Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Marseille: 20 jeunes armés envahissent les voies et forcent le TGV Paris-Nice à s'arrêter

     

    Une vingtaine de jeunes ont contraint un TGV à s'arrêter samedi alors qu'il repartait de Marseille en direction de Nice et ont tenté de monter à bord avant de prendre la fuite à l'arrivée de la police, a-t-on appris auprès de la SNCF.

    Cinq jeunes originaires de la cité Air-Bel  (11e arrondissement (est) de Marseille) ont été interpellés et placés en garde à vue à la Sûreté départementale. Des passagers du train qui ont prévenu la police après avoir aperçu les assaillants par la fenêtre, ont rapporté qu'ils avaient des armes, mais les policiers n'en ont saisi aucune sur les cinq jeunes qu'ils ont pu interpeller, selon une source proche de l'enquête.

    Parti de Paris, le TGV venait de repartir de la gare Saint-Charles à Marseille peu après 14H00 quand son conducteur a été contraint à l'arrêt par des torches placées sur la voie dans le quartier de La Pomme, en direction d'Aubagne.

    "Ces torches à flamme rouge sont des outils de sécurité que l'on utilise ordinairement pour signaler un gros problème et dans ce cas les conducteurs ont pour consigne de s'arrêter", a expliqué une porte-parole de la direction régionale de la SNCF en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

    La police a été alertée immédiatement et les assaillants ont pris la fuite à pied à son arrivée. Cinq d'entre eux ont été interpellés. Le train, dont les portes étaient verrouillées, a subi des dégradations légères et est reparti peu avant 16H00, selon ces mêmes sources. Soit environ  deux heures de retard.

    7sur7 be - 02/02/13

    Il s'agit d'un acte de guerre et non d'une "incivilité" !

  • Coup de force socialiste, lâcheté droitiste

    2 février 2013

    assemblee-anti-nationale

    Le premier article du projet de loi sur le « mariage » homosexuel a été adopté par l’Assemblée anti-nationale.

    249 voix pour, 97 contre.

    Il y a 577 députés dont au moins 226 dits « de droite ». Cela signifie que moins de la moitié d’entre eux a jugé nécessaire de voter contre ce texte, alors que des millions de Français se sont inquiétés de ce projet, allant jusqu’à défiler sous les intempéries par centaines de milliers.

    De leur côté les parlementaires de gauche confisquent la souveraineté du peuple en imposant ce texte, alors que leurs propres voix ne constituent même pas la majorité des 577 députés.

     

    Tandis que Flamby soigne sa cote de popularité chez les Maliens…

    Contre-info.com

  • L’Assemblée vote l’article clé du mariage pour tous

     
     

    PARIS (Reuters) – Les députés français ont adopté samedi l’article clé du projet de loi sur le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels qui supprime l’exigence de la différence des sexes comme condition du droit au mariage.

    Après de longues heures de débats parfois émaillés d’incidents, les députés ont adopté par 249 voix contre 97 l’article premier du texte sur lequel avait été déposé des centaines d’amendements.

    « C’est une liberté individuelle que nous consacrons avec cet article », avait lancé, avant le scrutin, la ministre de la Justice Christiane Taubira. « Nous sommes extrêmement heureux et fiers d’aboutir à cette première et grande étape. »

    Le résultat du vote a été salué par une salve d’applaudissements des députés de gauche debout dans l’hémicycle.

    « C’est un vote historique », s’est réjouie Corinne Narassiguin (PS) quand Marie-George Buffet (PCF) a évoqué « un grand moment ». « Nous sommes fiers de ce vote », a indiqué le député écologiste Sergio Coronado. Alain Tourret a indiqué que son groupe des Radicaux de gauche votait « cet article sans aucune hésitation ».

    Le groupe UMP a voté contre cet article à l’exception de Franck Riester qui a voté pour et de deux autres élus qui se sont abstenus.

    Les deux élus UDI (centriste) présents au moment du scrutin ont voté contre. Son président, Jean-Louis Borloo, et plusieurs élus centristes, ont annoncé qu’ils étaient favorables à cette réforme sociétale considérée comme l’une des plus importantes de ces trente dernières années en France.

    Tous les élus de gauche ont voté l’article clé du texte à l’exception de Patrice Carvalho (PC) qui, comme il l’avait annoncé, a émis un vote négatif.

    Pour l’UMP Philippe Gosselin, le vote de cet article clé ouvre une brèche pour la procréation médicalement assistée (PMA) et à la gestation pour autrui (GPA).

