Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • VIDEO Rama Yade défend le "Malodore"!

    http://www.dailymotion.com/video/x4j80o_rama-yade-justifie-lutilisation-du_politics

  • 33%!

    Le chef de l'Etat a perdu en un mois 4 points de bonnes opinions à 33%, à 22 points derrière Fillon, selon l'institut CSA.

    Nicolas Sarközy poursuit sa dégringolade dans l'opinion publique, perdant en un mois 4 points de bonnes opinions à 33% et se retrouvant distancé de 22 points par François Fillon, le record de la Vème République entre un président de la République et un Premier ministre, selon CSA.

    Selon un sondage réalisé pour l'hebdomadaire Valeurs actuelles à paraître vendredi, un Français sur 3 seulement (33%, soit -4 par rapport à janvier) juge que l'action du chef de l'Etat «va dans le bon sens». Ceux ayant une opinion inverse sont 61%, soit un bond de 9 points par rapport au mois dernier.

    En revanche, l'opinion sur l'action du Premier ministre se bonifie : les Français sont 55% (+6) à juger qu'elle «va dans le bon sens». 32% (-1) sont d'un avis inverse. L'écart de bonnes opinions entre le président de la République et son Premier ministre atteint 22 points dans cette enquête.

    C'est le record de la Vème république entre les deux têtes de l'exécutif au détriment du chef de l'Etat. Il a été établi au printemps 1993 entre un François Mitterrand à bout de souffle et son tout nouveau premier ministre, Edouard Balladur. C'était le début d'une période de cohabitation, la gauche venant de subir une défaite historique aux législatives.

    Sur presque tous les tableaux, M. Sarközy rassemble une majorité d'opinions négatives. Les personnes interrogées sont beaucoup plus nombreuses (56%, soit un bond de 11 points) à estimer que M. Sarkozy «incarne mal la fonction présidentielle». 41% (-7) jugent qu'il l'incarne bien. 50% (+10) considèrent qu'il «ne fait pas ce qu'il faut pour réformer la France». 45% (-6) sont d'un avis contraire.

    Pour 65% (+8), le président «ne fait pas ce qu'il faut pour rassembler la France». 32% (-5) jugent le contraire. Seule question posée par CSA où M. Sarkozy garde une majorité positive : 65% (inchangé) considèrent qu'il «défend bien la France à l'étranger».

    La gauche ne prospère pas sur ce désamour : 51% estiment que le PS ne ferait ni mieux ni moins bien que la politique actuelle. 24% pensant qu'il ferait mieux et 21% plus mal.

    Sondage CSA réalisé par téléphone le 20 février auprès de 1003 personnes de 18 ans et plus (Méthode des quotas). Notice complète disponible auprès de la commission nationale des sondages.

    (28.02.08)

  • La "Bête de Jersey"

    537979626.gif
    L'orphelinat dans l'île anglo-normande de Jersey

    Ancien orphelinat de l'île de Jersey, la bâtisse en pierre du Haut-de-la-Garenne était devenue une auberge de jeunesse depuis 2004. Elle avait même servi de décor à la série policière anglaise « Bergerac ». Mais, depuis samedi et la découverte d'un crâne d'enfant dans une cave murée, c'est devenu la maison de l'horreur.

    A Saint-Martin, l'un des petits villages de l'île, les policiers locaux sont peut-être en train d'exhumer plusieurs décennies de viols et de meurtres sordides.

    Sévices réguliers, chambres de torture

    C'est en novembre 2007 que d'anciens pensionnaires du Haut-de-la-Garenne révèlent aux policiers des faits de violences sexuelles et de maltraitances commis depuis les années 1960 jusqu'à la fin des années 1980 dans cet orphelinat devenu ensuite un centre d'accueil pour enfants en difficulté. Après une première phase d'enquête, où les policiers recueillent déjà de nombreux témoignages accablants, ils décident de fouiller la maison. Samedi, un des chiens spécialisés les amène jusqu'à une cavité murée où ils découvrent le crâne d'un enfant. Depuis, les chiens pisteurs auraient également « marqué » au moins sept autres endroits dans les sous-sols de l'ancien orphelinat. De nouvelles fouilles vont rapidement être organisées.

