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  • La deuxième "Première Dame de France" ?

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    Carla Bruni-Tedeschi, née le 23 décembre 1968 à Turin
    Il ne s'agit peut-être que d'une opération publicitaire "érotique" imaginée par Jacques Séguela. Ont-ils vraiment des rapports sexuels? Certes les nains sont réputés pour leur priapisme... Mais elle n'aura jamais couché avec un homme plus laid, ce n'est pas possible! 
    Aucun éditorialiste de la presse française ne conteste mardi les goûts de Nicolas Sarközy, dont la relation avec la chanteuse et ex-mannequin Carla Bruni est désormais officielle, mais beaucoup trouvent la ficelle de cette annonce, juste après la tempête Kadhafi, un peu grosse.

    «Souvent Sarkozy varie, bien fol qui s'y fie», ironise dans «L'Humanité» Patrick Apel-Muller, qui ne se prive pas de rappeler que Nicolas Sarkozy «l'avait promis, juré, craché: il n'étalerait plus jamais sa vie privée.»

    Mais «il lui faut une image glamour, il doit faire rêver», explique Francis Lachat dans «Le Courrier Picard». «Une ancienne top-model, devenue chanteuse à succès, vedette internationale: pouvait-il rêver mieux?»

    Pour Jacques Camus, de «La République du Centre», il y a surtout chez Nicolas Sarkozy «comme un besoin d'épate, comme une nécessité un tantinet machiste de "viriliser" une fonction incompatible avec un célibat imposé».

    De là à penser que Carla Bruni ne sera pas la dernière, il n'y qu'un pas, que franchit Francis Brochet, dans «Le Progrès»: «N'en doutons pas, connaissant notre Président, il y aura d'autres Premières dames, et elles seront également belles et célèbres», augure-t-il.

    C'est que Nicolas Sarkozy «est jeune (53 ans le 28 janvier 2008), il est vivant, il est heureux, il peut tout se permettre: le message est-il assez clair?» lance Olivier Picard dans «Les dernières Nouvelles d'Alsace».

    Trop clair pour Gilles Dauxerre, dans «La Provence», qui refuse, comme nombre de ses confrères, de céder au romantisme. «Nicolas Sarkozy est amoureux? Tant mieux, mais revenons maintenant sur terre», où l'annonce de l'idylle «exclut évidemment les sujets vulgaires que sont le pouvoir d'achat, les retraites, les délocalisations», estime Patrick Fluckiger dans «L'Alsace».

    Et ce ne sont pas les seuls sujets que dissimulerait cette «initiative bling-bling dégoulinante de com trafiquée», comme l'écrit Olivier Picard. En effet, «à la trogne d'un dictateur libyen succède comme par miracle le minois d'une belle Italienne», remarque Didier Pobel dans «Le Dauphiné Libéré».

    Une coïncidence? Pas pour pour Daniel Ruiz, dans «La Montagne», qui observe que «l'annonce de la séparation (d'avec Cécilia) le jour de la grève contre la réforme des régimes spéciaux et l'ex-top model le lendemain du colonel tombent trop bien pour passer pour des hasards.»

    Michel Lepinay, dans «Paris-Normandie», pense lui aussi qu'il était «urgent d'allumer un contre-feu» et ajoute: «A l'époque de Néron on offrait au peuple du pain et des jeux. Il s'agissait des jeux du cirque. Sous Sarkozy, c'est plutôt les feux de l'amour sur papier glacé.»

    Dans le «Midi Libre», Roger Antech remarque lui aussi que «Nicolas Sarkozy est passé de la visite controversée de Kadhafi à son idylle avec Carla Bruni, comme il avait sauté auparavant de la grogne sur la réforme des régimes spéciaux de retraite à son divorce avec Cécilia». Et conclut: «A défaut d'incarner les Pères Noël sur le pouvoir d'achat des Français, Nicolas Sarkozy leur raconte, depuis Eurodisney, des histoires de princesses charmantes. Faudrait pas nous prendre pour plus Mickey que nous ne sommes...»

     

  • La presse européenne s'en donne à coeur joie!

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    La presse européenne fait mardi ses délices de la nouvelle liaison du président français Nicolas Sarközy avec l'ex-top modèle et chanteuse italienne Carla Bruni, également présentée comme collectionneuse d'hommes.

