http://www.youtube.com/v/xLjwQf3pvXk&hl=fr (paroles traduites en français)
http://www.youtube.com/v/PPGPo6ejpJY&hl=fr (avec photos et illustrations)
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http://www.youtube.com/v/xLjwQf3pvXk&hl=fr (paroles traduites en français)
http://www.youtube.com/v/PPGPo6ejpJY&hl=fr (avec photos et illustrations)
A la mode, maquillée, elle a toujours travaillé et n'a jamais porté le voile. Cette jeune femme, musulmane pratiquante, a décidé de redevenir vierge en pratiquant une hyménoplastie. Aujourd'hui, un chirurgien du VIIIè arrondissement de Paris, va recoudre son hymen. Pour 2100 euros, elle espère à nouveau, "pouvoir vivre avec quelqu'un".
Que s'est-il passé pour qu'elle prenne cette décision?
Un jeune homme lui promet le mariage, elle accepte d'avoir une relation sexuelle avec lui. Quelques mois plus tard, il part pour l'Algérie et ne revient pas. "Depuis je m'interdis toute relation, je m'interdis de vivre, j'arrive plus à vivre avec ça" dira t-elle au micro d'RTL.
"De ne plus être vierge, c'est des mots qui me râpent la gorge. Puisque dans ma tête, je suis vierge, pourquoi pas refaire mon hymen pour être vierge complètement, être comme dans ma tête. Selon elle, elle n'est "pas propre". C'est le "symbole de la débauche", a t-elle déclaré.
Comment a t-elle eu cette idée?
C'est l'affaire du mariage annulé de Lille, pour cause de mensonge sur la virginité de la mariée, qui lui a donné l'idée de se renseigner sur Internet.
Sa famille est au courant?
Selon elle, personne ne le sait. Elle dit avoir été "éduquée dans la religion, je prie pour qu'il (dieu) me pardonne". Sa grande soeur a dû montrer le drap taché de sang pour prouver sa virginité et sa mère ne connaissait pas son mari avant de l'épouser.
Et le chirurgien, il en pense quoi?
"Moralement ça nous coûte, je ne fais pas ça de gaieté de coeur. Mais si ça lui permet d'exister sereinement, pour nous c'est déjà une victoire."
Depuis 3 ans, le nombre de ces interventions augmente. Le chirurgien fait des hyménoplasties, 2 à 4 fois par semaine. Il a précisé que ses patientes venaient de partout, et étaient de confessions religieuses différentes. En général, elles viennent pour effacer une relation douloureuse ou un viol.
(Source: RTL- 12 juin 2008)
Les travaux d'aménagement de l'Elysée, après l'entrée en fonction de Nicolas Sarközy, ont bondi de 53 %, soit plus d'un million d'euros, dont le rapport ne fournit pas d'explications.
La dotation personnelle du chef de l'Etat - avant l'augmentation de 172 % de son traitement votée par le Parlement, qui n'a pris effet qu'en janvier - avait déjà été discrètement augmentée de 29 %. Grâce aux excédents de gestion laissés par Jacques Chirac (plus d'un demi-million d'euros) et à un complément de dotation de 2,5 millions, l'exécution du budget de l'Elysée est en équilibre.
Le Monde -12 juin 2008
Le président Nicolas Sarközy a annoncé jeudi 12 juin, à l'ouverture de la conférence internationale sur l'aide à la reconstruction de l'Afghanistan à Paris et en présence du président afghan Hamid Karzaï, "un renforcement de l'aide française à la reconstruction" de ce pays qui sera "plus que doublée".
"L'aide française à la reconstruction sera plus que doublée et consacrée en priorité à l'agriculture et à la santé", a déclaré M. Sarkozy.
A la conférence de Londres en 2006, la France avait annoncé un engagement nouveau de 33 millions d'euros pour l'Afghanistan. Depuis 2002, son aide totale s'élève à 113 millions d'euros.
Le chef de l'Etat a par ailleurs assuré que "la France maintiendra son engagement en Afghanistan aussi longtemps que ce sera nécessaire pour gagner, parce qu'on ne cède pas devant les terroristes".
Il a confirmé qu'"un bataillon supplémentaire sera déployé cet été dans l'est du pays. La France est fière de l'action de ses soldats en Afghanistan. Ils servent une cause juste", a-t-il ajouté.
