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17/05/2014

Si le franc remplaçait l’euro : le jour d’après

 

Bruno Lemaire

Libres propos de Bruno Lemaire, conseiller économique de Marine Le Pen

La renaissance du franc ne poserait aucun problème technique.

Q. Il a fallu 3 ans, entre 1999 et 2002, pour passer du franc à l’euro. Remplacer l’euro par le franc, ce doit être « galère », non ?

Au jour J, le système bancaire français remplace sur tous les comptes qu’il gère les montants en euros par le même montant en francs.

Il faut être vraiment de mauvaise foi pour penser que ce « passage » au franc se heurterait à d’énormes difficultés techniques, et demanderait plusieurs années. Sachant que 93 % des transactions sont faites en monnaie ‘scripturale’, par transfert de comptes à comptes, par virement, dépôt de chèque ou encore par débit d’une carte bancaire, voilà déjà 93 % des transactions assurées dans l’espace de quelques secondes, ou au pire quelques heures si certains serveurs informatiques s’avèrent un peu vieillots.

Q. Pour le franc « scriptural », électronique, je veux bien. Mais pour les billets ?

Pour les billets, il y a aura deux étapes. La première étape consistera à « recycler » les anciens billets exprimés en euros, en les « marquant » par un tampon avec l’inscription « franc ». Ce tamponnage sera fait par les différentes agences de la Banque de France, à chaque fois que des billets leur parviendront pour être ainsi « recyclés », en attendant qu’ils puissent être remplacés par de nouveaux billets.

 

Ce qui constituerait la deuxième phase.

Q. Fabriquer de nouveaux billets, cela va quand même prendre un certain temps, non ?

D’après les experts de la Banque de France, la fabrication d’une quantité suffisante de billets devrait prendre au maximum 3 semaines à un mois. Cela signifie qu’en moins de deux mois, en tenant compte à la fois des tampons « francs » – dont la fabrication, elle, ne prendrait que quelques jours, – et du renouvellement complet des billets « euros » par des billets « francs », les deux principales composantes de notre nouvelle monnaie nationale, le franc nouveau, seraient opérationnelles, dont 93 % dès les premières heures du passage au franc.

Q. Et pour les pièces ?

Les pièces représentent moins de 1 % du montant de la monnaie en circulation, et sans doute de l’ordre de un pour mille du montant des transactions. On peut estimer, là encore, qu’il faudra moins de deux mois pour « frapper » les nouvelles pièces. En attendant, les euros auront encore cours, pour une période limitée et un montant limité.

Q. Et que fera-t-on des euros, billets ou pièces, que l’on voudrait conserver, leur valeur étant normalement plus importante que celle du franc, de l’ordre de 15 à 20 %.

Leur valeur faciale sera de un pour un, et ce pendant quelques mois. Passée cette période, l’euro ne sera plus convertible en franc, donc personne, en dehors des collectionneurs, n’aura intérêt à conserver des euros, au moins pour des achats « domestiques » effectués en France.

NPI

23:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Excellent article qui remet les pendules à l’heure pour le passage de l’euro au franc. Rappelons qu’en 2000 le passage du franc à l’euro s’était très simplement passé, après un ou deux ans de préparation. Mais il faudra en même temps récupérer notre stock d’or qui, je crois, n’est plus chez nous mais en Allemagne.

Écrit par : abad | 18/05/2014

qui peut affirmer que l'euro restera à la meme hauteur de change si la France se détachait de l'Euro .La France est un des piliers de l'euro ;Si la France se détache ,l'Euro perdra de sa crédibilité en bourse . Il se dévaluera de lui meme et l'écart entre Euro et Franc sera moindre que ce qui est annoncé .Cette vérité me parait évidente .

Écrit par : tramoni | 18/05/2014

Les commentaires sont fermés.