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  • Darfour: Khartoum veut démanteler les camps de réfugiés

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    Darfour: camp de Nyala le 26 septembre 2007
    Au petit matin, un vent froid coupant souffle sur la plaine. En lisière du camp d'Al-Salam, près de Nyala, la capitale du Darfour Sud, une poignée d'hommes, de femmes et d'enfants grelottent en tentant de mettre de l'ordre dans de misérables affaires éparpillées à même la poussière. Des camions du gouvernement les ont jetés ici il y a quelques jours, sans un mot. Il y a deux semaines, ils vivaient à Kalma, l'un des "mégalo-camps" de déplacés du Darfour. Les voici à présent "relocalisés" par la force, euphémisme des autorités soudanaises pour décrire un programme destiné à démanteler des camps du Darfour.

     




    Les attaques et vagues d'épuration ethniques ont jeté, en quatre ans de guerre civile, 2,2 millions de déplacés dans les camps au Darfour. Pour la première fois, des déplacés ont été contraints de fuir le camp de Kalma, et se trouvent à présent installés contre leur gré dans des "sites" sous contrôle gouvernemental comme à Al-Salam, non loin d'un important camp de miliciens pro-gouvernementaux, les janjawids.

    Tout le groupe, quarante personnes environ, était installé à Kalma depuis 2004, après avoir été chassé de ses terres dans la région de Marla, au sud-est de Nyala. "A Marla, il y a des janjawids. On ne peut pas y retourner. Nous avons passé trois ans à Kalma et on nous oblige à aller dans de nouveaux sites avec des janjawids à proximité", affirme un déplacé, Abokor Abakar Ardei, accroupi sur un bout de natte déchiré.

    Seule une fraction des occupants de Kalma, plusieurs milliers de personnes peut-être, a fui les violences au cours des derniers jours. Dans le camp, les déplacés ont rejoint des organisations politiques. A Kalma, la majorité d'entre eux soutient le chef rebelle Abdel Wahid Al-Nour, qui vit en exil en France. Ces groupes politiques, organisés en milices, désormais armés, collectent des taxes et tentent de contrôler les camps en chassant les milices rivales. A l'échelle du Darfour, ces camps installés aux portes des grandes villes et transformés en bastions rebelles, généralement pro-Abdel Wahid, sont devenus des cibles pour les autorités, qui en ont perdu le contrôle.

    Le premier site visé est aussi l'un des plus grands. A Kalma - 92 000 personnes officiellement -, des affrontements entre factions ont éclaté fin octobre, faisant entre six et dix morts et provoquant la fuite du camp des déplacés appartenant à l'ethnie Zaghawa. Ces violences ont servi de prétexte aux forces gouvernementales, appuyées par des miliciens janjawids, pour charger les fuyards dans des camions et les emmener vers d'autres camps contrôlés, comme Al-Salam, tandis que certains se voient déjà proposer des lopins d'une terre qui n'est pas la leur, pour une installation durable près de Nyala.

    Le soir même de l'éclatement des troubles, le wali, le gouverneur de la ville, exigeait des acteurs humanitaires internationaux de l'aider à vider Kalma "dans les 24 heures" avec les camions du Programme alimentaire mondial (PAM), un organisme de l'ONU. Face aux protestations, le wali menace à présent de procéder au "désarmement" de Kalma par la force et de transporter ses occupants vers neuf sites éparpillés dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres autour de Nyala. Le démantèlement du camp ne sera pas un "retour" mais une déportation à des fins de contrôle.

    Après Kalma, d'autres camps devraient subir le même sort, estiment de nombreuses sources, notant que ce grand projet de démantèlement qui menace de se transformer en cataclysme coïncide avec l'approche du déploiement de la force internationale conjointe Nations unies - Union africaine (Minuad) début 2008.

    Au Darfour sud, les attaques contre des organisations non gouvernementales (ONG) se sont multipliées au point que leurs activités, depuis deux mois, sont pratiquement paralysées. Un responsable d'ONG s'étonne encore d'avoir vu "deux hommes en uniforme" braquer son équipe à bord d'un 4 × 4 dans le centre de Nyala en pleine journée, et emmener tranquillement le véhicule "vers le camp janjawid de Fallouja", à la lisière de la ville.

    Ces attaques, jointes à des tracasseries sans fin de la part des autorité locales, sont parvenues à intimider les responsables des ONG. On brûle une clinique ici, la police manque de violer une expatriée là. L'omerta est de rigueur, tant les humanitaires redoutent de voir leurs activités interdites.

    Wael Al-Haj Ibrahim, responsable de l'Organisme de coordination humanitaire des Nations unies (OCHA) au Darfour sud, a été expulsé le 8 novembre, le ministre de la justice soudanais lui reprochant de s'opposer au "retour des déplacés". Il est le onzième travailleur humanitaire déclaré persona non grata au Darfour depuis le début de l'année.

     

    (Source: LE MONDE 12.11.07) 

     

     

     

  • Sarközy drague les collégiennes le 11 Novembre!

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    Invités de la cérémonie, la centaine de collégiens du collège Jacques-Prévert de Rebais (Seine-et-Marne) ont apprécié. Claire, 14 ans, ne connaissait que « vaguement » l'armistice du 11 Novembre. « Je ne savais même pas qu'il s'agissait de la fin d'une guerre, et encore moins laquelle ! » confie-t-elle. « Maintenant que j'ai vu tout ce qui a été organisé pour célébrer ce jour, je me rends compte que c'est vraiment important. Tout s'est enchaîné au millimètre, pas un couac... J'ai été bluffée ! »

     D'autant plus qu'elle était aux premières loges : avec une centaine de ses camarades, elle a assisté à la cérémonie sous l'Arc de Triomphe, « tout près de Nicolas Sarközy », précise-t-elle. « Il a l'air gentil, mais je l'imaginais plus grand », commente sa copine Leslie. « De là où j'étais, je ne le voyais qu'à peine. »  (aïe!)

