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  • Pas de taxis pour Attali!

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    Le conflit est terminé." Le président de la Fédération nationale des artisans taxis, Alain Estival, a déclaré mercredi, à la sortie d'un entretien à Matignon, que le gouvernement s'était engagé à "ne pas  reprendre les propositions Attali sur les taxis". Rapport qui préconise notamment d'"augmenter le nombre de taxis" en attribuant des licences gratuites aux demandeurs, une proposition synonyme, selon les conducteurs de taxis, de "déréglementation" de la profession.

    Alain Estival et les autres représentants des syndicats du métier a discuté durant plus de deux heures avec des conseillers du Premier ministre. "Le gouvernement est prêt à nous écouter et fera tout avec nous", a-t-il assuré."On peut dire qu'aujourd'hui, le conflit entre les 55.000 chauffeurs de taxis et le gouvernement, si tant est qu'il y en ait eu un, est terminé", s'est-il félicité, précisant qu'il s'exprimait au nom de "l'ensemble des organisations professionnelles" du métier de taxi. Ils ont répété leur intention de "faire des propositions" de réforme, en distinguant les cas de Paris et de la province.

    De son côté, Matignon a annoncé que la grille tarifaire des taxis pour 2008 qui sera publiée "dans les prochains jours" prendra en compte la hausse du prix des carburants. Dans son communiqué, Matignon ne mentionne pas l'abandon des mesures préconisées par le rapport Attali. François Fillon "entend donner toute sa place à la concertation avec les professionnels, en leur proposant de formuler des propositions susceptibles de mieux répondre à leurs attentes et à celles des usagers", explique seulement le texte. Et le Premier ministre "tient à rappeler que l'objectif du gouvernement n'est pas de déréglementer mais de mieux réglementer".

    Le président Nicolas Sarközy recevra vendredi à 12h15 les représentants des taxis, a en outre indiqué l'un des participants à la rencontre. Le mouvement des taxis, le 2ème en une semaine, a semé la pagaille dans la matinée aux alentours des aéroports parisiens, sur l'A1, ainsi que dans huit villes de provinces. A Brest, le mouvement continuait de bloquer la circulation mercredi soir.

     (LCI;fr. 06.02.08)

     

  • Une justice infectée

    Le radiologue Farid Alsaïd, suspendu pour dysfonctionnements graves dans ses cabinets du Nord et de l'Aisne, s'est vu interdire d'exercer la médecine pendant trois ans, dont deux ans avec sursis, mercredi par l'ordre régional des médecins de Picardie à Amiens.

    Le médecin avait reconnu devant la chambre disciplinaire de première instance du cet ordre avoir utilisé "du personnel non qualifié" mais assuré n'avoir "jamais mis la vie des patients en danger".

    "Je suis complètement déçu", a-t-il déclaré après la décision des ses pairs, en ajoutant qu'il allait faire appel.

     

    Le radiologue, gérant belge de la société "Centre d'imagerie médicale" regroupant les cabinets en cause (à Wattignies, Anzin, Hautmont, Fourmies dans le Nord et Hirson dans l'Aisne), a été suspendu cinq mois par le préfet de l'Aisne après une enquête des Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales, ndlr) du Nord et de l'Aisne, en décembre 2007, qui avait constaté des dysfonctionnements.

    Il avait été notamment relevé "une absence de protocole de désinfection" sur les sondes utilisées pour les échographies endovaginales de datation de grossesse, au cours desquelles du matériel réutilisable est introduit dans le vagin. L'aménagement de certains locaux était aussi non conforme à la réglementation.

     (Denis Charlet - AFP)
    (AFP 6 février 2008)

  • Histoire de rire...

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  • "J'ai changé..."


  • YVES TANGUY (1900-1955)

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    Jours de lenteur  - 1937  (Musée d'Art moderne Georges-Pompidou)

  • "Aux morts de février"

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    Place de la Concorde, le 6 février 1934
    "Les derniers coups de feu continuent de briller

    Dans le jour indistinct où sont tombés les nôtres

    Sur onze ans de retard, serai-je donc des vôtres

    Je pense à vous ce soir, ô morts de Février."

    Le lendemain, au fort de Montrouge, très calme, très à l’aise, sans le moindre tressaillement, Robert Brasillach, lié au poteau, son foulard rouge autour du cou, la photo de sa mère sur son cœur, droit, la tête levée et fier, sera déchiré de balles après avoir crié au peloton : « Courage » et les yeux levés « Vive la France ! »…(6 février 1945)

     

  • Robert Brasillach: 6 FEVRIER 1945

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    Robert Brasillach, écrivain et journaliste français, fusillé sur l'ordre de De Gaulle le 6 février 1945, à l'âge de 35 ans, au Fort de Montrouge
    "L'ouvrage des méchants demeure périssable,
    Les idoles d'argent qu'ils se sont élevées
    S'écrouleront un jour sur leur base de sables
    Et la nuit tombera sur leurs formes rêvées."
    (Poèmes de Fresnes)

  • Procès géant pour "Sentier 2" : on lave plus blanc...

    Le procès dit du "Sentier 2", vaste affaire de blanchiment entre la France et Israël dans laquelle quatre banques, dont la Société générale et son PDG Daniel Bouton, et 138 autres prévenus sont poursuivis, s'est ouvert lundi 4 février devant le tribunal correctionnel de Paris.

    Cette affaire a été mise au jour lors de l'enquête sur un autre réseau de blanchiment situé dans le quartier parisien de la confection du Sentier.

    A l'occasion de ce procès, une gigantesque salle d'audience a été édifiée dans la salle des pas perdus du Palais de justice. Cette première journée d'audience a été consacrée à l'appel des 142 prévenus, personnes physiques ou morales, par le président de la 11e chambre.

    Cinq réseaux -quatre composés de commerçants et sociétés et le cinquième d'associations cultuelles ou caritatives israélites- ont, selon la justice, blanchi des fonds provenant d'abus de biens sociaux ou d'abus de confiance en convertissant sous forme d'espèces des chèques émis en règlement de fausses factures ou de prestations fictives.

    Chèques ensuite déposés dans des banques ou bureaux de change en Israël où la réglementation permet d'obtenir en échange des espèces, même si le chèque est libellé au nom d'un tiers ou d'une société. Espèces ensuite rapatriées en France.

    La justice reproche aux banques poursuivies pour "blanchiment aggravé", outre la Société générale, la Barclays France, la National Bank of Pakistan et la Société marseillaise de crédit (SMC), de ne pas avoir surveillé le traitement des chèques endossés à plusieurs reprises par des bureaux de change israéliens et encore moins les décaissements en espèces effectués sur les comptes des entreprises ou des associations cultuelles.

    Dans une note de novembre 2000, la direction juridique de la Société générale mettait en garde la direction d'un probable risque de mise en examen des faits de blanchiment, la banque ayant été directement et involontairement impliquée dans le circuit.

    Le montant des sommes qui auraient été blanchies par la Société générale, la Barclays France, la Société marseillaise de crédit et la National Bank of Pakistan a été évalué par la justice à respectivement à 32 millions d'euros, 24 millions d'euros et 2,6 millions pour les deux dernières.

    Le tribunal devrait achever mardi l'appel des prévenus et débuter l'examen des nullités de procédure soulevées par les avocats de la défense. AP- 04.02.08

    (Source: Nouvel OBS)