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  • Le tee-shirt qui provoque sa ire...

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    "Je dénonce cette dérive autoritaire attentatoire aux libertés. » Un avocat avignonnais, Me Roland Marmillot, s'est dit « désagréablement surpris » hier. Le motif : Nicolas Sarközy se constitue partie civile dans une affaire de tee-shirts parodiant les marques célèbres.
    Au milieu de la tourmente, sur un tee-shirt commercialisé par une société lyonnaise, JMB, un logo transformant le "o" du patronyme du Président en cible avec un slogan "Tolérance zéro... 50 points" ainsi que "Liberté, égalité, fraternité" maculé d'une tache de sang.
    Sur des tee-shirts commercialisés par d'autres sociétés, Lacoste, devenue "J'accoste", et Heineken se portent également parties civiles.

     

    Au milieu de cette ronde de tee-shirts qui déplaisent, une entreprise du Vaucluse, basée à Morières-les-Avignon : Arclo, et son gérant, Thierry Boeuf.
    L'affaire a débuté le 22 octobre 2007. Ce jour-là, Thierry Boeuf a vu débarquer dans son atelier deux gendarmes arrivés tout droit de Savoie, puisqu'un magistrat savoyard instruit l'affaire, et quatre militaires de Saint-Saturnin-lès-Avignon.
    Une fouille en règle est alors effectuée. « Comme s'il cherchait de la drogue », avait précisé le gérant morierois.
    Lors de la perquisition, ce ne sont pas moins de 6 000 logos détournés qui seront saisis entre le domicile, la fabrique et le magasin de la fille de Thierry Boeuf qui vend les fameux tee-shirts.

    Au terme d'une garde à vue de 12 heures, le gérant peut enfin rentrer chez lui et continuer à travailler. Car cette vente de tee-shirts ne constitue que 10 à 15 % de son chiffre d'affaires. Mais la production se poursuit avec des slogans toujours plus corrosifs comme, au sujet des radars qui ont fleuri aux bords des routes : "Racket autorisé de l'automobiliste ruiné".
    Dernier épisode judiciaire en date : une convocation chez le juge le 9 avril. Et une mise en examen à la fin du mois dernier pour contrefaçon, modification de marque sans autorisation, provocation à une infraction en matière de stupéfiants et incitation au terrorisme.
    « Il n'y a qu'une seule instruction. D'autres entreprises sont concernées », complète l'avocat.

     

    Marlboro qui devient "Malbarré", ou encore La Poste se transformant en "Riposte, on a tous à y gagner", sans oublier le symbole de la République Marianne auquel est accolé le slogan "Tout est imposé rien est proposé", ne plaisent pas aux marques.
    Mais Maître Marmillot le répète : « On peut comprendre qu'un débat civil puisse se poser, mais pas au pénal. »

    Pour revenir au tee-shirt avec le nom du Président de la République, commercialisé par la marque lyonnaise JMB, l'avocat estime qu'« on est dans la satire politique. Même de Gaulle n'a l'avait pas fait en mai 68. Il n'a engagé aucune poursuite, et pourtant il avait été attaqué ».
    Mais tout change. Les habitudes des présidents également.

    (Le Dauphiné libéré - 24 mai 2008)

  • La mort des autres

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    Fernand Dray, 85 ans

    AFP. 24 mai 2008. Quatre peines de prison avec sursis et trois relaxes requises: l'accusation a fait mercredi la part des responsabilités dans "l'accumulation invraisemblable d'imprudences et de négligences" commises dans le scandale sanitaire des hormones de croissance remontant aux années 80.

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    Photo de David Lasserre mort en 1991
    Après trois mois et demi d'audience au tribunal correctionnel de Paris, les vice-procureures Danièle Mirabel et Dominique Pérard se sont relayées durant cinq heures pour un réquisitoire fleuve.

