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  • Au Champ-de-Mars, la guerilla urbaine!

    Ving-neuf personnes ont été interpellées et vingt-deux placées en garde à vue à la suite des incidents qui ont éclaté dans la nuit de vendredi à samedi sur le Champ de Mars à Paris (VIIe), a déclaré le directeur de la police urbaine de proximité Alain Gardère lors d'une conférence de presse.

    Lors de ces incidents entre «250 à 300 jeunes» et les policiers, une «douzaine de magasins ont été dégradés».

    Des «perturbateurs» s'étaient mêlés aux 4.000 à 7.000 lycéens qui fêtaient dans la bonne humeur la fin des épreuves du baccalauréat, sur les pelouses du Champ de Mars, pour agresser des jeunes gens et commettre des dégradations.

    Ils ont aussi jeté des projectiles en direction des forces de l'ordre.

    Une trentaine de policiers ont alors riposté en chargeant et en lançant des grenades lacrymogènes, alors que des jeunes gens tentaient de mettre le feu à des poubelles et à des arbres de l'esplanade avant de les repousser sans violence vers l'Ecole militaire.

    «Ces jeunes avaient le visage dissimulé avec des foulards et des capuches», selon Alain Gardère qui a souligné que ces «jeunes majeurs» venaient pour la plupart des «départements de la périphérie de Paris». «Des photos ont été prises et des enquêtes seront diligentées», a-t-il ajouté.

    Le directeur de la police urbaine de proximité a par ailleurs dévoilé le dispositif de sécurité déployé pour la fête de la musique à Paris dans la nuit de samedi à dimanche. «2.200 policiers seront sur le terrain pour les 554 animations autorisées», a-t-il précisé.

    Le Parisien - 21 juin 2008

  • Morts pour quoi et pour qui?

    Six soldats étrangers ont été tués au cours de trois attentats en moins de 24 heures à travers l'Afghanistan, alors que le mois de juin s'annonce comme le plus meurtrier depuis le début de l'année 2008 pour les forces internationales.

    Quatre soldats de la coalition sous commandement américain ont été tués samedi matin et deux autres blessés au cours d'une «attaque complexe» associant l'explosion d'une bombe et des tirs d'armes légères, dans la province de Kandahar dans le sud de l'Afghanistan.

    Dans la nuit de vendredi à samedi, un officier polonais de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) a été tué et quatre autres blessés par l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule, dans la province de Paktika, dans l'est du pays.


    Un soldat de la coalition était mort dans les mêmes circonstances vendredi soir, dans la province de Farah, dans le sud-ouest de l'Afghanistan.

    La coalition n'a révélé ni l'identité, ni la nationalité des victimes, elle en laisse systématiquement le soin aux autorités des pays d'origine.

    Quelque 99 soldats étrangers sont morts en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP basé sur les communiqués militaires. La plupart d'entre eux ont été victimes de bombes rudimentaires.

    Avec 32 tués, le mois de juin se révèle déjà le plus meurtrier depuis le début de l'année 2008. En 2007, 219 soldats étrangers avaient perdu la vie en Afghanistan.

    Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale menée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain.

    Le Parisien - 21 juin 2008

    Combien de soldats français sont morts cette année en Afghanistan?

  • SOL INVICTUS

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    Solstice d'été - lever du soleil à Stonehenge

  • Europe: l'année des méduses

    Bruxelles sarkozy 20 juin 2008.jpg

    Le traité de Lisbonne censé rendre l'Europe plus efficace paraît plus menacé que jamais une semaine après le non irlandais, en raison des risques qu'il court en République Tchèque et de problèmes de dernière minute dans la ratification britannique.

    Les dirigeants européens, qui espéraient prouver lors de leur sommet de 24 heures à Bruxelles que le texte résisterait au rejet irlandais de la semaine dernière, n'ont pas atteint leur objectif.

    Ils ont dû accepter la demande du Premier ministre irlandais de ne pas chercher à surmonter la crise avant quatre mois, date du prochain sommet européen d'octobre.

    Brian Cowen a également jugé impossible à ce stade de "dire s'il y aura un autre référendum sur cette question", alors que les dirigeants espèrent soumettre le traité "aménagé" à un nouveau référendum dans les mois qui viennent.

    Les dirigeants n'ont même pas pu appeler clairement à accélérer dans l'intervalle la ratification du traité dans les sept autres pays encore en suspens.

    Vu le risque de voir le traité rejeté par le Parlement tchèque - "Je ne parierais pas 100 couronnes sur sa ratification au Parlement", a reconnu le Premier ministre Mirek Topolanek - Prague a refusé toute formulation trop contraignante.

    Si le communiqué final adopté par les 27 note que 19 Parlements des Etats membres ont déjà ratifié le traité et que le processus "se poursuit" dans les autres pays, il reconnaît aussi que la ratification tchèque ne "pourra pas être terminée sans avis favorable de la Cour constitutionnelle", où un recours a été déposé.

    Autre déconvenue: le Premier ministre britannique Gordon Brown a reconnu que la ratification dans son pays annoncée jeudi ne serait pas définitive tant que la Haute cour de Londres n'aurait pas rendu un jugement sur un recours introduit par un citoyen réclamant un référendum.

    Même si cette anicroche s'avérait de courte durée - la Cour doit se prononcer la semaine prochaine - elle est venue renforcer l'impression que le sauvetage du traité de Lisbonne est mal engagé.

    D'autant que le Premier ministre polonais Donald Tusk n'a pas exclu que le président Lech Kaczynski fasse lui aussi maintenant des difficultés pour signer le traité déjà ratifié par le Parlement polonais.

    Les dirigeants, qui voulaient prouver l'utilité de l'Europe lors de ce sommet, n'ont pas apporté non plus de réponse aux "problèmes concrets" des citoyens, comme ils se l'étaient promis.

    Face à la flambée des prix du pétrole, ils ont au contraire affiché leurs divergences. Le président français Nicolas Sarkozy s'est ainsi dit ouvertement en désaccord avec l'Allemagne sur la question de la fiscalité des produits pétroliers, qu'il veut voir plafonner alors que Berlin refuse.

    Paris va néanmoins examiner, avec la Commission, la faisabilité de plusieurs idées de mesures pour lutter contre le pétrole cher, y compris celle sur la TVA.

    Cette présidence s'annonce difficile pour le président français, en raison de la crise du traité mais aussi de tensions entre la France et la Commission, qui se sont mutuellement accusées durant le sommet d'avoir contribué au non irlandais.

    M. Sarközy semble néanmoins décidé à user de son énergie légendaire - il doit aller à Dublin dès le 11 juillet - et de pressions si nécessaire pour surmonter la crise.

    Il a ainsi agité la menace d'un report de l'adhésion de la Croatie à l'UE, attendue en 2010, pour pousser les Tchèques, très favorables à la poursuite de l'élargissement de l'UE, à ratifier le traité. Une menace qui a été soutenue par certains, mais dénoncée par Donald Tusk comme "inacceptable". (AFP).