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  • LAISSEZ VENIR A MOI LES PETITS ENFANTS CAR C'EST A EUX QU'APPARTIENT LE ROYAUME DES CIEUX (Parole du Christ)

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    Le Soir (belge) -  29.04.2008
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    Le massacre des innocents à Gaza 
    Lundi matin 23 juin, Nicolas Sarközy a entamé, le ton grave, en compagnie de son épouse, Carla Bruni, et du président de la République israélienne, Shimon Pérès, la visite du mémorial aux victimes de la Shoah de Yad Vashem, sur les hauteurs de Jérusalem. "J'ai changé à Yad Vashem, affirme au Monde M. Sarközy. Je l'ai dit dans mon discours d'investiture" de candidat UMP à la présidentielle. "Je me souviens, avait-il dit le 14 janvier 2007, au bout d'un long couloir, d'une grande pièce avec des milliers de petites lumières et des prénoms d'enfants de 2 ans, de 4 ans, de 5 ans prononcés à voix basse de façon ininterrompue. C'était le murmure des âmes innocentes. Je me suis dit alors que c'était cela la politique : faire barrage à la folie des hommes en refusant de se laisser emporter par elle." Ce mémorial des enfants assassinés, il l'a revisité. Seul, avec son épouse, Carla Bruni. Après avoir ranimé la flamme du souvenir et avant d'exhorter les députés Israéliens à faire la paix, dans un discours à la Knesset.

    Car la visite de Yad Vashem était un recueillement, sur le passé, mais aussi des leçons tirées pour l'avenir. Dans une des salles du musée de l'histoire de la Shoah, se font face le destin tragique d'une famille juive française et une photographie d'Adolf Hitler, dans une pose jubilatoire avec sa clique devant la tour Eiffel. Silencieux, rageur, M. Sarközy désigne la photo du doigt, longuement. Le président arrive devant une maquette des chambres à gaz, "seul objet non authentique du musée", précise la guide. Hommage est rendu par la guide au cinéaste Claude Lanzmann, qui accompagne le président et a su dans son film Shoah décrire la solution finale.

    Pourtant, tout espoir n'est pas mort, lorsqu'on visite la salle consacrée à l'épopée des fondateurs d'Israël après 1945. "Ce que vous n'avez pas dans ce chapitre, c'est la vengeance", poursuit la guide, qui cite Simone Veil : l'ancienne rescapée d'Auschwitz, qui accompagne le président français, a œuvré toute sa vie à la construction européenne.

    Chemin à suivre, alors que Nicolas Sarkozy a fait une halte devant le portrait des savants et intellectuels persécutés par les nazis  : Sigmund Freud, Albert Einstein, Kurt Weill, Stefan Zweig. "L'intelligence juive, c'est impressionnant", souffle Henri Guaino, le conseiller spécial de Nicolas Sarközy. Ce dernier a largement contribué à rédiger le discours qu'a prononcé en milieu de journée le président de la République à la Knesset, véritable ode au peuple juif et à Israël. Une ode censée appuyer l'exhortation à faire la paix. "Ce discours est un appel à la conscience juive. C'est un discours politique, moral. On ne fait pas la paix uniquement avec la diplomatie", commente M. Guaino. "La paix est possible"  : ce fut la conviction affirmée par Nicolas Sarközy à la Knesset.

  • Rudy va mieux

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    La communauté juive, très tendue, s'est rassemblée près du lieu de l'agression de Rudy, à l'angle des rues Petit et de Crimée (Paris XXème)
    Une côte cassée, de nombreuses contusions, des points de suture à l'arcade sourcilière: les jours du jeune Loubavitch de 17 ans, qui est sorti du coma artificiel, ne semblent pas en danger, bien qu'il soit, selon sa mère, de "constitution fluette".

    Samedi, entre 15H00 et le début de soirée, ce sont trois adolescents qui se sont fait successivement agresser par une bande de jeunes.

    L'enquête ouverte après l'agression d'un jeune adolescent juif âgé de 17 ans, dans le quartier des Buttes-Chaumont, s'annonce assez difficile. Mais d'ores et déjà, les policiers ont une certitude: il n' y a pas eu une seule agression en début de soirée, mais trois attaques successives.

    En début d'après-midi, samedi, un premier adolescent juif se fait agresser et bousculer par un groupe de jeunes.

    Bien que "secoué", il ne porte pas plainte immédiatement. Plus tard dans l'après-midi, entre 16H30 et 17H00 selon des sources proches de l'enquête, un deuxième adolescent, juif également, est attaqué par une bande de jeunes d'origine africaine et maghrébine. Une béquille, utilisée comme arme, est déjà évoquée. L'hypothèse d'un coup de machette est également citée par des témoins.

