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  • Agression antisémite "par incidence"

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    Le lieu de l'agression, près des Buttes-Chaumont dans le XIXème arrdt
    "C'est un peu le fouillis, c'est vrai, difficile d'y voir clair" reconnaît ce mardi sur Le Post un policier du 19ème arrondissement de Paris.

    On ne sait en effet toujours pas
    dans quel contexte précis le jeune juif de 17 ans a été passé à tabac, samedi, vers 20h, rue Petit.

    Où en est l'enquête? Une information judiciaire vient d'être ouverte, ce mardi soir,  pour "tentative de meurtre aggravée par le caractère antisémite" et "violences en réunion avec circonstances aggravantes." Ce qui permettra au juge d'instruction d'entendre les 5 mineurs déférés lundi soir au parquet de Paris en vue de leur éventuelle mise en
    examen ou placement sous statut de témoin assisté.

    Agression antisémite?
    "C'est de l'antisémitisme par incidence" pour le procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin. Selon lui, l'agression s'inscrivait dans des affrontements entre groupes rivaux:"On ne retient pas une volonté d'agresser particulièrement une personne d'origine juive mais un membre de cette bande de jeunes juifs." Rudy a précisé qu'il avait participé à l'affrontement pendant lequel il a été blessé.

    Règlement de comptes? La thèse du règlement de comptes, quant à elle, semble être privilégiée.
    Un patron de bar, témoin des faits: "Vers 18h30, je fumais une cigarette dehors, j'ai vu passer une vingtaine de jeunes juifs très excités, ils disaient 'On va les taper, on va les niquer' ils sont allés vers le square et la bagarre a commencé." D'autres témoins ont vu ces jeunes.

    Rudy connu de la police? Il a été interpellé le 9 décembre 2007 à Paris après une rixe intercommunautaire entre jeunes juifs et maghrébins. Avant d'être mis en examen. "
    Cette histoire n'a rien à voir avec son agression, et depuis le mois de décembre, c'est un "enfant" (17 ans) qui ne bouge plus", réagit son avocate Francine Berrebi-Freoa sur Le Monde.fr. Il était en outre "sensibilisé" à la nécessité de se "tenir tranquille" par le contrôle judiciaire qui lui était imposé depuis six
    mois, a ajouté son avocate.

    D'autres agressions? Deux autres jeunes juifs auraient
    été agressés avant Rudy, le même jour, dans le même coin.
    La 1ère altercation aurait été déclenchée par une histoire de scooter volé, selon le maire du 19ème Roger Madec sur Le Post. Ce qu'évoque également ce reportage diffusé sur France3.

    Comment va la victime? Rudy est sorti du coma artificiel lundi après-midi. "On reste confiant, ses organes vitaux n'ont pas été touchés, mais il est dans un état qui ne permet pas pour l'instant d'envisager sa sortie à brève échéance", confie son avocate ce mardi. Ce mardi en fin d'après-midi, il est toujours hospitalisé.
    LePost - 24 juin 2008

  • Le grand tour de vis de la Sécu

    Des médicaments jusqu'ici remboursés à 100% pourraient en effet ne plus l'être. Voilà l'une des propositions de l'assurance maladie pour réduire son déficit, comme Eric Woerth, le ministre du Budget et des Comptes publics, le lui a demandé. Objectif: "Opérer un redressement de 3,2 milliards d'euros." Pour cela, les Français devront faire des efforts.

    L'assurance-maladie a tranché dans le vif. Sommée mercredi dernier de faire des économies pour résorber une partie de son déficit, elle a réagi, et vite. Frédéric Van Roekeghem, directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie (Uncam), présentera en effet dès jeudi une feuille de route pour le moins ambitieuse au conseil de l'Uncam. Le quotidien Les Echos a eu connaissance de ce plan et l'a rendu public dans son édition de mardi.

    Il faut "opérer un redressement de l'ordre de 3,2 milliards d'euros", annonce d'emblée Frédéric Van Roekeghem. De 4,1 milliards d'euros en 2008, le déficit devrait ainsi être ramené à 2,8 milliards en 2009. Mission délicate quand la croissance naturelle des dépenses conduirait à un trou de 6 milliards à cette date. Pour parvenir à ses fins, l'assurance-maladie, en plus des mesures classiques type baisse des prix des médicaments, envisage d'aller plus loin. Principal visé: le dispositif des affections de longue durée (ALD) tels que le cancer ou le diabète, sida..., qui offre une prise en charge à 100%. 8 millions de personnes suivent un traitement ADL.

