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  • A Grigny, une cinquantaine de jeunes agressent les forces de l'ordre

    Des heurts ont opposé une cinquantaine de jeunes aux forces de l'ordre dimanche après-midi dans la quartier sensible de la Grande-Borne, à Grigny (Essonne), après le braquage d'une boulangerie.

    Vers 15h30, une dizaine de jeunes ont attaqué l'établissement situé dans le quartier de la Grande-Borne. C'est au moment où ils s'apprêtaient à repartir avec le contenu de la caisse que la police est intervenue.

    Plusieurs de leurs camarades sont alors venus en renfort et ont commencé à lancer, contre les forces de l'ordre, les pierres et les bouteilles vides qui devaient servir à protéger la fuite des braqueurs.

    La police a fait état d'affrontements sporadiques qui n'ont pas fait de blessés.

    Très rapidement, les jeunes ont pris la fuite en mettant le feu à une poubelle. Il n'y a pas eu d'interpellation.

    La police judiciaire d'Evry a été chargée de l'enquête sur le vol à main armée.

    Alors, il arrive, ce plan anti-glandouille concocté par Fadela Amara pour les jeunes "qui s'ennuient " ?

    Mais quels sont les Français absolument stupides qui vont croire que les jeunes commettent des délits parce qu'ils "s'ennuient" en banlieue ?

  • Encore un prêtre catholique poignardé en Turquie

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    Le Père Adriano Francini
     Un prêtre catholique italien a été poignardé et grièvement blessé, dimanche 16 décembre, dans la ville d'Izmir sur la côte ouest du pays. Un acte qui plonge un peu plus les 100 000 chrétiens de Turquie dans l'angoisse. Le Père Adriano Francini, 65 ans, a reçu un coup de couteau à l'abdomen, à la sortie de la messe dominicale à laquelle il participait. Ce prêtre est en charge de l'église de la Vierge Marie, à Ephèse, haut lieu de l'histoire chrétienne.

     

    L'agresseur, un jeune homme de 19 ans qui avait parcouru 150 kilomètres pour venir à Izmir, aurait justifié son acte par le fait que le prêtre lui ait refusé le baptême. Se faire passer pour un candidat à la conversion est une méthode régulièrement employée ces derniers mois pour faire accuser les chrétiens de prosélytisme en Turquie.

    Cette agression rappelle le meurtre du Père Andrea Santoro, un autre prêtre catholique italien tué par balle dans son église de Trabzon (nord-est) par un jeune fanatique de 16 ans, condamné depuis à dix-huit ans de prison.

    Les agressions de ce type se sont multipliées, même si elles sont minimisées par les autorités. Un prêtre français, Pierre Brunissen, poignardé à Samsun en 2006, a quitté la Turquie. A Mersin, des moines avaient également été menacés de mort. Et à Malatya, en avril, trois missionnaires évangélistes protestants ont été torturés et égorgés.

    Les auteurs de ce massacre, des jeunes ultranationalistes (islamiques) âgés d'une vingtaine d'années, ont affirmé avoir agi "pour défendre la patrie. " Ils diront encore que c'est l'acte d'un fou, a réagi dimanche Mgr Ruggero Franceschini, évêque d'Izmir. Mais on doit admettre que depuis environ un an et demi, en Turquie, les actes de tels fous ont notablement augmenté."

    Les minorités chrétiennes sont régulièrement stigmatisées dans les cercles nationalistes et laïcs et considérées comme des "ennemis de l'intérieur" complotant contre l'unité de la République. A Trabzon, comme à Malatya ou encore dans l'affaire du meurtre du journaliste arménien Hrant Dink, des complicités sont apparues en filigrane dans les rouages de la bureaucratie.

    (Source Le Monde 17.12.07)

    Imaginons un instant cet autre texte: "Les minorités musulmanes sont régulièrement stigmatisées dans les cercles nationalistes et laïcs et considérées comme des "ennemis de l'intérieur" complotant contre l'unité de la République"...

  • Le roi Abdallah accorde sa grâce à la femme violée!