    La macabre découverte de samedi a, semble-t-il, ravivé quelques souvenirs. Près de soixante-dix appels seraient parvenus aux policiers locaux. Une victime aurait même appelé d'Australie. Un autre, Peter Hannaford, 59 ans aujourd'hui, révèle dans le « Jersey Evening Post » qu'il a été violé « depuis son plus jeune âge et jusqu'à 12 ans » et il réclame « justice pour les anciens du Haut-de-la-Garenne ». Certains médias évoquent même le nombre de 150 victimes. Parmi ces révélations, certaines font froid dans le dos. Il y est question de sévices réguliers, de chambres de torture équipées de menottes et de dizaines d'enfants disparus pendant leur séjour sur les lieux.

    Tout aussi inquiétant, les révélations de la presse locale qui rappelle que la « Bête de Jersey », un pédophile qui a sévi sur l'île dans les années 1960, était un visiteur régulier de l'orphelinat, où il venait déguisé en Père Noël offrir des cadeaux aux petits pensionnaires. Il aurait même effectué des travaux de peinture dans le bâtiment. Edward Paisnel, de son vrai nom, est mort en prison en 1994. Il avait été condamné pour une dizaine de faits de viols et d'agressions sur des enfants commis autour de la commune de Saint-Martin. A-t-il emporté d'autres secrets plus terrifiants encore dans sa tombe ? C'est ce que pense Franck Walter, ministre d'Etat de Jersey, qui a déclaré devant des habitants de l'île mardi : « Aujourd'hui, un nuage noir couvre Jersey. »

    (Le Parisien 28.02.08)

  • Deux tentatives de suicide après avoir été poignardée

    Le mari de Karen Montet-Toutain, l'enseignante poignardée en plein cours en décembre 2005 à Etampes, a raconté jeudi devant les assises de l'Essonne la «dépression» et les deux tentatives de suicide de sa femme après l'agression dont elle a été l'objet.

    Face à la cour, qui doit juger Kévani Wansale, accusé de tentative d'assassinat, Frédéric Toutain a raconté les suites de l'agression. «Elle est tombée en pleine dépression», a-t-il expliqué.


    Son épouse, a-t-il poursuivi, a fait une première tentative de suicide alors qu'il avait décidé de l'emmener passer un week-end à la campagne. Il s'est dit bouleversé qu'elle en soit venue à préférer mourir que de vivre avec ses deux petites filles.

    Il a évoqué une deuxième tentative de suicide par absorption de médicaments, selon lui «encore pire». «Les enfants disaient "papa, pourquoi tu cries"», a-t-il rapporté, submergé par les larmes. «Y'a plus rien, plus de travail, plus de projets, plus d'ambition», a-t-il ajouté parlant toujours de sa femme.

    «J'espère pouvoir un jour donner mon pardon», a-t-il dit, faisant allusion à la demande de pardon formulée la veille par l'accusé, précisant: «Le jour où je verrai ma femme sortir la tête de l'eau». «Le mal est toujours là, dans le ventre de ma femme, à côte de...», a-t-il conclu, évoquant implicitement le troisième enfant dont Karen Montet-Toutain est enceinte.

    (Le Parisien 28.02.08)

  • Kévani demande pardon, s'explique...

    753196773.jpg
    Karen Montet-Toutain entre son mari et son avocat au procès. Elle a reçu 7 couups de couteau. 
    1975470498.jpg
    Kévani Wansale en 2005 à l'époque des faits

     Kévani Wansale, 20 ans, poursuivi pour tentative d'assassinat au couteau sur sa professeur d'un lycée professionnel d'Etampes, est revenu hier sur les faits. Devant sa victime, il a reconnu « avoir fait beaucoup de mal ».