    Les malades de longue durée pénalisés

    La Haute Autorité de santé avait déjà proposé de réduire la liste des maladies concernées. L'assurance-maladie a décidé de reprendre l'idée, affirmant qu'il faut "réserver le bénéfice" de ce système "aux pathologies qui sont véritablement longues et coûteuses", car "le nombre de bénéficiaires progresse de 4% par an et le coût global de 6%. Cela accroît mécaniquement la part de la dépense de soins prise en charge par l'assurance-maladie au titre des ALD, et plus généralement le taux de remboursement moyen du régime obligatoire", explique Frédéric Van Roekeghem aux Echos. Les personnes atteintes de certains types de diabète ou d'hypertension artérielle, par exemple, pourrait ainsi voir leur remboursement diminuer. Interrogé ce mardi matin sur France Culture, Eric Woerth a tenu à minimniser l'annonce de ce projet, et à rassurer les patients relevant du dispositif de l'ALD: "Il n'y aucune remise en cause du remboursement à 100% des affections longue durée. 

     Ce n'est pas un plan, mais des propositions de l'assurance maladie", a-t-il assuré.

    Un démenti qui n'a pas suffi à calmer le tollé provoqué par l'annonce de ce projet. Pour le Parti socialiste, "les franchises médicales imposées le 1er janvier dernier étaient bien un préambule au démantèlement de notre système de santé". Les mesures de déremboursement envisagées "s'attaquent directement au principe de solidarité", déplorent dans un communiqué commun Pascal Terrasse, secrétaire national à la Santé, et Claude Pigement, responsable national à la Santé. Pour le député socialiste Jack Lang, envisager la fin du remboursement à 100% pour les ALD est "inimaginable". "Le gouvernement est-il capable d'aller jusqu'à cette ultime mesure, qui serait une véritable décapitation de notre système de santé et qui serait pour les familles concernées (...) une source de désespérance et parfois même de ruine?", s'est-il interrogé sur LCI. Le Parti communiste dénonce quant à lui un "plan effarant" qui sonne comme "une véritable insulte aux fondements de l'assurance-maladie".

    Autre source d'économie envisagée: ne plus rembourser qu'au taux de 35% les médicaments à vignette bleue actuellement pris en charge à 100% pour les personnes en ALD. Une mesure qui pourrait rapporter 250 millions d'euros, et qu'Eric Woerth aimerait voir en vigueur avant l'été. Mais une mesure qui devrait faire parler.

    L'hôpital et les médecins traités pas épargnés

    Pour justifier cette baisse des remboursements, l'assurance-maladie évoque "un transfert" vers les mutuelles et assurances. Sauf que près de 8% de la population ne bénéficie pas de complémentaire santé... Consciente du problème, l'Uncam annonce qu'elle pourrait proposer elle-même des contrats spécifiques à ces personnes. "Beaucoup de bénéficiaires du RMI ne font pas valoir leur droit à la CMU complémentaire. L'assurance-maladie pourrait les affilier directement quand ils ne répondent pas aux sollicitations. En outre, de nombreux bénéficiaires potentiels de l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé ne l'utilisent pas, du fait du prix des contrats : nous pourrions leur proposer de souscrire des contrats à coût modéré", confirme Frédéric Van Roekeghem.

    Une batterie de mesures qui n'exclue pas l'hôpital car "il est normal de s'intéresser à la moitié des dépenses!", justifie le directeur de l'Uncam. Ce dernier est donc invité à gagner en productivité. Pour cela, Van Roekeghem propose de "mieux contrôler la pertinence des actes et développer la procédure de mise sous accord préalable quand l'évolution de l'activité d'un établissement apparaît anormale." Les médecins, comme souvent, seront eux aussi mis à contribution. "Nous allons renforcer le rôle du médecin traitant afin d'améliorer le suivi des malades et de mieux maîtriser les prescriptions. Nous visons 500 millions d'euros d'économies au titre de la maîtrise médicalisée en 2009." Un plan de rigueur de plus pour des Français en proie à la stagnation de leur pouvoir d'achat. Et Eric Woerth a d'ores et déjà promis d'"amplifier l'effort de redressement" des comptes de la Sécurité sociale.