    Le roi Abdallah d'Arabie saoudite aurait gracié une jeune femme victime d'un viol collectif. Sa condamnation à deux cents coups de fouet avait provoqué un tollé dans la communauté internationale, rapporte lundi 17 décembre le quotidien saoudien Al Jazeera. Contacté par le journal, le ministre de la justice n'a pas confirmé l'information rapportée par des sources anonymes, mais il a expliqué que le roi avait le pouvoir de prononcer des grâces lorsqu'elles vont dans le sens de l'intérêt général.

     

    En 2006, une chiite de 19 ans se trouvait seule avec un ami lorsqu'un groupe de sept hommes sunnites les a kidnappés en les menaçant d'un couteau. Ils ont frappé et relâché le garçon et violé la jeune femme. Quatre des criminels ont été condamnés à deux à neuf ans d'emprisonnement ainsi qu'à des peines de flagellation de quatre-vingts à mille coups de fouet.

    Mais la victime et son ami ont également été poursuivis en justice : ils ont été condamnés à deux cents coups de fouet et six mois d'emprisonnement pour s'être trouvés seuls et en privé avec une personne du sexe opposé n'appartenant pas à leur famille immédiate (cette infraction est appelée "khilwa" dans le droit islamique, la charia). Le tribunal avait également précisé, pour justifier la relative légèreté des peines des agresseurs, dans un pays où le viol est passible de la peine de mort, que si la jeune femme n'avait pas été seule avec un homme qui n'était pas de sa famille, le viol n'aurait pas eu lieu. Enfin, l'avocat de la jeune femme, Abdelrahmane Al-Lahem, avait également été suspendu par la justice saoudienne.

    PRESSIONS AMERICAINES La condamnation de la jeune femme après le viol qu'elle a subi a provoqué une série de condamnations dans le monde, de la part d'organisations de défense des droits de l'homme comme Amnesty International, mais aussi de la Maison Blanche. Le président George Bush était intervenu sur ce sujet au début du mois en déclarant qu'il serait "en colère" contre un pays ne prenant pas le parti de la victime d'un viol. Hillary Clinton, parmi les favoris à l'investiture du parti démocrate américain pour la présidentielle prochaine, avait, elle, parlé de "honte" et appelé M. Bush "à demander au roi Abdallah d'Arabie saoudite d'annuler les poursuites" contre la jeune femme. Ce jugement avait également suscité un débat, peu courant en Arabie saoudite, sur les incohérences du système judiciaire et sur l'absence de prise en compte de la gravité des crimes commis contre cette femme.

    Réagissant à ce tollé général, le ministre des affaires étrangères saoudien, le prince Saoud Al-Fayçal, avait indiqué récemment qu'une "révision" du jugement était en cours. L'annonce de cette grâce est rendue public par Al Jazeera le jour même du début du pèlerinage (le Hadj) de la Mecque et à l'avant-veille de l'Aïd Al-Adha, la plus grande fête musulmane, à l'occasion de laquelle le souverain saoudien procède généralement à une série d'amnisties, normalement annoncées par l'agence de presse officielle saoudienne...

    (Source LE MONDE 17.12.07)

  • Les Jeunes s'ennuient en banlieue...

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  • Carla Bruni-Tedeschi: quelques heures de vol...

    Elle naît à Turin (Italie) le 23 décembre 1967. Elle est la fille du compositeur d'opéra et riche industriel Alberto Bruni Tedeschi* et de l'actrice et pianiste concertiste Marysa Borini. Sa sœur ainée est l'actrice, scénariste et réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi. Son frère aîné, Virginio est décédé le 4 juillet 2006.

    En 1973, sa famille s'installe en France par peur des enlèvements par les Brigades rouges italiennes... (?). Jeune, elle apprend le piano puis la guitare. Elle baigne dans la musique depuis toute petite et a hérité de sa famille un goût pour cet art. Passionnée de littérature et d’écriture, elle compose des chansons, en griffonnant ses textes entre deux activités.

    * Tedeschi est un patronyme italien d'origine juive-allemande (Tudesque)

    Carrière de mannequin - années 1985-1997

    A 19 ans elle arrête ses études d'architecture pour devenir mannequin à temps plein. Elle accède au rang de top model en 1988 pour devenir une star mondiale des magazines de mode des années 1990 et défiler pour les plus grands couturiers. En 1997, à l'âge de 29 ans, elle met fin à sa carrière de mannequin qui aura duré dix ans. Elle décide de se consacrer à la musique.