    A-T-IL PRÉMÉDITÉ son acte ? Pour la cour d'assises de l'Essonne, l'essentiel des débats tourne autour de cette question. Le procès de Kévani Wansale s'est ouvert hier à Evry et devrait se prolonger jusqu'à samedi matin. Ce jeune homme de 20 ans, qui comparaît en tant que détenu et qui risque la réclusion criminelle à perpétuité, est poursuivi pour tentative d'assassinat.

    Il est accusé d'avoir porté plusieurs coups de couteau à l'encontre de Karen Montet-Toutain, sa professeur d'arts appliqués, alors âgée de 27 ans, en pleine salle de cours au lycée professionnel Louis-Blériot d'Etampes, le 16 décembre 2005.

    « préméditation?»

    De fines lunettes posées sur son nez qui lui donnent l'air d'un étudiant sérieux, Kévani Wansale sort du box, à la demande du président, et s'avance à la barre. D'une voix hésitante, il revient sur les faits. « La veille, ma mère m'a reproché mon comportement de voyou après un entretien avec Mme Montet-Toutain, qui lui a appris que j'avais été exclu une semaine avant. Elle a menacé de me mettre à la porte. J'étais en plein désarroi, j'ai pris un couteau dans la cuisine et j'ai ruminé tous mes soucis dans ma chambre. Je savais qu'il allait se passer quelque chose le lendemain. »

    Une façon d'admettre la préméditation ? Pas directement. « Tout était confus dans ma tête, poursuit l'accusé. Il y avait un cumul de soucis, il fallait que ça explose. Mais ça ne m'a jamais traversé l'esprit d'ôter la vie à quelqu'un, hormis la mienne. Je reconnais que tous les coups que j'ai portés étaient volontaires. » Une version qui évolue par rapport celle donnée au moment de l'enquête, puisqu'il affirmait alors que les derniers coups de couteau avaient été donnés dans la confusion. « Depuis que je suis en prison, j'ai entrepris une thérapie pour comprendre mon geste, confie Kévani Wansale en s'essuyant les yeux, et visiblement sincère. J'ai fait beaucoup de mal, et je demande pardon. Pardon à M m e Montet-Toutain, à son mari, à ses deux filles, mais aussi aux élèves présents en classe. Ce que je leur ai fait vivre est atroce et ça les marquera toute leur vie, comme la mienne. Je demande aussi pardon à ma famille, à mes petits frères. Tous les soirs, je pense à mon geste. Si je pouvais revenir en arrière, je ne referais jamais ça. »

    (Photo AFP: Kévani Wansale en 2005)

     (Le Parisien 28.02.08) 

  • Triomphe de la gauche aux Municipales?

    La gauche paraît en position de ravir à la droite une dizaine de grandes villes, tandis qu'à Paris et Lyon, les socialistes sortants, Bertrand Delanoë et Gérard Collomb, devraient conserver leurs mairies.

     


    Bordeaux, où l'ex-premier ministre Alain Juppé (UMP) est opposé au président (PS) de la région, Alain Rousset, pourrait être l'exception. En conservant la ville dans laquelle il a été réélu au premier tour en octobre 2006, M. Juppé effacerait le camouflet de son échec aux dernières législatives.

     

    La gauche paraît menacée à Belfort, où Jean-Pierre Chevènement a démissionné après son échec aux législatives. Elle l'est aussi à Tourcoing (Nord), qu'elle avait remporté en 2001 à la faveur d'une triangulaire avec le FN. Nicolas Sarkozy y a obtenu 51,5 % des voix au second tour de l'élection présidentielle.

    Marseille. Le troisième mandat de Jean-Claude Gaudin, par ailleurs vice-président de l'UMP, ne paraît plus assuré face au socialiste Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône. Dans la plus à droite des grandes villes de France, le candidat socialiste a, pour la première fois, été donné gagnant mercredi 27 février. Le FN se situe entre 9 et 14 % d'intentions de vote. 