    JDD - 24 juin 2008

  • Le gros boum: une explosion entendue de Paris à la Bretagne

    Le mystère de l'explosion s'épaissit. Un gros boom a été entendu ce matin dans les Côtes d'Armor, entre Saint-Brieuc et Saint-Malo. Les témoignages n'ont pas tardé à affluer sur les forums. Venant d'abord des habitants des Côtes-d'Armor, les réactions proviennent maintenant d'habitants de la région parisienne!

    Quelle est alors l'origine de cette ou de ces explosion(s) ? Pour LCI.fr, il s'agirait d'un Rafale qui passait au dessus de la capitale. Mais cela n'explique pas les bruits entendus en Bretagne. Pour Maville.com, le bruit venait d'essais réalisés en mer par l'OTAN. Ce qui est contradictoire avec la version de LCI.

    Les internautes ne croient pas beaucoup à l'hypothèse d'un
    avion. Beaucoup ont d'abord pensé à une conduite de gaz. Maintenant certains avancent plutôt l'hypothèse d'une météorite. Les centres d'appel ont été pris d'assault, mais les internautes se demandent toujours quelle est l'origine de cette explosion. C'est un véritable buzz qui a lieu sur les forums autour de cette affaire.
    LePost- 24 juin 2008
    Qui a entendu quelque chose entre Paris et les Côtes d'Armor?

  • Marseille 1ère au palmarès de la violence

    Actes crapuleux, violence.jpg

    Où court-on le plus de risques de se faire agresser ? Quelles sontles communes les plus sûres ?«Le Figaro» révèle l'état des violences dans les quelque 400 agglomérations de 20 000 habitants et plus. D'après les chiffres incontestables de la PJ.

    D'un côté, il y a la violence crapuleuse, celle commise pour s'emparer d'un bien, comme le sac ou le téléphone mobile que l'on arrache en frappant sa ­victime. De l'autre, il y a la violence non crapuleuse  autant dire la violence gratuite : l'enfant qui se fait agresser à la sortie de l'école pour un regard, pour rien, le conducteur rossé par un automobiliste irascible, la femme battue par son conjoint.

    Si les actes crapuleux enregistrent une baisse de plus de 10 % sur les douze derniers mois, avec un peu plus de 100 000 vols avec violence au total, les violences non crapuleuses, en revanche principalement les coups et blessures volontaires , ont encore augmenté de 3,8 % en un an, faisant près de 10 000 victimes supplémentaires, soit un total de 224 000 faits. Pour la première fois, Le Figaro a choisi de dresser le portrait de toutes ces violences, non pas par département comme le fait chaque année le ministère de l'Intérieur mais ville par ville.

    Variations de un à vingt

     

    Les risques d'agression varient de un à vingt, selon que l'on vit à Marly-le-Roi, dans le 78, ou à Saint-Denis, dans le 93. «Et encore les chiffres de la PJ ne re­prennent-ils que des faits ayant abouti à une plainte», rappelle le sociologue Sebastian Roché. Selon lui, «en devenant de plus en plus violente, la délinquance devient de plus en plus invisible à la statistique poli­cière». Les sondages réalisés auprès des victimes révèlent qu'un tiers de celles qui ont subi des violences ne se signalent pas aux autorités.

    Au palmarès des villes qui souffrent, on retrouve sans surprise celles de la banlieue nord de Paris, la Seine-Saint-Denis en tête. Creil, dans l'Oise, affiche un taux de violence particulièrement élevé. À équivalence avec Dreux et Évreux, la ville de Jean-Louis Debré. Dans le sud-est, Nîmes talonne Marseille. La Cité phocéenne se distingue par un taux de vols violents deux fois supérieur à Lyon.

    Les violences non crapuleuses, celles qui trahissent, selon le criminologue Alain Bauer, la «dégradation du climat social» se révèlent particulièrement élevées dans le nord et l'est, souvent sur fond de chômage et d'alcoolisme. Auchel, l'une des communes les plus sinistrées du Pas-de-Calais est ainsi la plus violente des villes de province. Et Calais suit de près. À Lille, la ville de Martine Aubry, les agressions gratuites font jeu égal avec les vols violents. La tension rejaillit aussi à Lens, touchée de plein fouet par les violences intrafamiliales, mais aussi à Saint-Dizier, cette ville de Haute-Marne qui fut le théâtre des scènes de guérilla urbaine d'une rare intensité en octobre 2007, quand une cinquantaine de jeunes encagoulés avaient agressé des pompiers et des policiers, brûlant leurs véhicules.