    RAPPELS AU RÉGLEMENT

    Plus de 5.000 amendements ont été déposés sur la vingtaine d’articles que compte ce projet de loi présenté par Christiane Taubira.

    Auparavant, les députés avaient rejeté par 183 voix contre 85 une série d’amendements UMP visant à supprimer cet article puis par 171 voix contre 71 une autre série proposant la mise en place d’une « alliance civile » comme alternative au mariage pour les couples homosexuels.

    Comme les jours précédents, l’opposition, principalement l’UMP, outre le fait de défendre un à un ses nombreux amendements, a multiplié les prises de parole, les rappels au règlement et les demandes de suspension de séance qui freinent le déroulement du débat.

    L’examen de ce projet de loi engagé mardi dernier est prévu pour une durée de deux semaines, week-ends compris, un vote solennel sur l’ensemble du texte étant prévu le mardi 12 février.

    Il est rare que l’Assemblée siège le week-end. C’est le 24 octobre 2009 que les députés ont siégé pour la dernière fois un samedi et le 11 juillet 2004 un dimanche.

    Emile Picy, édité par Marine Pennetier

    BOULEVARD VOLTAIRE

    NdB: 249 pour + 97 contre = 346  votants. Où sont passées les 231 voix non exprimés? (577 - 346 = 231)

  • Hollande se voit offrir un chameau

    02/02/13

  • Hollande à Tombouctou, visite de la grande mosquée


    François Hollande est arrivé au Mali par euronews-fr


    Mali : François Hollande visite la grande... par BFMTV

    02/02/13

  • Gentil iguane

    sans-titre.png iguane vert 2.png

    Iguane vert du Brésil. Strictement végétarien

  • Hitler leur sert encore

     

    diable doré bis

    Hitler : l’éternel retour. Le phénomène s’accélère à mesure que s’éloigne dans le temps la seconde guerre mondiale, il se passe rarement une semaine en France depuis vingt ans, sans que le totalitarisme nazi ne soit évoqué dans les médias au détour d’une émission, d’une fiction, d’un documentaire, d’un reportage, d’un entretien. Quant à la survivance de cette idéologie en Europe, concentrée dans quelques groupuscules « folkloriques » de quelques dizaines d’individus, peuplés d’indicateurs de police, d’illuminés manipulés et sans soutien dans l’opinion, elle est elle aussi grossie exagérément, mise en exergue régulièrement au travers d’enquêtes sensationnelles dans les magazines, et bien sûr dans le cinéma hollywoodien ou les téléfilms dont le service public a le secret. Le traumatisme majeur de la dernière grande guerre civile européenne, son cortège de monstruosités, de massacres et de persécutions, n’explique pas à lui seul ce pilonnage. Nous le savons, la reductio ad hitlerum visant tous les défenseurs des identités et des souverainetés nationales, des valeurs traditionnelles, reste une arme efficace de diabolisation. Elle entend rendre infréquentables et illégitimes les courants patriotiques. Une démonisation de l’adversaire politique qui est d’ailleurs le ressort de tous les totalitarismes…Stigmatisation qui touche ainsi en premier lieu les opposants au totalitarisme bruxellois, lequel n’est jamais que l’aboutissement du rêve d’une Europe supranationale… dirigée par l’Allemagne…ça ne vous rappelle rien ? Bruxellois qui entendent interdire aux Européens toute manifestation d’une fierté nationale, toute volonté de préserver leurs racines. Dénoncer les ravages de l’idéologie mondialiste, aimer son peuple, défendre l’authentique civilisation européenne, c’est de facto être suspect de crypto fascisme. Tout sursaut identitaire doit donc être frappé d’infamie, et les Européens qui entendent le rester sont invités à faire leur autocritique et à se laisser « châtrer » sans moufter…

    Mort en 45, Hitler reste un épouvantail commode, mis à toutes les mauvaises sauces. Chevalier de la Légion d’honneur, officier des Arts et Lettres, metteur en scène et propriétaire du Théâtre du rond point, qui abrita notamment la pièce crapoteuse Golgota Picnic, Jean-Michel Ribes a d’ailleurs fait sensation en invitant le chancelier allemand dans le débat sur le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels.

