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20/06/2008

BON ANNIVERSAIRE!

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Menhir dans les landes de Locarn (Centre Bretagne)
Bon anniversaire à Jean-Marie Le Pen! 
Avec les meilleurs voeux du blog!

Jean Louis Marie Le Pen, né le 20 juin 1928 à la Trinité-sur-Mer, est le fils de Jean Le Pen, patron pêcheur, et d'Anne-Marie Hervé, couturière et fille de paysans. Ses parents le surnomment « Jeanjean ». Sa famille est essentiellement originaire du département du Morbihan ; un de ses aïeux y fut chef chouan d'une paroisse, un autre conventionnel. Le mot penn signifie en breton « tête », d'où son surnom de « Menhir ». Jean-Marie Le Pen devient pupille de la nation par jugement du tribunal civil de Lorient du 23 décembre 1942 : le bateau dans lequel se trouvait son père ayant heurté une mine en 1942 (son nom figure d'ailleurs sur le monument aux morts de La Trinité-sur-Mer).

En novembre 1944, à 16 ans, il demande au colonel Henri de La Vaissière (alias Valin) à s'engager dans les FFI (Forces françaises de l'intérieur), qui préfère refuser : « Désormais, ordre est donné de s'assurer que nos volontaires ont bien 18 ans révolus. Tu es pupille de la nation : songe à ta mère! ». Le jeune Jean-Marie aurait néanmoins fait partie d'une filière d'exfiltration d'aviateurs alliés.

Il est élève au collège jésuite Saint-François-Xavier à Vannes, puis au lycée de Lorient. Il entre ensuite à la faculté de droit de Paris, où il vend à la criée le journal de l'Action française, Aspects de la France. est diplômé d'études supérieures de sciences politiques et licencié en droit en 1952. Il a été président des étudiants en droit de Paris de 1949 à 1951 puis, par la suite, président d'honneur de la « Corpo » en janvier 1952.

30/05/2008

Interview de JMLP: Le Front national a un avenir!

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Jean-Marie Le Pen le 30 mai 2008

C'est un Front national en pleine tourmente qui réunit demain son conseil national, le « parlement » du mouvement. Mais Jean-Marie Le Pen apparaît, lui, à bientôt 80 ans, plus mordant que jamais. Objectif : les européennes de 2009.

En grande difficulté politique et en pleine tourmente financière, le parti de Jean-Marie Le Pen se réunit en conseil national demain. Les cadres du Front national, les secrétaires départementaux, les élus régionaux et les membres du bureau exécutif poseront les bases de la campagne des élections européennes de 2009 qui sera lancée officiellement en septembre... et que conduira vraisemblablement le vieux chef.

Autre priorité du jour, le déménagement du parti dans les nouveaux bureaux à Nanterre a finalement été retardé à septembre. Le Pen présentera également son nouvel organigramme : sa fille Marine, vice-présidente exécutive, verra ses tâches recentrées vers la communication interne et externe du parti.

Le FN a-t-il encore un avenir ?

Jean-Marie Le Pen. Et pourquoi n'en aurait-il pas un ? Je crois que le mouvement est promis à un bel avenir. Monsieur Sarkozy a dit de façon bien vaniteuse : "J'ai tué le FN, il est mort".

 Mais le sarkozysme sera oublié que le nationalisme sera toujours vivant. Nous allons retrouver à coup sûr une audience lors des prochaines élections, les européennes, qui sont à la proportionnelle. D'autant que nous sommes les seuls à avoir une position souverainiste crédible. Mégret s'est retiré, Pasqua est hors du coup, Villiers est sur la touche. Qui reste ? L'incoercible, l'incontournable, Jean-Marie Le Pen, doté d'une vertu rare : l'éternité !

Vous aurez 80 ans en juin. Quand passerez-vous la main ?