    Carrière d'auteur-compositeur-interprète - années 2000

    En 1999, elle rencontre Julien Clerc lors d'un dîner et lui confie qu'elle écrit des chansons. Quelques semaines plus tard, elle lui envoie un texte intitulé Si j’étais elle. Julien Clerc compose la musique de cette chanson et sort l'album Si j'étais elle dont Carla Bruni a écrit les cinq autre titres. En 2000, l'album s'est vendu à plus 250 000 exemplaires.

    Alors qu'elle vit avec l'éditeur littéraire Jean-Paul Enthoven, elle le trompe avec son fils Raphaël Enthoven, mari de Justine Lévy dont il divorcera. Justine Lévy publiera en 2004 un livre à succès sur la question. En 2001, elle a un enfant, Aurélien avec Raphaël Enthoven.

    En 2002, elle compose, avec l'aide de Louis Bertignac, les paroles et la musique d'un album; Quelqu'un m'a dit. Elle interprète cet album en s'accompagnant en solo à la guitare sèche. Son album est bien accueilli par la critique et vendu à deux millions d'exemplaires.En 2004, elle est l'un des personnages du premier best-seller de Justine Lévy Rien de grave. L'auteur, fille de Bernard-Henri Lévy (dont l'éditeur historique et meilleur ami n'est autre que le père de Raphaël Enthoven), y expose son important passage à vide et sa période de reconstruction à la suite de son divorce d'avec Raphaël Enthoven, parti avec Carla Bruni.

    Le 15 janvier 2007, elle sort un deuxième album No Promises dans lequel elle accompagne sa musique de textes de poètes anglophones comme William Butler Yeats, Wystan Hugh Auden, Emily Dickinson, Christina Rossetti, Walter de la Mare ou encore Dorothy Parker.

    (Biographie WIKIPEDIA)

  • Carla Bruni-Tedeschi, la "médiatisation choisie"...

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    Le couple à Disneyland samedi 15 décembre - Carla Bruni est à gauche en bas de la photo parlant à un enfant "flouté". 
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    Nicolas Sarközy chez Mickey en compagnie de la chanteuse Carla Bruni. Selon le site Internet de « l'Express », trois magazines people (« Point de vue », « Paris Match » et « Closer ») vont mettre les photos de ce reportage à la une de leurs numéros de cette semaine. Une série de clichés pris avant-hier dans les allées de Disneyland Paris.

    Ils relancent, deux mois jour pour jour après la séparation du couple Sarközy, les spéculations sur la vie privée du chef de l'Etat. Sur ces photos, on découvre, écrit « L'Express », « un homme, souriant et détendu, Nicolas Sarközy, déambulant tranquillement, sous les flashs des photographes, en compagnie d'une jeune et jolie jeune femme, Carla Bruni ». Rien donc qui ressemble à un piège des paparazzis, « une dizaine de photographes travaillant au flash sans se dissimuler », précise l'hebdomadaire. Le président de la République a-t-il voulu officialiser de la sorte ce que les hebdos présentent déjà comme « le couple Sarközy-Bruni » ? Hier soir, l'Elysée a choisi le silence. Le chef de l'Etat et la chanteuse auraient déjà été aperçus la semaine dernière se promenant dans les jardins du château de Versailles en compagnie de la mère de l'artiste. Ils se seraient rencontrés à l'Elysée le 23 novembre lors de la présentation par Denis Olivennes de son rapport sur le piratage sur Internet. Ils auraient dîné récemment chez Jacques Séguéla. Contacté hier soir, le publicitaire n'infirme ni ne confirme. « Je ne parle tout simplement pas de la vie privée de mes amis », explique Séguéla. Peut-être y ont-ils parlé tests ADN. Dans le mensuel féminin « Elle », l'ex-mannequin d'origine italienne n'avait pas caché, en effet, son « indignation » à propos de l'amendement Mariani affichant, au passage, son aversion pour « le tri qu'implique l'immigration choisie ». Lorsque le chef de l'Etat et la chanteuse s'étaient promenés ensemble à Versailles une semaine auparavant, il n'y avait pas ce jour-là de photographes. L'opération de samedi ne doit donc rien au hasard.