    Lundi 28 janvier sur RTL Soir, dans l’émission de Marc-Olivier Fogiel, le citoyen Ribes a violemment attaqué Frigide Barjot qui défendait une conception traditionnelle de la filiation. Argument massue, il a éructé que « le papa et la maman ça a donné Hitler »… Cela a aussi « donné » Jean-Michel Ribes, mais nous sommes priés d’admirer la finesse et l’intelligence du raisonnement. Pour faire bonne mesure, M. Ribes a fait un parallèle, comme le délicat Pierre Bergé avant lui, entre ce qu’il croit être le retour de l’homophobie et l’antisémitisme… ça ne mange pas de pain.

    Au-delà de cet épisode consternant, qui prouve la pauvreté navrante des arguments de prosélytes du mariage gay, l’anniversaire de l’arrivée au pouvoir d’Hitler, il y a 80 ans, le 30 janvier 1933, a été utilisé à plein. Les faiseurs d’opinions ont abreuvé les foules de commentaires sentencieux établissant comme de bien entendu un parallèle entre la geste hitlérienne et l’émergence de courants « populistes » en Europe, qui seraient animés des mêmes pulsions coupables plus ou moins inavouables …

    En Belgique, Jean-Pierre Jacqmin, directeur de l’info à la RTBF, a mis en place hier la 30 janvier une « journée Hitler » dont le but pédagogique était d’expliquer que la Bête est toujours tapie dans l’ombre prête à bondir et à asservir les peuples d’Europe. D’ailleurs, invité à expliquer pourquoi les représentants des partis et mouvements nationaux sont interdits d’antenne sur « sa » chaîne » il confesse que « ce cordon sanitaire a une raison d’être ». « Il répond à l’obligation que nous avons à la RTBF d’être responsables des propos qui sont tenus et qui ne peuvent pas être en contradiction avec les lois contre le racisme, la xénophobie, la discrimination, les genres (sic), etc. Et quand nous avons l’impression que ce genre de dérapage est possible, notamment avec l’extrême droite, nous jouons notre rôle d’éditeur responsable et nous ne les prenons pas en direct. »

    Un « principe de précaution », si nous suivons la logique de ce monsieur, qui commanderait d’interdire purement et simplement les Mouvements patriotiques et la possibilité pour ces derniers de se présenter aux élections. Cette tentation là, est toujours présente prévient Bruno Gollnisch, et elle est étudiée, il faut le savoir, par les plus hautes instances européistes…

    Bien sûr, pas de grand débat sans grand sondage et le quotidien gratuit Métro a publié ce matin celui de l’ Ifop. Les sondeurs « ont posé aux Français une question radicale, inscrite dans cette perspective historique : Croyez-vous possible qu’un mouvement politique se réclamant du nazisme arrive un jour au pouvoir dans un pays européen, comme Hitler en Allemagne en 1933 ? Le résultat interpelle : un tiers des personnes interrogées (34%) répond par l’affirmative. Qu’ils expriment du pessimisme, de l’inquiétude ou de la vigilance par rapport aux mouvements d’extrême-droite, c’est une part non négligeable qui juge que le ventre dont est sorti la Bête pourrait encore être fécond, estime Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

    Se voulant plus rassurant, le spécialiste de l’extrême-droite, Jean-Yves Camus, ne cite pas Bertold Brecht comme M. Dabi, mais reprend une formule de Louis-Ferdinand Céline en affirmant que « l’histoire ne repasse jamais les plats. Il y a des différences fondamentales (entre les années 30 et la situation actuelle, NDLR) ne serait-ce que parce qu’il existe aujourd’hui une législation contre le racisme et l’antisémitisme . S’il note qu’il faut s’inquiéter de la montée en puissance de partis néo-fascistes comme Jobbik en Hongrie (étiquette rejetée catégoriquement par cette formation et dont le programme ne s’apparente en rien à celui du fascisme des années trente, NDLR) ou Aube dorée en Grèce, le chercheur à l’Iris qualifie leur capacité à arriver au pouvoir de pratiquement inexistante ». Alors pourquoi tant de battage ?

    Eh  bien parce que « La crainte que les gens expriment, c’est en réalité celle de l’arrivée au pouvoir de partis populistes et xénophobes. Et là, l’affaire est déjà jouée d’avance puisque des formations de ce type ont déjà accédé au gouvernement. Parti de la Liberté de Geert Wilders aux Pays-Bas, FPÖ autrichien du temps de Jorg Haïder, Ligue du Nord en Italie, Silvio Berlusconi vient de susciter un tollé en rendant hommage à MussoliniCes mouvements auprès desquels peut être rangé le FN ont enregistré des succès électoraux ces dernières années. De quoi faire redoubler les vigilances.»