Je ne sais pas. Je suis président du FN et tant que j'en ai la force physique, intellectuelle et mentale, je ne me sens pas obligé de céder ma place. On a gagné quinze ans de vie en France. Il faut en tirer les conséquences. Le terme « retraite » m'est aussi odieux dans le civil que dans le militaire. Le lion n'est pas mort car il chante encore !

Et votre fille Marine ?

Pour diriger un mouvement, ou être candidat à une campagne présidentielle, il faut une énergie exceptionnelle. Marine a des dons incontestables, elle a fait un parcours, elle a des qualités exceptionnelles. Elle a sa place dans la compétition, mais comme d'autres.

Le président de la République pourrait désormais s'exprimer devant le Parlement. Votre sentiment ?

Quel que soit le dynamisme du chef de l'Etat, il n'a pas encore chaussé les bottes de Bonaparte et je ne crois pas qu'il y ait un grand danger. A moins qu'il n'y ait ensuite le couronnement, avec Carla dans le rôle de reine de l'Europe ? Il est vrai qu'elle a tout pour cela : un mari d'origine hongroise, elle-même est italienne, ils sont citoyens de pays de l'UE.

« Sarkozy voit la France comme une affaire, comme un manageur »

Selon vous, Sarkozy n'est pas français ?

Si bien sûr, mais il y a dans la fonction présidentielle un caractère charnel, symbolique très fort, c'est l'incarnation de la nation. Sarkozy s'intéresse à l'avenir de la France, il la voit comme une affaire, comme un manageur. Le reste, le passé, les victoires, les défaites, tout ce qui a tissé l'histoire de notre pays et de notre peuple, cela ne lui apparaît pas très important. S'il est détaché de certaines valeurs, c'est qu'il n'a pas cet enracinement. C'est ce qui m'avait fait dire pendant la campagne que je souhaitais que le président soit un français de souche plutôt qu'un descendant d'immigré.

Auriez-vous été intéressé par l'ouverture s'il vous l'avait proposé ?

Non, parce que je suis en désaccord avec lui sur des points fondamentaux comme l'Europe. Son ouverture était habile, mais très superficielle. Sans la proportionnelle, c'est du décor. Choisir Rama Yade et Rachida Dati, qui sont de belles jeunes femmes, ça fait moderne, pittoresque. Elles remplissent leur mission pas plus mal que d'autres, il faut le dire. Je suis plus sensible à l'ouverture vers la gauche. C'est ce que j'appellerai la « cohabitation volontaire ».

En un an, Sarkozy a-t-il fait des choses positives ?

Oui, comme la suppression des droits de succession entre conjoints, mais il n'a pas fait les grandes réformes dont il affichait l'ambition. Il est tellement attaché à sa popularité que, dès qu'il y a une forte résistance, il a tendance à reculer rapidement, comme sur les 35 heures ou les taxis.

Il y a un mois, vous récidiviez sur les chambres à gaz et le « détail ». Vous regrettez ces propos ?

Je ne vais pas raser les murs ou me cacher derrière mon ombre. J'avais interdit la publication de cette interview. En plus de la publier, le journaliste a envoyé les « meilleures feuilles » à l'AFP. Mais je ne crois pas avoir fait quelque chose de criminel ni même de délictuel.

Le parti est en proie à de sérieuses difficultés financières. Où en êtes-vous ?

Nous avons mis en oeuvre un plan social, suspendu la parution de « Français d'abord ». Et « National Hebdo », journal ami du FN, va mettre la clé sous la porte. La vente du Paquebot est toujours en cours car plusieurs offres nous sont parvenues.

Le Parisien - 30 mai 2008

25/04/2008

L'homme le plus haï de France

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AFP. Jean-Marie Le Pen, président du Front national, a suscité un tollé et s'est attiré des menaces de poursuites judiciaires en qualifiant à nouveau les chambres à gaz de "détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale", dans un entretien au magazine "Bretons" publié vendredi.

Le parquet a annoncé qu'il étudiait la possibilité de poursuivre l'ex-candidat à la présidentielle.