    Selon un sondage TNS-Sofres pour Le Figaro, réalisé les 22 et 23 février auprès d'un échantillon de 700 personnes, M. Guérini l'emporterait avec 51 % des suffrages. En 2001, M. Gaudin avait amélioré de plus de huit points son score de 1995. Les résultats de l'élection présidentielle de 2007 ont été très favorables à la droite à Marseille, avec cinq secteurs remportés sur huit et un score moyen de 55,7 % pour Nicolas Sarkozy.

    Toulouse. Dans la quatrième ville de France, la liste de gauche conduite par le socialiste Pierre Cohen pourrait l'emporter, le 16 mars, avec 51 % des suffrages, selon un sondage Ipsos-Dell réalisé pour 20 Minutes du 14 au 16 février, auprès de 602 personnes. Une autre enquête réalisée quelques jours plus tôt, le 5 février, par TNS-Sofres pour Le Figaro avait déjà donné M. Cohen gagnant face au maire sortant centriste (app. UMP), Jean-Luc Moudenc, qui a succédé à Philippe Douste-Blazy en 2004. A Toulouse, Ségolène Royal a obtenu 57,6 % des voix au second tour de l'élection présidentielle. Une victoire de la gauche confirmée par la défaite du maire sortant dans la première circonscription législative de Toulouse où avaient été élus ses deux prédécesseurs, Philippe Douste-Blazy et Dominique Baudis.

    Strasbourg. La maire UMP sortante, Fabienne Keller, est donnée perdante face à Roland Ries (PS) dans cette ville perdue par la gauche en 2001. Selon un sondage CSA publié le 15 février pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, la liste de droite serait nettement distancée le 16 mars (45 % contre 55 % à M. Ries). Nicolas Sarkozy l'a emporté à l'élection présidentielle avec 51 % des suffrages et la droite, en juin 2007, a conservé deux des trois circonscriptions de la ville.

    Rouen. Une enquête TNS-Sofres pour Paris-Normandie, réalisée le 24 janvier auprès de 500 personnes, crédite la gauche, conduite par Valérie Fourneyron, d'une victoire au premier tour, avec 54 % des voix contre 41 % au maire sortant centriste (ex-UDF), Pierre Albertini. Ce dernier est soutenu par l'UMP et le MoDem mais se présente sans étiquette. Dans cette ville ravie à la gauche en 2001, Ségolène Royal l'a emporté avec 53,9 % des suffrages en mai 2007.

    Caen. La maire (UMP), Brigitte Le Brethon, qui aura face à elle, au premier tour, une liste Nouveau Centre conduite par Luc Duncombe, est donnée battue par la gauche. Selon un sondage IFOP pour Paris Match réalisé auprès de 615 personnes les 14 et 15 février, le président (PS) de la région Basse-Normandie, Philippe Duron, l'emporterait avec 52 % des suffrages. Ségolène Royal était arrivée en tête, le 16 mars, avec 55,6 % des voix.

    Blois. En 2001, le centriste Nicolas Perruchot avait d'extrême justesse (par 37 voix d'avance) conquis la ville de l'ex-ministre PS Jack Lang. La gauche espère la reprendre avec la liste de rassemblement des partis de gauche de Marc Gricourt (PS) en mettant à profit les divisions du camp adverse. Ancien proche de François Bayrou, M. Perruchot avait rallié Nicolas Sarkozy entre les deux tours de l'élection présidentielle. Il affrontera, au premier tour, une liste MoDem. Ségolène Royal était arrivée en tête au second tour de la présidentielle avec 50,5 % des voix.

    Périgueux. La partie pourrait être difficile pour le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, dans une ville où il avait été élu au premier tour, en mars 2001, avec 59,7 % des voix mais où Ségolène Royal est arrivée en tête à l'élection présidentielle (54,5 %). Un sondage Ifop pour La Dordogne libre, réalisé les 20 et 21 février auprès de 505 personnes, le donne en tête (53 %). Une autre enquête BVA pour Sud-Ouest, réalisée le 20 février auprès de 603 personnes, prévoit un score serré entre M. Darcos (49 %) et son adversaire socialiste Michel Moyrand (51 %).