    Bref, à écouter nos spécialistes, les gens craignent le retour d’Hitler parce que des mouvements qui ne sont dans leur essence ni totalitaires, ni fascistes, ni héritiers de l’hitlérisme sont demain en position d’arriver au pouvoir…cherchez l’erreur !

    Dans ce concert d’avertissements solennels, laissons le mot de la fin à Benjamin Abtan, président du Mouvement antiraciste européen – European Grassroots Antiracist Movement (EGAM), ancien conseiller «Droits de l’Homme et Société Civile» de Bernard Kouchner et ancien président de l’UEJF. Dans une lettre ouverte à la chancelière Angela Merkel et publié par le Nouvel Obs, il félicite cette dernière « pour le travail d’histoire et de mémoire », mais il agite les fantasmes d’une Europe rongée par la haine vis-à-vis des minorités.

    Il exige que « l’Allemagne, comme tous les pays de l’UE, (remette) au cœur de son discours européen la promotion et le développement de la démocratie, en particulier la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. » Soit le « projet civilisationnel que porte l’Europe, fondé sur la Paix, la démocratie, l’Égalité, et le dépassement des identités particulières en une identité collective plurielle et diverse »

    M. Abtan, précisait sa vision de l’Europe « plurielle et diverse », dans les colonnes du Monde au lendemain du 22 avril dernier. Avec « 17,90 %, avrtissait-il, le score du Front National au premier tour de l’élection présidentielle résonne comme un coup de tonnerre aux oreilles de tous ceux qui sont attachés aux valeurs de la démocratie, en France comme en Europe ». Il appelait les «démocrates européens à agir vigoureusement» pour que le score de Marine Le Pen soit relégué «au rayon des mauvais souvenirs anachroniques». « Avec près de 80 % de participation, l’extrême droite rassemble derrière elle le plus grand nombre de Français depuis la Collaboration, d’où sont issus les fondateurs du FN, et donne au 22 avril 2012 un relent nauséabond de 21 avril 2002 » affirmait sans crainte du ridicule ce militant. Comme disait Joseph Goebbels, en grand maître de la propagande, « plus c’est gros plus ça passe » ?

    La solution pour arracher la mauvaise herbe européenne ? Notre antiraciste de choc la donne, à savoir la poursuite d’une « immigration extra-européenne (qui) a contribué à donner à notre continent son plus beau visage, celui du métissage des cultures (…). Il est grand temps que les dirigeants politiques européens démocrates s’adressent à leurs concitoyens pour leur parler de ces bouleversements, à l’instar de Bill Clinton expliquant dans les années 1990 au peuple américain qu’il n’y avait plus de majorité ethnique ou religieuse dans le pays et traçant des perspectives de vivre ensemble pour une Amérique transformée. Il leur faudra expliquer, avec pédagogie et clarté, que nous ne pouvons bénéficier de la démocratie et d’un haut niveau de protection sociale sans les apports de l’immigration. Nous avons besoin de plus d’immigration si nous ne voulons sacrifier ces deux autres éléments qui fondent l’identité européenne. »

    Benjamin Abtan a au moins le mérite d’énoncer clairement l’alternative posée entre deux conceptions du devenir de la France et de l’Europe; en dernier ressort les Européens ont encore la possibilité de choisir…avant qu’il ne soit trop tard.

    Blog de Bruno Gollnisch

  • Marseille : agressions sans ordonnance

     

     
     
    Publié le mardi 29 janvier 2013 à 16H20
     

    Un généraliste roué de coups pour sa voiture, un rhumatologue violemment frappé pour un mot mal compris... les médecins libéraux sont de plus en plus victimes d'une société malade de ses incivilités

    Parce que le fils d'une patiente a mal compris un mot, le docteur Aba, rhumatologue marseillais,a reçu un violent coup de tête qui lui a explosé l'arcade sourcilière.

    Parce que le fils d'une patiente a mal compris un mot, le docteur Aba, rhumatologue marseillais, a reçu un violent coup de tête qui lui a explosé l'arcade sourcilière.

    Photo DR

    Il a suffi d'un mot mal interprété pour que son arcade sourcilière explose sous un violent coup de tête rageur. Vendredi 18 janvier dernier, le docteur Philippe Aba, éminent rhumatologue marseillais exerçant dans un cabinet médical du Canet (14e), avait pourtant accepté de recevoir sa patiente, malgré un retard considérable.

