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Constitution: "Le régime qu'on nous prépare est très dangereux"
Sarközy fait le tri parmi les propositions du Comité Balladur sur la réforme des institutions
Les projets de révision constitutionnelle « mettent en cause tous les équilibres du régime », s'alarme l'univesitaire Marie-Anne Cohendet dans un entretien au Contre Journal. «Demain, avec cette réforme, même si les parlementaires renversent le gouvernement, ils ne changeront pas le chef de l’exécutif, puisque le chef de l’exécutif sera quoi qu’il arrive le Président », juge-t-elle. Selon elle, tous les pouvoirs présidentiels risquent d'être « réinterprétés comme des pouvoirs de direction ». Marie-Anne Cohendet est l'auteure de "Sept petits mots de trop", un texte sur les travaux du comité Balladur.
«J'ai employé le terme de mascarade qui est assez fort, pourtant c’est bien de cela dont il s’agit; du moins du point de vue du Président de la république. Le Président a invité des personnes réputées sur le plan scientifique, pour les faire participer à une opération dont l’objectif - de la part du président de République j’insiste là dessus - est de cacher le but essentiel de sa réforme qui est de renforcer ses pouvoirs. Ce qui m’a mise en colère, c’est la manière dont ont été présentés ces travaux. On a voulu nous faire croire que le but du comité et le but de la réforme était de réduire les pouvoirs du Président et de renforcer ceux du Parlement. Ce n’est pas acceptable.
Les sept petits mots rajoutés par le comité sont difficiles à expliquer aux Français. Ils rajoutent à l’article 5 de la constitution que le Président définit la politique de la nation. Cela n’a l’air de rien… D’autant plus que cela correspond à la pratique. En réalité, c’est énorme, colossal, parce que cela met en cause tous les équilibres du régime. Il y a une logique profonde dans tous les régimes démocratiques. Le droit constitutionnel s’est bricolé au fil des siècles et l’on s’est rendu compte des mécanismes qui permettaient de garantir la démocratie ou de ne pas la garantir. Parmi les systèmes qui garantissent la démocratie, on a le régime parlementaire. Ceux qui gouvernent sont responsables.
Qu’est-ce que cela veut dire être responsable politiquement? Cela veut dire pouvoir à tout instant être renversé, perdre le pouvoir, parce qu’on a mal gouverné. Si en régime parlementaire, sous la 5ème République, c’est le gouvernement et non pas le Président de la République qui a le pouvoir de diriger, c’est parce qu’à tout instant le gouvernement peut être renversé. Donc si l’on transfère ce pouvoir de direction des mains du gouvernement vers le Président, on donne le pouvoir de direction à un organe qui, lui, est incontrôlable pendant cinq ans. Si le Président se met à faire n’importe quoi… S’il devient complètement fou, on a la procédure de destitution qui est marginale, difficile à mettre en œuvre... Mais si le Président mène une politique dont le peuple ne veut plus, dont les parlementaires ne veulent plus, on ne peut rien contre lui et en toute hypothèse c’est lui qui dirige, c’est cela qui est grave.»
(Source: CONTRE JOURNAL 13.11.07)
Le meilleur article que j'ai lu depuis longtemps... Merci à Marie-Anne Cohendet.
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Karam contre le comptage ethnique
Ancien président du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais, Mahorais, Patrick Karam, Guadeloupéen (?) de 46 ans, a été nommé, en juillet, par Nicolas Sarközy, délégué interministériel à l'Egalité des chances des Français d'outre-mer. Le chef de l'Etat l'a chargé d'inventer des dispositifs pour corriger les inégalités dont souffrent les Français originaires d'outre-mer par rapport aux métropolitains.
Pour la première fois, une enquête commune de l'Ined et de l'Insee autorise le comptage ethnique et religieux. Qu'en pensez-vous ?
C'est un scandale ! On peut craindre de dangereuses déclinaisons : qui travaille le plus à l'école, les Noirs ou les Blancs, les catholiques ou les musulmans ? Qui participe le plus à la délinquance proportionnellement à la population ? etc. C'est inacceptable et totalement inopérant pour les Français d'outre-mer. Je demande à l'Ined et à l'Insee d'y renoncer.Et lui, serait-t-il compté parmi les Noirs, les Blancs ou les Sarköziens?
