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  • Il abusait de ses patientes: en fuite en Israël

    Un gynécologue marseillais a été condamné mercredi soir par le tribunal correctionnel de Marseille à trois ans de prison ferme, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Il a été interdit d'exercer définitivement toute fonction médicale.

    Le Dr Patrick Azoulay, 48 ans, a été jugé par défaut. Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis le 4 septembre 2003, mais demeure introuvable à ce jour.

    Le gynécologue était accusé d'"agressions sexuelles aggravées" par cinq de ses patientes. Ses victimes ont dénoncé des massages du dos douteux, évoqué des scènes d'onanisme, des frottements incongrus, des soins qui n'avaient rien de médical et tournaient souvent à l'humiliation. Longtemps, elles n'ont rien osé dire jusqu'à ce que d'autres patientes déposent plainte.

    Le procureur de la République avait requis contre lui une peine de sept ans ferme. Les avocats des victimes, Mes Marie-Hélène Irali et Philippe Daumas, ont déploré "une absence du prévenu qui leur cause aujourd'hui une nouvelle souffrance".

    Le Dr Azoulay avait déjà été condamné en octobre 2002 à deux ans de prison, dont un an ferme, une peine qu'il n'a jamais exécutée. Selon le quotidien régional "La Provence", qui cite une source judiciaire, le praticien aurait pris la fuite en Israël depuis plusieurs années. AP

    (NouvelOBS- 07.02.08)

  • La démocratie aujourd'hui en France

    " - La démocratie en France, quelle réalité politique aujourd’hui ?

    Je listerai ici quelques aspects (non exhaustifs) de la démocratie sous la présidence de Sarkozy et qui me paraissent nettement en situation de devoir être améliorés :

    - La gouvernance des conseillers : beaucoup le font remarquer, y compris dans le camp de la majorité (Villepin, Dupont-Aignan...), la place des conseillers du président occupent une place trop importante dans les interventions officielles alors qu’ils n’ont aucun statut d’élus ni de décideurs gouvernementaux. Ils ne sont en aucune façon l’émanation du peuple.

    - Le "programme" de M. Attali : Jacques Attali veut imposer aux Français une sorte de programme pour lequel ils n’ont pas voté ! Sans juger du contenu, on voit que la manoeuvre est une tromperie car ce programme ne figurait pas dans le projet du candidat Sarkozy. De plus, Jacques Attali a toujours refusé de solliciter le suffrage du peuple même localement. Pour prendre soin de la démocratie, ne faut-il pas l’avoir testée et même subie ?

    - La "dictature majoritaire" à l’Assemblée (mode de scrutin défavorable aux minorités) et les règles constitutionnelles peu démocratiques parmi lesquelles le recours aux ordonnances (délégation par le Parlement de son pouvoir législatif qu’il tient du peuple), vote bloqué, maîtrise par le seul gouvernement de l’ordre du jour de l’Assemblée (ce qui conduit à ne tenir compte que des projets de loi et pas des propositions de loi).

    - Le non-respect de la fonction de président de la République française : ce point est tellement flagrant que le président du Conseil constitutionnel (Jean-Louis Debré) est sorti de sa réserve pour le dénoncer, fait rarissime dans l’Histoire depuis l’existence de cette institution. Les leaders politiques de tous bords l’ont déjà signalé : la fonction présidentielle n’est pas habitée, le président préférant se comporter tantôt en VRP tantôt en super ministre tantôt encore en justicier. Je n’insisterai donc pas.

    - L’"expertisme" de Nicolas Sarkozy : ce terme d’expertisme est employé par Jacques Sapir pour désigner le fait d’émettre des avis sans donner de possibilité de vérification (dictature de l’urgence ou de l’émotion, par exemple) et de se présenter comme un simple donneur d’avis alors que l’on joue le rôle de décideur.

    - Un parti godillot : l’UMP ne connaît plus de fonctionnement démocratique, le président ayant supprimé le caractère électif de chef de parti et ayant divisé la fonction de direction entre concurrents. Au contraire, d’autres partis n’ont de cesse d’améliorer leur fonctionnement démocratique interne : le PS et le MoDem notamment. L’UMP est à contre-courant de l’évolution démocratique et semble plus figée que jamais !

    - La domination par l’argent : la "nuit du Fouquet’s" comme se plaît à l’appeler François Bayrou a été comme une nuit du 4 août 1789 à l’envers ! Elle a marqué le rétablissement symbolique des privilèges. Mais dans une bonne démocratie, les décisions sont-elles exclusivement dictées par les puissances d’argent et le profit ?