"Il est de bon ton de critiquer ce que la communauté internationale a fait en Afghanistan. Bien sûr, il y a des difficultés, des lenteurs, des maladresses. Mais ce qui compte, ce sont les progrès accomplis depuis 2001", notamment le fait que "six millions d'enfants, dont deux millions de filles, ont repris le chemin de l'école".
"L'ampleur de la tâche reste considérable", a-t-il cependant reconnu. "Il faudra encore des années de travail patient. Mais il faudra aussi en finir avec deux obstacles majeurs", a-t-il dit, en dénonçant "la culture et le trafic de drogue" ainsi que "l'action violente de groupes armés, trop souvent soutenus et alimentés en armes de l'extérieur".
A ce propos, il a jugé qu'il revenait "au Pakistan de tout mettre en oeuvre pour que les partisans de l'action violente ne trouvent pas impunément sur son sol un refuge". "Nous avons besoin que le Pakistan s'engage de façon déterminée au service d'un Afghanistan libre", a-t-il insisté.
Enfin, le président Sarközy a rendu un hommage appuyé à son homologue afghan : "Hamid, vous êtes un homme courageux, déterminé" et "sans vous, le communauté internationale ne serait pas aussi déterminée" vis-à-vis de l'Afghanistan.
Cette conférence doit permettre de sceller, selon les termes de l'ONU, "un nouveau pacte" sur le développement d'un pays toujours ravagé par la violence et la corruption.
La réunion vise à engager une réflexion plus politique sur l'efficacité de l'aide internationale et les efforts à demander au gouvernement afghan, notamment en matière de lutte contre la corruption et de progrès démocratiques, selon les organisateurs.
Les talibans, engagés dans une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir en 2001 par une coalition internationale menée par les USA, ont dénoncé la conférence de Paris, la qualifiant de "spectacle de propagande" visant à collecter de l'argent à des fins militaires.
Quelque 70.000 soldats étrangers sont engagés en Afghanistan pour tenter de stabiliser le pays.
Jean-Louis Bourlanges a siégé au Parlement européen de 1989 à 2007 après avoir été élu à quatre reprises sur une liste UDF. A la veille du référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne, il analyse pour LCI.fr les conséquences d'un vote en faveur du "non". L'Irlande est le seul des 27 pays de l'UE à être tenu, par sa Constitution, à organiser un scrutin pour ratifier le texte chargé de remplacer la défunte Constitution. Selon les derniers sondages, le "oui" et le "non" sont au coude-à-coude.
LCI.fr : L'Irlande a déjà rejeté le Traité de Nice en 2001. Cette fois, le "oui" et le "non" sont au coude-à-coude avant le référendum sur le Traité de Lisbonne. Quel est le problème irlandais avec l'UE, alors que le pays a énormément bénéficié de son intégration ?
Jean-Louis Bourlanges : Il est peu fréquent que les peuples votent sur un bilan plutôt que sur un projet, sur ce qu'ils ont obtenu dans le passé plutôt que sur ce qu'ils pourraient obtenir, en bien ou en mal, dans l'avenir. Les Irlandais ont été les plus grands bénéficiaires de la politique européenne dans sa double dimension libérale et solidaire. Ils ont profité de l'accès à un grand marché qui leur a permis d'exploiter leur faible coût de production et d'une manne budgétaire qui leur à permis de s'équiper.
Aujourd'hui, tout ceci est derrière nous. Le niveau de développement de l'Irlande lui interdit désormais d'être un bénéficiaire privilégié des fonds communautaires. Et on ne voit pas ce que le libéralisme pourrait apporter de plus aux Irlandais. Ils n'ont donc pas grand-chose à gagner d'une relance de l'UE. En revanche, ils ont, à tort ou à raison -et selon moi, plus à tort qu'à raison-, le sentiment que cette relance européenne pourrait remettre en cause la neutralité irlandaise, le refus de l'IVG ou encore un bas niveau de fiscalité. Tout ceci relève du fantasme, mais le fantasme est un fait politique. Les Irlandais sont donc tentés d'utiliser ce que Léon Blum appelait "le droit des peuples à l'ingratitude".
LCI.fr : Les chancelleries et vos anciens collègues du Parlement européen sont-ils réellement inquiets avant ce référendum irlandais ?