    (Le Parisien 17.12.07)

  • Anne-Lorraine Schmitt aurait mérité...

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    Il nous semble qu'Anne-Lorraine Schmitt aurait mérité, à titre posthume, hélas, une mention particulière lors de la remise du Trophée RTL "de la femme de l'année 2008, ayant le mieux défendu les valeurs de la société française" - et cela au prix de sa vie. On sait combien son agonie fut longue et atroce dans le solitude du RER D ce funeste dimanche 25 novembre 2007.
    Elle avait 23 ans. Etudiante brillante, se destinant au journalisme, elle avait donné satisfaction à tous, dans la joie et l'enthousiasme de sa jeunesse tranchée vif par le crime d'un récidiviste. Elle avait été le "soleil" de tous ceux qui l'ont connue et celui de sa famille, parents, frère et soeurs. Et elle le demeure par delà la mort.
    Catholique, sa foi était sincère et profonde. Ce qui ne l'empêchait pas, bien au contraire, d'aimer la vie, et d'être un exemple par sa droiture et son sens de la générosité pour la jeunesse française. 
    Cette mention n'aurait rien ôté à la valeur de ce Prix 2008 remis à Mama Galledou, Sénégalaise venue terminer ses études en France, qui a survécu aux terribles brûlures qui lui ont été infligées lors d'une agression de bus à Marseille. Nous saluons son courage, sa dignité, nous la félicitons pour ce Prix et nous lui souhaitons de retrouver rapidement le bonheur de vivre.

  • Le racisme paradoxal des Juifs israéliens

    Israël pensait que son passé l’avait placé à l’abri de tels phénomènes, mais découvre soudainement que le racisme et la discrimination sont de plus en plus répandus en son sein. Précédée d’une série d’actes d’antisémitisme et de discriminations à l’encontre de la minorité juive éthiopienne, la publication d’un rapport sur la montée du racisme en Israël a provoqué un débat particulièrement vif cette semaine.

    Selon un sondage effectué par l’Association israélienne pour les droits civiques (ACRI), 75 % de la population juive d’Israël refuserait d’habiter le même immeuble qu’un Arabe, 50 % estiment que les Arabes ne méritent pas d’avoir les mêmes droits que les autres citoyens. Deux tiers des jeunes sont persuadés que les Arabes sont moins intelligents, pas instruits, sales et violents. Jusqu’à présent, ces préjugés contre la minorité arabe d’origine palestinienne ayant choisi de rester en Israël après la création de l’État juif en 1948 étaient considérés comme un mal inévitable. Et ils n’avaient jamais soulevé l’indignation des plus hautes autorités de l’État.

    «  La population arabe d’Israël ne peut plus vivre ainsi et la population juive d’Israël ne peut pas continuer de vivre avec de telles statistiques », a réagi le ministre israélien arabe des Sports et de la Culture, Ghaleb Majadle. Le ministre de la Construction et du Logement, Ze’ev Boim, a critiqué le rapport:«  Comme ils sont minoritaires, alors tout est la faute de la majorité juive, juge-t-il. Les droits civiques doivent être les mêmes pour tous. Nous devons nous demander : que se passe-t-il de leur côté, quel est le comportement de la minorité vis-à-vis de la majorité ? Est-ce que les Juifs peuvent entrer et vivre dans des immeubles ou même des quartiers habités par les Arabes ? »

    Les Juifs d'ethiopie discriminés

     

    Les préjugés ne se limitent plus à la minorité arabe, qui compte aujourd’hui 1,2 million de personnes. Ils touchent aussi les Falachas, les Juifs d’Éthiopie dont Israël a sponsorisé l’immigration depuis trente ans. Ces dernières semaines, les médias israéliens ont fait état de plusieurs cas de «  ségrégation  » dans le système scolaire. Ainsi, une école religieuse de Petah Tikva, une banlieue déshéritée de Tel Aviv, a dispensé des cours séparément à quatre élèves d’origine éthiopienne nés en Israël. Leurs récréations n’avaient pas lieu à la même heure que les autres élèves. Motif : ils n’étaient pas jugés suffisamment religieux. Le premier ministre, Ehoud Olmert, s’est dit choqué. «  Le sentiment d’injustice qu’ont les Juifs éthiopiens n’est pas détaché de la réalité, a-t-il dit . Nous devons changer cette réalité.  » Tzippi Livni, la ministre des Affaires étrangères, a dénoncé les discriminations contre les Falachas sur le marché du travail et pour les locations d’appartement.