    II - La démocratie comme projet

    La confusion de départ, chez Sarkozy, entre productivisme et démocratie conduit à diriger la France comme une entreprise, méprisant la dimension démocratique et citoyenne : pas de débat sauf en comités d’experts bien choisis, décision finale par un seul homme qui se comporte en "patron", allant au-devant de ses ouvriers et répétant ses ordres "je veux, je veux, je veux !" Pas de référendum sur une question pourtant déjà soumise au peuple, celle du Traité européen. Pour donner le change est ajoutée au dernier moment une illusoire "politique de civilisation" et un simulacre d’humanisme uniquement teinté d’idéologie religieuse. Ce "patch" ne changera pas la nature du sarkozisme, ne lui conférera aucune élévation théorique, aucune transcendance démocratique non plus puisque gérer la société comme une entreprise n’a, à la base, rien de démocratique.

    Le projet d’amélioration de la démocratie ne peut pas avancer sur ces bases. Il s’agit d’améliorer la démocratie, c’est-à-dire au sens littéral de la rendre meilleure. Le meilleur ne tire pas vers le quantitatif : il ne s’agit pas d’aller vers le "plus" mais vers le mieux". Contrairement à ce que dit le dicton, le mieux n’est pas l’ennemi du bien. Son véritable ennemi c’est le "plus". Ne dit-on pas souvent "c’était mieux avant et pourtant on avait moins." ? Ne dit-on pas aussi que l’on recherche le meilleur pour ses enfants, n’est-ce pas là l’idée même de progrès ? Combler pour ses enfants des manques que l’on a soi-même connus, éloigner des souffrances que l’on a trop endurées. Or, que trouve-t-on dans le sarkozisme ? Du "plus" surtout !

    Si l’on s’adresse aux gens comme à une masse, on s’inscrit dans une logique de quantité : ainsi l’usage des mass médias à des fins de propagande politique. Dans le projet de démocratie, l’exigence doit être portée ailleurs : sur l’éducation, la connaissance, la réalisation de soi, le relationnel, la vie démocratique, la protection de la vie et de l’environnement, la justice dans son véritable esprit de justice, pas la justice justicière... Il ne s’agit pas de posséder toujours plus ni de toujours travailler plus. Il ne saurait s’agir non plus d’une civilisation imposée par le pouvoir, du haut vers le bas, de l’esprit d’un homme vers les citoyens. D’ailleurs, où voit-on dans le sarkozisme un esprit de civilisation ? On y voit plutôt une politique de conjoncture, voire de circonstances. Si l’on renonce à cette exigence de mieux, on n’est plus dans le projet démocratique ni dans une démarche de civilisation. Comme le dit Edgar Morin, renoncer au meilleur des mondes ne doit pas conduire à renoncer à un monde meilleur.

    Pour s’être glissé dans le costume de patron, Sarkozy n’a jamais endossé celui de président de la République. Metteur en scène et acteur, il est aussi son premier spectateur. Sarkozy s’est éloigné de la réalité en construisant avec l’aide complaisante des médias une autre réalité qui n’est pas la réalité que côtoient les Français au quotidien. Aujourd’hui, une France sans président se trouve prise de convulsions ; elle erre complètement désorientée à cause d’un homme qui a brouillé tous les repères et bougé toutes les lignes sans rien proposer à la place de consistant. Et pour cause ! Sarkozy n’incarne rien. L’historien Jacques Le Goff déclare qu’il n’est pas la cause de tout, mais le produit d’une génération politique et le produit d’un système, "produit et accélérateur", précise-t-il. J’ajoute que Sarkozy ne maîtrise ni ce qu’il fait ni ce qu’il est. Electron libre qui tourne sur lui-même, il n’est en réalité que la courroie de transmission d’un univers qui le dépasse et le domine - la mondialisation, les puissances d’argent, la course à la croissance - et dont il sert les intérêts. Sarkozy n’est ni un visionnaire ni un homme capable d’imprimer sa marque en bravant l’opinion, ni un être d’exceptionnelle envergure. En fait, tout se passe comme s’il n’avait pas de personnalité propre : il est parfaitement interchangeable ! Un autre leader doué dans l’art d’utiliser les médias, un clone, pourrait prendre sa place demain au pied levé.