J.-L.B. : La victoire du "non" est une hypothèse plausible, même si, grâce au ciel, elle n'est pas certaine. Et tout le monde s'inquiète, évidemment. Le scrutin sera très serré. Son issue dépendra du comportement des indécis qui sont tentés par le "non" mais qui ne sont pas nécessairement disposés à aller voter. Le "oui" ne peut donc gagner que s'il y a une forte abstention -et c'est une mauvaise chose.
"Il n'y a pas de plan B"
LCI.fr : Si le "non" gagne, est-ce vraiment une catastrophe pour l'UE ?
J.-L.B. : Comme l'a dit José Manuel Barroso (ndlr : le président de la Commission européenne), il n'y a pas de plan B. Surtout, un succès du "non" en Irlande risque de produire un effet domino. En République tchèque, le président de la République est un adversaire notoire du Traité. L'opposition de gauche est quant à elle favorable à la ratification tandis que la majorité de droite y est plus résignée que favorable. Il suffirait de bien peu de choses pour transformer cette résignation en hostilité. Seul le fait qu'ils vont succéder à la France à la présidence de l'UE retient les Tchèques de faire un malheur car refuser le Traité ferait alors désordre dans le tableau. Mais si l'Irlande dit "non" avant, ce bémol disparaîtra.
Plus important encore, au Royaume-Uni, Gordon Brown s'est engagé sans conviction à faire ratifier le Traité par la voie parlementaire. Mais le parti conservateur exige un référendum, tout comme une partie des travaillistes. Or ce référendum serait bien évidemment perdu. Gordon Brown, qui est très affaibli après la défaite du Labour aux municipales, pourrait donc être tenté de différer la procédure de mise en œuvre de la ratification, comme l'avait fait Tony Blair avec la Constitution après le "non" de la France. Il y aurait en effet une allure d'acharnement thérapeutique à vouloir surmonter le "non" irlandais comme on a surmonté le "non" français et néerlandais.
LCI.fr : Si le "non" l'emporte, on en revient donc au Traité de Nice, avec toutes ses faiblesses. Comment sortir de l'ornière ?
J.-L.B. : S'il y avait une voie pour sortir de l'ornière, je n'aurais pas quitté le Parlement européen. En cas de "non", on nous annonce déjà une initiative franco-allemande, mais je demande bien ce qu'elle pourrait contenir. La création d'un noyau dur organisé autour du couple franco-allemand est une tentation permanente mais elle se heurte à des difficultés juridiques car il est très difficile de faire fonctionner une petite et une grande Europe. Et politiquement, je ne sens ni en Allemagne ni en France une réelle volonté d'avancer vers une union plus étroite. Je ne m'attends donc pas à ce qu'une déclaration de bonne intention franco-allemande propose une voie vraiment nouvelle.
"Avec un 'non', la présidence française de l'UE serait atone"
LCI.fr : Quelle conséquence aura le résultat sur la présidence française dans un mois ?
J.-L.B. : Si le "oui" l'emporte, elle sera largement consacrée à la préparation de la mise en œuvre du Traité, et notamment à la création du "service extérieur commun" (ndlr : service chargé de soutenir le futur ministre de l'Union aux Affaires étrangères, combinant les rôles et les fonctions de l'actuel haut représentant pour les Affaires étrangères et de sécurité commune et de la commissaire aux Relations extérieures) prévu par le texte. Si le "non" l'emporte, la présidence française se verrait priver de ce dossier principal et serait confrontée à une Europe atone où les Etats auraient tendance à se replier sur des valeurs purement nationales.
En résumé, avec le "oui", la tâche de la France sera rude. Avec le "non", elle serait quasiment-impossible.
LCI.fr : Pourrait-on faire revoter les Irlandais, comme en 2002 avec le Traité de Nice ou comme les Danois, qui avaient dans un premier temps refusé le Traité de Maastricht en 1992.
J.-L.B : Théoriquement, c'est possible. Mais je pense que l'on aurait du mal à resservir aux Irlandais ce plat réchauffé. Dans cette optique, la variable décisive sera le Royaume-Uni. S'il décide de poursuivre la ratification, on trouvera vraisemblablement le mélange de promesses et de pressions nécessaires pour faire plier les Irlandais. Mais si les Britanniques décidaient de s'arrêter là, je pense que tout resterait au point mort pour longtemps.