    Le but : montrer les "graves fautes d'imprudence et de négligence" commises dans la collecte, le conditionnement et la distribution à 1.698 enfants de cette hormone fabriquée alors à partir de l'hypophyse, une glande crânienne prélevée sur les cadavres.

    "Le quantum des peines demandées, a prévenu d'emblée Danièle Mirabel, est sans rapport avec la douleur difficilement quantifiable" des familles des 114 jeunes morts de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) après s'être fait injecter de l'hormone de croissance infectée.

    Mais ces condamnations sont là pour "marquer la réprobation de la société", a-t-elle dit.

    C'est donc quatre ans de prison, la peine maximale mais assortie du sursis, qu'elle a réclamés pour Jean-Claude Job, l'ancien président de l'association France Hypophyse, qui avait le monopole du traitement.

    "Il était le coordinateur de tout le système", a-t-elle assuré, le disant mené par "sa volonté de renommée et de gloire".

    Même peine demandée pour Fernand Dray, lui aussi âgé de 85 ans, ancien responsable de l'extraction et de la purification de l'hormone dans son laboratoire de l'Institut Pasteur.

    Chercheur, et non industriel, il n'avait pas les qualifications pour surveiller la fabrication d'un médicament, mais il a accepté car il pouvait ainsi extraire d'autres hormones de l'hypophyse et donc "poursuivre ses recherches", a-t-elle dénoncé, demandant la relaxe pour des accusations de malversations financières.

    Un an avec sursis a été requis pour la pédiatre Elisabeth Mugnier. Alors jeune fille en train d'écrire sa thèse, c'est elle qui allait de morgue en morgue collecter les hypophyses, sans aucune précaution, selon l'accusation.

    Pour Marc Mollet, ancien responsable du conditionnement du médicament à la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), deux ans avec sursis ont été requis.

    "Même une quincaillerie aurait été mieux tenue", a lancé Mme Pérard, reprochant à ce pharmacien de ne pas avoir "rejeté les lots douteux", et d'avoir mis en circulation en 1985 des lots non purifiés à l'urée, alors que les risques avaient été démontrés.

    La relaxe a en revanche été demandée pour son supérieur hiérarchique Henri Cerceau, à qui il n'y a guère à reprocher que "d'avoir manqué de curiosité".

    Relaxe également pour le médecin prescripteur Micheline Gourmelen, et pour le haut fonctionnaire du ministère de la Santé Jacques Dangoumeau.

    Il y a aussi eu "tromperie", a insisté Mmme Pérard, car l'information des familles sur les risques "a été vague, approximative et mensongère".

    "La transmissibilité de la MCJ avait été démontrée bien avant les années 80", a affirmé Danièle Mirabel, tentant de parer par avance les arguments de la défense, dont les plaidoieries débutent jeudi et qui a déjà maintes fois répété que les connaissances scientifiques de l'époque ne permettaient pas aux prévenus d'appréhender les risques.

    Après l'audience, certaines familles avaient du mal à accepter ces réquisitions : "une demande de simple sursis pour 114 victimes !", s'indignait une mère en pleurs.

     

  • Ces jeunes obsédés par le sexe...

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    Les visages sont floutés...

    Trois collégiens âgés de 16 ans de Moissy-Cramayel, en Seine-et-Marne, ont été mis en examen vendredi 23 mai pour agression sexuelle sur une élève de 14 ans et enregistrement d'images pédo-pornographiques. Les trois collégiens ont été présentés vendredi soir au juge des enfants, après avoir imposé une relation sexuelle à une élève du même établissement, a expliqué une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

    Deux des agresseurs auraient menacé la victime, qui leur avait "promis une fellation", de diffuser le contenu de leur discussion sur un forum internet, si elle refusait de tenir sa promesse. Alors qu'elle s'exécutait, la victime s'est rendue compte que leurs ébats étaient filmés par des amis de ses agresseurs et s'en est plainte auprès d'un responsable du collège. Ils ont été mis en examen pour agression sexuelle pour deux d'entre eux, alors que le troisième est poursuivi pour enregistrement d'images pédo-pornographiques. "Les faits font l'objet d'une information judiciaire", a ajouté une source policière sans autre précision.

