Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Jean-Louis Debré ouvre grand les vannes à l'immigration africaine

    En se drapant dans le Droit et en se cachant derrière lui, Jean-Louis Debré va permettre à des villages entiers d'émigrer d'Afrique pour venir s'installer en France. Ne faut-il pas constituer un sous-prolétariat pour le Nouvel Ordre Mondial? Un sous-prolétariat qui n'existait plus en Occident? Une main d'oeuvre à très bas prix qui sera disponible in situ sans avoir besoin de recourir à de lointaines délocalisations, devenues plus coûteuses dans les pays émergents...

    "Le regroupement familial est ouvert, toujours ouvert, continue à être ouvert à tous les enfants, quelle que soit leur filiation. La loi ne limite pas le regroupement familial à la filiation biologique, c'est-à-dire par le sang. Nous avons tenu à réaffirmer que le regroupement familial pouvait et pourra toujours se faire au profit des enfants adoptés."

    "Par des réserves précises, nous avons également rappelé que c'est la loi personnelle de la mère, celle du pays d'origine, qui s'applique en matière de filiation."

    "Deuxièmement, le nouveau dispositif ADN prévu par la loi ne dispense en aucun cas les autorités diplomatiques et consulaires de procéder à l'examen au cas par cas du dossier du demandeur. Celles-ci ne pourront pas se contenter de renvoyer à ces tests. Il ne peut y avoir d'application systématique, même dans les Etats figurant sur la liste prévue. Ce n'est qu'en cas de doute sérieux sur la validité des actes d'état civil produits qu'elles pourront proposer un test au demandeur. Et ce, en s'assurant de son consentement."

    Jean-Louis Debré est-il assez clair?

    (Source: LE MONDE 16.11.07) 

  • La chair à canon du "rêve américain"

    1865e8e47a360544013e71c9cd028295.jpg
    Un vétéran d'Irak sous anti-dépresseurs depuis son retour au Texas
    Les diagnostics initiaux des services médicaux de l'armée américaine "sous-estiment de manière substantielle le poids des problèmes psychiques" auxquels sont confrontés les soldats de retour d'Irak, estiment le professeur Charles Milliken et les docteurs Jennifer Auchterlonie et Charles Hoge, dans un article publié, mercredi 14 novembre, dans le Journal of the American Medical Association.

     



    L'article résume la "première enquête" basée sur un "suivi longitudinal" de la santé mentale de ces anciens combattants de la guerre en Irak. Elle a été menée de juin 2005 à décembre 2006 sur 88 235 soldats, 64 % d'active et 36 % de réservistes. Elle compare les diagnostics des médecins militaires immédiatement après leur départ d'Irak et six mois plus tard (en moyenne).

    La proportion de soldats qui se voit prescrire des soins psychiatriques à leur retour est de 4,4 %.

     Globalement, six mois plus tard, 20,3 % des militaires d'active et 42,4 % des réservistes et des membres de la garde nationale "nécessitent un traitement psychique" lié à leur expérience irakienne.

    Cette différence du niveau des troubles entre les militaires de carrière et les réservistes se retrouve dans tous les cas étudiés. La catégorie des "conflits interpersonnels" entre le soldat et ses proches progresse de 3,5 % à 14 % chez les militaires d'active, et de 4,2 % à 21,1 % parmi les réservistes. Le stress post-traumatique passe respectivement dans les deux groupes de 11,8 % à 16,7 % et de 12,7 % à 24,5 %. En l'espace de six mois, il y a deux fois et demie plus de soldats et 3,5 fois plus de réservistes atteints de dépression ; 62,2 % de ces derniers présentent "au moins un symptôme dépressif".

    L'étude note enfin que l'alcoolisme fait des ravages bien plus importants que ne l'indiquaient les premiers rapports médicaux. Elle recommande de s'occuper des problèmes de santé mentale des vétérans avant qu'ils ne "s'enracinent de manière chronique" et s'inquiète de la faiblesse des moyens alloués.

    Sur 24 millions de vétérans aux Etats-Unis, 500 000 sont aujourd'hui sans domicile fixe. Seuls 400 anciens d'Irak sont inscrits dans une agence d'aide, et 1 500 sont dans un état jugé très dégradé, mais beaucoup rechignent à se faire enregistrer. Un phénomène nouveau consiste en la proportion notoire de femmes parmi ces SDF (11 %, alors qu'elles ne constituent que 4 % des vétérans). Quelque 40 % d'entre elles disent avoir été victimes d'agression sexuelle durant leur service en Irak.

    Les associations de secours pronostiquent un prochain "tsunami". La "dégringolade" d'un vétéran - problèmes psychiatriques, perte d'emploi, divorce... - "prend des années", notait la veille Phil Landis, qui dirige un foyer d'anciens combattants à San Diego (Californie) ; or, ceux rentrés d'Irak "dégringolent plus vite que dans le cas des vétérans du Vietnam". Toute la prise en charge de ces soldats est à revoir, jugent nombre d'associations et d'élus. Une récente étude indique que, s'il était assumé par les pouvoirs publics et les assurances, le coût sanitaire réel de l'Irak excéderait sur le long terme celui de la guerre elle-même. Tricare, l'assurance médicale dont disposent les réservistes démobilisés, est "sous-équipé et encombré", note le professeur Milliken. Et ce service n'est offert aux vétérans que durant six mois après leur démobilisation.