    Dans ce concert d'ironie, seule la Stampa, le journal de Turin, ville natale de Carla Bruni et berceau de sa famille, présente la romance comme sérieuse, annoncant même le mariage prochain du couple, tout récemment formé. "M. Sarkozy a réellement demandé à Carla de l'épouser, ce n'est pas une rumeur", écrit la Stampa, citant à l'appui des propos de sa mère et des amis de famille.

    Pour les autres, la "plus grande passion" de Carla Bruni sont les hommes, comme l'écrit le journal allemand Süddeutsche Zeitung (centre-gauche), pour qui la chanteuse "tombe souvent éternellement amoureuse". "Les présidents français savent tout de l'érotisme du pouvoir", ajoute le quotidien.

    "Que serait une collectionneuse d'hommes sans un chef d'Etat dans sa collection?" s'interroge le Frankfurter Rundschau (gauche) tandis que le quotidien à grand tirage Bild titre en une "Sarkozy aime un top model", "super-riche, super-intelligente, super-belle" et... "13 cm plus grande" que lui.

    "La fille de la Rive Gauche et le garçon de la Rive Droite: Sarkozy dévoile son nouvel amour", titre le quotidien britannique The Guardian (gauche). "Bruni va à merveille avec la politique d'ouverture" du gouvernement, ironise-t-il.

    "Sarko sort avec une célèbre croqueuse d'hommes", écrit le très vénérable Times tandis que l'Independent avertit ses lecteurs: "Vous savez que vous vieillissez quand le président français sort avec l'ancienne petite amie de Mick Jagger", le chanteur des Rolling Stones.

    En Suisse, la palme des "Une" sur la liaison présidentielle revient à 24 Heures, le quotidien de Lausanne: "Même en amour, Sarkozy fait vite et fort".

    La Tribune de Genève énumère les précédents compagnons de Carla, n'y voyant "rien de très prometteur pour un homme qui apprécie une certaine stabilité affective". Dans le quotidien francophone "Le Temps", un dessin relate un dialogue de bistrot. L'un des personnages dit: "Sarkozy sort avec Carla Bruni", à quoi l'autre répond: "Il n'est déjà plus avec Kadhafi?"

    En Espagne, El Pais (centre gauche) relève les "nécessités politiques" et "l'opportunité de faire oublier avec cette nouvelle l'humiliation infligée la semaine passée par le leader libyen Mouammar Kadhafi".

    El Mundo (libéral) parle de "l'affaire" dans sa rubrique "Le zoo du 21e siècle", consacrée aux personnages insolites de l'actualité: "N'importe quel psychanaliste expérimenté tracerait un parallèle entre Carla Bruni et Cécilia", le seconde épouse du président Sarkozy, dont il avait divorcé en octobre.

    Pour ABC (conservateur) "Carla Bruni succombe à l'érotisme du pouvoir". Le journal la décrit comme une "femme bionique, au regard assassin".

    En Russie, les Izvestia (pro-Kremlin) relève que "Sarko est le seul célibataire qui pourra maintenant -- tout en provoquant l'envie de ses collègues, présidents et Premiers ministres-- sortir avec de belles stars des podiums sans provoquer un scandale public".

    Pour le très sérieux journal officiel Rossiïskaïa Gazeta, Carla Bruni jouit d'une réputation de "Terminator".

    Terminator? Ce n'est pas bête!

  • Le rapport "anti-glandouille"

    Fadela Amara rend public ce matin le contenu des doléances et rêves écrits depuis cinq mois par des jeunes sur le blog Pour ma ville. Des milliers de messages d'où il ressort que la vie en banlieue est surtout source d'ennui...

    Qu'est-ce qui  inquiète en priorité les ados des cités ? Les relations avec la police ? L'échec scolaire ? La peur du chômage ? Les discriminations ? Non, ce qui fait étonnamment le plus tchatcher de l'autre côté du périphérique, c'est « le manque d'activités », le « manque d'événements festifs, de commerces, d'équipements sportifs ou tout simplement de lieux de vie pour se retrouver entre adolescents ».

    C'est ce que révèle un rapport présenté ce matin par la délégation interministérielle à la Ville, réalisé par le sociologue Sébastien Roché. « On pourrait qualifier l'ennui de problème numéro un dans les quartiers », lit-on dans cette étude.