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Ignoble trafic d'enfants
Beauvais (Oise)
A Romescamps (Oise), dimanche 11 novembre, quatre individus auraient tenté de vendre deux nouveau-nés à une famille "de gens du voyage" installée de longue date dans la commune.
Il est 14 heures quand une BMW noire immatriculée dans le Nord arrive à Romescamps, petit village situé à la limite des départements de l'Oise et de la Seine-Maritime.Cinq individus, manifestement d'origine rom, descendent de la berline : deux hommes et deux femmes d'une trentaine d'années accompagnés d'un garçon d'environ 5 ans. Leur offre, hors du commun, fait froid dans le dos. Moyennant 20 000 € , les deux couples sont vendeurs de deux nourrissons. « Ils étaient emmaillotés et apparemment, ils n'étaient pas nés depuis très longtemps, confie un enquêteur. Ils devaient avoir un ou deux jours, grand maximum. » Un troisième bébé, pas encore né celui-ci, aurait également été proposé à la famille de Romescamps. Mais scandalisés par cette proposition, les "gens du voyage" s'offusquent et refusent tout net. Ils alertent même la gendarmerie, tout en jouant la montre pour retenir les deux couples. En vain, l'échec des négociations incite les Roms à prendre la fuite.
Un précédent à Angoulême en mai dernier
« Les gens du voyage se sont montrés très coopératifs, explique-t-on à la gendarmerie. Ils nous ont même donné leur portable pour qu'on puisse récupérer une conversation téléphonique. Malheureusement, c'est inaudible. »
Selon les témoignages recueillis sur place, cette visite des quatre Roms n'est pas une première. Il y a environ un mois, les mêmes individus se seraient déjà présentés à Romescamps. « Ils voulaient sans doute prendre la température, mais, à l'époque, ils n'avaient pas de bébés avec eux, et ils n'avaient pas été pris particulièrement au sérieux » par les gens de la communauté, poursuit un gendarme.
Un tel événement n'est malheureusement pas une première. En mai dernier, deux couples de Roms avaient tenté de vendre un nourrisson de 2 mois sur le parking d'un centre commercial de la banlieue d'Angoulême (Charente). C'est une simple cliente, à qui l'étonnante proposition avait été faite, qui a donné l'alerte. A l'issue d'une rapide course-poursuite, les « vendeurs » avaient été interpellés. L'enquête a révélé qu'il s'agissait des parents et de l'oncle et la tante de la petite fille. Sa mère n'était âgée que de 15 ans. Les quatre Roms avaient alors été mis en examen.
En février, le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) avait, de son côté, eu à juger les organisateurs, les intermédiaires et les parents « acheteurs » impliqués dans un vaste trafic de bébés bulgares. L'affaire, qui s'était nouée au sein de la communauté des "gens du voyage", portait sur la vente de 23 bébés entre 2001 et 2005. Des vendeurs et des acheteurs avaient écopé de peines de prison ferme.
A Romescamps, une enquête a été ouverte pour tenter de faire la lumière et de mieux cerner la réelle dimension de cette curieuse affaire. Elle a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie d'Amiens.(Le Parisien)
D'où viennent ces enfants? Quelle est leur nationalité? Qui sont leurs parents biologiques?
A quoi sont-ils destinés? Pédophilie, trafic d'organes et autres abominations? Certainement pas à l'adoption!
On disait autrefois que "les gitans volaient les enfants pour les revendre"... Vox populi, vox dei.
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Lagarde ou l'art de se f... du monde!
Christine Lagarde et Christophe de Margerie, président de TOTAL, deux bons compères...Samedi, la ministre de l'Economie a reçu à Bercy les représentants de l'industrie pétrolière. Aucune mesure n'a été prise pour faire baisser les prix à la pompe.
En ce samedi matin à Bercy, les visages étaient presque souriants et les discours pleins de bonnes intentions, du moins devant les caméras. Mais au final, il n'est rien ressorti de concret pour le portefeuille des automobilistes. L'objectif affiché de la réunion organisée par Christine Lagarde avec les pétroliers était pourtant de préserver le pouvoir d'achat des Français, mis à mal par la flambée du prix de l'essence (+ 20 % en 2007)...
Pas de baisse de la TIPP. Pour justifier sa décision de ne pas baisser les impôts sur l'essence, Lagarde a souligné que la flambée du brut n'a pas rapporté plus à l'Etat, car la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) est fixe et porte sur le volume de litres achetés. La ministre a estimé qu'un allégement de la TIPP serait contradictoire avec la promesse gouvernementale de réduire les émissions de C02. Selon la plupart des observateurs, une baisse de la TIPP, quatrième poste de recettes de l'Etat, est pourtant le seul levier de manoeuvre direct pour faire baisser les prix à la pompe!
