels abîmes nous jettent les convulsions souterraines dont les « grands frères » de Mantes-la-Jolie ne sont en fait que les ondes transmises, l’écume de la vague? Vous qui, du fait de votre âge, n’avez pas la totale mémoire des grandes tragédies d’avant la chute du Mur, apercevez-vous leur filiation aujourd’hui en action dans la patrie de Clémenceau, de Gambetta, de Jean Moulin? Comprenez-vous la manoeuvre amorcée dans une lointaine banlieue de Paris, demain généralisée à la France toute entière? Voyez-vous, oui ou non, avancer, derrière le fraternel sourire des agents d’influence, la libanisation accélérée de la France?
Si vous vous sentez innocent de tout cela, dites-le. Les choses seront au moins claires vous concernant. Si non, agissez, sans tarder. Rétablissez la République là où l’on s’essuie les pieds dessus, parez le coup qui lui est porté au travers de cette seule, invraisemblable et pourtant bien réelle proposition, imposez-là avant qu’elle ne soit plus qu’un jeu de piste mortellement dangereux, arbitré par les milices. C’est un témoin de barbaries encore fraîches de leur sang versé qui vous le demande.
L’Histoire passe devant vous, Monsieur Valls. Embarquez avec elle pour en changer le cours, c’est là le hasard heureux des hommes d’action placés au bon endroit, au bon moment. Si d’aventure vous restiez sur le quai, sachez que ce serait parce que la locomotive, les wagons et les passagers vous seraient passés sur le corps. À vous de choisir, sans délai.
Alain Dubos
RIPOSTE LAÏQUE
Marc Dutroux espère purger sa perpétuité à domicile en demandant un bracelet électronique. © Reuters Thierry Roge
Quelques semaines après la libération anticipée de son ex-compagne, Marc Dutroux va-t-il quitter sa cellule ? Le pédophile, condamné à perpétuité pour l'enlèvement et le viol de six fillettes et la mort de quatre d'entre elles, réclame à l'administration pénitentiaire de pouvoir bénéficier d'un bracelet électronique pour purger sa peine à domicile.
De fait, en l'état actuel de la législation belge, Marc Dutroux a passé 16 ans derrière les barreaux et pourra prochainement demander une libération conditionnelle. Reste que le gouvernement planche sur une réforme pour durcir les conditions de libération conditionnelle.
Il est "convaincu" qu'il sortira un jour de prison et il "estime que lui aussi mérite une chance de se réinsérer" avait déclaré son avocat fin août au moment de la sortie de prison de l'ancienne épouse du pédophile, Michelle Martin. Une libération fortement contestée dans la rue et sur les réseaux sociaux.
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Vendredi dernier 7 septembre, un inconnu a uriné dans les deux grands bénitiers de l’église Notre-Dame la Grande de Poitiers (rien dans la presse, un signalement sur le Forum Catholique). Silence de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur (et des cultes…). L’église de Cormery (Indre-et-Loire) saccagée et profanée au milieu de la semaine dernière (signalement dans La Nouvelle République qui évoque des faits similaires survenus à Corçay de manière presque concomitante, et des « actes très similaires » survenus en Loir-et-Cher « ces derniers mois ». Silence de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur. L’église Saint-Benoît de Lageon (Deux-Sèvres) saccagée cette semaine (le Courrier de l’Ouest signale le fait dès le 11 septembre dans sa version en ligne). Silence de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur. 70 tombes chrétiennes profanées cette semaine à Cahors (FR3 Midi-Pyrénées en fait un sujet). Silence de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur… J’en passe…
Les portes de la mosquée de Limoges sont souillées d’excréments dans la nuit du 11 au 12 septembre. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, indigné dénonce véhémentement dans un communiqué « cet acte [qui] porte gravement atteinte à la dignité des musulmans et choque l’ensemble des citoyens attachés aux valeurs de respect et de tolérance », ajoutant que « s’attaquer à une religion, c’est s’attaquer à la République ». Cherchez l’erreur…
D.H.
Observatoirede la christianophobie