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  • Tchad: des parents arrivent en avion

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    Vingt parents d'enfants que l'association l'Arche de Zoé avait tenté d'emmener en France depuis Abéché, dans l'est du Tchad, sont arrivés hier à N'Djamena, à l'initiative du gouvernement tchadien. « On nous a dit que le gouvernement avait besoin de nous et on nous a amenés ici », a déclaré Ahba Abdallah Mahamat, chef du village de Chakata, ville frontalière avec le Darfour.

    Les autorités judiciaires en charge du dossier à N'Djamena n'avaient visiblement pas été mises au courant de l'arrivée de ces familles.

  • Omar Dati, un dealer méritant...

    Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire)

    Des cinq prévénus qui étaient appelés à la barre, il est le seul à ne pas s'être présenté. Mais personne n'a trouvé à redire à l'argument avancé par son avocat. Car si Omar Dati était absent du tribunal de grande instance, c'est parce qu'il était dans un hôpital, au côté de sa fille, qui souffre d'une maladie aussi grave que rare, avec un lourd traitement à l'appui.

     Il n'était pas là, mais on a beaucoup parlé de lui. Il est apparu comme le numéro deux du réseau de trafic de cannabis démantelé en 2005. Un réseau avec un gros dealer, un adjoint, un gros consommateur revendeur et deux petits consommateurs, en l'occurrence une femme et un jeune homme. Omar Dati servait d'adjoint ou d'intermédiaire dans ce trafic. Selon les détails fournis par la présidente et repris par le procureur, le frère de la ministre de la Justice allait chercher auprès de Riadh Boukadida les quantités de cannabis que lui réclamait Gilbert Guillot, deux quadragénaires aux corpulences de lutteurs. Un consommateur mais aussi un dealer, contre lequel six mois de prison ferme ont été requis. Un peu moins que la peine requise contre Omar Dati. 


    Le procureur n'a pas trouvé beaucoup de circonstances atténuantes au frère de la ministre, en rappelant qu'il avait été auparavant condamné dans le cadre d'un trafic d'héroïne. « Il faut que ça tombe si on veut être crédible », a commenté le procureur. Il a également fait preuve d'une grande sévérité envers Riadh Boukadida. Très contradictoires au regard des différentes dépositions consignées dans l'instruction , les explications du dealer présumé n'ont pas convaincu le magistrat.

    Riadh Boukadida et Omar Dati n'étaient pas novices quand ils se sont fait pincer pour cannabis après l'avoir été pour l'héroïne. Mais pour Me André Laborderie, avocat d'Omar Dati, très remonté contre les coups de projecteurs médiatiques sur cette affaire, son client mérite la relaxe. « Il travaille chez Areva, il a construit une maison pour laquelle il s'est endetté pour vingt-cinq ans, et il élève ses quatre enfants », a-t-il souligné. Avant d'insister sur sa sincérité. « Il n'a jamais varié dans ses déclarations. Oui, il a reconnu avoir servi d'intermédiaire en prélevant quelques grammes à chaque fois. Mais il a franchi un pas. Il est passé d'une drogue dure à une drogue douce, appréciée comme un médicament par certains médecins. Et, aujourd'hui, il est sorti de la spirale. » Et Me Laborderie a demandé qu'on épargne la prison à son client. Le jugement a été mis en délibéré au 17 décembre.

    Son meilleur avocat, c'est sa soeur!

    (Le Parisien)

  • Sarközy:"on ne ne cédera pas" ! Chérèque hué !

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    17 h 20 : Entre 375 000 et 700 000 manifestants dans toute la France.
    "Près de 700 000"
    personnes, pour la majorité des fonctionnaires, mais aussi des cheminots et des étudiants, ont manifesté pendant la journée de mardi, dans toute la France, selon le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. La police parle, elle, de 375 000 manifestants.
      