    La multiplication des agressions antisémites contre les Juifs ultraorthodoxes, perpétrées par la forte minorité d’origine russe au cours de l’année passée, avait fait surgir le débat sur la nécessité d’élaborer une loi punissant les crimes antisémites et les actes racistes. S’estimant vacciné contre de telles dérives en raison de son passé, l’État hébreu n’avait pas jugé nécessaire de voter de telles lois jusqu’à présent...

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    (Source: Le Figaro 16.12.07)
    Que font la LICRA, le MRAP? Si prompts à dénoncer le racisme en France? Et qu'en dit Marek Halter ?
  • Teutatès, le dieu celte retrouvé en Gaule

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    Teutatès, le "père de la nation", accomplissant un rite de résurrection ou de "renaissance" (Chaudron de Gunstrup) 
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    Monnaie d'or celte (Bretagne)
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    Gobelet celte en argent : Teutatès reconnaissable à son Sanglier (Musée de Lyon)
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    Monnaie d'or celte motif "à la cavalière nue"
    Toutatis - ou Teutatès - est un dieu discret. On en trouve une première et brève mention au milieu du Ier siècle de notre ère chez le poète latin Lucain qui le présente comme un dieu assoiffé de sang humain, puis... dans les aventures d'Astérix. Entre les deux, rien, ou pas grand-chose.

    La principale divinité du panthéon gaulois vient de sortir de ce long silence : l'archéologue Bernard Clémençon a découvert cinq fragments de céramique où figure l'inscription "TOTATUS", le "u" étant la graphie du "e" celte. Sur l'un de ces fragments, d'environ 8 cm de longueur, l'inscription est parfaitement lisible, émouvante par son tracé malhabile.

    "J'ai eu un moment de stupeur", raconte ce spécialiste de la religion des Arvernes à l'époque romaine. "Jusqu'à présent, aucune inscription du nom de Teutatès n'avait été recensée en France, affirme-t-il. On en trouve une quinzaine d'exemplaires en Europe : l'une est à Rome, une deuxième en Autriche et toutes les autres en Angleterre."

    Ces cinq premières graphies de France, datées de la charnière entre le IIème et le IIIème siècle, proviennent du sanctuaire de Beauclair, dans les Combrailles, à la limite du Puy-de-Dôme et de la Creuse. Le site se trouve sur la via Agrippa, qui reliait Lyon à Saintes.

    Ce n'est pourtant pas là qu'a eu lieu la découverte. Mais dans les caves du musée Bargoin, à Clermont-Ferrand : "Deux tessons y dormaient dans une caisse déposée en 1961 par quelqu'un qui avait fouillé le sanctuaire dans les années 1950." Les trois autres ont été découverts dans un petit dépôt archéologique des Combrailles. Il aura fallu plus d'un quart de siècle pour lire et comprendre l'importance des inscriptions.

    "Cette découverte confirme que la religion celte a continué de vivre dans la Gaule romanisée, note Bernard Clémençon. Les religions polythéistes ont un grand pouvoir d'intégration : les dieux des autres ne sont pas considérés comme de faux dieux. Et la religion n'est pas seulement l'expression d'une foi personnelle, mais une forme d'exercice de la citoyenneté."

    Teutatès, aussi appelée "bon", ou "père", avait été assimilé par les Romains au dieu Mars

    Bernard Clémençon est sur une autre piste remontant vers Teutatès. En 1882, le scientifique clermontois Ambroise Tardieu avait découvert, toujours à Beauclair, un magnifique vase dont il avait fait un dessin. On y voit une inscription où l'on devine le nom du dieu gaulois. Le dessin est resté, mais le "vase Tardieu" a disparu.

    (Source: Le Monde 16.12.07)