Les promesses des pétroliers. Conformément au souhait de Christine Lagarde, les pétroliers se sont engagés, comme en 2005 et 2006, à « modérer leurs prix de revente » en « lissant » les hausses de prix à la pompe en cas de flambée du brut. « La marge du pompiste est très faible : porter le débat là-dessus, c'est un mauvais débat », a estimé un responsable de l'association de consommateurs UFC-Que choisir, alors que le prix du baril frôle aujourd'hui les 100 $ .
Le doublement de la « prime à la cuve » de fioul. Versée aux 475 000 Français les plus modestes qui se chauffent au fioul, cette aide va passer prochainement de 75 à 150 €, pour un coût total de 70 M€. Pour bénéficier de cette aide, il faut présenter à sa trésorerie son avis de non-imposition et sa facture de chauffage.Cette promesse d'aide est-elle valable aussi pour ceux qui habitent dans des immeubles à chauffage collectif ou seulement pour ceux qui se chauffent individuellement ?
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Grèves massives : ça passe ou ça casse?
Avec 90 TGV sur 700 et un métro sur dix à Paris selon les prévisions, la grève de mercredi contre la réforme des régimes spéciaux s'annonce massive, alors que la gauche commence à donner de la voix et que les Français pensent que l'exécutif va négocier.
"La circulation des trains sera très perturbée dès mardi 13 novembre 2007 à 20H00 en raison d'un mot d'ordre de grève déposé par sept organisations syndicales", selon la SNCF qui "recommande à toutes les personnes qui le peuvent de limiter leurs déplacements".
La RATP a annoncé lundi qu'elle ne prévoyait qu'"un métro sur 10 en moyenne" sur l'ensemble des lignes mercredi, à la suite des préavis de grève reconductible de sept syndicats.
Le mouvement est soutenu sans ambiguïté par le PCF, dont la secrétaire nationale, Marie-George Buffet, a déclaré à l'AFP: "les syndicats réagissent avec les salariés à une attaque frontale contre leurs droits et leurs acquis". La direction du PS critique, elle, plus la "méthode" suivie par l'exécutif que la nécessité de réformer les régimes spéciaux.
Le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, a estimé pour sa part que le président de la République était "le meilleur artisan de la grève unitaire" parce qu'il avait "allumé toutes les mèches en même temps".
Une majorité de Français (51%) juge que "le gouvernement va négocier et accepter quelques revendications des grévistes", selon un sondage IFOP pour le quotidien gratuit Metro, à paraître mardi.
13 universités, sur 85, étaient bloquées partiellement ou totalement lundi par des étudiants opposés à la loi Pécresse, un chiffre identique à celui de vendredi. En revanche, 17.000 étudiants ont participé à des assemblées générales (AG) selon l'Unef, principal syndicat étudiant, contre 10.000 jeudi.
Les cheminots donnent mardi soir le coup d'envoi des grèves reconductibles qui risquent de perturber fortement les transports publics ferroviaires, et ils annoncent déjà un bras de fer entre la CGT et le chef de l'Etat.
La SNCF a annoncé lundi qu'elle prévoyait mercredi la circulation d'environ 90 TGV sur le réseau national contre 700 en temps normal, une trentaine de Corail, un service normal pour les Eurostar et les Thalys, mais un trafic TER très perturbé dans toutes les régions. La RATP prévoit un métro sur 10 mercredi à Paris.
Les syndicats majoritaires de la RATP, d'EDF et GDF appellent aussi à un mouvement illimité à compter de mercredi. Des préavis de grève reconductibles ont également été déposés à l'Opéra de Paris et à la Comédie française, qui bénéficient de régimes spéciaux.
Une minorité d'étudiants, qui contestent la loi sur l'autonomie des universités, entend préparer le terrain dès mardi en "bloquant les gares".
La réunion de conciliation entre six syndicats et la direction de la SNCF, lundi, dans le cadre du préavis de grève qui débute mardi à 20H00, s'est conclue sur "un constat d'échec, la direction n'apportant aucune réponse", a déclaré Laurent Russeil (CGT-Cheminots) à l'AFP.