"J'ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale qui avait fait 50 millions de morts: ça me paraît tellement évident", déclare M. Le Pen dans le mensuel généraliste, diffusé en Bretagne et en région parisienne.

Le leader frontiste, dont la fille Marine a souligné qu'elle ne partageait pas les vues de son père sur ce point, avait été condamné à 1,2 million de francs (183.200 euros) d'amende pour de premières déclarations sur le "détail", en 1987 sur RTL.

Alors que "Bretons" lui fait remarquer que l'on a "déporté des gens pour les amener dans des camps pour les faire tuer", M. Le Pen répond: "Mais ça, c'est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d'adhérer à cette vision-là. Je constate qu'à Auschwitz, il y avait l'usine IG Farben, qu'il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. A ma connaissance, ceux-là n'ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés."

M. Le Pen a affirmé dans un bref communiqué vendredi avoir "interdit expressément par lettre recommandée il y a déjà 15 jours" à "Bretons" de publier cet entretien.

Ses propos ont immédiatement été condamnés par politiques et associations, qui ont pointé du "négationnisme".

L'Union des étudiants juifs de France a annoncé avoir "décidé d'engager des poursuites judiciaires" et SOS Racisme dit avoir décidé de se constituer partie civile.

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme veut en faire autant après consultation de sa commission juridique.

Pour le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), l'ex-candidat à l'Elysée, "en pleine perdition politique", s'avance "encore plus sur la voie du négationnisme".

Le MRAP a dénoncé une "volonté de contestation de crimes contre l'humanité d'une part et d'incitation à la haine".

Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a exprimé "son indignation et sa colère".

Le Mouvement des Jeunes socialistes a dénoncé un "révisionnisme clairement assumé".

Pour Julien Dray, porte-parole de ce parti, c'est "à la justice d'agir pour que de telles paroles, qui prennent sciemment le risque de générer haine et division dans notre pays, ne restent pas impunies".

Même tonalité chez le député (app-communiste) Jean-Pierre Brard. Il a aussi demandé à la vice-présidente du FN Marine Le Pen, "qui prétend vouloir donner une nouvelle image au parti", de "condamner sans réserves" ces déclarations et de "présenter les excuses de son parti".

"Je dis ce que j'ai toujours dit: je ne partage pas sur ces événements la même vision que mon père", a fait valoir Mme Le Pen sur BFM TV.

"Je crois que Jean-Marie Le Pen ne voulait pas créer cette polémique, puisqu'il a interdit au journal la publication de cette interview", a-t-elle ajouté. "Le journal est passé outre, il ne voulait pas cette polémique, mais du coup elle existe."

Jean-Marie le Pen s'insurge d'ailleurs contre la condamnation judiciaire qui avait suivi sa première utilisation du mot "détail", en 1987 sur RTL. "Est-ce un pays de liberté où une phrase, si contestable soit-elle, et prononcée par un homme public, mérite 150 millions d'amende [d'anciens francs], et la mise à l'index de l'individu, et de son parti ?", s'interroge le président du FN. Les propos tenus par M. Le Pen évoquant "un détail" lui avait valu une condamnation sur le fond à 1,2 million de francs [soit 120 millions d'anciens francs]. Il avait déjà rappelé et confirmé ses propos sur les chambres à gaz en 1997 en Allemagne et dans un entretien à la BBC en 2005.

Entre autres provocations, il affirme aussi, dans cet entretien, qu'il n'est "pas sûr" que la France existera encore dans cinquante ans, expliquant que "sur le papier" elle sera "à majorité musulmane", comme c'est le cas aujourd'hui, selon lui, à "Roubaix", "Marseille", ou dans la "banlieue parisienne où, en sortant du métro vous vous trouvez à Tombouctou ou Casablanca".

Depuis 1971, Jean-Marie Le Pen a été condamné à de multiples reprises par la justice française pour "apologie de crime de guerre", "contestation de crime contre l'humanité" ou encore "provocation à la haine, à la discrimination et à la violence raciales".