Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/04/2017

Arthur RIMBAUD (1854-1891)

Ô saisons, ô châteaux

 

Ô saisons ô châteaux,
Quelle âme est sans défauts ?

Ô saisons, ô châteaux,

J'ai fait la magique étude
Du Bonheur, que nul n'élude.

Ô vive lui, chaque fois
Que chante son coq gaulois.

Mais ! je n'aurai plus d'envie,
Il s'est chargé de ma vie.

Ce Charme ! il prit âme et corps.
Et dispersa tous efforts.

Que comprendre à ma parole ?
Il fait qu'elle fuie et vole !

Ô saisons, ô châteaux !

Et, si le malheur m'entraîne,
Sa disgrâce m'est certaine.

Il faut que son dédain, las !
Me livre au plus prompt trépas !

- Ô Saisons, ô Châteaux !

 

 

04:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Quel beau poème, susceptible de maintes interprétations ! Un antidote contre le prosaïsme de l'époque...
Un grand merci, Gaëlle, pour tous ces rayons de soleil !

Écrit par : P.-L. Moudenc | 15/04/2017

Répondre à ce commentaire

Un grand merci pour votre commentaire, très cher ami!
Sans ce poème, il manquerait quelque chose à la poésie française. Un chant, un cri, un pur élan de jeunesse et de liberté.

Écrit par : Gaëlle Mann | 16/04/2017

Il doit y avoir une signification mais je n'y ai rien compris.

Écrit par : Pomègues | 15/04/2017

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.