    (Source LE MONDE 15.11.2007)

     

  • "Epidémie de suicides" chez les vétérans d'Irak

    3116ff45838ce75883c3e4296d31a273.jpg
    "Personne ne revient égal à lui-même"
    Une véritable "épidémie de suicides" sévit chez les anciens militaires américains, avec 120 morts par semaine, révèle une enquête de la chaîne de télévision américaine CBS. Au moins 6 256 personnes ayant servi dans l'armée ont mis fin à leurs jours en 2005 – soit une moyenne de 17 par jour –, rapporte la chaîne dans son enquête diffusée mercredi soir. 

     


    Alors que le taux de suicide dans la population est de 8,9 pour 100 000, la proportion chez les anciens militaires est de 18,7 à 20,8 pour 100 000. Le chiffre est encore plus élevé chez les jeunes âgés de 20 à 24 ans, où la proportion atteint 22,9 à 31,9 suicides pour une population de 100 000, soit quatre fois le taux de suicide enregistré chez les non militaires pour cette même tranche d'âge.

    "Ces chiffres montrent clairement une épidémie de problèmes de santé mentale", estime, dans l'émission de CBS, un militant des droits des anciens combattants, Paul Sullivan. La chaîne cite aussi le père d'un soldat de 23 ans ayant mis fin à ses jours en 2005, qui affirme que les dirigeants du pays et l'état-major ne veulent pas que la véritable ampleur du problème soit connue. Le gouvernement "ne veut pas de chiffres", il "ne veut pas que le nombre des morts soit diffusé".

    (Source LE MONDE -15.11.2007)

  • Le viol, une arme de guerre au Congo

    Congolaises vivant dans la province du Sud-Kivu, à la frontière du Rwanda, elles ont 70, 30 ou 10 ans. Leurs histoires se ressemblent : une nuit, les milices ont débarqué dans leur village. Les biens ont été pillés, les enfants battus, les filles et femmes torturées et violées ou emmenées comme esclaves sexuelles.

     


    La réalisatrice allemande Susanne Babila a rencontré ces victimes dans les hôpitaux de la province. Son film, Le Viol, une arme de guerre au Congo, diffusé sur Arte, leur donne la parole, ainsi qu'aux équipes soignantes, toutes congolaises, qui, des chirurgiens aux psychologues, tentent de les guérir.

    Ndamosu, 70 ans, vient d'être violée par cinq hommes, pendant que son mari et ses cinq enfants étaient tués par balles. Elle est grièvement blessée à la tête et au bas-ventre. "J'ai l'impression de devenir folle", dit-elle. L'angoisse étreint aussi Ntakobajira, 30 ans, qui fait des cauchemars : "Je rêve que je n'arrive pas à nourrir mes enfants." Elle a été enlevée et violée régulièrement par plusieurs hommes, pendant un an, avant de parvenir à s'enfuir. Au village, sa famille a été assassinée. Les femmes violées se retrouvent souvent mises au ban : "Je me moque de ce que diront les voisins ; mais j'ai peur que les miliciens reviennent la nuit."

     

    LÉSIONS DÉFINITIVES

    La petite Elisa, 10 ans, a subi le même sort. A cause de ses lésions, les médecins ont dû procéder à l'ablation complète de l'appareil génital : "Elle ne pourra jamais être mère", commente Denis Mukwege Mukangere, médecin chef de l'hôpital général de Bukavu, la capitale de la région. "Nous soignons 10 femmes par jour, soit 3 000 à 3 600 par an, pour les suites de viol. Parmi elles, 1 000 à 1 200 doivent subir une intervention chirurgicale majeure."

     

    Car ces viols sont accompagnés d'une très grande violence, expliquent les soignants. Au Sud-Kivu, les agresseurs sont pour la plupart des miliciens rwandais qui ont participé au génocide de 1994.

    Dès juin et juillet 1994, quand le gouvernement qui les employait a été militairement défait, ils ont fui le Rwanda, souvent sous la protection des soldats français de l'opération "Turquoise". A ces milices s'ajoutent des bandits congolais. Les uns et les autres pillent les minerais précieux de la région, or et casserite, pour s'enrichir et acheter des armes.

    Ces faits sont avérés et connus de la communauté internationale. Mais le commandant de la Minuc, envoyé par l'ONU dans la région, déplore le manque de moyens pour protéger les civils : "Je ne dispose que de trois bataillons, soit un soldat pour 143 kilomètres."


    "Le Viol, une arme de guerre au Congo", Arte, 15 novembre, 22 h 15.

    (Source LE MONDE)