    À Grasse, dans les Alpes-Maritimes, le taux d'agression atteint deux fois celui de la moyenne nationale. «Grasse n'est pas la douce ville du parfum qu'on imagine», reconnaît un cadre de la police lo­cale. Selon lui, «la paupérisation de la population, sur fond de difficultés d'intégration, a conduit à une radicalisation des comportements». Un directeur départemental de la sécurité publique le dit : «La violence physique devient, dans la vie de tous les jours, un mode d'expression.»

    Reste l'autre bout du classement, celui des villes plus tranquilles. On ne sera pas étonné d'y retrouver nombre de communes du centre de la France. La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, aura la satisfaction de constater que sa terre d'élection de Saint-Jean-de-Luz figure parmi les dix villes de la zone police les moins exposées aux violences. On y commet à peine deux agressions pour 1 000 habitants. Guère plus qu'à Marly-le-Roi, ex aequo ou presque avec Neuilly-sur-Seine et Saint-Germain-en-Laye.

  • Guerre de territoires aux Buttes-Chaumont

    C'est une énième agression qui traduit, selon les habitants du quartier, un climat de plus en plus tendu, fait d'affrontements entre différentes bandes aux alentours du parc des Buttes-Chaumont. D'un côté, des jeunes de confession juive ; de l'autre, des adolescents d'origine africaine ou maghrébine. Lycéenne domiciliée dans le quartier, Natacha*, petite brune aux yeux noirs proche de la victime, explique ainsi se réunir avec ses amis tous les samedis aux alentours du parc « pour profiter du shabbat ».

    « Et depuis plusieurs mois, nous sommes régulièrement agressés par des blacks et des beurs, dénonce-t-elle en requérant l'anonymat. Ils viennent là juste pour nous tabasser, même pas pour nous voler. Car, pendant ce jour de repos, nous ne portons ni téléphone portable, ni baladeur, ni clés de maison. C'est interdit par notre religion. »

    Lycéen de confession musulmane, Mourad*, 16 ans, rétorque au contraire que « ce sont les juifs qui cherchent la bagarre ». « Ils viennent parfois avec des couteaux, parfois avec des pierres, et ça finit toujours par dégénérer. Alors on se défend », lance-t-il avant d'enfourcher son scooter devant le square Petit.

    « Les jeunes ont tendance à vivre à travers l'appartenance à telle ou telle origine »

    Conscient du malaise qui règne dans l'arrondissement, Jean-Jacques Giannesini, élu UMP du XIX e , a envoyé il y a quinze jours un courrier au préfet de police de Paris. Il y réclamait un renfort de police dans le quartier ainsi que l'installation d'un système de vidéosurveillance pour « lutter contre le trafic de drogue, la prostitution, et démanteler les réseaux qui font régner la terreur ». « Notre arrondissement est complètement gangrené par les bandes qui s'affrontent, déplore celui qui a réitéré sa demande au Conseil de Paris la semaine dernière dans un voeu rejeté par la majorité PS. Ces problèmes de racisme et d'antisémitisme ne datent pas d'hier. »

    Un constat également dressé par l'association SOS Racisme, pour qui les luttes pour le « contrôle des territoires » aux Buttes-Chaumont sont devenues monnaie courante. « Les jeunes ont tendance à vivre à travers l'appartenance à telle ou telle origine », regrette l'association en précisant toutefois qu'il ne s'agit pas d'une « guerre de gangs ».

    Hier, la tension était toujours palpable dans le quartier. Conseillère municipale UMP « de confession juive » - comme elle se décrit elle-même -, Michèle Asfez a distribué toute la matinée des prospectus intitulés : « Que faire si vous êtes victime ou témoin d'un acte à caractère antisémite ? », édités par le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme. « Face à cette pandémie, il faut qu'on s'organise, lance-t-elle à un jeune homme portant la kippa devant la synagogue du quartier. Si vous êtes victime d'une attaque, il faut porter plainte. »

    Un peu plus loin, au café le Carrefour, quelques habitants tentent de calmer le jeu pour ne pas « créer d'escalade ». « Il y a beaucoup d'accrochages, certes, mais ce n'est pas toujours communautaire, tempère un sexagénaire d'origine maghrébine, résidant de la rue Petit depuis quinze ans. Parfois, les jeunes se disputent juste pour des histoires de filles ou pour des petits larcins. Pas par racisme pur. »

    * Les prénoms ont été modifiés.