    Il s'agit de la troisième affaire de ce type en quelques semaines. Egalement en Seine-et-Marne, à Roissy-en-Brie, une information judiciaire a été ouverte jeudi pour des faits similaires. Une fillette de 9 ans aurait été violée à plusieurs reprises par son voisin de 15 ans avec la complicité du frère de la victime âgé de 12 ans.

    Le 16 mai, une troisième affaire semblable avait été découverte dans les Yvelines. Deux préadolescents de 11 et 12 ans avaient ainsi été mis en examen pour avoir violé la soeur du second, âgée de 10 ans, à la Queue-les-Yvelines et diffusé la scène via un portable dans leur école.

    A noter que l'élève de 14 ans, qui pratiquait une fellation dans son collège, s'est plainte, non pas des menaces, mais du fait qu'el!e était filmée en pleine action! 

    Elle s'est plainte à un "responsable du collège"! Ce "responsable" devrait être lui aussi mis en examen: il ne voit et ne sait rien de ce qui se pratique dans l'établissement qui l'emploie? Il se comporte comme un complice...

    Ces collèges devienent de véritables b......!

    (LCI.fr - 24 mai 2008)

  • Einstein, les Juifs et la religion

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    Einstein (dans une lettre privée) : la religion est "infantile", faite de "légendes primitives" et les juifs ne sont ’choisis en aucune manière’.

    jeudi 15 mai 2008 par N.O.T.

    Les vues du grand scientifique sur la religion ont été longtemps débattues, avec un recours à de nombreuses phrases comme "Il [Dieu] ne joue pas aux dés" en tant que preuve qu’il croyait en un "créateur" tel que l’entend le judéo-christianisme.

    Mais une nouvelle lettre a juste été dévoilée, dans laquelle Einstein répond au philosophe Eric Gutkind.

    Dans une lettre datée du 3 janvier 1954, il écrit : "Le mot dieu est pour moi rien de plus que l’expression et le produit de la faiblesse humaine, la Bible une collection de légendes honorables mais toujours primitives qui sont cependant assez infantiles.

    "Aucune interprétation, quelle qu’en soit sa subtilité, ne peut changer cela."

    Einstein, qui est mort l’année suivante à l’âge de 76 ans, n’a pas épargné le judaïsme de sa critique, croyant que les juifs n’étaient en aucune manière "choisis" par Dieu.

    Il écrit : "Pour moi la religion juive comme toutes les autres est une incarnation de superstitions les plus infantiles. Et les juifs auxquels j’ai le plaisir d’appartenir et avec qui ma mentalité a une profonde affinité n’ont pas de différente qualité pour moi que toutes les autres personnes.

    "Aussi loin que va mon expérience, ils ne sont pas meilleurs que les autres groupes humains, bien qu’ils sont protégés des pires cancers par un manque de pouvoir. Autrement je ne peux rien voir de "choisi" à leur sujet."

    Cette lettre, qui pour des décennies était restée en mains privée, est apparue lors d’une vente jeudi à Bloomsbury Auctions, à Mayfair. On attend qu’elle soit vendue pour jusqu’à £8.000.

    Éduqué dans une école primaire catholique mais ayant reçu des cours particuliers de judaïsme, Einstein a écrit plus tard que le "paradis religieux de la jeunesse" - lorsqu’il croyait ce qu’on lui disait - s’est rapidement effondré lorsqu’il a commencé à mettre en doute la religion à l’âge de 12 ans.

    Il a écrit : "Les conséquences en furent une pensée libre positive fanatique couplée à l’impression que la jeunesse est trompée par l’État avec des mensonges ; c’était une impression écrasante."

    La même année il a écrit une lettre dans laquelle il disait aussi qu’il voulait "faire expérience de l’univers en tant qu’un Tout cosmique unique".