    Claire pense avoir eu plus de chance : « Il m'a fixée pendant tout son discours et à la fin, il m'a fait un clin d'oeil ! Je ne sais pas pourquoi...»

     

    (Source: Le Parisien.fr)

  • Deux dépêches: oui à la Libye, non à l'Iran

    14:43

    Sarközy se déclare prêt à recevoir Kadhafi

     Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré lundi à Berlin qu'il ne voyait pas "de raison de ne pas recevoir" le leader libyen Mouammar Kadhafi, en raison de l'évolution positive de ses orientations sur le nucléaire et le terrorisme.

    © 2007 AFP - 12/11/2007 14:43

    14:34

    Sarközy: Paris et Berlin d'accord pour refuser l'arme nucléaire à l'Iran

     Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé lundi à Berlin que la France et l'Allemagne étaient "sur la même longueur d'ondes" pour refuser que l'Iran se dote de l'arme nucléaire.

    © 2007 AFP - 12/11/2007 14:34

    (LE PARISIEN)

    Pour la Libye, on dit simplement: "nucléaire" mais pour l'Iran: "arme nucléaire" : toute la nuance est là...

  • 800 euros d'amende pour avoir survolé la Lanterne

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    Le Pavillon de la Lanterne
    Le pilote d'un petit avion de loisir qui avait survolé le 9 juin 2007 la Lanterne, résidence du président de la République à Versailles, a été condamné jeudi à une amende de 800 euros, a-t-on appris de source judiciaire.

    Le prévenu, poursuivi pour le survol d'une zone interdite, par maladresse ou négligence, était absent lors de l'audience, a précisé cette source confirmant une information du Parisien.

    Le pilote avait expliqué à l'époque aux enquêteurs qu'il s'était trouvé dans l'obligation de survoler la Lanterne pour éviter un autre avion qui avait entamé à contresens sa descente sur l'aérodrome de Saint-Cyr-l'Ecole (Yvelines).

    Le survol de ce lieu particulièrement gardé est formellement interdit. Cette résidence jusqu'alors réservée au Premier ministre en fonction a été choisie par Nicolas Sarkozy, dès son élection, comme lieu de villégiature.
    L'espace aérien est mieux surveillé au-dessus de la Lanterne que ne l'était celui de New York le 11 septembre ! 

  • Les étranges lubies de la Libye

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    La compagnie aérienne Air Méditerranée devait rapatrier lundi 83 passagers français bloqués en Libye depuis dimanche en raison de l'entrée en vigueur d'une nouvelle réglementation concernant la traduction en arabe des passeports, a annoncé la compagnie.

    "Nous avons obtenu du ministère français des Affaires étrangères l'autorisation d'envoyer un avion en Libye pour les rapatrier", a indiqué le PDG de la compagnie, Antoine Ferretti.

    L'appareil, un Airbus A 321, doit décoller à 15H00 (14H00 GMT) de l'aéroport de Roissy au nord-est de Paris et devrait atterrir à 19H15 (18H15 GMT) à l'aéroport de Sebha en Libye. Le retour à Paris est prévu lundi soir à minuit.

    Un vol pour la Libye en provenance de Paris avait été contraint dimanche de rebrousser chemin avec ses 172 passagers, qui se sont vu interdire de débarquer de l'avion au motif qu'ils n'étaient pas munis d'une traduction arabe de leur passeport.

    Les autorités libyennes avaient en outre refusé de laisser monter dans l'avion 83 passagers français présents à l'aéroport de Sebha qui devaient prendre leur vol retour pour Paris, alors qu'il restait des places à bord. "Nous n'avons reçu aucune explication pour ce refus", a déclaré M. Ferretti.

    Ces 83 passagers ont pu passer la nuit à l'hôtel, a-t-il ajouté.

    Quant aux 172 passagers qui ont été ramenés en France, "la situation est carrément bloquée, car les Libyens ne donnent actuellement plus de visa, et ils n'ont pas les formats nécessaires pour la traduction des passeports", a relevé le PDG d'Air Méditerranée.

    "On est dans un imbroglio qu'on ne sait pas démêler", a-t-il ajouté.

    Les autorités libyennes exigent que les passeports des ressortissants européens soient traduits en arabe, au titre d'une nouvelle législation qui est entrée en vigueur dimanche, mais dont les compagnies aériennes n'ont pas été informées au préalable, selon M. Ferretti.

    Cette modification de la réglementation est intervenue "sans information préalable", a indiqué le ministère français des Affaires étrangères qui a précisé tenter avec ses partenaires européens d'"obtenir des clarifications" de la part de la Libye.

    Le directeur général du voyagiste en ligne Go Voyages, Nicolas Brumelot, s'est dit "surpris" de la "rapidité" avec laquelle la nouvelle réglementation "a été décidée", puis "appliquée avec effet immédiat".

    Selon lui, Go Voyages n'a pas encore pris de décision concernant une éventuelle annulation du prochain vol Air Méditerranée vers la Libye prévu dimanche prochain, "en attendant que la situation se dénoue".

    Plus d'une centaine de passagers sont prévus sur ce vol, et 28 clients de Go Voyages doivent en outre rentrer dimanche de Libye.

    Selon M. Brumelot, d'autres passagers français ayant emprunté des vols réguliers ont été refoulés à l'aéroport de Tripoli dimanche. Selon lui, la capitale libyenne est desservie notamment par British Airways et KLM.