    Puis en fin de soirée, le jeune Rudy est à son tour pris à partie et roué de coups alors qu'il sort de chez un ami pour se rendre à la synagogue rue Petit. Hospitalisé, il est sorti du coma artificiel lundi en milieu d'après-midi. "Son état s'est amélioré. Il n'est pas encore possible de statuer sur d'éventuelles séquelles", a indiqué la direction de l'AP-HP.

    Les familles des deux autres jeunes gens devraient porter plainte ce matin. Enfin, les cinq mineurs qui ont été interpellés à la suite de ces agressions, auraient été partiellement témoins des faits mais ne seraient pas - avec certitude - les auteurs des coups.

    (Le Parisien - 23 juin 2008)

     
  • Sarközy n'est plus un Faucon

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    Sarközy arrive à la Knesset avec Dalia Itzik le 23 juin 2008

    Nicolas Sarközy a solennellement réaffirmé lundi son soutien à Israël et plaidé pour la création d'un Etat palestinien et le gel de la colonisation israélienne, dans un discours devant le parlement israélien, point d'orgue de sa visite de trois jours dans l'Etat hébreu. Evènement

    Devant une Knesset archi-comble, le président français a longuement énuméré les conditions à ses yeux nécessaires à une relance de "l'espoir de paix" né fin 2007 à Annapolis (Etats-Unis) mais aujourd'hui en difficulté.

    "Comme tous les peuples, le peuple israélien a le droit de vivre en sécurité dans des frontières reconnues et garanties (...) la France ne transigera jamais avec la sécurité d'Israël", a déclaré Nicolas Sarkozy.

    "Mais on doit la vérité à ses amis. La vérité, c'est que la sécurité d'Israël ne sera véritablement assurée que lorsqu'à ses côtés, on verra enfin un Etat palestinien indépendant, moderne, démocratique et viable", a-t-il immédiatement continué, reprenant ses propos de la veille. "Le peuple palestinien a droit à un Etat et d'y exercer sa souveraineté", a-t-il ajouté.

    "Je le dis parce que je le pense, il ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation", a-t-il poursuivi. Dans un entretien publié lundi par le quotidien palestinien Al-Quds, le président français avait précisé que ce gel de la colonisation devait s'étendre à Jérusalem-est.

    La poursuite de la colonisation, notamment à Jérusalem-est, qu'Israël entend garder sous sa souveraineté dans le cadre d'un éventuel accord avec les Palestiniens, constitue la principale entrave au processus de paix.

    "Il ne peut y avoir de paix si les Palestiniens ne combattent pas eux-mêmes le terrorisme (...) il ne peut y avoir de paix sans que soit résolu le problème des réfugiés palestiniens (...) il ne peut y avoir de paix sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale des deux Etats", a également affirmé Nicolas Sarkozy devant les députés israéliens.

    Convaincu que "la paix est possible", le président français a également appelé les Israéliens et les Palestiniens à faire les gestes nécessaires à la relance du processus de paix.

    "Annapolis a relancé une dynamique de paix, une année de négociations qui peuvent être décisives. Ne laissons pas échapper cet espoir de paix!", a-t-il lancé en référence à la conférence qui s'est tenue fin 2007 aux Etats-Unis.

    A une semaine de la présidence française de l'Union européenne (UE), Nicolas Sarkozy a proposé aux deux camps la contribution de la France et de l'Europe. La France "est prête à organiser sur son sol tous les pourparlers qui pourraient y conduire", a-t-il fait savoir. "On a la confiance des uns et des autres, c'est cela qui peut encourager Arabes et Israéliens à vouloir un engagement croissant de la France dans le processus de paix", a-t-on commenté dans l'entourage du président.

    Nicolas Sarkozy a également souhaité que son projet d'Union pour la Méditerranée (UPM), qui doit être lancé le 13 juillet lors d'un sommet à Paris, donne l'espoir "qu'un jour les enfants de la Méditerranée cesseront de se haïr (...) et de vouloir dès la naissance venger les malheurs de leurs pères".

    Après la Knesset, le chef de l'Etat devait lundi après-midi défendre ces mêmes convictions en recevant à Jérusalem-est des personnalités palestiniennes, avant de s'entretenir mardi à Bethléem (Cisjordanie) avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

    Au nom de cet équilibre, Nicolas Sarkozy, qui a encore proclamé haut et fort devant le parlement israélien son "amitié" et son "respect" pour l'Etat hébreu, a multiplié depuis dimanche les signes envers les Palestiniens.

    La ministre française de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a déposé dimanche soir en son nom une gerbe sur la tombe de Fayçal Husseini, un dirigeant de l'OLP en charge de la Ville sainte, mort en 2001 et enterré sur l'esplanade des Mosquées dans la Vieille ville.

    Elle devait également fleurir mardi la tombe de Yasser Arafat à Ramallah.

    Le Mur des lamentions et le mur de l'apartheid vont -ils s'écrouler comme les murailles de Jéricho?

    Israël est-il lâché par les Etats-Unis?

  • La nuit, tous les chats sont gris...

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    Nénette (photo de VLAAMS)