    "Entre deux rendez-vous normaux", a-t-il simplement prévenu, avant de se faire casser la figure au beau milieu de la salle d'attente, par le fils de la patiente, estimant que sa mère avait été traitée "d'anormale"... Les hôpitaux ne sont plus les seuls réceptacles de la violence ordinaire.

    Depuis quelques années, la médecine libérale n'est plus épargnée par "l'agressivité sociétale". Le cabinet médical n'est plus seulement ce sanctuaire où l'on vient se faire soigner. Certains saisissent le moindre prétexte pour se défouler.

    Une attente trop longue ou un refus d'arrêt de travail suffisent à insulter, voire à rouer de coups celui qui est censé apaiser vos souffrances. Sans compter les vols ou agressions crapuleuses qui se multiplient. "Dans les Bouches-du-Rhône, en deux ans, les agressions ont explosé. On est malheureusement au-dessus de la moyenne nationale", déplore le docteur Jean-Claude Gourheux, responsable régional de l'Observatoire pour la sécurité des médecins et membre du conseil national de l'Ordre.

    Trois fois plus de signalements d'incidents en 2 ans

    Selon les dernières statistiques, trois fois plus de signalements d'incidents auraient été effectués en 2012 par rapport à 2010. "On est passé de 12 à 36 signalements, souligne le Dr Gourheux. Si l'augmentation est considérable, le chiffre est faible par rapport à la réalité. Trop de médecins victimes ne déposent pas plainte ou ne nous préviennent pas. Par philosophie, manque de temps ou peur des représailles".

    "Pourtant, poursuit le Docteur Zattara, président de l'Ordre des médecins dans les Bouches-du-Rhône, ils doivent savoir que l'Ordre est à leur côté et que, désormais, nous nous constituons partie civile à chaque fois".

    Créé en 2002, l'Observatoire pour la sécurité des médecins, qui dépend du Conseil national de l'Ordre, est un outil peu connu des praticiens. Censé mener des actions de prévention et de sensibilisation, il a intensifié son activité par la signature en 2011, au niveau départemental, de protocoles de sécurité avec les ministères de l'Intérieur, de la Justice et de la Santé. "Désormais, le médecin indépendant est mis au même niveau que le médecin hospitalier, se félicite le Dr Grourheux. La mission de service public de la médecine libérale est reconnue".

    Dans le courant de l'année 2013, afin de provoquer un électrochoc, une vaste campagne de sensibilisation sera menée. De petits films, réalisés sous l'égide de la Police nationale, décrivant des situations à risque, seront mis à disposition des médecins. "Une dynamique de construction sécuritaire est en marche. L'État a pris conscience du danger si les médecins, inquiets pour leur sécurité, décidaient d'un droit de retrait. On ne peut décemment pas dispenser des soins dans la terreur. Malheureusement, regrette le Dr Gourheux, la détérioration des valeurs sociétales est allée plus vite..."

    Et c'est en zone urbaine que les tensions sont les plus vives : 50 % des incidents ont lieu en ville et 31 % en banlieue. "Dans les campagnes, le respect de l'art médical est encore préservé, analyse-t-il. Mais en zone urbaine, on est confronté à des individus de plus en plus exigeants qui veulent obtenir ce qu'ils viennent chercher, comme au supermarché".

    Les Bouches-du-Rhône dans le top 5 des départements impactés par l'insécurité

    En première ligne : les généralistes, dans 62 % des cas. Ils essuient des insultes (62 % des signalements) ou des coups (13 %). "Nous avons aussi observé une hausse constante des agressions de femmes médecins", poursuit le Docteur Gourheux. Dans la moitié des cas, ce sont les patients qui se montrent agressifs, directement envers les médecins (90 %) ou leurs collaborateurs (10 %). "Il y a urgence à réexpliquer le rôle du médecin et sa place dans la société", martèle le responsable régional pour l'Observatoire. En attendant, les libéraux s'organisent.

    Certains truffent leur cabinet de systèmes d'alarme tandis que d'autres jugent plus prudente une installation en groupe. "Cette insécurité est lourde de conséquences, prévient le docteur Bernard Le Douarin, coordonnateur national de l'Observatoire. Sur l'installation des médecins au sein des territoires sensibles et donc, sur l'accès aux soins des patients les plus démunis". Si la Seine-Saint-Denis reste en tête des départements les plus impactés par l'insécurité, en 2012, les Bouches-du-Rhône arrivent dans les cinq premiers.

    La Provence