    Mais peu importe Sarkozy, ce qui est préoccupant aujourd’hui, c’est ce peuple égaré à l’image de son patron, un corps sans tête qui s’agite en tous sens. Une seule chose peut le sauver : un projet de société plus démocratique. "

    AGORA VOX - 07.02.08

  • Mais à qui et à quoi sert l'immigration?

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    Un mois après que Nicolas Sarközy l'a exhorté à "aller jusqu'au bout d'une politique de quotas", Brice Hortefeux s'exécute : jeudi 7 février, le ministre de l'immigration devait installer la commission chargée de réfléchir au "cadre juridique" de la nouvelle politique d'immigration voulue par le président de la République et "proposer, si cela apparaît nécessaire, les termes d'un projet de révision de la Constitution".

     

    Dans la lettre de mission adressée à son président, Pierre Mazeaud, M. Hortefeux souligne qu'il est "exclu que soit défini un quota limitant le nombre des demandeurs d'asile". Mais, à des fins de "maîtrise globale de l'immigration en France", le ministre suggère que soit fixé chaque année un "nombre de migrants admis à entrer et séjourner en France, conformément aux besoins et aux capacités d'accueil de la nation".

     

    A l'intérieur de cette catégorie serait défini un quota par "différentes composantes de l'immigration (professionnelle, familiale, estudiantine), avec l'objectif que l'immigration économique représente 50 % du flux global des entrées en vue d'une installation durable". Le contingent d'immigration économique serait lui-même réparti par grandes catégories professionnelles.

    M. Hortefeux - qui s'était dit "très hostile à des quotas ethniques" - invite la commission à "étudier la possibilité de décliner ce quota global et ces quotas catégoriels selon les grandes régions de provenance des flux migratoires".

    Lorsqu'il était ministre de l'intérieur, M. Sarkozy avait déjà souhaité instituer des quotas. Mais il s'était heurté aux réticences de Matignon. Face au risque d'une censure du Conseil constitutionnel, il avait renoncé à inscrire cet objectif dans sa loi de juillet 2006.

    L'instauration de quotas par origine géographique se heurte en effet à de sérieux obstacles constitutionnels, notamment à l'article 1 de la Constitution, qui proclame le principe d'égalité devant la loi sans distinction d'origine, de race et de religion. Le Conseil constitutionnel, appelé en 1982 et 1999 à se prononcer sur l'idée de quotas par sexe, a déjà jugé la notion même de quotas contraire au principe d'égalité, qui concerne aussi bien les Français que les étrangers.

    La Constitution française n'est pas le seul obstacle à l'instauration de quotas par origine. Ces derniers "se heurteraient aussi à l'article 13 du traité d'Amsterdam, qui combat toute discrimination fondée sur le sexe, l'origine, la religion", relève Catherine Wihtol de Wenden, du CERI-CNRS.

     

     

    Des pays comme le Canada, les Etats-Unis, l'Italie ou l'Espagne fixent des contingents d'étrangers susceptibles d'être accueillis. Mais "plus aucune démocratie au monde ne recrute des immigrés en les hiérarchisant par zone géographique, observe l'historien Patrick Weil. Ce système a existé aux Etats-Unis de 1921 à 1965. Il a été aboli car les Etats d'origine protestaient. Instaurer de tels quotas aurait un coût international très élevé."

    Même si l'idée d'une sélection par origine était écartée, les expériences étrangères mettent en évidence les limites d'une politique de quotas. L'Espagne et l'Italie ont expérimenté la mise en place d'un tel système. Confrontés à l'arrivée de milliers de clandestins, ces deux pays ont dû recourir à des régularisations massives.

    L'Allemagne a abandonné cette méthode de régulation. En 2000, le gouvernement Schröder avait défini un programme pour recruter 20 000 informaticiens, mais l'objectif n'a jamais été rempli. "Ce ne sont pas les gouvernements qui décident des besoins des entreprises", relève Jean-Pierre Garson, de l'OCDE.

    La commission Mazeaud sera confrontée à ces contradictions. Invitée aussi à réfléchir à une "simplification, voire une unification" du contentieux des étrangers, elle doit rendre ses conclusions avant la fin mai.

    BLA-BLA-BLA MONDIALISTE!

    (Le Monde 07.02.08)

     

     

     

     

  • La nuit, tous les chats sont gris...

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  • A-t-il encore le temps de gouverner?