"La réunion s'est conclue sur un constat d'échec, la réunion n'a apporté aucune réponse aux questions posées par les syndicats, notamment lors de la précédente réunion de conciliation, vendredi dernier", a affirmé M. Russeil.
Selon lui "les six syndicats présents (CGT, Sud Rail, Unsa, FO, CFTC et CFE-CGC) restent tous dans le mouvement".
La CFDT, qui a déposé un préavis de grève séparé, ne participait pas à cette seconde réunion de conciliation.
La RATP a annoncé lundi qu'elle ne prévoyait qu'"un métro sur 10 en moyenne" sur l'ensemble des lignes mercredi.
L'entreprise publique prévoit en outre un trafic "quasi nul" sur la ligne A du RER, dont l'interconnexion avec la SNCF sera suspendue à Nanterre Préfecture, et "aucun trafic" sur la ligne B, avec une interconnexion suspendue à Gare du Nord.
Quelque "10% en moyenne" du trafic bus et tramway sera assuré, a ajouté la RATP.
En régions, l'Union des transports publics (patronat) ne prévoit cependant pas de perturbation dans les réseaux urbains, dont les salariés ne sont pas concernés par la réforme.
Après la séance d'échauffement du 18 octobre, les usagers franciliens resortent baskets, vélos ou contacts pour du covoiturage, quand ils ne posent pas une RTT. A la différence que ce nouveau mouvement est à durée indéterminée.
Le gouvernement redoute une jonction avec la grève dans la fonction publique du 20 novembre.
La SNCF, qui a prévu un millier de bus de substitution, diffusera lundi après-midi ses prévisions de trafic. Un millier d'agents distribueront des fiches horaires dans les gares et aux abords.
L'appel dimanche de la coordination étudiante à occuper les gares a été peu débattu lors de la quinzaine d'assemblées générales (AG) qui se sont tenues lundi. Seules Montpellier III et Rouen l'ont fait et ont voté contre.
Lundi, les sites de Nantes (Lettres et sciences humaines), de Toulouse II, de Paris X-Nanterre (sciences humaines), Rouen (psycho-socio et lettres), Rennes II, Lille I et III, Lyon II, Pau, bloqués la semaine dernière, l'étaient toujours, au moins en partie, lundi. Les cours étaient également suspendus à Perpignan, tandis qu'à Tours, des étudiants procédaient à des barrages filtrants...
Des échauffourées ont mis aux prises, lundi à Nanterre, des étudiants et les forces de l'ordre sur le campus de l'université.
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Alessandra Mussolini
L'eurodéputée italienne Alessandra Mussolini, petite-fille du Duce, a quitté avec fracas le groupe d'extrême droite au Parlement européen après un échange d'amabilités avec les élus roumains du même groupe. «J'ai décidé de quitter le groupe Identité, Tradition et Souveraineté» (ITS), en raison «des déclarations insultantes et utilisées comme prétexte par Corneliu Vadim Tudor», chef des cinq eurodéputés roumains membres de l'ITS, écrit-elle dans une lettre adressée au président du PE, Hans-Gert Pöttering.
Il y a une dizaine de jours, après le viol et le meurtre brutal d'une Italienne par un immigré roumain d'origine rom, Alessandra Mussolini avait estimé que «face à une telle bestialité, il faut inviter immédiatement l'ambassadeur roumain à quitter notre pays et considérer tout citoyen roumain comme un citoyen indésirable».
La réplique des cinq eurodéputés roumains ne s'est pas fait attendre et quelques jours plus tard Corneliu Vadim Tudor affirmait dans un communiqué que «nous ne voulons pas que, tout en bénéficiant de notre appui de manière indirecte, un porte-parole de la xénophobie, de l'intolérance, et du racisme de type fasciste se fasse écouter en Europe».
Le Parti de la Grande Roumanie de Corneliu Vadim Tudor «ne veut plus avoir le moindre rapport avec Alessandra Mussolini, qui se permet un tel sacrilège envers notre peuple», ajoutait le communiqué.
Réplique d'Alessandra Mussolini: «C'est un grave problème pour moi, et pas pour Tudor, si des centaines de Roumaines viennent se prostituer dans les rues italiennes. C'est un grave problème pour moi, pas pour Tudor, si la violence bestiale des bandes de criminels provenant de Roumanie a tué des Italiens.»
Désormais, c'est sur les bancs du groupe des non-inscrits que la petite-fille de Mussolini siégera au PE.