    Le spécialiste de la banlieue a décrypté la moitié des 11 000 contributions reçues sur le blog baptisé Pour ma ville de la secrétaire d'Etat Fadela Amara. Lancée le 30 juillet sur la plate-forme Skyblog orchestrée par la radio de rap Skyrock qui cartonne sur les dalles de l'Hexagone, cette consultation électronique était l'occasion, pour le membre du gouvernement, de prendre le pouls de la génération Diam's. Mais aussi de cibler ses besoins alors qu'elle doit annoncer dans un mois son plan pour la banlieue, un plan « anti-glandouille » pour justement lutter contre le « désoeuvrement » de ces « mômes » qui « tiennent les murs » et « squattent les halls d'immeubles ».

    Une forte demande de bus...

    La thématique « cadre de vie » est arrivée en tête des préoccupations, avec 965 commentaires dont 279 portant sur les « activités pour les jeunes ». Les questions liées à l'éducation (116 contributions) ou aux discriminations (48) sont, elles, reléguées au second plan. « Les attentes concernent en grande partie l'environnement dans lequel vivent les jeunes », dit l'enquête.

    Seulement voilà, cette population qui se sent abandonnée ne sait souvent pas « vers qui se tourner pour résoudre un problème, demander la création de nouveaux équipements dans leur commune ». L'absence d'interlocuteurs est d'ailleurs « une difficulté souvent rencontrée ». « Les jeunes expriment une volonté de s'engager dans le monde associatif sans toutefois savoir à qui s'adresser », observe Sébastien Roché. Enfin, la jeunesse des barres HLM juge l'offre de transports en commun très insuffisante, ce qui contribue à nourrir l'ennui quotidien. Quitter les cages d'escaliers pour occuper son temps libre ailleurs qu'en périphérie est « trop galère ».

    (Le Parisien 17.12.07)

  • Clearstream: la mort d'un journaliste

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    A Tahiti, il y a dix ans...
    C'était il y a dix ans jour pour jour. Jean-Pascal Couraud, ancien rédacteur en chef du quotidien « les Nouvelles de Tahiti », disparaissait de son domicile en Polynésie. Connu à Tahiti sous les initiales JPK, ce journaliste d'investigation de 37 ans, opposant à Gaston Flosse, alors président de Polynésie, enquêtait sur plusieurs affaires sensibles. Longtemps, sa famille a cru à la thèse du suicide avant d'avoir la certitude que JPK, dont le corps n'a jamais été retrouvé, avait été assassiné. Il travaillait, entre autres, sur des transferts de fonds supposés entre une grosse entreprise polynésienne vers un compte japonais dont le bénéficiaire ne serait autre que l'ancien président de la République Jacques Chirac. Des informations qui ont toujours été démenties par l'ancien chef de l'Etat. Le journaliste aurait ainsi été en possession d'informations précises sur ces mouvements bancaires.

    Cette thèse a été évoquée en mai par l'ancien avocat du journaliste, Me Jean-Dominique Des Arcis, qui sera entendu aujourd'hui par le nouveau juge d'instruction polynésien chargé d'enquêter sur la disparition de JPK. Thèse alimentée par les notes saisies chez le général Rondot dans le cadre de l'instruction de l'affaire Clearstream.


    Le 23 novembre, la chambre de l'instruction de Papeete a fait droit aux demandes du Comité de soutien pour la recherche de la vérité sur la disparition de Jean-Pascal Couraud, présidé par son frère Philippe. Elle a accepté que les pièces saisies chez le général Rondot soient versées au dossier et procédé à la désignation d'un nouveau juge d'instruction, Jean-François Redonnet.

    « On commence à avancer », se réjouit Philippe Couraud, qui dénonce depuis des années « l'immobilisme et la partialité de la justice » dans cette affaire. Dessaisi, le précédent juge avait informé les parties civiles de sa volonté de clore l'instruction, ouverte en 2004 pour « assassinat » à la demande de la famille Couraud après les confessions controversées d'un membre du groupe d'intervention de Polynésie affirmant avoir assisté à l'assassinat de JPK.

    « Ces récents événements nous permettent de croire que l'enquête pourrait repartir sur des bases saines », assure Reporters sans frontières. L'association relève que les notes découvertes sur le disque dur du général Rondot prouvent « la menace que pouvaient constituer les documents dont JPK disait disposer » et confirment « l'existence d'un possible mobile ». « Il faut rester prudent et mesuré », enchaîne Philippe Couraud, qui, pourtant, reprend espoir.

     

    (Le Parisien- 17.12.07)