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    Le 14 juillet 2007
    Le message est resté sans réponse. Peu avant de convoler avec la chanteuse Carla Bruni, Nicolas Sarközy aurait tenté de faire revenir son ex-femme Cécila à ses côtés. C'est l'information que révèle ce mercredi le site Internet de l'hebdomadaire le Nouvel Observateur. "Si tu reviens, j'annule tout", aurait écrit le Président dans un message SMS à l'attention de la mère de son fils Louis. Avance à laquelle Cécilia  ex-Sarközy n'a, à l'évidence, pas répondu favorablement.
    Et le site Internet de rappeler que Nicolas Sarközy a offert à Carla Bruni la même bague que celle qu'il avait passée au doigt de Cécilia. De même que le Président s'est rendu en voyage à Petra, en Jordanie, "là où Cécilia était pour la première fois partie avec le publicitaire Richard Attias". Sans oublier le choix de Mathilde Agostinelli, directrice de la communication de Prada, longtemps amie intime de Cécilia, par Nicolas Sarközy comme témoin de son récent mariage avec Carla Bruni.

    A l'évidence, insiste le nouvelobs.com, "qu’elle prenne le visage de l’amour ou de la haine, la véritable obsession de Nicolas Sarközy a été et reste Cécilia Sarkozy, dont le mariage avec Richard Attias est attendu le mois prochain".

    Le média affirme même que "pendant son mariage, le chef de l’Etat est apparu à plusieurs témoins moins heureux qu’on n'aurait pu l’imaginer." Et qu'aujourd’hui, "l’entourage de Sarkozy voudrait lui déconseiller d’emmener Carla avec lui en Guyane, là où avaient été médiatisées ses retrouvailles provisoires avec Cécilia, mais personne n’ose le lui dire de front. " Le site rapporte les propos d'un proche du Président: "Sur ces sujets, il est dans sa bulle, il n’écoute pas. Pire, il ne veut rien entendre."  Cécilia non plus, semble-t-il. 
    (Libération 07.02.08)

  • La torture légalisée aux Etats-Unis

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    Le président américain se réserve, pour la première fois officiellement, le droit de torturer. Mercredi, le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto, a annoncé que les Etats-Unis pourront à l'avenir infliger le supplice de la baignoire pour interroger les personnes suspectées de terrorisme. Il s'est refusé à qualifier de «torture» cette pratique désignée sous l'euphémisme  «waterboarding».  Celle-ci consiste à faire suffoquer un supplicié avec de l'eau jusqu'au seuil de la mort.
    Le supplice sera infligé de manière arbitraire «selon les circonstances», a poursuivi Fratto. «Si l'on croit qu'une attaque pourrait être imminente, cela pourrait être une circonstance dont on voudra vraiment tenir compte. Le président (Bush) écoutera le jugement averti des professionnels du Renseignement et le jugement du ministre de la Justice en termes de conséquences légales de l'emploi d'une technique particulière».
      
    Mardi, alors que tous les regards étaient tournés vers les élections primaires, le directeur de la CIA Michael Hayden a reconnu devant le Congrès, que ses agents avaient jusqu'alors utilisé le supplice de la baignoire contre trois prisonniers. Cette torture aurait été infligée en 2002-2003 à trois suspects d'Al-Qaeda - Khaled Sheikh Mohammed, Abu Zubaydah et Abd al-Rahim al-Nashiri – et "à eux seulement", selon Hayden. Il a justifié ces tortures en affirmant qu'elles étaient «nécessaires» car la CIA connaissait mal Al-Qaeda et devait « apprendre vite». Il a déclaré que le «waterboarding» n'aurait pas été utilisé par la CIA depuis «près de 5 ans», mais a plaidé pour que la CIA puisse toujours «légalement» l'infliger à l'avenir. Une trentaine d'autres détenus de la CIA, a-t-il encore reconnu, ont été soumis à ce qu'il appelle d'autres «techniques d'interrogatoire poussées» dont il n'a pas précisé la nature.
      
    Les trois principaux candidats à la Maison Blanche, qu'il s'agisse d'Obama et Clinton côté démocrate, ou John McCain côté républicain, se disent opposés à toute forme de torture, et veulent fermer le camp de détention de Guantanamo Bay.
    (Libération - 07.02.08)
    Les lois peuvent-elles autoriser le mal? Un mal peut-être nécessaire en cas de guerre, mais un mal tout de même, une tache sur les valeurs d'une civilisation.
    On torture dans tous les pays du monde, mais la torture doit demeurer dans l'illégalité. Ceux qui accomplissent cette sale besogne savent qu'ils peuvent toujours être un jour rattrapés par la Justice...
    De quel droit alors Bush a-t-il fait pendre Saddam Hussein?
    Et comment juger la Gestapo?