    17 h 15 : Nicolas Sarközy : "on ne cèdera pas et on ne reculera pas"
    S'exprimant devant le 100ème congrès de l'Association des maires de France, le chef de l'Etat annonce qu'il rendra publiques "dans quelques jours" des initiatives pour favoriser le pouvoir d'achat des Français. Il réaffirme qu'"on ne cèdera pas et on ne reculera pas" sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Il s'engage par ailleurs à nouveau à mener à bien les "réformes" dont la France a, selon lui, "besoin".
    16 h 30 : Chahuté, François Chérèque quitte la manifestation en courant.
    Les appels à la fin de la grève dans les transports lancés à plusieurs reprises par le leader de la CFDT, François Chérèque, n'ont pas été oubliés par les manifestants. Le secrétaire général a été hué par un groupe d'une vingtaine de militants, certains arborant des autocollants de la CGT. "Chérèque avec les patrons !", "Sarkozy-Chérèque, même combat !", "Chérèque, pas de couteau dans le dos", ont-ils lancé alors que M. Chérèque quittait le cortège en courant, protégé par son escorte.

     

    16 heures : Entre 17 000 et 30 000 manifestants à Toulouse.
    Entre 17 000 personnes, selon la police, et 30 000, selon les syndicats, défilent à Toulouse.

     

    15 heures : Au moins 70 000 manifestants à Paris, selon les syndicats.
    Le cortège parisien rassemble "au moins 70 000 personnes", selon Gérard Aschieri (FSU) et Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT-fonctionnaires. Ces chiffres pourraient être révisés à la hausse, la majorité des cortèges n'ayant pas quitté, à 16 heures, la place d'Italie alors que la tête de la manifestation était arrivée à destination, près des Invalides.

    Sur la banderole à la tête de la manifestation intersyndicale, organisée par huit organisations (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FSU, Solidaires), on peut lire : "Ensemble pour les salaires, l'emploi et les services publics". Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui a pris la tête du cortège, demande au gouvernement de "créer des conditions pour les négociations" salariales dans la fonction publique, ainsi que dans les entreprises.

     

    14 h 36 : François Chérèque chahuté pendant la manifestation parisienne.
    Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, cible de huées dans la manifestation parisienne, appelle le gouvernement à sortir de sa "torpeur", jugeant que tout réformer en même temps "expose à des blocages".

    14 h 27 : Gérard Aschieri (FSU) salue une mobilisation "importante".
    "On est bien au-delà des 30 %, mais déjà en soit 30 % est un chiffre important, c'est une grève bien suivie, elle marque un vrai saut quantitatif et qualitatif", déclare le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, peu avant le départ du défilé parisien des fonctionnaires.

    14 h 15 : Le PS pour des négociations salariales "sans délai".
    Dans un communiqué, le Parti socialiste "demande au gouvernement d'ouvrir sans délai des négociations salariales dans la fonction publique, de geler les suppressions d'emplois prévues dans le budget 2008, et d'engager avec tous les acteurs concernés une réflexion en profondeur sur les contours et l'avenir de la fonction publique".

    13 h 34 : De 14 500 à 25 000 manifestants à Bordeaux.
    Entre 14 500 selon la police et 25 000 personnes, selon les syndicats, défilent dans les rues de Bordeaux.

    13 h 20 : Entre 12 000 et 15 000 manifestants à Lyon.
    Entre 15 000 personnes, selon les syndicats, et 12 000 selon la police, défilent dans les rues de Lyon.

    13 h 13 : Une grève peu suivie, selon M. Santini.
    André Santini, sécrétaire d'Etat à la fonction publique, estime sur RTL que 30 % de grévistes dans la fonction publique d'Etat, "c'est une grève moyenne", affirmant que le mouvement est "moins suivi qu'annoncé".

    13 h 13 : Le gouvernement doit reculer, pour le PCF.
    Le Parti communiste français affirme que face à l'ampleur des mobilisations sociales le "gouvernement doit reculer" et engager "immédiatement et sans préalable" les négociations qui s'imposent."Face à l'ampleur du mouvement social, le gouvernement n'a plus les moyens du blocage et des manoeuvres : il doit reculer".

    12 h 46 : De 12 000 à 60 000 manifestants à Marseille.
    12 000 personnes selon la police, 60 000 selon les syndicats manifestent dans le centre de Marseille.

    12 h 45 : Débrayages chez Yoplait.
    Les salariés des trois sites de production de Yoplait France, au Mans (Sarthe), à Monéteau (Yonne) et à Vienne (Isère), débrayent massivement, à l'appel de la CGT, pour réclamer la réouverture des négociations salariales 2007 et une amélioration de leur pouvoir d'achat.

    12 h 15 : Regain de mobilisation à la SNCF.
    Le taux de grévistes à la SNCF contre la réforme était en très légère hausse à 11 heures, à 27 %, contre 26,2 % lundi.

