http://www.dailymotion.com/video/x3rsv2_le-chant-de-fidelite_politics
Sol Invictus!
Merci à Roberto Fiorini
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«Souvent Sarkozy varie, bien fol qui s'y fie», ironise dans «L'Humanité» Patrick Apel-Muller, qui ne se prive pas de rappeler que Nicolas Sarkozy «l'avait promis, juré, craché: il n'étalerait plus jamais sa vie privée.»
Mais «il lui faut une image glamour, il doit faire rêver», explique Francis Lachat dans «Le Courrier Picard». «Une ancienne top-model, devenue chanteuse à succès, vedette internationale: pouvait-il rêver mieux?»
Pour Jacques Camus, de «La République du Centre», il y a surtout chez Nicolas Sarkozy «comme un besoin d'épate, comme une nécessité un tantinet machiste de "viriliser" une fonction incompatible avec un célibat imposé».
De là à penser que Carla Bruni ne sera pas la dernière, il n'y qu'un pas, que franchit Francis Brochet, dans «Le Progrès»: «N'en doutons pas, connaissant notre Président, il y aura d'autres Premières dames, et elles seront également belles et célèbres», augure-t-il.
C'est que Nicolas Sarkozy «est jeune (53 ans le 28 janvier 2008), il est vivant, il est heureux, il peut tout se permettre: le message est-il assez clair?» lance Olivier Picard dans «Les dernières Nouvelles d'Alsace».
Trop clair pour Gilles Dauxerre, dans «La Provence», qui refuse, comme nombre de ses confrères, de céder au romantisme. «Nicolas Sarkozy est amoureux? Tant mieux, mais revenons maintenant sur terre», où l'annonce de l'idylle «exclut évidemment les sujets vulgaires que sont le pouvoir d'achat, les retraites, les délocalisations», estime Patrick Fluckiger dans «L'Alsace».
Et ce ne sont pas les seuls sujets que dissimulerait cette «initiative bling-bling dégoulinante de com trafiquée», comme l'écrit Olivier Picard. En effet, «à la trogne d'un dictateur libyen succède comme par miracle le minois d'une belle Italienne», remarque Didier Pobel dans «Le Dauphiné Libéré».
Une coïncidence? Pas pour pour Daniel Ruiz, dans «La Montagne», qui observe que «l'annonce de la séparation (d'avec Cécilia) le jour de la grève contre la réforme des régimes spéciaux et l'ex-top model le lendemain du colonel tombent trop bien pour passer pour des hasards.»
Michel Lepinay, dans «Paris-Normandie», pense lui aussi qu'il était «urgent d'allumer un contre-feu» et ajoute: «A l'époque de Néron on offrait au peuple du pain et des jeux. Il s'agissait des jeux du cirque. Sous Sarkozy, c'est plutôt les feux de l'amour sur papier glacé.»
Dans le «Midi Libre», Roger Antech remarque lui aussi que «Nicolas Sarkozy est passé de la visite controversée de Kadhafi à son idylle avec Carla Bruni, comme il avait sauté auparavant de la grogne sur la réforme des régimes spéciaux de retraite à son divorce avec Cécilia». Et conclut: «A défaut d'incarner les Pères Noël sur le pouvoir d'achat des Français, Nicolas Sarkozy leur raconte, depuis Eurodisney, des histoires de princesses charmantes. Faudrait pas nous prendre pour plus Mickey que nous ne sommes...»
Fadela Amara rend public ce matin le contenu des doléances et rêves écrits depuis cinq mois par des jeunes sur le blog Pour ma ville. Des milliers de messages d'où il ressort que la vie en banlieue est surtout source d'ennui...
Qu'est-ce qui inquiète en priorité les ados des cités ? Les relations avec la police ? L'échec scolaire ? La peur du chômage ? Les discriminations ? Non, ce qui fait étonnamment le plus tchatcher de l'autre côté du périphérique, c'est « le manque d'activités », le « manque d'événements festifs, de commerces, d'équipements sportifs ou tout simplement de lieux de vie pour se retrouver entre adolescents ».
C'est ce que révèle un rapport présenté ce matin par la délégation interministérielle à la Ville, réalisé par le sociologue Sébastien Roché. « On pourrait qualifier l'ennui de problème numéro un dans les quartiers », lit-on dans cette étude.
Le spécialiste de la banlieue a décrypté la moitié des 11 000 contributions reçues sur le blog baptisé Pour ma ville de la secrétaire d'Etat Fadela Amara. Lancée le 30 juillet sur la plate-forme Skyblog orchestrée par la radio de rap Skyrock qui cartonne sur les dalles de l'Hexagone, cette consultation électronique était l'occasion, pour le membre du gouvernement, de prendre le pouls de la génération Diam's. Mais aussi de cibler ses besoins alors qu'elle doit annoncer dans un mois son plan pour la banlieue, un plan « anti-glandouille » pour justement lutter contre le « désoeuvrement » de ces « mômes » qui « tiennent les murs » et « squattent les halls d'immeubles ».
Une forte demande de bus...
La thématique « cadre de vie » est arrivée en tête des préoccupations, avec 965 commentaires dont 279 portant sur les « activités pour les jeunes ». Les questions liées à l'éducation (116 contributions) ou aux discriminations (48) sont, elles, reléguées au second plan. « Les attentes concernent en grande partie l'environnement dans lequel vivent les jeunes », dit l'enquête.
Seulement voilà, cette population qui se sent abandonnée ne sait souvent pas « vers qui se tourner pour résoudre un problème, demander la création de nouveaux équipements dans leur commune ». L'absence d'interlocuteurs est d'ailleurs « une difficulté souvent rencontrée ». « Les jeunes expriment une volonté de s'engager dans le monde associatif sans toutefois savoir à qui s'adresser », observe Sébastien Roché. Enfin, la jeunesse des barres HLM juge l'offre de transports en commun très insuffisante, ce qui contribue à nourrir l'ennui quotidien. Quitter les cages d'escaliers pour occuper son temps libre ailleurs qu'en périphérie est « trop galère ».
(Le Parisien 17.12.07)