    12 h : Un tiers des fonctionnaires d'Etat en grève.
    La grève pour les salaires et les effectifs dans la fonction publique mobilise 30,12 % des fonctionnaires d'Etat mardi à la mi-journée, selon le ministère de la fonction publique.

    11 h 36 : Près de 39 % de grévistes dans l'enseignement, selon le ministère.
    Une moyenne de 38,98 % des enseignants du primaire et du secondaire sont en grève dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires, annonce le ministère de l'éducation qui "dément formellement les chiffres de la FSU".

    (LE MONDE 20.11)

  • Le procès de quatre salopards

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    Pris à partie par un groupe de jeunes qui pensaient qu'on les photographiait, Jean-Claude Irvoas a été battu à mort en plein jour à Epinay-sur-Seine, en octobre 2005. Les quatre auteurs présumés de l'agression comparaissent à partir d'aujourd'hui.

    Il y a deux ans, le 27 octobre 2005, Jean-Claude Irvoas est mort d'avoir photographié l'endroit où il n'aurait pas dû se trouver, d'avoir peut-être vu ce qu'il ne devait pas voir, dans le quartier d'Orgemont, qualifié par certains habitants de « supermarché de la drogue ». C'était à Epinay-sur-Seine, un jour où se sont télescopées deux tragédies qui allaient mettre les banlieues en ébullition durant plusieurs semaines : le passage à tabac mortel de ce consultant d'une société d'éclairage public, puis, quelques heures plus tard, la mort de deux adolescents dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). (Les deux événements ne sont pas comparables au regard de la loi: le premier est un assassinat, le second un accident!)

    Ce 27 octobre 2005 reste une plaie difficile à cicatriser pour les habitants.

    Elle ne se refermera jamais pour la femme et la jeune fille qui feront face, à partir d'aujourd'hui, aux agresseurs d'un mari et d'un père. Jusqu'à vendredi, quatre personnes âgées de 21 à 25 ans sont jugées devant la cour d'assises de Bobigny : Benoît Kusonika, Samba Diallo et Icheme Brighet comparaissent pour « vol suivi ou accompagné de violences ayant entraîné la mort », ainsi que Sébastien Beliny pour « complicité ». Tous risquent trente ans de réclusion criminelle.

    Il était environ 15 h 30, ce jeudi 27 octobre 2005. Groupés, un peu en retrait dans un recoin de la rue de Marseille, ils étaient en pleine « transaction » de cannabis lorsqu'ils ont aperçu ce quinquagénaire, arrivé en voiture avec sa fille et son épouse, se planter dans la rue et sortir son appareil numérique. Jean-Claude Irvoas venait là, sans méfiance, photographier les réverbères fraîchement posés par une société cliente, en vue du nouveau catalogue. Il fallait ne pas connaître Orgemont et son marché parallèle pour oser photographier son quotidien faussement anodin... Jean-Claude Irvoas dérangeait sans le savoir, il l'a payé d'invectives puis de coups, n'a pas survécu à l'empoignade des trois jeunes qui lui sont littéralement tombés dessus, sous le regard du quatrième. Il est mort surtout du très violent coup de poing assené, en plein thorax, par « un jeune avec des tresses », que décriront les tout premiers témoignages et la bande vidéo d'une caméra de la police municipale. A 15 h 15, la caméra tournait. Ses images ont largement aidé les débuts de l'enquête de la brigade criminelle de Paris. (Mais un policier municipal, au moins un, regardait-il l'écran durant ce lynchage?)


    Après l'arrestation, dès le lendemain, de deux premiers suspects - Samba Diallo et Sébastien Beliny - les enquêteurs mettront très vite un nom sur l'auteur du coup, a priori unique mais assez fort pour plonger Jean-Claude Irvoas dans un coma irréversible. Ce nom, c'est celui de Benoît Kusonika, dont le visage et l'avis de recherches sont restés placardés dans tous les commissariats de France durant plus de dix jours. Jusqu'à ce qu'il se rende, dans un commissariat de Limoges, sa ville d'origine où il s'était enfui.

    Ses aveux ont précisé le scénario et confirmé le récit de la fille d'Irvoas, formelle dans la description du principal agresseur de son père. Plus tard enfin, c'est une trace ADN, relevée sur une canette de soda jetée dans une poubelle de la rue, qui mènera au quatrième acteur de l'agression meurtrière. C'est l'ADN d'Icheme Brighet , arrêté en janvier 2006, plus de deux mois après les faits.

    Des quatre jeunes, Benoît Kusonika est-il le plus violent et le plus impliqué ? Exonérant ses complices, il a d'emblée affirmé avoir été le seul à frapper le consultant. Assurant aussi n'avoir infligé qu'un seul coup. Les médecins légistes ont pourtant relevé tant de lésions, tant d'hématomes sur les bras, le torse et le visage de Jean-Claude Irvoas que cette version risque fort d'être battue en brèche au cours du procès qui s'ouvre ce matin.

  • La Méditerranée un soir de novembre

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    Voiles de brume avant la nuit
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    Le port des Lecques au crépuscule
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    Derniers rayons sur Le Bec de l'Aigle (La Ciotat)
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    L'horizon vers 4h du soir
    (Photos Gaëlle Mann -2007)

  • Une "mission" pour Enrico Macias dans le cadre de l'Union Méditerranéenne?

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    Sarközy et son ami Enrico, le soir de l'élection présidentielle 
    Enrico Macias accompagnera-t-il son ami Sarközy en Algérie? 
    Le chef du gouvernement algérien y est opposé, mais déclare, toutefois, qu’Alger n’a pas un droit de regard sur la délégation qui accompagne le président français, Nicolas Sarközy.

    Le chanteur pied-noir Enrico Macias (de son vrai nom Gaston Ghrenassia) pourra-t-il enfin réaliser son rêve d’enfance, celui de revoir sa terre natale? Interrogé sur ce sujet par le quotidien L’Expression, le secrétaire général du FLN et chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem s’est montré quelque peu gêné. «Nous n’avons pas le droit de choisir les invités qui vont accompagner le président français», a-t-il clairement répondu, en marge d’une halte effectuée, jeudi dernier, chez un notable à Ghardaïa. Si la venue du chanteur a été décidée par l’Elysée, le gouvernement algérien ne peut en aucun cas le refuser. «Ceux qui viennent avec le président, sont nos invités», a-t-il encore précisé. Cependant, ce déplacement dans le cadre du projet de l’Union méditerranéenne est loin d’être apprécié.


    M.Belkadem dit qu’il campe toujours sur sa position d’hier. «Je n’ai pas changé d’avis», a-t-il déclaré avant de reprendre son périple.


    En 2000, M.Belkhadem s’était clairement opposé à la venue du chanteur français en Algérie. On rappellera également les appels à la «résistance pacifique» lancés par Abdallah Djaballah, alors président du MRN, aux Constantinois, pour s’opposer à la venue du beau-fils de "Cheikh Raymond", l’un des maîtres du malouf. Sept ans après, la chance s’offre au chanteur pour visiter son pays natal. Après une longue attente, Enrico Macias, qui a tant chanté son amour pour l’Algérie, pourra réaliser son rêve. L’actuel locataire de l’Elysée n’hésitera pas à offrir un joli cadeau à son ami Enrico. Même si rien n’est encore confirmé à propos du déplacement du chanteur, il n’en demeure pas moins que l’information a circulé comme une traînée de poudre.

     Selon la presse française, Enrico pourrait se voir confier une mission dans le cadre du projet d’Union Méditerranéenne de Nicolas Sarközy, ce qui justifierait indirectement sa présence au sein de la délégation française et avec l’accord explicite d’Alger. Dans le cadre de sa visite d’Etat en Algérie prévue pour le 3 décembre, Nicolas Sarkozy devrait se rendre à Constantine, ville natale du chanteur,  en compagnie d’Enrico Macias. Du côté de l’Elysée rien n’est encore avancé. Pour les responsables français, il est trop tôt pour parler de la liste des personnes qui feront partie de la délégation. Connaissant la réaction hostile en Algérie, l’Elysée préfère attendre à la dernière minute pour confirmer cette présence. Cependant, cette visite peut toujours raviver les tensions. Une rencontre regroupant des acteurs de ce front anti-Macias est prévue ces jours-ci. Ces derniers accusent le chanteur français d’avoir toujours été un serviteur zélé et un défenseur acharné d’Israël, ce qui lui a valu une décoration du ministère de la Défense israélien.


    Le plus important est de savoir quel sera l’impact de cette visite sur les relations entre Alger et Paris. La réponse sera connue le 3 décembre prochain.

    (Source: L'Expression - Alger)